Porter un écran solaire toute l'année est une résolution santé.
En près d’un siècle, la prévalence mondiale du mélanome s’est rapidement accrue. En 1930, un Américain sur 1500 risquait d’être atteint de ce cancer de la peau. Aujourd’hui, le risque est de 1 sur 74. Au Royaume-Uni, l’incidence a triplé depuis 1990.

Si une meilleure détection explique une part de cette augmentation, on n’hésite pas à l’attribuer également au fait que nous passons plus de temps à l’extérieur au soleil, lors de nos vacances d’hiver dans des climats chauds, et au bronzage en cabine.

C’est inquiétant parce que, de tous les cancers de la peau, le mélanome est assurément le plus dangereux. Pour les tumeurs cutanées qui se disséminent peu, notamment le carcinome basocellulaire, le traitement se résume généralement à une chirurgie locale. Mais avec sa forte capacité de métastaser, le mélanome peut se révéler mortel. Aux États-Unis, bien qu’il ne compte que pour 1% des tumeurs cutanées diagnostiquées, c’est celui qui fait le plus de victimes.

L’exposition au soleil et le nombre cumulé de coups de soleil au cours d’une vie sont parmi les principaux facteurs de risque. Les rayons UV, qui endommagent les cellules responsables de la pigmentation de la peau, seraient en cause. Cela expliquerait la plus grande sensibilité des sujets à peau claire ou de ceux dont la famille présente des antécédents de mélanome.

Appliquer un écran solaire quand il fait beau et chaud l’été est devenu un geste réflexe pour la plupart d’entre nous, mais la vigilance se relâche à l’automne. C’est une erreur, mettent en garde les spécialistes. Se protéger contre le soleil à la fin de l’été peut ne pas sembler nécessaire; pourtant, les rayons UV continuent de s’accumuler au compteur à la moindre exposition.

Assurez-vous de savoir à quoi vous attendre si vous vous faites enlever un grain de beauté.

Les précautions que vous devrez prendre pendant les mois d’hiver doivent tenir compte de l’endroit où vous vivez. Plus vous êtes loin de l’équateur, plus les rayons UV faiblissent après l’été. «Dans le sud de l’Angleterre ou du Canada, la dose quotidienne d’UVA par temps clair l’été est 6,5 fois plus élevée que pour une journée d’hiver sans nuages, explique le professeur Brian Diffey de l’association britannique des dermatologues. Pendant les mois d’hiver, les habitants de ces pays ne reçoivent habituellement qu’environ 5% de leur exposition annuelle aux UV.»

Mais où que vous soyez, renoncer à se protéger du soleil à la froide saison est une erreur. «Il est important d’appliquer un écran solaire pour se protéger de la réflexion de la lumière sur la neige», précise Victoria Mar, directrice du Victorian Melanoma Service à l’hôpital Alfred à Melbourne, en Australie.

Puisque la glace et la neige réfléchissent jusqu’à 80% des rayons du soleil, la luge, le ski, le patin et la randonnée vous exposent à un risque solaire comparable à celui de l’été. Si vous prévoyez être dehors au moins une heure pendant la journée, prenez quelques précautions: portez un bonnet ou un chapeau et mettez une crème solaire. «Pour ne pas oublier, intégrez l’écran solaire à votre pré­paration matinale avant de sortir», conseille Victoria Mar.

Enfin, surveillez vos grains de beauté. «Une détection précoce est vitale pour que le traitement réussisse», assure Brian Diffey. Dans le cas d’un mélanome diagnostiqué avant qu’il ne se dissémine, le taux de survie après cinq ans est de 99%. Si le diag­nostic est tardif, ce taux peut chuter à 25%. Les grains de beauté qui changent de taille, de forme ou de couleur, ou qui sont différents des autres, sont autant de signes qui doivent vous alerter. À la moindre inquiétude, consultez votre médecin. Entre-temps, adoptez de saines habitudes – même s’il fait froid à l’extérieur.

La Reine de la patate: les cantines du Québec en 1979.
On oublie que, bien avant les food truck, il y avait les casse-croutes… Et que, tout comme les food truck d’aujourd’hui (et peut-être davantage), les casse-croutes furent un lieu de rassemblement joyeux autour d’un bon lunch – une «vraie» frite et un hot dog steamé. C’était LA sortie du vendredi soir, abordable et sans chichi.

Dans ce très beau livre, Françoise Chadaillac nous offre ses plus belles photos d’un voyage effectué au Québec en 1979. Stand à hot dog, stand à patates frites, baraque à patate… nommez-les comme vous voulez, ces véhicules ou maisonnettes convertis en petites baraques furent à l’époque de véritables institutions.

