C'est ça, la vie simple?
Il y a quelques années, mon mari et moi avons troqué notre maison urbaine contre une ferme du XIXe siècle et rapidement découvert que manquer de crème pour le café le matin n’était pas anodin. Nous avions alors le choix entre emprunter la vache du voisin ou rouler 15km sur une route caillouteuse semée de nids-de-poule pour gagner l’«épicerie du coin», ce qui n’est pas sans risque par temps de pluie verglaçante.

À condition d’avoir assez d’essence. En ville, nous allions à pied ou en transport en commun. S’il fallait prendre la voiture, il suffisait de faire le plein à la pompe au bout de la rue. Ici, la station-service la plus proche – suivant Google Maps – se trouve à 30,2km de la ferme et dans la direction opposée de l’épicerie. Garder le réservoir plein devient une habitude si on ne veut pas boire le café noir.

Aussi, le supermarché et l’animalerie sont à une demi-heure de voiture. Quand nous avons manqué de croquettes formule spéciale bio sans antibiotique pour notre chienne, la boîte de Spam vendue à l’épicerie du coin a semblé la seule solution.

«Tu ne vas pas lui donner du jambon en boîte!, a bredouillé mon mari. Pourquoi pas de la pâte de sel?» Le réservoir à essence étant presque vide, je me suis résolue à lui filer des œufs, ce qui nous a valu un concert de flatulences toute la nuit.

C’est peu de temps après cette mésaventure que j’ai pris l’avion pour un déplacement professionnel en emportant les clés de la voiture dans mon sac. Comme il est impossible de s’approvisionner sans sacrifier une journée de marche, mon mari (et la chienne) a été contraint à cinq jours de confinement. Cela a été l’occasion de réfléchir à l’intérêt d’une seconde voiture.

Il existe bien des taxis, mais je ne l’ai découvert qu’au printemps suivant, en crise de désespoir, quand mon équipe de basket préférée, les Toronto Raptors, s’est classée en finale de la NBA au moment même où le vent avait raison de notre connexion internet (une fois de plus). Mon mari était parti le matin en voiture et le bistro muni d’écrans de télévision était à 40 min en taxi. Mon chauffeur, un gardien de prison à la retraite, s’est perdu. Mais il a fini par se pointer, ce qui n’est pas le cas des nombreuses personnes de notre commune d’adoption qui s’étaient engagées à nous faire un devis avant de disparaître dans la nature comme des aigrettes de pissenlit.

J’étais persuadée que la circulation et la délinquance urbaines terrifiaient mes amis et parents de la campagne. Il se trouve que l’inverse est vrai aussi. La première fois qu’il nous a rendu visite à la ferme, mon fils qui n’a peur de rien à Toronto a hurlé de frayeur devant des sauterelles.

Il découvrait ce que nous avions découvert: c’est à la campagne que vivent les souris. Ainsi que les mouches, les hermines, les coyotes et les 70 millions de coccinelles qui semblent sortir du tiroir à chaussettes tous les printemps. Un soir, mon regard a été attiré par un mille-pattes noir de 10cm qui avançait sur le sol en pierres de la cuisine. Voici comment vous débarrasser des insectes nuisibles dans la cuisine.

On aurait dit le laquais de Satan. Pour éviter de le toucher, je l’ai coincé sous une cocotte en fonte avant de me précipiter à l’étage, abandonnant toute velléité de dîner. Le lendemain, j’ai filé comme prévu en ville pour le week-end, avec le sentiment d’être un personnage d’Edgar Allan Poe ayant emmuré vivant un ennemi qui viendrait toute sa vie le hanter.

Il y a aussi ce jour où, alors que je me garais dans l’allée avec ma fille venue nous rendre visite, j’ai repéré cet ours noir voûté dans la forêt à côté de la propriété. Reste dans la voiture, ai-je sifflé à Clara, le cœur battant à tout rompre. L’ours penché sur un tas de bois s’est redressé et métamorphosé en mon mari dans son imperméable noir.

Être aussi doué que Mr. Bean n’est pas un avantage à la campagne. Jardiner devrait être plus simple. En ville, je cultivais des fines herbes dans des pots et guère plus. En m’installant à la campagne, disposée à m’adapter, je me suis procurée des livres sur la culture potagère. Tous, malheureusement, semblaient présumer chez leurs lecteurs des notions fondamentales, comme les niveaux de pH dans le sol. Le «pH»? Jamais vu ailleurs que sur des notices de bouteilles de shampoing. Les livres me laissaient perplexe, c’était comme apprendre le calcul infinitésimal à sept ans. (J’ai surpris une conversation entre voisins sur la meilleure méthode d’affûtage de la chaîne de tronçonneuse; au-delà des lèvres en mouvement, je ne comprenais rien.)

