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14 actes médicaux risqués qui comportent des dangers pour la santé

Avant de passer sous le bistouri ou d’avaler cette pilule, vérifiez notre liste pour vous assurer que cet acte médical est vraiment nécessaire. Des médecins commentent.

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Procédure médicale risquée: les infiltrations sont un remède à court termeCHANAWIT/SHUTTERSTOCK

Les infiltrations épidurales un traitement à court terme

La médecine moderne n’est pas parfaite, une procédure médicale peut comporter des risques. Parfois, les médecins prescrivent des actes médicaux par habitude alors même que la recherche récente montre que ces actes ne sont pas efficaces, qu’ils sont dangereux ou qu’ils ne fonctionnent pas toujours. Les infiltrations épidurales (injection de corticostéroïdes) contre les douleurs dorsales tombent dans cette catégorie. Les infiltrations peuvent être efficaces à court terme, mais elles s’accompagnent de complications potentielles : problèmes neurologiques ou paralysie. « En général, les infiltrations épidurales ne sont pas très utiles dans le traitement des douleurs chroniques du dos et du cou », affirme le Dr Steven Severyn, anesthésiste au Centre médical Wexner (Université de l’Ohio). De plus, la recherche a démontré que les infiltrations n’ont pas diminué le nombre de chirurgies du dos. Si votre douleur est due à une sciatique (compression nerveuse) et non pas à l’arthrose, « l’infiltration soulagera l’inflammation nerveuse qui cause de la douleur et permettra à la jambe et à la colonne d’aller mieux naturellement », ajoute le Dr Severyn. Toutefois, les infiltrations sont un remède à court terme. La physiothérapie est un meilleur choix à long terme. Essayez ces moyens naturels de réduire vos maux de dos avant d’envisager une procédure médicale.

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Chirurgie du dos n'est pas nécessairement la meilleure procédure médicale.WAVEBREAKMEDIA/SHUTTERSTOCK

Chirurgie du dos n’est pas nécessairement la meilleure procédure médicale

Ce n’est pas toujours non plus une bonne option. Selon le Dr Severyn, la chirurgie peut être utile dans certains cas : instabilité vertébrale; perte des fonctions motrices d’un membre, des intestins ou de la vessie; infection de la colonne et autres maladies graves. Mais la chirurgie du dos n’est pas une bonne indication pour les lombalgies, ajoute-t-il. Même lorsqu’elle l’est, les chirurgiens font des procédures inutilement compliquées, selon une étude faite en Suède. Dans l’essai randomisé, les patients qui souffraient de sténose du canal rachidien ont soit eu une simple décompression pour soulager la pression sur les nerfs, soit subi une spondylodèse – fusion de vertèbres adjacentes pour stabiliser la colonne. L’issue a été identique pour les deux catégories de patients, mais ceux avec spondylodèse présentaient un risque plus élevé d’hémorragie. Avant de vous exposer au bistouri, le Dr Severyn vous recommande ceci : « trouvez un médecin d’expérience, qui voit les choses en perspective et offre un choix de traitements. » À moins d’une urgence, allez chercher un deuxième avis avant de dire oui à une chirurgie du dos.

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Procédure médicale: La tomodensimétrie émet autant de radiation que 200 radiographies.TYLER OLSON/SHUTTERSTOCK

Tomodensitométrie

Si un médecin vous dit d’aller passer une tomodensitométrie (CT scan), demandez pourquoi avant de vous rendre en radiologie. Les études ont montré que jusqu’à 2 % des cancers seraient imputables aux radiations émises par les tomodensitomètres aux É.-U. Cet acte médical qui a augmenté de 10 % par an depuis 1980, selon le National Cancer Institute, émet autant de radiation que 200 radiographies (rayons X). La FDA juge que 10 % à 30 % des tomodensitométries faites en pédiatrie et jusqu’à 50 % de toutes les imageries par résonance magnétique (IRM) ne sont pas nécessaires. La tomodensitométrie et l’IRM ne sont pas toujours interchangeables, mais ne vaudrait-il pas mieux choisir l’IRM, plus sécuritaire, quand c’est approprié? « Les tomodensitométries sont plus rapides et moins coûteuses que les IRM, mais émettent plus de radiations », explique le Dr Todd Sontag, médecin de famille chez Orlando Health. « En fait, l’examen demandé doit se baser sur l’information la plus complète que le médecin puisse obtenir sur la pathologie qu’il soupçonne. On devrait se poser la question : a-t-on vraiment besoin d’une imagerie ? »