On dévore des yeux ces photos en noir et blanc, en croyant ici retrouver la 15 Nord sous la pluie, un coin de rue de Montréal aujourd’hui méconnaissable, deux amies (ou des sœurs?) discutant devant «Chez Lise patate frite», l’air de ne pas avoir envie de se faire prendre en photo… Ce livre est un magnifique voyage dans le temps.

La reine de la patate – ou les cantines du détour Québec 1979-1982, Françoise Chadaillac, Éditions Loco, 69,95$

Voilà comment faire du pop-corn dans un sac en papier.
En utilisant un sac en papier brun ordinaire, on peut faire du popcorn en moins de 3 minutes pour le grand bonheur de toute la famille. Le maïs soufflé vendu à l’épicerie – spécialement conçu pour micro-ondes – est peut-être délicieux, mais non seulement le produit est cher, mais il contient des produits chimiques malsains. Le popcorn dans un sac en papier – que nous vous proposons de faire ici – est facile à faire, rapide et étonnamment sain. Suivez le mode d’emploi…

Comment faire du popcorn dans un sac en papier

Faire du popcorn dans un sac en papier est l’un des trois principaux moyens de faire du popcorn maison. (Les deux autres étant soit d’utiliser une grande casserole sur la cuisinière ou une machine à popcorn.) La recette que nous vous proposons convient pour une à trois personnes, selon le nombre de grains que vous utilisez… et votre faim!

Vous aurez besoin de:

  • Grains de maïs soufflé : ¼ à ½ tasse.
  • Un sac brun en papier (type sac à lunch).

Préparation
Étape 1: verser les grains dans le sac

  • Pour une portion de la taille d’une collation pour une personne, utilisez ¼ de tasse de grains.
  • Pour une portion large (ou deux portions), utilisez 1/3 de tasse.
  • Pour remplir complètement le sac en papier de popcorn éclaté, utilisez 1/2 tasse de grains.

Versez les grains directement dans le sac. Pas besoin d’ajouter autre chose!

Étape 2: fermer le sac
Pliez le haut du sac deux fois pour éviter que les grains ne se renversent. Si votre micro-ondes est petit, pliez chaque côté pour permettre au sac de tourner librement pendant qu’il chauffe.

Étape 3: éclater le popcorn
Chauffer les grains au micro-ondes à feu vif pendant 2 à 3 minutes. Le temps de cuisson varie en fonction du type de grains que vous utilisez et de la puissance de votre micro-ondes.

Restez attentif au son qui s’échappe du micro-ondes et arrêtez-le une fois que l’éclatement des maïs est de plus en plus espacé – qu’il y a plusieurs secondes entre les «pops». Laissez le sac reposer pendant une minute avant de l’ouvrir – le sac sera chaud et quelques grains supplémentaires éclateront.

C’est tout! Allez-y, et gardez le sac: il servira pour une autre fois.

Vous serez surpris d’apprendre que même les chefs cuisent ces aliments au four à micro-ondes!

Conseils pour faire du pop-corn dans un sac en papier.

Conseils pour faire du popcorn dans un sac en papier

Que puis-je ajouter à mon popcorn?
Comme tout maïs soufflé fait maison, le popcorn dans un sac est une invitation aux garnitures et aux saveurs. Le beurre fondu et le sel sont, bien sûr, de mise. Mais il n’y a pas lieu de s’arrêter là: vous pouvez assaisonner votre popcorn de cannelle et de sucre, le mélanger avec du fromage en poudre ou de la levure alimentaire.

Est-il sécuritaire de faire du popcorn dans un sac en papier?
Les sacs en papier ne sont pas «techniquement» adaptés au micro-ondes (le service d’inspection et de sécurité alimentaire du Département de l’agriculture des États-Unis déconseille de mettre des sacs en papier brun au micro-ondes), mais la méthode du sac en papier est un moyen éprouvé de faire du popcorn maison. Pour être sûr, gardez un œil sur le micro-ondes pendant que le popcorn éclate.

Comment faire du popcorn au micro-ondes sans sac en papier?
Si vous n’avez pas de sac en papier ou si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée d’en mettre un au micro-ondes, vous pouvez acheter différents récipients à popcorn compatibles avec le micro-ondes. Vous pouvez également faire du popcorn sur la cuisinière à l’aide d’une grande casserole ou utiliser une machine à popcorn.


