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Le mal le dos : les causes et des solutions

Le mal de dos, l’un des maux du siècle ? Avec le nombre d’heures passées sur une chaise, qui augmentent à chaque année, tant au travail et à la maison, le nombre de personnes se plaignant de malaises au dos hausse parallèlement. Mais qu’est-ce qui cause concrètement le mal de dos et que peut-il être fait afin de le soulager ?

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Les problèmes de dos courants

Les problèmes de dos courants

On estime qu’environ 6 Canadiens sur 10 souffrent de mal de dos à des degrés divers. Dans bien des cas, la cause précise de la douleur n’est pas identifiée. Les médecins connaissent bien les mécanismes à l’origine des problèmes de dos, mais il est souvent difficile de déterminer avec précision la source de la douleur. 

Aussi désagréables soient-elles, les crises douloureuses sont en général bénignes et disparaissent sans qu’il soit nécessaire d’engager un traitement. Dans la plupart des cas, les symptômes sont en effet dus à un manque de tonus musculaire, à des tensions, des spasmes ou un froissement au niveau des muscles, des ligaments ou des tendons. Reste qu’une douleur dorsale peut aussi révéler un problème plus grave. 

Afin de renforcer votre état de bien-être, il peut être pertinent de se pencher sur les informations et les conseils qui suivent afin d’avoir une vision plus globale du mal de dos. De ce qui peut l’affecter, le fragiliser et de ce qui peut être fait afin de préserver sa santé

Une douleur dorsale associée à l’un des symptômes mentionnés ci-dessous peut révéler un problème grave.
* Fièvre inexpliquée avec douleur dorsale. I Perte de contrôle des intestins ou de la vessie.
* Douleur dorsale suite à une chute ou un coup violent.
* Rougeur ou grosseur sur la colonne.
* Douleur se diffusant dans les jambes ; sensation de faiblesse ou d’engourdissement dans les fesses, les jambes ou le bassin.
* Sensation de brûlure lors de la miction ou présence de sang dans les urines.
* Douleur qui empêche de dormir la nuit ou s’intensifie en position allongée.
* Douleur générale ou ponctuelle très aiguë. 

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Les médecines douces pour le dos

Les médecines douces pour le dos

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous tourner vers les thérapies alternatives, dont les bénéfices sont désormais, pour quelques-unes d’entre elles, reconnus par la médecine classique. Certaines de ces thérapies, comme l’ostéopathie, sont d’ailleurs très largement sollicitées. 

Si les méthodes varient, les médecines douces s’inscrivent en général dans une approche globale. Elles abordent les problèmes à la fois sur le plan mental, psychologique et physique, et se révèlent souvent utiles pour remédier aux troubles musculosquelettiques persistants, comme le mal de dos. Voici certaines méthodes pouvant donner de bons résultats. 

Quelles questions poser à votre thérapeute ?
Posez les questions suivantes au thérapeute de votre choix : 

* Êtes-vous membre de l’ordre ou de l’association des spécialistes de votre discipline en qualité de thérapeute diplômé ?
* Avez-vous l’habitude de traiter des problèmes comme le mien ?
* Le traitement comporte-t-il un risque quelconque ?
* La thérapie risque-t-elle d’interférer avec d’autres traitements ou médicaments ? Combien de temps dure le traitement ?
* Combien de séances sont nécessaires ? Quel tarif appliquez-vous ?
* Êtes-vous couvert par une assurance privée et professionnelle ?

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L'acupuncture

L’acupuncture

Cette méthode chinoise traditionnelle consiste à insérer de fines aiguilles en certains points du corps afin de stimuler la circulation de l’énergie, le qi ou chi. Cette thérapie aurait un effet contre la douleur, ce que corroborent plusieurs études : le scanner cérébral a démontré qu’un tel traitement active les régions du cerveau qui produisent les substances naturelles soulageant la douleur. 