Le soir, je me suis mise à regarder des vidéos sur YouTube, à prendre des notes sur l’arrosage des graines de céleri pour les faire germer et sur ce qui expliquait que mes frêles semis de brocolis s’affaissaient en soupirant. J’ai appris que les relations entre les légumes avaient leur dynamique propre. Du genre: «les pommes de terre ne s’entendent pas avec les concombres» tandis que «les carottes aiment bien la compagnie des tomates». Qui aurait deviné que la vie d’un potager relevait du feuilleton?

La première année, j’ai récolté en tout et pour tout une laitue, six piments œil d’oiseau et dix betteraves. Et des courgettes. Des tonnes. Je peux aujourd’hui affirmer en connaissance de cause que la courgette est un légume ridicule. Le plant a des visées impérialistes sur le potager et vous contraint à passer la moitié de l’été à cuisiner vite fait des ratatouilles à moins que vous ne décidiez d’utiliser la courgette comme une matraque. Elle se congèle mal. Les amis n’ont pas le choix que de repartir avec quelques échantillons.

J’ai un sacré respect pour mes ancêtres. Ils arrivaient à se nourrir de leur production sans mourir de faim en novembre. C’est un pouvoir magique. Comme celui de se faire livrer un repas.

Pourquoi les meilleures idées nous viennent-elles sous la douche?
Sous la douche: l’endroit par excellence où les microbes disparaissent… et où les idées fleurissent! Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le forum Reddit intitulé «Shower Thoughts», où l’on peut lire de nombreuses révélations (certaines très drôles…) qui ont eu lieu sous la douche.

Il existe de nombreuses façons de stimuler sa créativité. Si une concentration intense et ininterrompue est importante pour les tâches délicates comme remplir une déclaration d’impôts ou passer un test à choix multiples, une concentration excessive peut également empêcher votre cerveau d’explorer les idées au-delà du lieu commun. Parfois, une légère distraction peut occuper juste assez de vos ressources cognitives pour laisser libre cours à votre imagination. La douche en est un parfait exemple.

On a tellement l’habitude de se laver sous la douche qu’on ne réfléchit plus à l’ensemble des tâches physiques requises. Toutefois, pendant qu’une partie distraite de votre cerveau se concentre sur le nettoyage, le reste de votre esprit est libre d’explorer des idées inhabituelles qu’il pourrait autrement ignorer. «Se laver les cheveux ne demande pas beaucoup de concentration cognitive», explique Mark Fenske, professeur associé de neurosciences à l’Université de Guelph, «d’autres parties du cerveau peuvent fonctionner en même temps». Toutefois, faites attention de ne pas commettre ces erreurs en vous lavant les cheveux.

Lorsqu’une partie de votre cerveau se concentre sur des stimuli extérieurs, le reste de votre esprit se libère pour envisager un éventail plus large d’idées et d’inspiration. Cette même idée explique pourquoi travailler dans un café peut vous rendre plus productif, ou pourquoi aller courir est un excellent moyen de réfléchir à un problème.

Un autre avantage de la réflexion sous la douche: il est probable que vous ayez l’habitude de la prendre tôt le matin ou tard le soir. Les recherches montrent que c’est aux heures creuses de notre rythme de sommeil naturel que la réflexion est la plus créative. Cela s’explique probablement par le fait que lorsque notre cerveau est le plus éveillé, nos censeurs internes sont affaiblis, ce qui ouvre la porte à des pensées et des idées plus originales. Si la première chose que vous faites le matin est de vous jeter sous la douche à moitié endormi, votre cerveau est probablement encore en train de fonctionner à son niveau le moins autocritique et le plus créatif.

Même chose si vous prenez une douche juste avant d’aller vous coucher, alors que votre cerveau se met tranquillement en mode nuit pour dormir.

Vous avez sommeil, vous êtes distrait, votre esprit vagabonde… tout ce qu’il ne faut pas faire lors d’une réunion de bureau! Mais il manque souvent ce petit quelque chose qui fait toute la différence. Le fait d’être sous la douche offre une attitude décontractée et solitaire, bénéfique à la créativité. Pour plusieurs, prendre une douche est peut-être le plus long moment de solitude de la journée. Cet isolement nous permet d’être plus à l’aise avec nos propres pensées que dans une salle de réunion ou une salle de classe.

Et lorsque nous sommes seuls, en confiance et protégé par de l’eau chaude et vaporeuse, nous nous détendons. Et lorsque le corps se détend, l’esprit fait de même.

La prochaine fois que vous êtes sous la douche, profitez-en pour laisser votre esprit vagabonder. Vous serez heureux de l’avoir fait.

B.lovd: les biscuits santé de Rachelle Claveau.
Rachelle Claveau et ses filles.