Vieillir autrement: quel avenir pour les aînés?
Les champs à perte de vue et l’air pur de la campagne comblent de bonheur Lucilia Albernaz. Pendant que la population est confinée à cause du coronavirus, elle arpente librement sa terre de 94 acres située à Mirabel.

«Je mords dans la vie!» s’exclame la sexagénaire qui a fondé en 2008, avec des amis âgés de 56 à 88 ans, la Route des gerbes d’Angelica, un organisme à but non lucratif qui porte le nom d’une plante qu’ils produisent. Pour ce projet unique inspiré de différentes communes européennes, ils ont investi 2,3 millions de dollars. Objectif: vieillir en sécurité et laisser cet héritage à leurs enfants.

«Pas question de passer notre retraite à se bercer!» dit Lucilia, qui travaille jusqu’à 80 heures par semaine aux potagers et au jardin de 62 000 plants, accessibles au public.

Dix des membres fondateurs ont choisi de demeurer dans une grande maison, devenue une forteresse en temps de pandémie. «Aucun des résidents n’a été infecté par la COVID-19!» assure Lucilia. Dans leur bulle, ils partageaient repas et activités tout en limitant leurs sorties à l’épicerie. Si un jour une maladie frappe, ils deman­deront de l’aide, conscients que les choses se compliqueront si l’un d’eux a besoin un jour de soins palliatifs ou souffre d’une maladie cognitive grave. «Mais nous ne voulons pas aller en centre d’hébergement!» ajoute-t-elle en pensant à ses parents atteints d’Alzheimer et qui y sont décédés. Et à tous les aînés que la COVID-19 a tués dans des CHSLD.

Voilà pourquoi le risque de décès dû au coronavirus est plus élevé pour les hommes et les personnes âgées.

Vieillir Autrement: Lucilia Albernaz.
Lucilia Albernaz est une des fondatrices de la Route des gerbes d’Angelica.

Un système à revoir
«L’origine de ces établissements remonte au 19e siècle, alors que des communautés religieuses accueillaient des personnes âgées pauvres et sans famille dans des hospices du Québec», explique Aline Charles, historienne à l’Université Laval. Le système s’est progressivement transformé et, vers 1950, le gouvernement provincial a commencé à investir dans la construction de centres d’accueil, devenus CHSLD en 1992 et accessibles à toutes les classes de la société. «On y a vu la solution idéale pour héberger les aînés, mais ce n’est plus le cas», continue l’historienne.

Des 5791 décès dus à la COVID entre mars et septembre 2020 au Québec, 3943 ont été enregistrés dans des CHSLD et 964 dans des résidences pour aînés. Prévention déficiente, ignorance des modes de propagation du virus, pénurie et roulement de personnel… les causes de l’hécatombe sont multiples. Tout comme les histoires d’horreur.

«Je ne pardonnerai jamais au gouvernement!» s’exclame Nicole Jaouich, dont la mère, Hilda Zlataroff, âgée de 102 ans, est morte de déshydratation, le 27 avril 2020, au CHSLD Saint-Joseph-de-la-Providence de Montréal. Elle souffrait de démence et, même si elle n’a jamais été infectée par le coronavirus, sa fille ne pouvait plus se rendre à son chevet pour la faire boire et manger quotidiennement à cause de l’interdiction de visite imposée par le gouvernement. «Les préposées n’avaient pas le temps de s’en occuper!» affirme Nicole Jaouich, témoin impuissant de l’agonie de sa mère grâce à une caméra de surveillance placée dans sa chambre. «Elle m’avait suppliée de ne jamais l’abandonner, mais le gouvernement m’a obligée à le faire!»

Au Québec, plus de 40 000 personnes vivent dans des CHSLD publics ou privés. Elles y sont admises le plus souvent à un âge très avancé, plus de 80 ans, et la durée moyenne de séjour est de 27 mois, jusqu’à leur décès. Selon Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, «80% d’entre elles souffrent de troubles neurocognitifs majeurs».

Les 315 CHSLD publics appartiennent à l’État et les 59 CHSLD privés conventionnés à des gens d’affaires offrant des services subventionnés par le gouvernement. Dans ces deux types d’hébergement, les résidents paient au maximum près de 2000$ par mois, selon leur revenu. Dans les 41 CHSLD privés non conventionnés, toutefois, les résidents déboursent entre 3000 et 10 000$ par mois. À cela s’ajou­​tent 476 ressources intermédiaires, c’est-à-dire des habitations privées où demeurent 11 000 personnes, des aînés et des personnes plus jeunes qui sont en perte d’autonomie mais ne requiè­rent pas la présence régulière d’un médecin.

