5 édulcorants à utiliser avec modération

Les édulcorants sont utilisés pour réduire les calories et la consommation de sucre. Par contre, il vaut mieux en consommer en petites quantités.

Les édulcorants sont à consommer avec modérationShutterstock/Cristi Kerekes

Édulcorants à consommer modérément

Les édulcorants sont couramment utilisés pour réduire les calories et la consommation de sucre. En petites quantités, car ils sont beaucoup plus sucrés que le sucre raffiné, ils rehaussent le goût des aliments de la même façon que le sucre ou le miel. Les diabétiques ont recours aux édulcorants parce qu’ils n’apportent pas de glucides. On en trouve sous diverses formes, en comprimés, en poudre et aussi associés à du sucre.

  1. La saccharine, à 
l’origine vendue en pharmacie, est le plus ancien édulcorant sur le marché. 
Avec aucune calorie, elle a un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à
 celui du sucre, mais un léger arrière-goût amer. Outre son emploi dans les boissons et aliments, elle supporte bien la chaleur et peut donc être utilisée en cuisine et 
en pâtisserie. Elle a été soupçonnée de toxicité et accusée d’augmenter l’incidence du cancer, mais aucune étude scientifique n’en a apporté la preuve formelle. Les produits contenant de la saccharine portent la mention « à consommer avec modération chez la femme enceinte » du fait du passage
de cette substance à travers le placenta.
  2. L’aspartame, commercialisé à l’origine sous 
la marque Canderel, se compose de deux acides aminés, la phénylalanine et l’acide aspartique.
 À poids égal, il renferme autant de calories que le sucre, mais parce qu’il est 200 fois plus sucrant, on l’utilise en quantités infimes. Comme l’aspartame perd son pouvoir édulcorant sous l’effet de la chaleur et au contact de certains acides, on ne peut l’utiliser pour la cuisson 
des aliments ; on le trouve dans les boissons gazeuses, les bonbons et les desserts. Des études ont rapporté qu’il pouvait causer des céphalées et des crises épileptiques, mais la plupart des gens le supportent bien. À cause de la phénylalanine qu’il contient, il ne doit pas être consommé par ceux qui souffrent de phénylcétonurie
  3. L’acésulfame K (ou acésulfame de potassium), avec un pouvoir sucrant 200 fois plus élevé
que celui du sucre, n’est pas décomposé par l’organisme et ne fournit donc aucune calorie. Extrêmement stable à des températures élevées, cet édulcorant est parfait pour la pâtisserie. Il est utilisé dans des yogourts allégés, boissons légères, biscuits, gâteaux, bonbons et chewing-gums, en association avec l’aspartame. Les personnes qui suivent un régime à potassium réduit ou qui sont allergiques aux sulfamides  et aux antibiotiques devraient consulter leur  médecin avant de prendre de l’acésulfame K.
  4. Les cyclamates possèdent un pouvoir sucrant valant 30 fois celui du sucre. Ils sont sans arrière-goût.
  5. Les polyols forment une catégorie distincte.
 Ce sont des « sucres alcool » tirés des plantes : emannitol, xylitol, sorbitol, lactitol, sirop de glucose hydrogéné. Leur pouvoir sucrant est plus faible que celui du sucre. Peu fermentés par la flore buccale, ils n’entraînent pas la formation d’acides et ne provoquent pas de caries. C’est pourquoi on les utilise dans les confiseries et les chewing-gums. Ces édulcorants sont classés parmi les glucides, mais étant faiblement absorbés par l’intestin grêle, ils sont moins caloriques que le sucre. Provoquant un appel d’eau dans l’intestin, les polyols peuvent être responsables de diarrhée et, comme ils ne traversent pas tous la barrière intestinale, 
certains fermentent dans le côlon, entraînant
des flatulences. Une consommation excessive peut causer des troubles digestifs, tels des ballonnements et de la diarrhée, et aggraver les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Pour cette raison, l’étiquetage des produits contenant des polyols comporte les recommandations suivantes :
« Ne pas donner aux enfants de moins
de 3 ans » et « Une consommation journalière excessive peut entraîner des troubles gastro- intestinaux sans gravité ».

Surveillez votre dose quotidienne d’édulcorant

Avant de recevoir l’autorisation de mise sur le marché, les édulcorants doivent avoir prouvé leur innocuité. La dose journalière admissible (DJA) représente la quantité moyenne quotidienne pouvant être consommée pendant toute la vie sans risque. La DJA est calculée en fonction du poids corporel, avec une large marge de sécurité. Bien que les édulcorants soient inoffensifs et leurs avantages reconnus, en particulier pour les diabétiques, il vaut mieux les utiliser prudemment.

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