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Procédure médicale: Reconstruction mammaire comporte des risques.MONKEY BUSINESS IMAGES/SHUTTERSTOCK

Reconstruction mammaire

Après une mastectomie, la reconstruction est une solution formidable pour de nombreuses femmes, mais une petite étude récente indique que beaucoup d’entre elles ne comprennent pas bien en quoi cela consiste. Les chercheurs soupçonnent qu’on en fait trop. « Nous avons constaté que seulement 43 % des patientes avaient reçu un traitement qui correspondait à leurs préférences et avaient compris en quoi consistait l’intervention, ce qui est troublant », dit l’auteure de l’étude, la Dre Clara Lee, chirurgienne en reconstruction mammaire au Centre du cancer intégré de l’université de l’Ohio (hôpital Arthur G. James et Institut de recherche Richard J. Solove). « Cela pourrait vouloir dire que les patientes et les médecins ne prennent pas les meilleures décisions pour la reconstruction des seins. » Les patientes doivent être parfaitement informées des risques, du temps de convalescence et du nombre d’interventions chirurgicales pour faire un choix éclairé, ajoute-t-elle. Apprenez-en plus sur la reconstruction mammaire.

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La circoncision n’est pas une procédure médicale nécessaire, mais un choix personnel.NOBORDERS BRAYDEN HOWIE/SHUTTERSTOCK

Circoncision

Autrefois, la circoncision, qui consiste à enlever le prépuce sur le pénis des bébés mâles, était courante pour un pédiatre. Mais récemment, les parents se sont demandé si cette pratique est due à la tradition ou à un réel besoin. Peut-on circoncire un garçon de 9 ans contre sa volonté « En fait, il n’y a pas de raison de recommander la circoncision universelle », dit le Dr Sontag. Cet acte médical peut être bénéfique pour les raisons suivantes : prévention des infections urinaires, des infections transmises sexuellement et du cancer du pénis. Et les risques sont infimes. « Pour mettre en perspective l’efficacité de cette pratique en prévention, il faut faire 200 circoncisions pour empêcher l’hospitalisation d’un seul bébé avec une infection urinaire. Et il faut en faire 300 000 pour prévenir un seul cas de cancer du pénis, » ajoute le Dr Sontag. De l’autre côté, le bébé aura de la douleur et des saignements pendant l’intervention, mais les complications graves, incluant une infection et une erreur chirurgicale, sont aussi rares. Comme le sujet fait encore l’objet de vifs débats dans la communauté médicale, sachez que ce n’est pas une intervention nécessaire, mais un choix personnel. « Pour certains parents, la circoncision est une bonne chose, pour les autres elle ne l’est pas », conclut le Dr Sontag.

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Procédure médicale: les amniocentèses ne sont plus un examen de routine chez les femmes enceintes.THOMAS ANDREAS/SHUTTERSTOCK

Amniocentèse

Les amniocentèses ne sont plus un examen de routine chez les femmes enceintes. On vous offrira d’en faire une si les tests sanguins ou l’échographie montrent des résultats préoccupants. « L’amniocentèse est toujours la seule façon de savoir à 100 % ce qui concerne les chromosomes du bébé et de détecter les petites modifications génétiques qui pourraient entraîner des maladies », dit la Dre Clara Ward, spécialiste en médecine maternelle-fœtale à la faculté McGovern (UTHealth) et à l’hôpital pour enfants Memorial Hermann. Pendant l’intervention, on insère une aiguille dans le sac amniotique pour en retirer du liquide qui permettra d’analyser les problèmes génétiques éventuels. Cette intervention peut entraîner une fausse couche. Selon l’American Pregnancy Association, un cas sur 400. Sur le site du CHUM, on parle d’un cas sur 200 à 300. « Même si l’amniocentèse est plus sûre que vous l’imaginez, ce n’est pas un acte médical nécessaire, ajoute la Dre Ward. Il existe aujourd’hui d’autres tests moins invasifs qui permettent de ne pas y recourir. » Vous pouvez donc refuser l’amniocentèse si on vous offre de vous en faire une.