Vous serez surpris d’apprendre la vérité sur 13 croyances controversées autour de la santé.

Le Québec compte 692 000 personnes de 75 ans et plus et 940 000 de 65 ans et plus. C’est donc dire que peu d’entre elles demeurent dans des institutions de ce type. Malgré cela, le système ne réussit pas à répondre à la demande.

«Trouver une place en CHSLD, c’est comme jouer à la loterie! Si vous êtes chanceux, vous serez choisi», s’offusque Patrick Déry, analyste en politiques publiques. «Pendant les 40 prochaines années, le Québec aura besoin de 3000 places additionnelles par année, ajoute Philippe Voyer, professeur à la faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Comme chaque place coûte jusqu’à 8500$ par mois à l’État en CHSLD public et 5000$ en CHSLD privé conventionné, il sera économiquement impossible de combler les besoins!»

Le gouvernement a donc établi une liste prioritaire. «Les personnes âgées hospitalisées qui ne peuvent pas retourner à la maison et celles qui sont dans des milieux qui mettent en danger leur sécurité sont admises en premier», explique Lita Béliar, ex-coordonnatrice de l’accès à l’hébergement à l’Agence de santé de Montréal. Certaines, moins malades, et recevant l’appui d’aidants naturels et des soins à domicile, devront parfois patienter des mois, voire des années avant d’obtenir une place dans un CHSLD.

Restent les soins à domicile. Si près de 267 000 aînés en ont obtenu durant la dernière année, il est difficile de dire combien sont en attente. Le ministère de la Santé possède seulement l’information où toutes les catégories d’âges sont confondues. On sait ainsi que, en mars 2020, 40 585 personnes poireautaient sur les listes d’attente. Tous s’entendent pour dire que ce secteur est sous-financé, malgré les 100 millions de dollars que le gouvernement a ajoutés cette année aux 280 millions annuels – soit 380 millions par année.

«Beaucoup de gens optent pour les résidences pour aînés (RPA) parce qu’on est incapables de leur offrir des soins à domicile», déplore le Dr Réjean Hébert, ex-ministre de la Santé du Québec. La popularité des RPA, qui appartiennent à des entreprises privées, ne cesse de croître. Ce ne sont pas des CHSLD mais des édifices pouvant regrouper des centaines de logements et offrant soins et services. Le Québec est la province qui en compte le plus, 133 000 unités, alors que le pays en entier en a 262 000.

Vingt pour cent des Québécois de 75 ans et plus choisissent ce mode de vie dont les prix oscillent de 1200 à 7000$ par mois.

Assurez-vous de savoir comment bien vous alimenter selon votre âge.

Vieillir Autrement: le Dr Réjean Hébert.
Le Dr Réjean Hébert milite activement pour les soins à domicile.

Les soins à domicile: une voie négligée
«Cessons de ghettoïser nos aînés, de les placer dans ces grands immeubles!» clame la gérontologue Guilhème Pérodeau. Elle souhaite que cesse le système à deux vitesses dans lequel seuls les plus riches peuvent se payer des services et cite Monique Boutrand, une gérontologue française, qui soutient que les aînés seront mieux protégés des futures pandémies s’ils vieillissent à l’écart des regroupements, dans leur maison.

Pour répondre au besoin criant des soins à domicile, le Dr Réjean Hébert a tenté lorsqu’il était ministre de la Santé d’instaurer une assurance autonomie qui aurait été gérée par la Régie de l’assurance maladie. Ce projet a été abandonné par le gouvernement suivant.

Depuis, «rien n’a changé et les soins à domicile sont toujours les parents pauvres du système», déplore Réjean Hébert. Les choses se seraient même détériorées. Selon une étude réalisée à Sherbrooke, le nombre de visites à domicile dans cette ville est passé de 200 000 à 60 000 entre 2011 et 2015, même si le gouvernement a ajouté un budget supplémentaire de 4 millions de dollars pour l’Estrie en 2013-2014.

«Ce montant a probablement été détourné vers les hôpitaux», ajoute l’ancien ministre.

Au Québec, seulement 14% du budget des soins de longue durée va aux services à domicile contre 86% aux CHSLD. «Il faudrait faire l’inverse, en suivant l’exemple du Danemark, où 73% du financement public est consacré aux soins à domicile et 27% aux centres d’hébergement, observe le Dr Hébert. Les soins à la maison coûtent jusqu’à 10 fois moins cher qu’en CHSLD!»