S’aimer tel qu’on est

Pour Rachelle Claveau, offrir à ses enfants des collations qui avaient du goût, sans contenir trop de sucre, a toujours été un véritable un défi. Ancienne blogueuse de Rachelle et Coco – un blogue où elle a réalisé de nombreuses expérimentations alimentaires – Rachelle avait déjà de l’expérience en cuisine avant de lancer le projet des biscuits B.lovd. Pandémie oblige, elle a passé davantage de temps à la maison avec ses filles, Maeva et Lola, l’année dernière, en télétravail. Une situation qui a modifié ses habitudes.

C’est en décembre que le projet des biscuits porteurs d’un message d’amour s’est imposé: «Nous vivons constamment sous le poids de cette culture de performance: se comparer, être en compétition, se dire qu’on a besoin d’être plus belle, d’être plus intelligente, plus en forme, plus performante au travail, d’être une meilleure mère… Je me suis dit qu’il était primordial de s’aimer et de s’accepter comme on est. Parce que sinon, on est toujours dans le doute sur sa valeur intrinsèque.»

Rachelle Claveau décide d’utiliser ce qu’elle aime – faire des biscuits – et d’y ajouter des messages significatifs pour l’estime de soi. Et c’est ainsi que les biscuits porteurs de messages sont nés. «J’en ai parlé autour de moi: mes filles trippaient sur le projet, et tranquillement pas vite… ça s’est réalisé. J’en ai aussi parlé avec une équipe de création chez Publicis qui m’a aidé à développer le design et les messages. Et j’ai aussi travaillé avec une petite firme pour faire mon site web.»

B.lovd: des biscuits santé bons pour l’estime de soi.

La recette du bonheur

En faisant plusieurs essais, Rachelle Claveau a développé ses recettes de biscuits, mais pour mettre en place toutes les opérations et la préparation des biscuits elle s’est associée avec Gabriella, une finissante de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) avec qui elle travaille depuis décembre dernier. Gabriella apporte son soutien et son expertise pour préparer les biscuits et pour mettre en place les protocoles, l’approvisionnement et les autres tâches reliées à la production des biscuits. «J’ai d’abord fait beaucoup de tests de mon côté pour arriver à la texture que je voulais – sans utiliser du sucre raffiné – et j’ai finalement élaboré mon biscuit de base, à partir duquel je peux travailler différentes versions. Avec Gabriella, nous travaillons à partir de cette base».

Les biscuits sont offerts en trois catégories: Classique, Passionné et Junior, en version française et anglaise. «Si tu achètes une boîte de biscuits pour ton voisin ou ton employeur, versus ta meilleure amie – qui vit peut-être un moment difficile – tu ne souhaites pas retrouver les mêmes genres de messages. Même chose avec les enfants: on ne souhaite pas mettre des messages trop philosophiques dans leur boîte à lunch. C’est pour ça qu’on a développé trois types de messages, que les gens sur la plateforme peuvent choisir.»

Le secret de son énergie? Il y a certainement une part de cette belle façon de voir la vie – prendre soin de soi, écrire des mots positifs aux gens qui nous entourent, partager – qui est partie intégrante de Rachelle Claveau. Et cette générosité qui fait d’elle une personne incroyablement vivante et inspirante! «En fait j’ai toujours eu énormément d’énergie, je suis quelqu’un qui se lève extrêmement tôt: j’ai réalisé toute la recherche et le travail de B.lovd entre 4h et 8h le matin. Ensuite, je commence à travailler vers 8h et la soirée, je la réserve pour ma famille. Et je recommence souvent à travailler un peu plus tard. Je fais de la méditation tous les jours (au minimum une demi-heure) et je m’entraîne. Et j’ai toujours besoin que ça bouge… je ne sais pas faire autrement!» confie celle qui pensait à ce projet depuis plusieurs années déjà.

Les biscuits santé B.lovd.

Savoir s’entourer

Comme Rachelle Claveau le fait dans sa vie comme présidente d’une agence de publicité, le secret c’est aussi de savoir s’entourer: «pour chaque volet du projet, je suis allée chercher l’expertise chez des professionnels qui ont su m’aider à avancer.» Par exemple, elle pense à Gabriella, finissante de l’ITHQ, qui fait partie de son équipe depuis le mois de décembre. «Avec tout le monde qui a été impliqué dans ce projet, il y avait toujours quelqu’un qui encourageait les autres dans les moments de doute et de ralentissement, comme pour dire: ‘’On lâche pas!’’. Ensemble, on est arrivés.»

