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Compassion et empathie: 10 gestes à connaître

Le mot compassion vient du latin «cum patior» signifiant «souffrir avec». Ce serait donc l’aptitude de percevoir la douleur, le mal-être et la souffrance des autres. Trop souvent, la compassion est vue un peu négativement, comme un apitoiement, mais loin d’être un repli sur soi (et ses malheurs), la compassion appelle une ouverture bienfaisante.

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Nommer et mieux définir ses émotionsHave a nice day Photo/Shutterstock

Nommer et mieux définir ses émotions

La compassion est riche en retombées psychologiques. Vous serez plus heureux si vous êtes capable d’en faire preuve. Et du coup, ceux que vous envelopperez de votre attention sincère le seront aussi. Pour être capable de faire preuve de compassion, vous devez être en paix avec vos émotions, toutes vos émotions! Celles qui sont plus faciles à vivre (la joie, le bonheur, etc.) et celles qui écorchent un peu le cœur et l’âme (la colère, la tristesse, la déception, etc.). Tenir un journal intime peut être une façon de vous autoriser à vivre vos émotions. Les décrire vous aide à mieux les accepter sans les refouler. Si vous avez de la difficulté à vivre ou même à nommer vos émotions, trouvez un moyen de les exprimer qui VOUS convient. Peut-être par le coloriage? Apprenez-en plus sur les bienfaits de cette art-thérapie. L’important est de parvenir à être bien avec les émotions qui vous animent. Un processus à débuter… doucement!

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Se planter les pieds dans le présentOlena Yakobchuk/Shutterstock

Se planter les pieds dans le présent

Impossible d’être près de ses émotions si vous ne vivez pas les deux pieds dans le présent. Ce n’est que par un état de pleine conscience que vous y parviendrez. N’ayez pas peur du terme « pleine conscience », vous n’avez pas à être constamment dans un état méditatif. Être davantage dans le moment présent est l’exercice de ramener votre esprit à « ici, maintenant ». Quand vous vous apercevez que vous naviguez sur les flots du passé ou que vous êtes en train de vous projeter dans un futur proche ou lointain, raccrochez votre mental à une sensation (ce que vous sentez, ressentez, entendez, goûtez, voyez, etc.). Ainsi, vous reviendrez vous enraciner dans ce petit moment présent. Plus vous le ferez, plus vous pratiquez la « pleine conscience ». Vous vous concentrerez à vivre ce qui se passe présentement.

Commencez par appliquer ces idées pour manger en plein conscience.

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Observer plus, parler moinsWilliam Perugini/Shutterstock

Observer plus, parler moins

Être compatissant, c’est être capable d’observer véritablement ce qui se passe autour de vous. Pour être plus attentif aux autres et à ce qu’ils vivent, cela exigera peut-être que vous observiez davantage… ce qui implique, parfois, de parler moins. Pratiquez-vous souvent à déceler les émotions chez les autres. Dans une file à l’épicerie, au restaurant ou même en voiture, ouvrez l’œil. Êtes-vous capable de reconnaître les émotions chez des inconnus? Vous deviendrez plus attentif aux signes et aux gestes associés à diverses émotions. Avec vos proches, faites la même chose. Vous pourrez ensuite aller vers eux en nommant vos observations « Tu fronces les sourcils. Es-tu contrarié? Veux-tu en parler? »

Vérifiez si vous êtres trop empathique.

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Pratiquer une bienveillance envers soiShutterstock

Pratiquer une bienveillance envers soi

Vous devez pratiquer une bienveillance envers vous-même si vous voulez être en mesure de vous ouvrir aux sentiments de ceux qui vous entourent. Vous devez être en paix avec vos émotions, arriver à les vivre sainement, savoir miser sur vos forces sans écraser les autres et à être indulgent avec vos points faibles. Pour y arriver, prenez l’habitude de prendre soin de vous. Vous ne savez pas comment y arriver ou par quoi commencer? Pigez dans ces 20 idées pour vous dorloter et être autocompatissant.

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Être ouvertKokulina/Shutterstock

Être ouvert

Dans la vie quotidienne, vous êtes habitué à gérer, prévoir, contrôler et planifier. Des termes liés à la notion de productivité et d’efficacité. Quand on vient à parler de compassion, vous devez laisser tomber cet esprit de gestion et démontrer une plus grande souplesse. Les émotions ne se contrôlent pas. Vous ne pouvez pas planifier quand elles vous tomberont dessus et – en prime – elles ne viennent pas avec une durée prédéterminée à l’avance. Cette perte de contrôle peut être déstabilisante, mais vous devez y faire face. Vous apprendrez. Si vous essayerez de repousser vos émotions, elles ne vous épargneront pas. Elles restent collées dans votre esprit quand même. En apprenant à vivre mieux avec elles, vous développerez, à la longue, des astuces pour les désamorcer. Vous pourrez même aider les autres à mieux vivre les leurs… peu importe quand elles surviendront.

