Comment vivre avec les allergies et intolérances alimentaires?

Découvrez comment mieux gérer les allergies et intolérances alimentaires au quotidien.

Vivre avec les allergies et les intolérances alimentaires,Shutterstock/ bitt24

Les allergies et intolérances alimentaires

Les statistiques démontrent que 2 à 8 % des enfants et 1 à 2 % des adultes ont une allergie alimentaire avérée. L’allergie met en cause le système immunitaire, tandis que l’intolérance a sa source dans le système gastro-intestinal et se manifeste par une incapacité à
digérer ou à absorber certaines substances.

La médecine n’a pas encore expliqué pourquoi tant de gens souffrent d’allergies, mais l’hérédité y est sûrement pour beaucoup. Deux parents allergiques auront plus souvent des enfants allergiques, encore que les symptômes et les allergènes ne soient pas nécessairement les mêmes. Chez l’enfant, l’allergie alimentaire disparaît souvent pendant la croissance. L’allaitement maternel et la diversification tardive de l’alimentation en diminuent certainement le risque.

L’allergie évolue par étapes:

  • La première fois que le système immunitaire rencontre un allergène, il le prend pour un dangereux envahisseur et commande aux cellules spécialisées de fabriquer des anticorps, les immunoglobulines, pour le combattre. Il n’y a pas de réaction allergique proprement dite lors d’une première exposition ;
  • Si la substance est de nouveau ingérée, les antigènes qui
 ont été programmés pour la combattre entrent aussitôt en action. Dans certains cas, la réponse n’entraîne pas de symptômes visibles, mais tout est en place pour une éventuelle réaction antigène-anticorps, et donc une réponse allergique.

Vivre avec ses allergies et intolérances alimentaires

Une fois les allergènes identifiés, les éliminer de son alimentation résout le problème. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, car certains des allergènes les plus courants sont des ingrédients cachés de bon nombre d’aliments transformés. Par ailleurs, beaucoup d’aliments ont des parentés chimiques. Ainsi, une personne allergique aux citrons pourrait aussi l’être aux oranges et aux autres agrumes. Dans certains cas, le vrai coupable est peut-être un contaminant ou une substance qui se retrouve accidentellement dans l’aliment.

Les symptômes courants des allergies et intolérances alimentaires

L’allergie alimentaire peut avoir de nombreux symptômes :

  • nausées
  • vomissements
  • diarrhée
  • constipation
  • indigestion
  • migraine
  • urticaire
  • démangeaisons
  • essoufflement
  • crises d’asthme
  • et, dans les cas graves, œdème généralisé de la peau et des muqueuses

L’œdème de la bouche et de la gorge peut se révéler fatal, car il empêche le passage de l’air vers les poumons. Dans les cas extrêmes, il peut se produire un choc anaphylactique qui paralyse les systèmes respiratoire et circulatoire. En général, les allergènes déclenchent toujours les mêmes symptômes, mais leur degré d’intensité varie en fonction de nombreux facteurs, notamment la quantité d’aliments ingérée et son mode de préparation : certaines personnes supporteront de petites quantités sans problème, d’autres réagiront à la moindre trace.

L’identification des allergènes

Certains allergènes sont facilement identifiables, car les symptômes se manifestent dès l’ingestion de l’aliment. Les allergènes les plus fréquents chez le jeune enfant sont l’œuf, le lait, les arachides, le poisson et le soja (environ 85 % des enfants grands et chez l’adulte, les fruits de mer, les arachides et le kiwi sont les plus susceptibles de provoquer des réactions allergiques. Beaucoup de gens éprouvent des allergies mineures à divers fruits et légumes. La cuisson diminue souvent le potentiel allergène des aliments, les protéines en cause étant décomposées par la chaleur. Cette règle a des exceptions : par exemple, griller les arachides augmente leur allergénicité.

Les allergènes ne sont pas toujours faciles à identifier. Dans certains cas, il faut noter l’heure et le menu de tous les repas, y compris les collations, pour les relier à l’apparition des premiers symptômes. Au bout d’une semaine ou deux, on est en mesure d’éliminer quelques aliments suspects. Si les symptômes disparaissent, on réintroduit les aliments en cause un par un, sur une semaine à chaque fois, ce qui permet une contre-expertise.

Le plan d’accueil individuel (PAI)

Un enfant allergique à un aliment courant ne peut pas manger ce qui est au menu de la cafétéria scolaire. Il doit bénéficier, en accord avec le médecin scolaire, d’un plan d’accueil individualisé (PAI) qui permet à ses parents de fournir le repas qu’il prendra à table avec ses amis.

Les tests d’allergies

Dans les cas plus complexes, il faut recourir à un ou plusieurs tests d’allergie. Les plus courants sont les suivants:

  • Tests cutanés: Ils consistent à scarifier la peau pour permettre à une petite quantité de divers allergènes de pénétrer. L’apparition d’une irritation ou d’un œdème sur le site indique généralement une réaction allergique.
  • Test sanguin RAST (radioallergosorbent test): On prélève un peu de sang du patient et on le mélange avec des extraits d’aliments pour vérifier la présence d’anticorps. Ce test est recommandé chez les patients dont la peau réagit vivement aux tests cutanés.
  • Régime d’exclusion: Il consiste à éliminer les aliments le plus souvent incriminés pendant 7 à 10 jours. Si, passé ce délai, l’allergie se manifeste encore, c’est qu’elle trouve son origine ailleurs. Les manifestations d’allergie ayant cessé, on introduit alors une très faible quantité de l’aliment soupçonné d’être responsable de la réaction allergique, pour voir si celle-ci se déclenche. Ces tests, qui ne sont pas sans risques, doivent se faire sous étroite surveillance médicale.

Les allergènes cachés

Avec une allergie alimentaire, on peut éprouver des réactions allergiques en consommant des aliments sûrs. Pourquoi ?

  • L’aliment sûr peut avoir été contaminé en cours de manipulation
  • L’étiquetage peut induire en erreur, par exemple avec la mention « émulsifiant » au lieu de « œufs »
  • Certains ingrédients ont pu être remplacés par d’autres, comme de l’huile d’arachide à la place de l’huile de colza

Ce qu’il faut faire:

  • Toujours bien lire la composition
  • Être vigilant au 
restaurant ou en
visite
  • Ne pas avoir
 peur de poser
 des questions 
concernant 
les ingrédients
  • Éviter 
les aliments 
transformés
  • Porter sur soi
 de l’adrénaline
 auto-injectable
 en cas 
d’urgence

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