C'est un miracle! Les hommes n'ont pas besoin de médecin!
Les épouses, filles et sœurs aimeraient bien le savoir! La question ne date pas d’hier, comme le confirme une étude récente de la Cleveland Clinic, aux États-Unis, qui rapporte que 65% des hommes «ont tendance à attendre le plus longtemps possible avant de voir un médecin pour un problème de santé ou une blessure».

Chez moi, ça passe généralement ainsi:
— Ambroise, il y a ta tête qui se détache.
— Vraiment? (Coup d’œil rapide dans la glace.) Tu as raison.
— Il faudrait peut-être consulter un médecin.
— Bonne idée.

Deux jours plus tard: «Ambroise, ta tête ne tient plus qu’à un tendon du cou. As-tu appelé le médecin?»
— Euh, non. J’allais le faire, mais j’ai dû aller chercher un truc à la quincaillerie pour réparer le vieil agitateur de peinture que j’ai trouvé à la cave. Ça peut toujours servir.
— Tu veux que je prenne rendez-vous pour toi?
— Ce serait super. Merci.

Une semaine plus tard, m’adressant à la tête de mon mari tombée sur le sol dans la cave:
— Ambroise, tu es allé chez le médecin, ce matin?
— Non, j’ai remis le rendez-vous. Je voulais télécharger un enregistrement live de 1973 de Tubular Bells de Mike Oldfield, et j’ai mis plus de temps que prévu. Il y a un problème avec le serveur. Il faudrait changer d’opérateur.
— Alors, quand vas-tu voir le médecin?
— Mardi prochain, si j’y arrive, ou peut-être jamais.

Mon mari a échappé au dentiste pendant 14 ans jusqu’à ce qu’une explosion de douleur à la mâchoire ne l’envoie consulter. J’ai dû tout arrêter sur-le-champ pour le conduire au cabinet et il n’y est jamais retourné, préférant serrer les dents plutôt que passer par l’extraction. Je ne sais pas comment, mais il a réussi à faire taire le nerf hurleur. Le jour approche où il devra se rendre aux urgences dentaires.

Pourquoi est-il comme ça? Parce que c’est viril. Même chez ceux qui n’adhèrent pas à la masculinité à l’ancienne, qui n’hésitent pas à jouer les baby-sitters et à se mettre aux fourneaux, quand l’épouse décrète «Va voir le médecin», ils se transforment en soldats à la peau dure qui préfèrent mourir sur le champ de bataille plutôt qu’ouvrir la bouche et dire «ahhh». Voici 11 trucs courants sur lesquels hommes et femmes réagissent différemment!

Mon père et mon mari s’entendaient bien parce que ces deux têtes tombées aimaient regarder le golf ensemble à la télé. C’était avant que mon père ne soit atteint de démence, ce que j’ai découvert à force de déductions et de recherches Google, puisqu’il n’a jamais accepté de se soumettre à un test avant de mourir paisiblement dans son sommeil d’une cause inconnue.

Pour ma mère et moi, c’est différent: passionnées l’une et l’autre par tout ce qui touche la santé, nous échangeons mails et textos à la moindre découverte, comme deux agents du FBI enquêtant sur une affaire. Elle m’envoie tous les mois la lettre d’information santé de l’université Harvard avec une série de liens renvoyant à des articles sur de nouveaux médicaments contre les mycoses, les troubles de l’anxiété et les problèmes de cuticules. Pour ma part, je lui transmets tout ce que j’ai pu glaner sur le cancer du côlon, les maladies cardiaques et les grains de beauté. Inutile de dire que la pandémie a dopé notre correspondance. Mais rien qui puisse vraiment aider les hommes de la famille.

Selon la Cleveland Clinic, plus de trois hommes sur cinq préfèrent s’auto-diagnostiquer, mais pas en demandant conseil à qui que ce soit ou en cherchant en ligne – ce serait comme demander son chemin. Ils se contentent plutôt de marmonner une hypothèse farfelue: «Si j’ai 500° de fièvre, c’est sans doute ce poisson que j’ai mangé au resto.»