L’effet reste cependant limité à quelques heures, voire quelques jours après une séance. L’acupuncture peut aussi stimuler le système nerveux et la circulation du sang. Les traitements chez un acupuncteur sont couverts par de nombreuses assurances privées ou de groupe. Adressez-vous à votre médecin de famille pour obtenir les coordonnées d’un praticien qualifié dans votre région. 

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Le shiatsu

Le shiatsu

Le shiatsu est une technique de massage d’origine japonaise ayant pour objectif la stimulation de la circulation des « énergies » à travers le corps. Le mot shiatsu signifie « pression des doigts », même si les thérapeutes utilisent aussi les paumes, les pouces, les pieds et parfois les genoux pour appliquer une pression régulière sur certains points du corps – les mêmes que les points d’acupuncture. Le shiatsu utilise aussi des techniques d’étirement. Les séances sont parfois très physiques, mais elles procurent indéniablement un tonus et une détente salutaires. Il est difficile d’évaluer toutes les vertus qu’on prête au shiatsu. Cela dit, la technique possède des effets relaxants et analgésiques. Elle serait donc efficace pour soulager les tensions musculaires dans le cou et le dos. 

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La réflexologie

La réflexologie

Il s’agit d’une méthode ancienne de stimulation des points réflexes du pied par massage. À chacun de ces points réflexes correspondraient des fonctions et des organes spécifiques. Une pression permettrait de soulager les tensions, de stimuler la circulation et de venir à bout des blocages énergétiques qui jalonnent les circuits nerveux vers certaines parties du corps, comme la colonne vertébrale ou le nerf sciatique. 

Cependant, rares sont les études qui permettent d’étayer les vertus thérapeutiques que d’aucuns prêtent à la réflexologie, et certains médecins restent sceptiques quant aux bienfaits globaux de cette médecine douce. 

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La chiropratique et l'ostéopathie ISTOCK

La chiropratique et l’ostéopathie

Dignes héritières des pratiques des rebouteux d’antan, ces méthodes fondées sur des manipulations manuelles gardent, aujourd’hui encore, des techniques et approches communes. L’ostéopathie utilise les manipulations, les massages et les étirements pour rectifier l’alignement et restaurer la fonctionnalité des os, des muscles et des articulations dans l’ensemble du corps. La chiropratique se concentre davantage sur la colonne. 

A priori, ces thérapies recèlent un potentiel précieux pour le traitement de nombre de troubles musculosquelettiques. 

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La technique Alexander

La technique Alexander

Elle consiste en un ensemble d’exercices posturaux créés au début du XXe siècle par un acteur du nom de Frederick Matthias Alexander. Il s’était aperçu qu’en améliorant sa posture, il parvenait à donner de la puissance à sa voix et à réduire les tensions cervicales. Il mit au point un programme d’exercices destinés à rectifier les positions du corps, qu’il soit debout, assis ou en action. 

La méthode Alexander est fondée sur la pratique et la répétition de mouvements et de postures spécifiques. Les entraîneurs enseignent cette pratique oralement, par le toucher et la pression de la main, pour guider les élèves en fonction des points forts naturels de leur corps. La technique Alexander est particulièrement conseillée pour la prévention. 

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La méthode Pilates

La méthode Pilates

Développée au début du XXe siècle par un athlète du nom de Joseph Pilates, cette thérapie par la culture physique est fondée sur des exercices de résistance et de contrôle visant à étirer et renforcer les muscles et les articulations. Adaptés aux mécanismes naturels du corps, les mouvements permettent d’améliorer la posture et la respiration, tout en libérant les tensions. Certains entraîneurs utilisent des appareils spécialement conçus pour la méthode Pilates.

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Le froissement des muscles, tendons et ligaments

Le froissement des muscles, tendons et ligaments

La cause la plus fréquente de douleur dorsale demeure une lésion sans gravité des tissus mous, telle l’élongation d’un muscle ou d’un tendon, ou le claquage d’un ligament. La plupart de ces lésions se produisent à l’occasion d’une activité de la vie courante. S’assoupir dans un fauteuil peut infliger aux muscles et aux ligaments une tension à l’origine d’une petite lésion. Le bas du dos, notamment, est sujet aux froissements musculaires, puisqu’il est le pivot sur lequel nous faisons bouger tout le haut du corps. 