Et le succès est au rendez-vous. De nombreux messages sont envoyés sur les plateformes de B.lovd par les gens qui ont reçu les biscuits ou qui les ont achetés. Les gens avaient envie de ça, d’avoir la possibilité de dire de belles choses, de dire qu’on aime, de se rappeler à nous-mêmes qu’on s’aime, et qu’on est correct. Pas besoin d’être quelqu’un d’autre ou d’être meilleur… «On peut s’aimer comme on est, et moi je suis contente parce que je sentais le besoin d’en parler et je découvre que les gens sont contents qu’on en parle.»

Et les biscuits dans tout ça…

En ce moment, les biscuits sont disponibles uniquement en ligne sur le site: B.lovd. Il en coûte 17$ pour une boîte de 8 biscuits, mais ce sont bien plus que de simples biscuits: lorsqu’on est invité chez les gens, c’est une excellente idée d’apporter une ou deux belles boîtes de biscuits au lieu du traditionnel gâteau. Il y a de quoi épater la galerie!


Cancer de l'amiante: mains réconfortantes.
Mme SB – qui désire garder l’anonymat – menait une vie active avant la tombée du diagnostic du mésothéliome pleural malin non résécable (le cancer lié à l’exposition à l’amiante) dans sa vie.

C’était une femme en santé qui faisait son jogging presque tous les soirs et qui portait une attention particulière à son alimentation. En décembre dernier, quelques symptômes font surface, dont une toux persistante et des maux de dos. Au moment des douleurs, Mme SB attribuait les maux de dos au télétravail. Elle est donc traitée pour une pneumonie. Après une semaine de prise d’antibiotiques et la persistance des symptômes, la femme de 57 ans passe une radiographie qui révèle bien plus qu’une pneumonie.

Au début du mois de janvier vient subitement une perte d’appétit et des douleurs de plus en plus intenses au dos et à la ceinture abdominale. Mme SB entre à l’hôpital, où les médecins retirent plusieurs litres d’eau de son poumon. «À ce moment, on se demandait si c’était un cancer du poumon, un cancer de la plèvre ou un cancer lymphatique», explique-t-elle. Sans connaître tout à fait la nature de ses maux, l’équipe médicale lui dit que sa condition est avancée. Une biopsie effectuée à la mi-janvier révèle finalement que la patiente est atteinte au stade 3 du cancer lié à l’exposition à l’amiante.

Pensez à ajouter les meilleurs aliments anticancer à vos repas.

«C’était comme une incompréhension quant au mode de vie que je menais. C’était un peu une injustice…Pourquoi moi? Je ne comprenais pas», avoue Mme SB. En pleine pandémie, la femme doit annoncer à ses proches son diagnostic et le tout, au téléphone. «Et puis toute l’insécurité de ce qui m’attendait, l’insécurité financière, la mort, la peine… on m’avait déjà annoncé que je serais probablement déclaré invalide. En peu de temps, tout s’effondrait», souligne-t-elle.

Lorsque la patiente rencontre son premier médecin traitant, on lui annonce qu’en plus d’être au stade 3, la maladie n’est pas traitable et est incurable. Elle suit alors 5 traitements de radiothérapie pour atténuer ses douleurs, qui se font plus vives. La douleur l’empêche de fonctionner: «J’avais une perte d’appétit complète et la seule façon de me soulager était la morphine et les Tylenol», dit-elle.

Mme SB fait partie du 20% des personnes diagnostiquées avec le cancer lié à l’exposition à l’amiante sans jamais avoir eu d’exposition prolongée ou prononcée. D’autant plus que certaines personnes ayant été en présence d’amiante pour une longue durée ne seront jamais affligées de la maladie.

Malgré les traitements de radiothérapie, Mme SB est en fauteuil roulant, incapable de marcher ou de s’habiller sans assistance. Elle a alors recours à l’immunothérapie comme nouvelle alternative.

«Après le troisième traitement, c’est-à-dire après avoir reçu un traitement d’immunothérapie double, puis deux simples, la radiographie indiquait que la masse s’était résorbée de moitié», dit Mme SB, sachant qu’elle n’était pas guérie pour autant malgré son progrès. Elle avoue avoir appris récemment que, sans les traitements d’immunothérapie, son espérance de vie n’était que de trois mois.

À noter que le cancer lié à l’exposition en est un qui développe rapidement des métastases chez les personnes affligées, et que Mme SB ne fait pas l’exception. Ses médecins et elle espèrent que l’immunothérapie guérira aussi ce problème.

Depuis le début des traitements d’immunothérapie, trois semaines se sont écoulées et la masse a presque disparu. Mme SB subit tout de même les symptômes de sa condition au quotidien.

Quoiqu’elle affirme ne plus avoir la même concentration qu’avant, la dame n’a plus besoin de longues siestes en après-midi pour être capable de fonctionner; elle peut vaquer à un semblant de vie normale. «Je me considère déjà bien chanceuse de répondre adéquatement à ces médicaments-là. J’ai la chance d’être encore avec les miens et de faire un minimum des activités que j’aime», avoue-t-elle.