Lorsqu’ils atteignent l’âge de 65 ans, les Danois rencontrent un médecin qui mesure leur niveau d’autonomie et, au gré de leurs besoins, leur municipalité adapte gratuitement leur logement et leur offre des services pour s’habiller, se laver, manger, etc. Depuis 1987, la loi interdit la construction de nouvelles maisons de retraite. Par contre, si une personne âgée a des troubles trop sévères pour rester à la maison, un logement lui est rapidement offert en institution au coût de 2000$ par mois. Les résultats d’une telle approche sont probants puisque dans ce pays de 5,8 millions d’habitants, dont 18% ont 65 ans et plus, il n’y a eu entre le début du mois de mars et la fin août 2020 que 626 décès.

Les centres d’hébergement et les CHSLD font partie des endroits où vous êtes le plus à risque de contracter le coronavirus!

Faisons-nous fausse route?
Au Québec, pour éviter d’autres drames, le gouvernement a choisi d’embaucher 10 000 nouveaux préposés en CHSLD. Marguerite Blais mise également sur un concept inspiré des «green houses» américaines créées en 2001. On prévoit que 2,4 milliards de dollars seront consacrés à la construction de 42 Maisons des aînés, pour un total de 3000 nouvelles places d’hébergement dès 2022. «Il s’agit d’unités recevant chacune 12 résidents et autant de préposés, dans des chambres indi­viduelles et climatisées avec salle de bains pour éviter les infections. Il y aura des espaces communs, des jardins extérieurs et des postes d’infirmières dissimulés pour cacher l’image d’un établissement de soins», explique la ministre.

«C’est de la poudre aux yeux, se désole la gériatre Annik Dupras. De meilleurs services seront offerts à une minorité alors que des CHSLD, dont on aura toujours besoin pour les cas les plus lourds, resteront désuets.» Selon le ministère de la Santé, 101 CHSLD, dont l’âge moyen est de 49 ans, sont en mauvais état et nécessitent des remplacements ou des travaux urgents, mais pour l’instant, on ne prévoit rénover ou reconstruire que 25 d’entre eux.

«Les personnes âgées doivent s’adapter au système défaillant alors que ça devrait être le contraire», observe l’analyste Patrick Déry. Adelina Chiarella ne lui donne pas tort. À 95 ans, elle demeure toujours seule dans sa maison de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui n’a pas changé depuis 70 ans, et dont les murs sont tapissés de photos de famille. «Jamais je n’irai dans un CHSLD. Je me laisserai mourir avant!» proclame la vieille dame, qui a toute sa tête mais de la difficulté à marcher, est diabétique et a des problèmes pulmonaires et cardiaques.

Ses 10 enfants s’assurent que 5 préposés se relaient pour lui donner 30 heures de soins à domicile par semaine au taux horaire de 15,66$, soit 469$ payés hebdomadairement par le chèque emploi-service du gouvernement. À cela s’ajoutent sept heures offertes directement par le CLSC pour des soins d’hygiène pour un montant additionnel de 140$ par semaine. Total annuel : moins de 32 000$. Cela représente environ le tiers de ce que le ministère de la Santé paierait en centre d’hébergement public, soit 247$ par jour et 90 200$ par année.

«Si ma mère avait été placée dans un CHSLD, elle serait peut-être morte pendant la pandémie, confie avec émotion sa fille Anne-Marie Bertrand. Les gens âgés devraient rester chez eux le plus longtemps possible!»

Quarante pour cent des victimes, très fragiles, avaient entre 80 et 89 ans et 33,5% 90 ans et plus.

«Si on devait m’envoyer un jour en CHSLD, j’aurais des frissons dans le dos!» lâche Jean-Pierre Daubois, dont la mère, Anna José Marquet, âgée de 94 ans, est morte en avril 2020 au CHSLD Sainte-Dorothée de Laval. Tout comme une centaine de pensionnaires de cette résidence, ce qui l’a incité à intenter un recours collectif d’un million de dollars pour manque de soins. «Je ne sais même pas si ma mère est décédée de la COVID-19 car ils ont égaré les résultats de son test de dépistage», dit-il la rage au cœur.