Suivez ces conseils éprouvés pour mettre du calme dans votre vie.

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Miser sur les points communsJacob Lund/Shutterstock

Miser sur les points communs

La compassion est une faculté de ressentir ce que les autres vivent et être là avec eux pendant la traversée de leurs émotions. Un exercice simple peut être mis en pratique pour vous aider à mieux vous connecter aux autres. Misez sur ce qui vous relie à une personne pour éprouver de la compassion envers ce qu’elle vit, même si sa situation n’est pas totalement identique à la vôtre. Essayez avec une formule telle que « Comme moi, cette personne cherche un sens à sa vie/désire ce qu’il y a de mieux/essaie d’exprimer ses émotions/travaille pour son bonheur. » En voyant une similitude dans le but recherché, vous établissez déjà un contact avec ce que vit l’autre même si vous n’avez pas vécu exactement la même chose que lui.

Adoptez ces règles de communication avec votre partenaire.

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Jeune homme assis auprès d'une femme.Shutterstock

Aller vers les autres

Plus vous serez à l’aise avec vos émotions, moins vous craindrez celles des autres. Ce que vivent les autres ne vous fera plus peur. Vous serez assez solide intérieurement pour épauler vos proches sans vous laisser envahir par ce qu’ils vivent. Personne ne vous demande de prendre la vie de l’autre en charge ou de trouver des solutions à sa place, votre rôle est de l’accompagner. Évitez les formules vides comme « Je te comprends » et essayez de nommer son émotion (« Je sens que tu es en colère. Tu en as le droit. ») pour que l’autre ressente qu’il peut vous en parler sans craindre votre réaction. Aussi, rappelez-vous que vous pouvez apprendre au contact de la réalité et des émotions des autres. Voyez des chances de grandir dans toutes les occasions.

Votre partenaire souffre d’anxiété? Essayez ces moyens simples de l’aider.

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Poser des gestesWAYHOME studio/Shutterstock

Poser des gestes

Agir ne veut pas dire tout faire à la place de l’autre. Tout d’abord, vous pouvez accompagner vos paroles de gestes tendres et apaisants si vous sentez que l’autre sera à l’aise. Vous pouvez prendre la main de la personne, déposer la vôtre sur son bras, faire un câlin, etc. Vous pouvez aussi offrir votre aide à cette personne sans chercher à vous imposer. Souvent, ce dont ont besoin nos proches est davantage de quelqu’un prêt à tout écouter, sans porter de jugement. Résistez à l’envie de seulement « faire » quelque chose sans « être » véritablement là pour l’écouter ou le soutenir.

Posez ces gestes pour exprimer votre affection à vos proches.

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Ralentir pour réfléchirA. and I. Kruk/Shutterstock

Ralentir pour réfléchir

Personne ne peut être compatissant et ouvert aux émotions des autres (et même des siennes) s’il vit toujours à 100 km/h. Vous avez besoin de pauses pour vous déposer et réduire votre stress. Autrement, vous roulez sur une pile de secours. Du coup, quand vous êtes tendus, toutes vos émotions s’entremêlent ou s’intensifient. Le stress gruge de l’espace en vous. Il vous crispe et crée des tensions. Si vous ne le réduisez pas, vous n’arriverez pas à avoir la souplesse intérieure nécessaire pour prendre soin ni de vous ni des autres. Puisez dans ces astuces pour soulager votre stress et trouver un calme intérieur.

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Faire des bilansmimagephotography/Shutterstock

Faire des bilans

Pour développer votre compassion, il est important que vous soyez conscient de votre propre progression. Faites un bilan, chaque soir, de votre journée en observant vos réactions et vos actions. Soyez indulgent. Voyez comment le perfectionnisme vous gâche la vie. Vous ne pouvez pas tout savoir ou tout faire. Ne soyez pas dur envers vous-même. Acceptez d’apprendre et cherchez des informations nouvelles. C’est en ouvrant vos horizons, en remettant en question vos pensées comme vos actions et en élargissant vos connaissances que vous cheminerez sur ce nouveau chemin. Certains pourraient aussi être guidés par une affirmation positive incitant à l’ouverture et à la bienveillance réciter au lever. L’important est de trouver différentes façons d’approfondir votre compassion dans une optique qui vous fait sens pour vous.