Les traitements d’immunothérapie seront administrés, si tout se déroule convenablement, pour les deux prochaines années. Mme SB s’avoue optimiste, mais prudente quant à ce que lui réserve le futur: «Je ne sais pas ce qu’il adviendra d’un horaire de travail de 5 jours. Ce que je retiens de tout ça, c’est l’importance d’aller toujours au bout de mes capacités. Je n’en guérirai jamais vraiment, mais vivre la vie au jour le jour est essentiel», affirme-t-elle positivement.

La substance blanche sur les mini-carottes, c’est quoi?
Si les mini-carottes représentent une collation de base dans votre famille, vous savez de quoi nous parlons ici. Il vous est probablement déjà arrivé, en ouvrant le sac de mini-carottes, de remarquer une substance blanche recouvrant les légumes. De quoi s’agit-il? Est-ce un signe que les carottes sont en train de se gâter ou qu’elles ne vont pas durer longtemps? Peut-on quand même les manger sans danger?

Il y a une raison toute simple pour expliquer la présence de cette substance blanche (qui est tout à fait normale soit dit en passant).

Ce truc blanc sur les mini-carottes, qu’est-ce que c’est?

Vous avez peut-être déjà entendu dire que cette substance blanche sur les mini-carottes était du chlore, mais ce n’est qu’un mythe. Il s’agit en fait d’une fine couche de pellicule provoquée par la déshydratation, qu’on appelle «rougissement» de la carotte.

Vous vous êtes surement posé la question: notre peau risque-t-elle de devenir orange si nous mangeons trop de carottes?

Comment le «rougissement» de la carotte se forme-t-il?

Selon Pol Bishop, expert en jardinage et en plantes chez Fantastic Gardeners, la pellicule blanche se forme lorsque les mini-carottes sont exposées à l’air ambiant et perdent ainsi leur humidité. «La déshydratation de la fine couche extérieure de la mini-carotte rend sa surface plus rugueuse et la lumière s’y disperse. Ce qui a pour effet de laisser des traces blanchâtres sur la carotte», explique M. Bishop. Une substance blanchâtre peut également apparaître en raison des cellules cutanées endommagées de la carotte.

Alors, pourquoi cette pellicule blanche ne se forme-t-elle que sur les mini-carottes et non sur les carottes ordinaires? «C’est parce que les mini-carottes n’ont plus leur peau protectrice qui empêche la déshydratation», explique Susan Brandt, cofondatrice et présidente de Blooming Secrets. «Les carottes de taille normale ont gardé leur peau protectrice».

Est-ce que c’est dangereux?

Non! Cette pellicule est inoffensive, c’est simplement le signe que vos mini-carottes sont déshydratées. Vous pouvez l’éliminer en lavant vos carottes. Vous pouvez également faire tremper vos carottes dans l’eau pour les réhydrater et leur redonner une belle couleur. Autre chose d’inoffensif dans votre réfrigérateur: les œufs tachés et/ou bosselés.

Est-ce un signe que les mini-carottes sont en train de se gâter?

Selon M. Brandt, le «rougissement» des carottes n’est pas un signe de détérioration, mais de déshydratation. Donc, pas d’inquiétude si par hasard vous consommez un peu de cette pellicule blanche – ce n’est pas dangereux et c’est simplement une indication qu’elles sont sèches.

Course à pied: bien se préparer pour son premier 5 km.
La plupart des entraîneurs s’entendent pour dire que le 5 km est une bonne manière de commencer à courir. D’ailleurs, beaucoup de 5 km son organisés au Canada, que ce soit pour soutenir une cause, participer à une course près de chez soi ou parce qu’on s’est laissé gagné par la fièvre marathonienne. Nous avons a demandé aux meilleurs marathoniens, médecins du sport et entraîneurs en course à pied ce qu’il fallait faire pour être prêt à courir son premier 5 km tout en restant motivé afin d’atteindre la ligne d’arrivée en huit semaines ou moins. Si vous êtes en bonne condition physique, vous pouvez même regrouper quelques étapes et être prêt pour votre premier 5 km en cinq semaines à peine.

Ce qu’il faut savoir

Au début, faites preuve de patience et gardez à l’esprit qu’il faut du temps pour s’adapter à un nouveau programme de mise en forme, rappelle Cheryl Malton, entraîneure de course pour le Coin des Coureurs de Pickering en Ontario. «Il faut savoir aussi que la demande physique est élevée et que tout le monde n’est pas nécessairement faits pour la course. Fixez-vous des objectifs raisonnables et suivez fidèlement votre programme pendant deux ou trois semaines afin de déterminer si cette activité vous convient.»