En cas d’élongation ou de déchirement des muscles ou des ligaments, les tissus enflent, provoquant une douleur, une sensibilité ou une raideur. La douleur peut se manifester immédiatement ou s’intensifier au fil des jours. Un muscle blessé peut aussi se « nouer » et être pris de spasmes. Il s’agit là d’une réponse normale à la lésion ; mais, si les spasmes permettent de fait d’immobiliser la zone douloureuse et, par conséquent, de limiter les dégâts, ils peuvent être extrêmement douloureux. La réaction se répercutant sur les muscles voisins, un spasme localisé peut alors provoquer des douleurs et des tensions dans une vaste région du dos, ce qui complique le problème. 

La majorité des froissements des muscles, tendons et ligaments s’apaisent en quelques semaines. Des analgésiques ou des traitements par thermothérapie, avec des bains ou des sachets chauffants, aident à soulager la douleur. 

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Les problèmes articulaires

Les problèmes articulaires

Chacun des 26 os qui constituent la colonne est relié à ses voisins par trois articulations distinctes : le dos renferme de multiples points d’usure et de friction. 

Arthrose
Maladie articulaire dégénérative, l’arthrose – également appelée spondylarthrose ou spondylose lorsqu’elle touche la colonne vertébrale – se manifeste par une lente détérioration ainsi qu’un amincissement progressif du cartilage articulaire. Elle peut toucher n’importe quel endroit de la colonne, mais les lombaires et les cervicales sont les plus vulnérables, puisque le cou et le bas du dos sont les régions dorsales les plus exposées aux contraintes. 

L’usure du cartilage réduisant l’espace articulaire, des frictions intervertébrales surviennent, provoquant inflammations, douleurs, raideurs et gonflements. Il arrive que l’organisme tente de compenser la disparition du cartilage en développant de petits éperons osseux autour des articulations, qui peuvent comprimer les circuits nerveux et provoquer une sciatique. 

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Les problèmes articulaires (suite)

Les problèmes articulaires (suite)

Spondylarthrose ankylosante
Ce type d’arthrose touche en général les articulations de la colonne, notamment celles qui relient le rachis au bassin. Contrairement à l’arthrose, due avant tout à l’usure, les causes de la spondylarthrose ankylosante ne sont pas bien élucidées, même si l’on soupçonne un facteur génétique. La maladie concerne une personne sur 200. 

Douleur et raideur dans le bas du dos en sont les premiers symptômes. La raideur a tendance à être plus sensible le matin ou après les périodes d’inactivité. La maladie peut se propager lentement vers le haut de la colonne et toucher d’autres articulations. 

Hernie discale
Les disques de la colonne absorbent une grande partie des tensions provoquées par les mouvements de la vie quotidienne. Chacun se compose de deux parties : le noyau mou et gélatineux, et l’anneau fibreux solide qui l’entoure. La hernie discale, également appelée disque hernié ou rompu, se produit lorsque le noyau gélatineux vient à sortir de son enveloppe fibreuse par une déchirure de l’anneau. 

Le disque à proprement parler n’étant quasiment pas innervé, la hernie peut rester indolore, à moins qu’elle ne provoque le pincement d’une racine nerveuse qui, à son tour, se traduit par une douleur irradiée. Si le patient évite de mettre le disque sous pression, la hernie se résorbe d’elle-même, libérant le nerf, et la déchirure dans l’anneau se cicatrise. 

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La fracture de la colonne

La fracture de la colonne

Avec l’âge, les os se décalcifient et deviennent de plus en plus vulnérables à l’ostéoporose. Si cette pathologie peut toucher tous les os, certaines parties, dont les vertèbres, sont particulièrement exposées aux fractures. 