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Procédure médicale: ne courez pas chez le médecin vous faire prescrire des antibiotiques, ce peut être une erreur.FUNNYANGEL/SHUTTERSTOCK

Antibiotiques

Quand vous avez un gros rhume, ne courez pas chez le médecin vous faire prescrire des antibiotiques, ce peut être une erreur.  « La plupart des patients qui se font prescrire des antibiotiques n’en ont pas besoin », dit le Dr Sontag. En effet, la plupart des rhumes, sinusites et infections des voies respiratoires supérieures sont causés par des virus. Or les antibiotiques servent à combattre les bactéries. « Environ 95 % des infections sinusales sont virales – ce qui veut dire que seulement une personne sur 20 a besoin de prendre des antibiotiques », ajoute le Dr Sontag. Les CDC estiment qu’un tiers des antibiotiques, toutes causes confondues, ne sont pas nécessaires. Un médecin donne parfois à ses patients ce qu’ils lui demandent, et lorsque le rhume guérit au bout de quelques jours, ils pensent que c’est grâce aux médicaments. En fait, le rhume a suivi son cours normal. La prescription abusive d’antibiotiques a des conséquences graves. « Ils ont tellement été utilisés sans nécessité que des bactéries sont devenues résistantes à ces médicaments, conclut le Dr Sontag. Cette résistance se renforce, et nous avons de moins en moins de choix devant les infections qui doivent être traitées aux antibiotiques. » Sans compter que les antibiotiques peuvent lessiver les bonnes bactéries intestinales, entraînant l’infection grave qu’est la colite à Clostridium difficile (le C. difficile).

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Procédure médicale risquée: la pose d’un stent est inappropriée une fois sur 10.OZGUR GUVENC/SHUTTERSTOCK

Stents (endoprothèses)

Dans les situations d’urgence, la pose d’un stent pour ouvrir une artère bouchée par un caillot ou un rétrécissement peut vous sauver la vie. Mais cet acte médical se fait peut-être abusivement en prévention, selon l’American Medical Association. Le rapport de cet organisme estime que l’angioplastie (la pose d’un stent) est inappropriée une fois sur 10. « Ça peut être difficile de croire, devant une artère pratiquement bouchée dans le cœur d’un patient, que celui-ci se portera mieux si on ne fait rien », dit le Dr Quinn Capers IV, spécialiste en médecine cardiovasculaire au Centre médical Wexner (université de l’Ohio). « Les études montrent que chez les patients qui ont une maladie coronarienne stable, la médication peut être tout aussi efficace, si le rétrécissement n’empêche pas l’afflux de sang au cœur. » Selon une recherche, les stents ne sont pas aussi efficaces dans la prévention de futurs infarctus ou de la mort chez les patients stables, parce que le stent peut ne pas être posé à l’endroit problématique. Et puis, il y a des risques, comme avec toute chirurgie. Le Dr Capers remarque cependant que les stents soulagent le patient de sa douleur quotidienne. Ils devraient faire partie d’un plan de traitement élargi, comprenant des médicaments, de l’exercice, une alimentation santé et moins de stress. Privilégiez ces aliments pour prévenir les maladies cardiaques.

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La césarienne est une procédure médicale risquée.TABORSKY/SHUTTERSTOCK