Si vous êtes du genre à avoir besoin des autres pour entretenir votre motivation, trouvez-vous un(e) ami(e) ou joignez-vous à un groupe qui court chaque jour à la même heure, et prenez un engagement envers vous-même. «Annoncez à tout le monde que vous courez, puis inscrivez-vous comme participant à une course qui aura lieu dans votre région. Dites aux membres de votre famille et à vos amis que vous avez pris cet engagement et que vous sollicitez leur soutien», conseille Cari Meredith-McMurray, entraîneure en course à pied de Oakville en Ontario. Des cours sont offerts à peu de frais à travers le pays; ils s’étendent habituellement sur une période de huit à dix semaines. Informez-vous auprès du personnel d’une boutique de sport de votre région.

Enfin, assurez-vous d’avoir la tenue appropriée: chaussures, vêtements adaptés aux conditions climatiques et soutien-gorge de sport pour les femmes sont essentiels. Pour savoir quel type de chaussures convient à votre pied, consultez le personnel qualifié d’une boutique de course. «En matière de course, l’élément le plus important, c’est la chaussure», rappelle le docteur Chris Woollam, médecin du sport chez Athlete’s Care et directeur médical pour les marathons de Toronto et de Mississauga. «Un expert évaluera votre démarche, déterminant si vous êtes en pronation ou en supination, si votre voûte plantaire est élevée ou basse et si, le cas échéant, cela constitue un problème, puis il vous conseillera sur le type de chaussures que vous devez porter.»

Bien entendu, avant de vous lancer dans un programme de conditionnement physique, consultez votre médecin afin de déterminer si la course constitue un risque pour votre santé. Si jamais vous en avez marre de la course à pied, sachez que ces exercices sont très efficaces pour éliminer les calories.

Vous voilà fin prêt, d’accord, mais ensuite?

Vous devriez courir au moins trois fois par semaine pour une course à pied de 5 km.

Le plan du 5 km

Vous devriez courir au moins trois fois par semaine, mais quatre c’est encore mieux. Chacune de vos séances devrait durer de 30 à 40 minutes, et conjuguer marche et course. Autant que possible, sur une semaine, n’augmentez pas de plus de 10% la distance que vous parcourez. «Ainsi, vous risquez moins de vous blesser», explique Cheryl Malton. Si vous courez en groupe, vous ferez probablement trois séances avec les autres et une séance en solo.

Première semaine

Objectif: 90 secondes de marche, 60 secondes de jogging ou de course, par intervalles, puis récupération. L’interval-training (ou entraînement fractionné) consiste à alterner des périodes d’exercice de haute intensité et des périodes d’exercices de faible intensité.  C’est une excellente manière de s’entraîner. Pratiquez les intervalles pendant 30 minutes.

Déterminez vos buts. On se met à la course pour diverses raisons: perdre du poids, mener une vie plus saine, contribuer à une levée de fonds pour financer la recherche sur une maladie qui a emporté un proche, etc. Déterminez le vôtre, notez-le sur un bout de papier que vous apposerez sur le frigo.

On vous dévoile la vérité sur le métabolisme pour brûler des calories.

Deuxième semaine

Objectif: porter la durée de la course à deux minutes, ramener celle de la marche à une minute. «Le but ici est d’augmenter le cardio puis de récupérer durant la minute de marche», explique Cari Meredith-McMurray.

Pour vous motiver: «Dites-vous que vous servez d’exemple à ceux qui vous entourent. Cela pourrait encourager quelqu’un d’autre à apporter des changements à son mode de vie, que vous en soyez conscient ou pas. De plus, cela vous gardera motivé», souligne Cheryl Malton.

Troisième semaine

Objectif: trois minutes de course, une minute de marche, pour une durée totale de 30 à 33 minutes. Pour accroître le degré de difficulté, accélérez le pas durant un des intervalles de course.

Risque potentiel: déshydratation.  L’organisme américain USA Track & Field recommande de ne boire que lorsque le signal de la soif se déclenche plutôt que préventivement. Prenez en moyenne 500 ml par heure avant de vous mettre en route puis hydratez-vous au besoin durant la course.

Quatrième semaine

Objectif: quatre minutes de course, une minute de marche, pour une durée totale de 30 à 40 minutes. Pour accroître le degré de difficulté, choisissez un parcours comprenant des côtes. «Tous les coureurs devraient inclure l’entraînement en côte dans leur programme, afin d’accroître leur vigueur et leur endurance tout en accumulant les kilomètres», de dire Cheryl Malton. Ce type d’entraînement consiste à gravir et descendre des côtes dont la pente n’excède pas les 10 pour cent, en accentuant l’effort à la montée et le diminuant à la descente.

