Augmentation du bruxisme dû au stress.
Si vous avez mal à la tête ou à la mâchoire au réveil, c’est peut-être parce que vous avez grincé des dents en dormant. Vous ne seriez pas une exception. La tension est un déclencheur du bruxisme, et selon une enquête effectuée en Israël, la pandémie de COVID-19 a multiplié les cas. Pendant le premier confinement en Israël, la proportion des sujets qui pensaient grincer des dents la nuit a bondi de 10 à 36%. Pour protéger vos dents, un dentiste vous fera une gouttière à porter la nuit. Et il y a bien des façons d’atténuer cette tension: l’activité physique, la méditation, les exercices de respiration, les spectacles et les films comiques ou tout simplement votre passe-temps favori.

Les massothérapeutes peuvent vous conseiller de changer d'oreiller.
Chaque jour, en brûlant de l’énergie, nos cellules cérébrales produisent des déchets, dont les protéines bêta-amyloïdes qu’on trouve en quantité anormalement élevée dans le cerveau des victimes de l’Alzheimer. Selon les scientifiques, un cerveau en santé élimine cette substance inutile pendant le «sommeil lent», la partie profonde du cycle. Une étude californienne révèle que les personnes âgées dont le sommeil lent durait moins longtemps avaient tendance à accumuler plus de bêta-amyloïdes. Cela porte à penser qu’on pourrait réduire le risque de la maladie en acquérant de bonnes habitudes de sommeil, et en traitant l’insomnie et l’apnée.

Quand la COVID-19 laisse des traces...
Les personnes qui ont eu la COVID-19 se plaignent parfois d’avoir les extrémités et les membres douloureux, engourdis ou faibles. Certaines causes de ces névralgies sont connues, notamment l’inflammation due à la réaction immunitaire et les hématomes provoqués par les anticoagulants, mais les médecins ne savent pas toujours quoi faire pour y remédier. Un article récent de la revue Radiology propose un premier pas intéressant: une neurographie par échographie ou résonance magnétique. Une lésion nerveuse peut provoquer une douleur ailleurs, mais ces images révéleront précisément son site et sa nature. Selon ce qu’elles indiquent, on prescrira des antalgiques, de la physiothérapie, une immunothérapie ou encore une intervention chirurgicale.

Les aînés ne sont pas à l’abri d’une MTS.
Les adolescents ne sont pas les seuls à avoir besoin d’éducation sexuelle. Les deux tiers des personnes de 45 ans et plus ayant participé à une enquête européenne ont reconnu n’avoir jamais cherché à se protéger contre les MTS et plus de la moitié, qu’elles n’avaient jamais subi de dépistage pour une MTS. Honte et stigmatisation sont deux des principales raisons avancées pour expliquer ce phénomène. À long terme, certaines MTS non traitées peuvent causer des douleurs pelviennes chroniques, des lésions cardiovasculaires ou un risque supplémentaire de cancer. Alors, même si le sujet vous gêne, vous devriez en discuter franchement avec votre médecin.

Peut-on se fier aux évaluations d’un médecin faites en ligne?
Les évaluations en ligne facilitent le choix d’un téléphone, d’une voiture ou d’un lave-vaisselle, mais sont-elles aussi utiles pour choisir un médecin ou en savoir plus sur celui qui nous soigne? Pas toujours, selon une étude de l’université du Texas à Dallas, axée sur le traitement des maladies chroniques.

Le patient qui souffre d’un trouble curable – une infection de la gorge qui se soigne avec un antibiotique, par exemple – sait assez vite si le traitement a réussi et aura tendance à donner une bonne note au médecin en ligne. Pour ceux qui ont un problème qu’on ne peut pas guérir, mais seulement stabiliser, comme le diabète, l’asthme ou la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), les preuves de la compétence d’un médecin sont moins évidentes.

Comme on pouvait s’y attendre, les sujets atteints de MPOC que les chercheurs ont suivis pendant 10 ans n’ont pas attribué à leurs divers médecins autant d’étoiles que ceux-ci n’en méritaient selon des critères de soins plus objectifs, comme la proportion de patients ayant souffert de complications ou ayant dû aller aux urgences.

Une partie de l’information relevée dans les commentaires laissés en ligne peut être fiable – l’empathie du médecin, la propreté du cabinet, par exemple. Et elle a son importance. Mais s’agissant du succès du traitement d’une maladie chronique, on ne doit pas accorder trop de crédit à ce qu’on trouve sur internet.

De bons os sans manger de viande.
Même si on peut obtenir tous les nutriments nécessaires sans manger de viande ou de laitage, une étude britannique a constaté que les végétariens – et surtout les végétaliens – risquaient bien plus de se fracturer le bassin. Veillez à inclure régulièrement dans vos menus des protéines et du calcium, deux nutriments essentiels à la santé des os et présents dans certains végétaux comme les haricots, les lentilles, le brocoli et le chou.

Benny&Co: nouveau concept, nouvelles succursales en ville.