Les fractures rachidiennes sont général dues à une compression vertébrale : des microfractures qui provoquent l’affaissement de la vertèbre. La plupart ont pour origine les tensions de la vie quotidienne ; elles peuvent provoquer des douleurs dorsales. Par la suite, l’effritement de la vertèbre peut induire d’autres problèmes – nerfs pincés, spasmes musculaires, arthrose. 

La fracture rachidienne pouvant apparaître progressivement, nombre de patients ne sont jamais diagnostiqués. En conséquence, si vous êtes âgé de plus de 50 ans et que vous souffrez depuis longtemps de douleurs dorsales, suggérez à votre médecin de vous prescrire une densitométrie osseuse. 

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Les problèmes neurologiques

Les problèmes neurologiques

Les nerfs passent par le rachis pour rejoindre le cerveau. C’est pourquoi une douleur naissant dans une autre partie du corps peut vous sembler venir du dos. On parle alors de douleur irradiée. Parmi les troubles pouvant la provoquer, il y a l’ulcère, les maladies rénales, les kystes ovariens et la pancréatite. À l’inverse, une lésion d’un nerf du rachis ou de la région rachidienne peut provoquer des douleurs ressenties dans d’autres parties du corps.

* Sténose du canal rachidien. Tout rétrécissement du canal rachidien se traduit par une pression sur la moelle épinière, pouvant provoquer engourdissement, faiblesse musculaire, picotements, problèmes d’intestins et de vessie. La douleur peut sembler provenir des fesses, des cuisses ou des mollets. La sténose du canal rachidien peut être due à une anomalie physique de naissance, à une hernie discale ou à l’apparition d’éperons osseux (ou ostéophytes) vers l’intérieur du canal rachidien.

* Sciatique. Le nerf sciatique, qui innerve toute la jambe de haut en bas, est l’un des plus longs de l’organisme. Pincé dans le bas du dos, soit à la suite d’une hernie discale, soit sous la pression d’un éperon osseux, il reste l’une des principales causes de douleur irradiée – les douleurs sciatiques se propagent depuis le bas du dos jusqu’aux orteils. 

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Une visite chez l'ostéopathe ou le chiropraticien

Une visite chez l’ostéopathe ou le chiropraticien

Ostéopathes et chiropraticiens soignent un certain nombre de problèmes musculosquelettiques en manipulant les tissus et les articulations. Si les deux méthodes adoptent à peu près la même approche, les chiropraticiens s’intéressent plus particulièrement à la colonne vertébrale. 

Ostéopathie et chiropratique sont des thérapies complémentaires dont l’efficacité sur les problèmes de dos est reconnue par les professionnels de la médecine classique. Toutefois, elles ne conviennent pas à tout le monde, comme les personnes souffrant de maladies telles que l’ostéoporose grave (polyfracturaire). 

Si vous pensez qu’une visite chez un ostéopathe ou un chiropraticien vous soulagerait, demandez à votre médecin de famille de vous recommander un bon praticien. adressez-vous au Registre des ostéopathes du Québec (www.registre.org) ou à l’Association des chiropraticiens du Québec (www.chiropratique.com). 

Une séance moyenne dure de 20 à 30 minutes. Si le nombre de séances dont vous pourrez avoir besoin varie considérablement selon votre problème, un traitement de deux à dix séances est courant, à raison d’une par semaine environ. 

Première consultation. L’ostéopathe ou le chiropraticien vous examine afin d’identifier
le problème ; il peut prescrire une radiographie ou d’autres examens. Pour déterminer les points faibles et les zones à problème, l’ostéopathe procède aussi par palpation et vérifie votre équilibre postural global. Pour ce faire, il vous demande de vous déshabiller partiellement
et d’exécuter une série de mouvements. 

Manipulation. Le chiropraticien se concentre plus spécifiquement sur le dos et vise avant tout à dégager et à optimiser la mobilité de la colonne vertébrale. L’ostéopathe, pour sa part, manipule les membres, les articulations et les tissus mous de l’ensemble du corps. Aucun de ces traitements ne doit être douloureux, même si certains patients peuvent éprouver quelques effets secondaires, comme une sensibilité musculaire. 