La vitesse ne compte pas. Les entraîneurs ne cessent de le répéter: ne vous concentrez pas sur la vitesse mais sur la ligne d’arrivée. «Gardez à l’esprit que, peu importe que votre temps soit meilleur ou moins bon que celui des autres, ce sera votre meilleure performance à vous», commente Cari Meredith-McMurray.

Cinquième semaine

Objectif: cinq minutes de course, une minute de marche. Pour accroître le degré de difficulté, choisissez un jour où il vente et courez contre le vent. Voici comment rendre votre marche plus saine.

Technique de visualisation: selon Cari Meredith-McMurray l’interval-training de cinq minutes est l’un des plus exigeants pour les débutants en course à pied. Son conseil: pour distraire votre esprit de l’effort, comptez, par exemple, tous les objets jaunes que vous voyez au cours de ces cinq minutes.

Sixième semaine

Objectif: sept minutes de course (si possible), une minute de marche. Pour accroître le degré de difficulté, vous pouvez essayer de courir en portant des poids légers dans les mains.

Risque potentiel: blessures. Toute la gamme des blessures y passe, du genou du coureur à l’aponévrosite plantaire, blessure résultant d’un étirement du ligament de la voûte plantaire. En cas de blessure, les experts recommandent de déterminer d’abord si elle est sérieuse ou s’il s’agit simplement d’une courbature ou d’une douleur musculaire résultant de votre entraînement, auquel cas le repos ou l’application de glace en viendra à bout. En cas de doute, consultez votre médecin.

Septième semaine

Objectif:: neuf minutes de course, une minute de marche. À cette étape, vous courrez 27 minutes au total. Vous aurez presque atteint votre but!

Point de côté: cette crampe musculaire du diaphragme est fréquente chez les débutants ou chez ceux qui ont pris un gros repas avant de courir. Selon le docteur Woollam, il n’y a pas de véritable traitement: «arrêtez, respirez profondément et reprenez votre course», conseille-t-il, Autant que possible, évitez de manger durant l’heure précédant la séance.

Huitième semaine

Objectif: c’est la semaine du 5 km. Essayez de courir dix minutes et de marcher une minute. Le jour du 5 km, vous devrez peut-être faire une partie du parcours en marchant; rien ne l’interdit. «Bien que j’aie l’habitude des marathons, confie Meredith-McMurray, j’en fais toujours une partie en marchant.»

Pour vous motiver: «Je dis toujours à mes étudiants que le t-shirt et la médaille qu’on reçoit le jour de la course sont les plus grands motivateurs, explique Merton. Et la fierté d’avoir réussi son premier 5 km.»

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Déjeuner: c’est sans doute le premier mot qui vient à l’esprit lorsqu’on pense aux œufs. Comme les œufs se préparent facilement et rapidement, ils représentent un excellent choix le matin quand le temps presse et que l’on désire se rassasier. On peut toutefois se tourner vers les œufs bien après l’heure du déjeuner pour rehausser la saveur des repas du midi et du soir. Alors que nous sommes nombreux à manger plus souvent à la maison, l’inspiration vient parfois à manquer au moment de faire la cuisine et d’essayer de nouvelles recettes. Si vous souhaitez égayer vos dîners et vos soupers, pas besoin d’aller à l’épicerie. Il suffit d’utiliser les œufs qui sont déjà dans votre frigo!

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En ajoutant des œufs à des pâtes, à des wraps, à des sautés, à des soupes et à d’autres mets, vous faites du bien à votre corps. Voici cinq raisons pour lesquelles cela vaut la peine de déguster des œufs à tout moment de la journée.

  1. Les œufs contiennent des protéines de haute qualité. Deux gros œufs renferment 13 grammes de protéines, lesquelles permettent de régénérer les cellules de l’organisme, de fortifier les cheveux et les ongles, de développer et de conserver des muscles sains et de combattre les infections.
  2. Ils contribuent à réguler la glycémie. Les protéines contenues dans les œufs aident à maintenir le niveau d’énergie. On court ainsi moins de risques de subir une augmentation (ou une diminution) brusque du taux de glucose sanguin que si l’on consomme des aliments riches en glucides.
  3. Ils peuvent stimuler l’absorption d’éléments nutritifs par l’organisme. Lorsqu’on mange des œufs avec des légumes, les matières grasses saines contenues dans les œufs favorisent l’absorption d’importants nutriments liposolubles comme la vitamine E (pour maintenir une bonne santé et prévenir certaines maladies) et la lutéine (pour favoriser une bonne vision).
  4. Ils contiennent du cholestérol – dont l’organisme a besoin. Le cholestérol est nécessaire à la production d’hormones, des acides biliaires et de la vitamine D. Le cholestérol peut être produit par l’organisme ou provenir de l’alimentation. Chez la plupart des gens, les aliments ont un effet minimal sur le taux de cholestérol sanguin. Si l’on ingère plus de cholestérol provenant des aliments, l’organisme va produire moins de cholestérol pour contrebalancer (et vice-versa). Dans le cadre d’un régime alimentaire sain, la consommation d’œufs n’augmente pas le risque de maladies du cœur.
  5. Ils regorgent d’autres éléments nutritifs. Du fer à l’acide folique, en passant par les vitamines A, D et E, les éléments nutritifs contenus dans les œufs peuvent aider à maintenir une bonne vision, à renforcer les os, à prévenir l’anémie et à garder les nerfs et les cellules en santé.