Le nouveau concept propose un design plus urbain dans un espace plus restreint, mais tout aussi fonctionnel. Une décoration qui nous fait davantage penser à un bistro, contrairement au modèle précédant, qui convenait surtout aux grands espaces en banlieue. Depuis le 19 avril la toute nouvelle succursale du Benny&Co. Ville-Marie située sur le boulevard Robert-Bourassa – et la première à présenter ce nouveau concept – offre le service au comptoir et le service de livraison. Suivra au cours de l’été 2021 l’ouverture de deux autres restaurants: le Benny&Co. situé sur la rue Beaubien dans le quartier Rosemont et un autre sur la rue St-Jacques dans le Vieux-Montréal.

«Refléter l’identité de Benny&Co. dans un espace plus petit, tout en améliorant l’ambiance et l’expérience client en salle à manger représentait tout un défi que nous avons su relever. C’est une adaptation importante de notre modèle d’affaires qui nous ouvre la porte à de nouvelles opportunités», ont indiqué Nicolas Filiatrault et Jean-Christophe Benny, respectivement vice-président Finances et administration et directeur Développement des marchés de Benny&Co.

Benny&Co et leurs photos sur le mur.

On connaît la spécialité de l’entreprise – la technique exclusive de cuisson lente du poulet rôti, mise au point par le cofondateur Gilles Benny – qui a fait la renommée de la marque depuis 1960. Les choses ont énormément évolué depuis la toute première rôtisserie, située à côté de la maison familiale. Mais le lien fort qui unit la famille continue à faire durer la marque depuis trois générations (et bientôt quatre avec les petits enfants – dont certains ont déjà 15 ou 16 ans, qui commencent à travailler pour l’entreprise).

La rôtisserie est toujours conçu pour recevoir les familles, mais aussi les gens d’affaires en plus de favoriser la vie de quartier. La décoration est épurée et donne envie de s’installer aux tables pour passer un bon moment avec des amis ou en famille. Mais pour manger dans l’une de leurs succursales urbaines et réinventées, il faudra attendre les nouvelles directives gouvernementales relatives à la pandémie. Toutefois, on peut commander son repas et passer le prendre ou se le faire livrer. D’ailleurs, la pandémie, qui leur a donné un peu de temps supplémentaire, aura permis à l’entreprise de réfléchir au projet, de réviser leurs plans et d’aller plus loin dans le déploient du projet pour finalement concrétiser un concept d’avenir qui s’étend à toute la chaîne Benny&Co. Plutôt que le simple concept des restaurants urbains qui était prévu au départ.

Le menu de Benny&Co.
«Notre collaboration avec nos partenaires locaux se poursuit tant au chapitre de la conception que sur le plan de l’approvisionnement. Notre menu demeure le même, mais proposera une nouvelle présentation des plats en salle à manger. Nous l’appelons notre service confortable, c’est-à-dire que le client choisit de commander au comptoir ou à la table grâce à son téléphone intelligent, puis un serveur assurera le service. Nous avons très hâte à la réouverture des salles à manger pour faire découvrir cette toute nouvelle expérience à notre clientèle», a ajouté Marc-Antoine Benny, vice-président Approvisionnement de Benny&Co.

En plus des deux autres restaurants qui ouvriront prochainement à Montréal, de nouveaux restaurants verront le jour à Drummondville, Magog et Terrebonne en 2021.

Mieux gérer le diabète de type 1 avec un lecteur de glycémie en continu.
Au lieu de se piquer régulièrement un doigt, certains diabétiques de type 1 emploient un lecteur de glycémie en continu (LGC). Grâce à un petit capteur implanté sous la peau, cet appareil mesure la glycémie en continu, et son afficheur alerte le porteur quand le résultat sort de la normale. Dans le cadre d’une étude suédoise, les patients qu’on a équipés d’un LGC ont réussi à abaisser leur glycémie moyenne – sans tomber trop bas plus souvent. La plupart ont aussi trouvé le LGC plus supportable que la solution de rechange. Ces appareils sont très répandus en Suède, mais pas partout en Europe ou en Amérique du Nord. Cette étude pourrait toutefois changer la donne en persuadant les régimes d’assurance publics et privés de mieux financer les LGC.

Les bienfaits étonnants du jardinage pour la santé.
Du bon air, des efforts mesurés, un beau décor, des légumes succulents et nutritifs: faire son jardin a beaucoup d’avantages. Une étude sur les Américains qui vivent en ville ou en banlieue a démontré que jardiner remonte autant le moral que marcher ou faire du vélo.

Comment s’entraîner en travaillant grâce aux microséances d’exercice?
Les nouvelles Lignes directrices 2020 de l’Organisation mondiale de la santé sur l’activité physique et la sédentarité s’illustrent surtout par ce qu’elles ne contiennent pas (ou plus): la durée minimale d’une séance d’exercice.

Comme les précédentes, ces lignes directrices reconnaissent l’importance d’une activité régulière pour le bien-être physique et mental. Les lignes directrices recommandent de se fixer un objectif de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée (comme la marche rapide) ou de 75 à 150 minutes par semaine d’activité intense (comme la course) ou une combinaison des deux.