La perte de poids est moins facile si le souper est votre repas le plus copieux de la journée.
Nous sommes nombreux à trop manger pendant les fêtes… et à trembler en pensant aux conséquences. Ces craintes ne sont peut-être pas fondées. Dans le cadre d’une expérience sans doute plus agréable que les autres, des jeunes hommes en bonne santé se sont gavés de pizza, ingérant en moyenne 3000 calories par jour – beaucoup plus que ce dont la plupart des adultes ont besoin. Pourtant, le taux de sucre dans leur sang n’a pas augmenté plus qu’après un repas normal, et le taux de graisse s’est révélé à peine supérieur à la normale. Trop manger trop souvent est une cause d’obésité, de diabète et de bien d’autres problèmes de santé, mais un excès occasionnel ne semble pas avoir de conséquences métaboliques.

Le nombril grouille de bactéries.
Sans être mortels, les fibromes qui se forment sur la paroi de l’utérus, en général entre 30 et 50 ans, causent des douleurs récurrentes à une femme sur six. Ces tumeurs bénignes de l’utérus peuvent provoquer des ballonnements, des douleurs durant les rapports sexuels, une envie constante d’uriner ou des règles abondantes et pénibles. Pendant des années, le traitement se résumait à une hystérectomie (ablation de l’utérus). Mais comme beaucoup de femmes attendent maintenant après 30 ans pour avoir des enfants, il faut pouvoir atténuer leurs symptômes tout en préservant leur fécondité. Et celles qui ne pensent pas en avoir peuvent également juger que le problème ne justifie pas une ablation de l’utérus.

Des scientifiques britanniques ont comparé deux traitements de rechange, la myomectomie (ablation des fibromes) et l’embolisation de l’artère utérine (blocage de l’apport sanguin aux fibromes). Les deux ont soulagé les patientes, qui ont pu concevoir par la suite. Par rapport à celles qui ont subi une embolisation, les femmes traitées par myomectomie connaissent un état de santé légèrement meilleur deux ans après l’intervention, mais elles ont passé plus de temps à l’hôpital. Votre médecin peut vous aider à étudier les avantages et les inconvénients de chaque technique.

Le carrousel infernal, le livre de Joe Hill.
Joe Hill est le fils de Stephen King. Et il écrit de l’horreur. Il aurait lancé sa carrière beaucoup plus vite s’il avait écrit sous le nom de Joe King. Mais il a choisi d’emprunter une autre voie, et c’est admirable… autant que ses écrits. Ce recueil de nouvelles (dont deux sont cosignées avec son père) donne une bonne idée de son talent. Et si on aime, on plonge ensuite dans le glaçant Costume du mort, dans Nosfera2 ou encore dans sa série de bandes dessinées, Locke & Key. Frissons garantis.

Le carrousel infernal, Joe Hill, les éditions JC LATTÈS, 34,95$

Venez nous parler

Rendez-vous sur le groupe Facebook, Le club du livre Sélection, pour discuter avec Sonia Sarfati.


L’ingrédient indispensable pour nettoyer un lave-vaisselle.
C’est pratique d’avoir un lave-vaisselle, en particulier dans un foyer occupé par plusieurs personnes. Mais que faire quand notre lave-vaisselle laisse les verres d’une propreté douteuse, troubles et tachetés? Ils doivent finalement être relavés à la main…

Bien que l’eau dure à l’origine de ce résidu filmogène puisse être adoucie, nous avons découvert une astuce beaucoup plus simple pour faire briller vos verres à vin: ajouter du vinaigre blanc au lave-vaisselle, juste avant de le faire fonctionner.

Le vinaigre est une excellente alternative aux désinfectants nocifs: c’est un abrasif doux qui supprime la graisse et les résidus de savon. Deux caractéristiques qui en font l’ingrédient parfait pour nettoyer les verres.

Pour donner son plein pouvoir à cette astuce, assurez-vous que votre lave-vaisselle est plein – c’est également la façon la plus respectueuse pour l’environnement – puis placez un petit bol à moitié plein de vinaigre blanc. Vérifiez que le bol va au lave-vaisselle et stabilisez-le dans le panier supérieur.

Pour éviter d’endommager les joints du lave-vaisselle, ne versez pas le vinaigre directement dans le compartiment du produit de rinçage.

Ajoutez ensuite le savon pour lave-vaisselle et exécutez un cycle régulier. Ainsi positionné sur le panier supérieur, le vinaigre devrait se répartir uniformément entre les deux niveaux. Retirez ensuite la vaisselle et profitez de la propreté étincelante de vos verres.

De temps en temps, vous pouvez désinfecter l’intérieur de votre lave-vaisselle en utilisant cette astuce:

  • Vider le lave-vaisselle et lancer un cycle d’eau chaude avec rien d’autre qu’un bol de vinaigre blanc à l’intérieur.