Faites preuve de créativité dans la cuisine! Ces repas nourrissants et savoureux mettent en valeur les bienfaits des œufs – et se préparent à toute heure de la journée.

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Pâtes de courgettes

Si vous souhaitez réinventer les recettes de pâtes habituelles, pourquoi ne pas opter pour des nouilles aux courgettes? Prêt en quelques minutes et comptant seulement quatre ingrédients, ce plat de pâtes de courgettes garnies d’un œuf poêlé est faible en glucides et se prépare en un tournemain quand la journée est chargée. Voir la recette.

Roulé de pain naan aux œufs tikka

Lors des soirées où vous avez un peu plus de temps, ce roulé aux œufs d’inspiration indienne assaisonné de tikka masala se taillera un franc succès. Comme il contient 28 grammes de protéines, il rassasie plus longtemps. Voir la recette.

Frittata au saumon fumé

Si la frittata ne fait pas encore partie de votre recueil de recettes, elle le devrait! Les garnitures que l’on peut y ajouter étant innombrables, on peut créer un nouveau plat à chaque fois. Pouvant être servie le midi, cette frittata crémeuse composée d’œufs, de fromage à la crème léger et de saumon fumé fond délicieusement dans la bouche. Cette recette pour deux personnes peut être doublée ou triplée quand on reçoit pour le brunch. Voir la recette.

Sauté aux tomates et aux œufs

Vous aimez les plats épicés? L’ajout de doubanjiang (une pâte de piment chili) ou de sauce chili thaï à ce sauté aux tomates et aux œufs facile à préparer lui donne du piquant. Accompagnez-le de riz pour un copieux repas du soir. Voir la recette.

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Salade estivale

Rehaussez votre salade à base de laitue romaine en lui ajoutant des œufs, des haricots, des pommes de terre et du maïs. Pour un petit goût sucré, garnissez-la de framboises, de fraises ou de mûres. Voir la recette.

Pour découvrir d’autres façons exquises d’ajouter des œufs au dîner ou au souper, visitez lesoeufs.ca.

Voici ce que vous pouvez (ou pas!) «voler» dans une chambre d’hôtel…
En vacances, respecter un budget signifie souvent réserver une chambre d’hôtel bon marché ou économiser sur le prix du billet d’avion. Mais en de rares occasions, les voyageurs «rebelles» aiment ramener un petit souvenir de leur chambre d’hôtel…

«Les gens volent à peu près tout ce qu’ils peuvent», a déclaré au Telegraph David Elton, partenaire de Home Grown Hotels au Royaume-Uni. «Peignoirs, cintres, linge de lit, housses de matelas, serviettes, oreillers, housses de siège de toilette – à peu près tout ce qui se trouve dans une chambre.»

Ce n’est pas parce que vous pouvez le prendre que vous devez le faire, bien sûr. Selon Travel+Leisure, il est tout à fait possible d’emporter avec soi certains articles, comme du shampoing et du revitalisant, de la lotion, des dosettes de café, des blocs de papier, des stylos, et même parfois une tasse à café.

Découvrez d’autres secrets que les hôtels ne veulent pas que vous sachiez.

Mais attention au vol de draps, d’œuvres d’art, d’appareils électroniques ou de ces peignoirs incroyablement confortables. Vous ne serez probablement pas arrêté, mais il est probable que l’hôtel vous facture l’objet volé. Certains vous inscriront même sur une liste d’interdiction de séjour, ce qui vous empêchera de réserver à nouveau une chambre dans cet établissement. En fait, la plupart des grands hôtels enregistrent désormais ce genre de clients dans une base de données informatique, et de nombreuses chaînes partagent ces données avec d’autres, rapporte NBC.

Il est facile de comprendre pourquoi ils le font. Selon l’American Hotel & Lodging Association, les objets volés peuvent coûter aux hôtels environ 100 millions de dollars par an.

La prochaine fois que vous prend l’envie de «voler» quelques articles supplémentaires dans votre chambre, tenez-vous-en aux articles gratuits tels que le papier toilette, le savon et les bouteilles de shampoing format voyage.