Césarienne

Le taux de césariennes aux É.-U. serait de 32 %, selon les CDC (Centers for Disease Control and Prevention). C’est beaucoup plus que les 15 % recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Au Québec, il est d’environ 23 %. (Les femmes enceintes devraient connaître ces mythes sur la césarienne.) C’est donc une intervention courante. Mais c’est une chirurgie qui peut mener à des complications graves chez la mère : infection, hémorragie, septicémie, mort. Ce n’est donc pas une bonne idée de demander au médecin de vous en faire une. Aux É.-U., l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) veut diminuer le nombre de césariennes pratiquées en laissant le travail se faire naturellement à l’accouchement. « Les médecins ont étudié la façon dont le travail progresse et se sont rendu compte qu’il faut laisser le temps au col de se dilater », explique la Dre Ward. Par ailleurs, évitez de faire induire votre accouchement, ce qui provoque des contractions intenses, susceptibles de faire souffrir votre bébé et d’obliger le personnel hospitalier à recourir à la césarienne. Ne croyez pas qu’une telle chirurgie est nécessaire parce que votre bébé est gros. Si votre bébé a une présentation de siège, demandez qu’on vous fasse la manipulation appelée version céphalique externe. Celle-ci présente des risques, mais ils sont minimes, assure la Dre Ward. Si vous avez déjà eu une césarienne, ce ne sera peut-être pas nécessaire la fois suivante. « En cas de césarienne antérieure, vous pourriez être candidate à l’AVAC (accouchement vaginal après césarienne) », conclut-elle.

Ces conseils peuvent vous aider à vous préparer à l’accouchement.

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Dépistage et chirurgie de la thyroïde sont des procédures médicales risquées.KZENON/SHUTTERSTOCK

Dépistage et chirurgie de la thyroïde

Ne vous laissez pas impressionner par les groupes qui prônent le dépistage du cancer de la thyroïde. Assurez-vous de connaitre les symptômes silencieux d’un problèmes à la thyroïde. Les échographies peuvent mener à des biopsies inutiles et même à l’ablation de cette glande – tout ça pour de petits nodules qui ne se seraient pas transformés en cancer. « Nous avons beaucoup appris des expériences faites au Japon et en Corée du Sud », dit la Dre Jennifer Sipos, spécialiste du cancer de la thyroïde au Centre médical Wexner (Université de l’Ohio). En Corée du Sud, le dépistage thyroïdien faisait partie du plan national de soins. On a trouvé de nombreuses petites tumeurs et on les a enlevées, mais le taux de mortalité de cancer thyroïdien n’a pas diminué. Au Japon, les médecins ont fait des biopsies de nombreuses tumeurs thyroïdiennes, mais n’ont pas opéré. Ces tumeurs n’ont pas grossi avec le temps. De plus, « on a découvert à l’autopsie 10 % à 15 % de petites tumeurs thyroïdiennes chez des personnes mortes d’une autre cause », ajoute la Dre Sipos. Tout ceci semble indiquer que ces tumeurs n’ont pas besoin de chirurgie. « Au fond, nous ne devons pas chercher à dépister ces nodules, car si nous le faisons, nous allons en trouver », conclut la Dre Sipos. La recherche a montré que les complications d’un cancer de la thyroïde sont élevées; vous risquez de perdre en partie la voix. Et si l’ablation de la thyroïde se passe bien, vous devrez prendre des hormones thyroïdiennes pour le reste de votre vie. Tout ça pour un « cancer » sans conséquences.

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Arthroscopie du genou: plus de procédures médicales sont faites que nécessaire.EGYJANEK/SHUTTERSTOCK

Arthroscopie du genou

Les chercheurs tendent à croire que l’on fait plus de chirurgie du genou que nécessaire. « La résection du ménisque sur des genoux arthritiques est un sujet de préoccupation », dit le Dr Christopher Keading, chirurgien orthopédique au Centre médical Wexner (Université de l’Ohio). L’intervention sous arthroscopie qui consiste à faire de petites incisions pour réparer le ménisque déchiré est inefficace sur les gens chez qui ces lésions sont dues à l’usure et à l’âge, ce qui est courant s’ils font de l’arthrose. Une étude finlandaise a montré que cette chirurgie était aussi peu efficace qu’une « fausse » chirurgie (dans le groupe placebo, on pratiquait l’incision sans la chirurgie). Les patients n’allaient pas mieux. D’autres recherches ont montré que la chirurgie en cas d’arthrose n’est pas plus efficace que la physiothérapie et les médicaments. « Une arthroscopie d’un genou arthritique avec déchirure du ménisque ne sert à rien si c’est le processus arthritique qui cause la douleur et le handicap », conclut le Dr Keading. Retrouvez les causes et les solutions possibles aux lésions des genoux.