Suivi. Après le massage ou la manipulation, l’ostéopathe ou le chiropraticien vous expliquera comment adopter une meilleure posture et changer vos habitudes de vie, de façon à remédier à votre problème. Le praticien peut aussi vous montrer quelques exercices simples à faire à la maison
pour éviter que le problème resurgisse. Il prend également en compte votre rythme de vie quotidien et peut apaiser les effets du stress ou de l’angoisse. 

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Soulager les symptômes du mal de dos

Soulager les symptômes du mal de dos

Le plus souvent, les douleurs dorsales disparaissent avec le temps. À terme, toutefois, un grand nombre de problèmes resurgissent. Peut-être parce que l’origine immédiate de la douleur n’est que le symptôme d’un vaste problème. 

C’est pourquoi il importe de ne pas négliger les traitements à long terme. L’automédication – repos, thermothérapie ou analgésiques – peut soulager les symptômes dans un premier temps. Mais, si la douleur persiste, il devient nécessaire de suivre un traitement administré par un spécialiste, physiothérapeute ou ostéopathe. 

Premières mesures
Au cours des trois premiers jours, le traitement par le froid peut contribuer à apaiser l’inflammation et le gonflement dus à un froissement. Enveloppez le sachet de glace dans un linge avant l’application plutôt que de le placer directement sur la peau (le froid intense peut brûler l’épiderme) ; limitez l’application à 20 à 30 minutes toutes les deux heures. Une fois que le gonflement initial est résorbé, les traitements par la chaleur, avec bouillotte, bain chaud ou sachet chauffant, aident à apaiser les spasmes musculaires et à neutraliser la sensation de douleur. 

Analgésiques
Les analgésiques comme l’acétaminophène permettent généralement d’apaiser les douleurs dorsales à court terme. Les anti- inflammatoires non stéroïdiens (AINS) s’attaquent également à l’inflammation qui, souvent, va de pair avec les lésions dorsales, les froissements et les troubles arthritiques. Attention, toutefois, car certains AINS, dont l’ibuprofène, sont soupçonnés d’augmenter le risque de crise cardiaque. 

Évitez de prendre des analgésiques trop longtemps. Leur utilisation prolongée risque en effet de vous obliger à augmenter les doses pour parvenir au même résultat. Si vous êtes amené à en utiliser au-delà de quelques jours, consultez un médecin afin d’identifier le problème sous-jacent. 

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Repos et activités

Repos et activités

Hier encore, les médecins recommandaient le repos en position allongée pour soigner tous les problèmes de dos. Certes, cela est important, puisque la position allongée réduit la pression sur la colonne et évite la friction entre les disques et les os enflammés. Toutefois, les médecins admettent aujourd’hui qu’une station prolongée en position allongée est susceptible de ralentir la guérison et d’accroître les risques de résurgence du problème. Si le repos complet reste recommandé durant la phase aiguë (soit un ou deux jours après une lésion) ou durant les crises en cas de problème chronique, il est en général essentiel de redevenir mobile le plus rapidement possible. 

L’activité stimule la circulation, accroît la souplesse et entretient la vigueur des muscles autour de la colonne. Plusieurs études ont démontré que les personnes qui souffrent de douleurs dorsales se rétablissent plus vite, consomment moins d’analgésiques et gardent un meilleur moral si elles reprennent vite leur activité. 

Soutien du dos
Ne portez jamais un corset ou une minerve pendant une période prolongée, sauf si un généraliste ou un spécialiste vous l’a expressément prescrit. L’utilisation à long terme de ces supports empêche de faire fonctionner les muscles, qui commencent rapidement à s’atrophier, augmentant le risque de lésion ultérieure. 

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Les sports et autres activitésISTOCK

Les sports et autres activités

Si la pratique physique reste un excellent moyen de soulager les douleurs dorsales, certaines activités comportent des risques. Les sports impliquant des impacts répétés, comme le jogging, peuvent ainsi accentuer les douleurs du bas du dos, tandis que les sports de contact, comme le football, peuvent se révéler dangereux en cas de problèmes cervicaux. La bicyclette peut facilement malmener le dos, surtout en terrain irrégulier, si la selle n’est pas bien réglée ou si le vélo n’est pas à votre taille. En revanche, d’autres activités apportent d’incontestables améliorations. 