Suivant l’étude, les hommes qui se présentent dans un centre médical ont tendance à ne même pas évoquer le souci de santé qui les y a conduits, sauf si le médecin pose spécifiquement la question. Autrement dit, aussi bien consulter des voyants pour obtenir un diagnostic. À moins, bien sûr, que le problème soit évident, comme une décapitation. Dans ce cas, le médecin le fera peut-être gentiment remarquer. Pour ce qui est du traitement, c’est une autre paire de manches.

C’est comme ça depuis la nuit des temps. En 1985, une étude a montré que, chez les hommes, le taux de testostérone chutait de 50% aussitôt qu’ils mettaient un pied à l’hôpital, même pour une intervention banale. La seule idée de passer sous le bistouri avait un effet rétrécissant sur les parties intimes, comme si affronter une équipe de médecins se comparait à une immersion dans l’eau glacée. J’en discutais avec une copine quand son fils de 21 ans est entré dans la pièce. Elle lui a posé la question. «À ton avis, est-il exact que les hommes n’aiment pas aller chez le médecin?
— Oui, a-t-il répondu, perplexe. Tout le monde sait ça.
— Mais pourquoi?», a-t-elle demandé.
Il a haussé les épaules. «C’est évident.»

Nous avons ri. Puis nous avons pleuré. Mon mari a boitillé dans la maison pendant quatre mois, persuadé qu’il ne souffrait de rien de plus qu’«un peu d’arthrite» dans le genou avant que l’IRM ne révèle qu’il ne lui restait plus de cartilage. On lui a collé un rendez-vous la semaine suivante chez le spécialiste. «Il faudra sans doute remplacer ton genou, ai-je fait remarquer. Mais maintenant on laisse sortir plus rapidement. Il paraît qu’ils mettent un implant dans la cuisse pendant quelques jours, une pompe à antalgiques.»

«Un implant dans ma jambe? a-t-il tonné. Pas question.»
Je suis prête à parier qu’il va annuler l’intervention, même s’il en sera réduit à ramper dans la maison en jurant qu’il préfère cela au scalpel.

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Mieux vaut avoir un bureau de travail en plein air.
Si les restrictions mises en place pour contenir la pandémie ont contraint de nombreuses personnes à travailler de la maison, rares sont celles qui se sont installées dehors.

Des chercheurs suédois ont demandé à des volontaires de tenter l’expérience et ont constaté que cette pratique était source de bienfaits psychologiques et favorisait un sentiment général de bien-être et d’indépendance, une meilleure concentration et une amélioration de la communication entre les collègues. Seul bémol, le sentiment de culpabilité: l’expérience était si agréable que les sujets avaient l’impression de ne pas travailler.

Effectuer du travail de bureau à l’extérieur est inhabituel, d’où le malaise auquel cela donne lieu. Nous associons spontanément le travail à la position assise, immobile, entre quatre murs; l’extérieur est réservé à la détente et aux loisirs personnels. Certains participants ont d’ailleurs admis ne pas savoir, lorsqu’ils travaillaient au bureau, s’ils étaient autorisés à s’éloigner de leur poste à leur guise. Or, force est de constater qu’en termes de productivité, interdire d’effectuer son travail sur un banc public (à condition que la météo s’y prête) ou de participer à une conférence téléphonique en marchant ne se justifie nullement. Il se trouve justement que la marche est excellente pour la réflexion: selon les participants de l’étude, la respiration intérieure qu’elle procure leur avait permis de résoudre plus aisément des problèmes, de se préparer à accueillir de nouvelles demandes ou de trouver des idées originales.

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Récupérer d’un AVC grâce à la stimulation nerveuse.
De 50 à 60% des personnes qui survivent à un accident vasculaire cérébral connaissent une perte de la fonction motrice dans le bras. Couplée à une rééducation, la stimulation du nerf vague serait bénéfique pour certaines d’entre elles. Déjà utilisée dans le traitement de l’épilepsie et de la dépression, cette technique consiste à implanter un appareil sous la peau de la poitrine permettant de stimuler à l’aide d’une télécommande le nerf vague gauche qui chemine de l’abdomen au tronc cérébral en passant par le thorax. Cette stimulation déclencherait la libération de substances chimiques qui renforcent certains circuits neuraux, ce qui facilite le réapprentissage par le cerveau des mouvements perdus.

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