Il n’est plus nécessaire que l’activité soit effectuée par tranches de 10 minutes minimum.

Mon groupe de recherche étudie le rôle de l’activité physique régulière sur la santé et le développement de maladies. Nos recherches indiquent que les bienfaits de l’activité physique pour la santé et la forme commencent dès les premières étapes de la mise en mouvement. Ces bienfaits continuent de s’accumuler de manière linéaire jusqu’à 300 à 400 minutes par semaine d’activité modérée. Au-delà, ils continuent à se manifester, mais à un rythme réduit.

La modification des lignes directrices de l’OMS fait suite à la deuxième édition des Physical Activity Guidelines for Americans, qui ont supprimé cette exigence minimale en 2018. Ce changement a été effectué parce qu’il n’y a pas de preuve que faire de l’exercice pendant au moins 10 minutes est mieux que des séances de courte durée.

C’est une excellente nouvelle pour les personnes qui ont du mal à s’adapter à l’exercice physique, et très à propos compte tenu des défis que la pandémie engendre dans la gestion des activités quotidiennes de nombreuses personnes. Par exemple, les gens marchent moins. Le nombre de pas moyen quotidien a diminué de 50% depuis le début de la pandémie de Covid-19.

N’hésitez pas à marcher dans votre quartier, car explorer améliore l’humeur, même si vous n’allez pas loin.

Faire de l’exercice physique tout au long de la journée pour s’entraîner en travaillant.

Faire de l’exercice physique tout au long de la journée

Ces lignes directrices sont appuyées par des recherches sur ce que l’on appelle le snacks training, ou microséances d’entraînement, c’est-à-dire de courtes périodes d’activité réparties tout au long de la journée. La recherche sur l’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) a permis de développer ce principe de séances répétées d’exercice à haute intensité entrecoupées d’un repos actif (exercice à faible intensité, généralement de la même activité). Entre l’échauffement et la récupération, une séance complète d’entraînement par intervalles à haute intensité peut durer de 20 à 30 minutes.

Les microséances diffèrent du HIIT tant par la durée de l’activité que par le temps qui s’écoule entre les deux. Alors que les séances d’intervalles dans un HIIT peuvent durer de 30 secondes à quatre minutes, elles sont réduites à 20 secondes dans une microséance.

Le télétravail entraîne plus de maux de dos: testez ces postures de yoga contre les douleurs lombaires.

S’adapter à votre routine quotidienne pour s’entraîner en travaillant.

S’adapter à votre routine quotidienne

Le principe des microséances n’est pas nouveau, bien que la recherche et le terme le soient. Si vous avez déjà été assis devant votre ordinateur ou devant la télévision et que vous avez eu soudainement envie de vous lever et de marcher ou de vous étirer, vous avez pris un «snack» d’exercice.

Ce besoin de séparation entre le corps et le cerveau est répandu chez de nombreux auteurs. Dan Brown, auteur de The Da Vinci Code, consacre une minute par heure d’écriture à faire des pompes et des redressements assis. Et pourquoi pas? De courtes séances d’exercice donnent un regain d’énergie et améliorer votre productivité.

Ce qui différencie ce type d’exercice de la simple position debout, des étirements ou d’une marche vers la cuisine, c’est l’augmentation de votre rythme cardiaque et respiratoire. Et vous n’avez pas à vous soucier de votre tenue. Bouger pendant une à deux minutes n’est pas suffisant pour vous faire transpirer. Il est donc facile de faire des microséances en portant ses vêtements de tous les jours.

Parmi les activités que vous pouvez pratiquer, citons la montée des escaliers, le jogging sur place, les sauts et les burpees. Vous pouvez même faire une marche rapide ou un jogging dans le quartier. Si vous avez un vélo stationnaire ou une machine à ramer, il suffit de les utiliser pendant une minute environ.

Si vous avez plus de temps, vous pouvez suivre le plan d’entraînement de 11 minutes de l’Aviation royale du Canada. Mis au point en 1959, ce programme peut être suivi à la maison sans aucun équipement (bien qu’il soit conseillé de garder les genoux pliés pendant redressement assis). Des chercheurs ont récemment analysé une version modifiée de ce programme, et l’ont trouvé efficace pour améliorer la condition physique.

L’idéal reste toujours de prévoir une plage d’exercice dans sa journée. Mais les microséances peuvent être un excellent moyen d’intégrer l’activité physique dans une routine quotidienne chargée.

Si vous craignez d’oublier de vous lever de temps en temps, la technologie peut vous aider. Un simple minuteur de cuisinière, l’alarme de votre téléphone, ou une montre pourront vous rappeler de vous lever. Mais le plus efficace est peut-être d’utiliser une application de gestion du temps sur votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone. Certaines de ces applications verrouillent votre appareil pendant une période déterminée, vous donnant ainsi l’impulsion nécessaire pour vous lever et bouger.

Scott Lear écrit le blogue hebdomadaire Feel Health with Dr. Scott Lear.

Scott Lear, Professeur de sciences de la santé, Simon Fraser University

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.