* Natation et aquagym. Elles sont très bénéfiques, puisque l’eau contrecarre en partie la force de gravité, réduisant la pression exercée sur le bas de la colonne. L’eau chaude contribue par ailleurs à soulager les spasmes musculaires. 

* Marche. C’est également une activité
à faible impact qui fait travailler le dos et les abdominaux sans leur imposer une trop forte pression.

* Ballon d’exercice. Il est très efficace pour faire travailler les muscles centraux. Il impose en effet des positions instables, qui obligent automatiquement à solliciter les abdominaux, les dorsaux et la ceinture pelvienne. Or, ce sont ces muscles centraux qui soutiennent le bas du dos et la colonne vertébrale, permettant de conserver une bonne posture et de bien contrôler tous les mouvements du dos.

* Tai-chi et yoga. Ils assouplissent tout en favorisant la mobilité et le tonus musculaire. Les mouvements fluides et contrôlés du tai-chi comme les étirements maîtrisés des poses de yoga encouragent la prise de conscience posturale en épargnant au dos contraintes et à-coups. 

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Les thérapies physiques Shutterstock

Les thérapies physiques

Les manipulations physiques sont efficaces contre les problèmes de vertèbres désaxées ou de posture, à l’origine de la plupart des douleurs dorsales. 

* Massages. En stimulant la circulation sanguine, ils contribuent à soulager les tensions et à accélérer ainsi la guérison musculaire. Si un massage de détente ne peut pas faire de mal, il existe des techniques professionnelles qui ciblent spécifiquement les problèmes de dos. Les massages thérapeutiques neuro- musculaires, par exemple, visent les nœuds de spasmes musculaires (points Trigger).

* Physiothérapie. Elle recouvre toute une gamme de techniques, dont la thérapie manuelle, qui visent à restaurer l’aisance de mouvements, à renforcer et à assouplir les muscles. Pour en tirer tout le bénéfice, il est essentiel de suivre les conseils du thérapeute en dehors des séances. 

* Chiropratique et ostéopathie. Fondées sur la manipulation, ces thérapies très spécialisées se concentrent surtout sur la rectification des désaxements structurels du système musculosquelettique.

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La chirurgie du dos

La chirurgie du dos

C’est le dernier recours. On ne doit la prendre en considération que si tous les autres traitements ont échoué, notamment pour les nerfs pincés ou compressés, les fractures et les déformations vertébrales.

* Résection de lame ou de disque. Lors d’une « laminectomie », le chirurgien ôte une infime partie d’une vertèbre ou d’un éperon osseux, de manière qu’il cesse de comprimer les nerfs rachidiens ou la moelle épinière. Quant à la « discectomie », elle consiste à prélever la partie d’un disque intervertébral – une hernie, par exemple (voir p. 187) – qui comprime un nerf. 

* Fusion spinale. C’est la soudure de vertèbres entre elles au moyen de greffons osseux, de plaques, de vis ou de tiges. Une telle intervention peut permettre de prévenir l’instabilité de la colonne à la suite d’une fracture vertébrale ou de rectifier une déformation. La section fusionnée gagne alors en solidité, mais perd bien entendu de sa souplesse. 

LE SAVIEZ-VOUS ?

* Plus un arrêt de travail est prolongé, plus les chances de retourner au travail s’amenuisent – la moitié seulement des patients qui s’arrêtent six mois reprennent leur activité professionnelle ; 5 % pour ceux arrêtés un an.

* Une étude menée pendant huit semaines en Australie a mis en évidence que d’importants muscles posturaux se mettent en veille pendant les périodes de repos en position allongée. En particulier le multifidus (muscle lombaire dans le bas du dos), qui, inemployé, devient inactif.