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Dépistage et chirurgie du cancer de la prostate sont des procédures médicales à risque.IMAGE POINT FR/SHUTTERSTOCK

Dépistage et chirurgie du cancer de la prostate

Voici un autre sujet de discussion : dans quelles circonstances faire le dépistage du cancer de la prostate, avec biopsies invasives et chirurgie. Comme avec le cancer de la thyroïde, certains cancers de la prostate ne sont pas agressifs et évoluent très lentement : l’ablation pourrait entraîner des effets indésirables. « Je recommande de commencer par le dépistage du PSA (antigène prostatique spécifique ou APS, en français) et un toucher rectal à 50 ans; plus tôt, chez les hommes à risque qui ont des symptômes ou des antécédents familiaux de cancer de la prostate », recommande le Dr Steven Clinton, oncologue génito-urinaire et chercheur au Centre du cancer intégré de l’université de l’Ohio (hôpital Arthur G. James et Institut de recherche Richard J. Solove). « Mais les médecins divergent dans leurs conseils à leurs patients quand ils ont en main les tests de laboratoire et les données de l’examen physique, ajoute-t-il. Notre système [aux É.-U.] encourage les traitements lucratifs qui ne sont pas nécessaires pour de nombreux hommes. » Il faudrait plutôt, selon lui, pratiquer la « surveillance active » pour suivre l’évolution du cancer et éviter les interventions chirurgicales inutiles qui comportent des risques d’incontinence et de dysfonction sexuelle. Voici ce que vous devez savoir avant un dépistage du cancer de la prostate.

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Procédure médicale: L'hystérectomie est-elle vraiment obligatoire?WEERACHAT/SHUTTERSTOCK

Hystérectomie

Il fut un temps où c’était le seul traitement pour les fibromes douloureux et les saignements vaginaux importants. Ce n’est plus le cas. « Il est certain que l’ablation de l’utérus, ou hystérectomie, élimine les problèmes. Mais des médicaments et des interventions moins invasives peuvent soulager substantiellement les symptômes et améliorer la qualité de vie sans les risques d’une chirurgie lourde, commente la Dre Ward. L’embolisation de l’artère utérine est une nouvelle technique qui consiste à bloquer l’apport sanguin aux fibromes et fibromyomes, qui se désintègrent, ce qui soulage les symptômes. » Une étude faite aux Pays-Bas a montré qu’on peut éviter ainsi l’hystérectomie à deux tiers des patientes. Toutes les femmes ne sont pas candidates à cette intervention plus simple : cela dépend du nombre des fibromes ou fibromyomes et de l’endroit où ils sont placés. La technique entraînerait aussi des complications lors d’une grossesse. Aussi les femmes en âge de procréer doivent discuter avec leur médecin de leurs options. L’hystérectomie est une opération majeure qui entraîne la stérilité. Si elle est totale, avec l’ablation des ovaires, la femme devra prendre des hormones jusqu’à la ménopause (naturelle) en prévention de risques pour son cœur et ses os.

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Procédure médicale: hormonothérapie de remplacement après la ménopause comporte des risque.IMAGE POINT FR/SHUTTERSTOCK

Hormonothérapie de remplacement après la ménopause

L’hormonothérapie de remplacement (HTR) était largement prescrite chez les femmes pour contrer les effets secondaires de la ménopause : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, irritabilité, troubles du sommeil. L’estrogène est bénéfique pour la santé cardiaque et osseuse. Une analyse des recherches pour valider l’HTR sur la santé cardiovasculaire des femmes ménopausées a montré que l’hormonothérapie avait l’effet contraire. Il y aurait aussi un risque accru d’AVC et de certains cancers, quoique l’HTR ne soit pas aussi dangereuse que le disait l’étude sur la santé des femmes (WHI) en 2002. Il reste qu’il vaut mieux en prendre le moins longtemps possible. « Selon vos antécédents personnels et familiaux, le risque peut dépasser les bienfaits potentiels », conclut la Dre Ward. Elle suggère d’autres traitements : crèmes topiques, antidépresseurs.

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Tiré de Rd.com: 14 Risky Medical Procedures That Don’t Always Work