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7 cancers difficiles à détecter

Si la recherche a fait des pas de géants pour dépister tôt diverses formes de cancer, il en reste encore beaucoup que l’on découvre alors qu’il est trop tard.

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Le cancer du pancréas est difficile à diagnostiquer.Shidlovski/shutterstock

Cancer difficile à détecter : le pancréas

Cette maladie rare représente seulement 2 % de tous les nouveaux cas de cancer. Aux États-Unis, il est passé devant le cancer du sein et il occupe le troisième rang des cancers mortels. Au Canada, il est au quatrième rang de la mortalité par cancer. En 2016, on estimait que 5 200 Canadiens recevraient un diagnostic de cancer du pancréas et que 4 700 en mourraient. Il faut trouver des stratégies de dépistage. « La bonne nouvelle, c’est que de nouvelles technologies voient le jour, comme les tests de génétique moléculaire à partir d’échantillons sanguins, qui pourraient permettre de dépister précocement ce type de tumeurs », nous dit le Dr David A. Ahlquist, gastroentérologue et professeur à la Mayo Clinic.

La raison pour laquelle le cancer du pancréas est si difficile à diagnostiquer, c’est qu’il est interne, indolore à ses débuts et asymptomatique. « La seule exception, c’est lorsqu’il se développe près du canal cholédoque qui contient la bile. Dans ce cas, le blocage du canal entraîne une jaunisse au stade précoce de la maladie », explique le Dr Mark Faries, chirurgien-oncologue de Santa Monica (Californie). « Pour les quelques patients assez chanceux pour avoir reçu un diagnostic précoce, le traitement consiste en une intervention chirurgicale majeure. Pour ceux dont le cancer est détecté plus tardivement, on traite par la chimiothérapie qui permet tout au plus de soulager. »

N’ignorez jamais ces premiers symptômes du cancer du pancréas pour un dépistage précoce.

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Le cancer du rein est difficile à diagnostiquer.Istock/ Jan-Otto

Le cancer du rein

Il peut être difficile à détecter parce qu’on ne fait pas passer de tests aux patients avant qu’ils n’aient des symptômes : douleur lombaire, fatigue chronique, perte de poids inexpliquée et sang dans les urines. « Comme les reins sont localisés très profondément, les petites tumeurs rénales ne peuvent être ni vues ni palpées à l’occasion d’un bilan physique annuel », explique le Dr Chris Fikry, oncologue chez Quest Diagnostics. « De plus, on ne fait pas passer de tests de dépistage du cancer du rein aux patients qui ne sont pas à risque élevé. » Ceux qui ont des maladies génétiques telles que la maladie de Von Hippel-Lindau (VHL), le carcinome papillaire du rein ou le syndrome de Birt-Hogg-Dubé (BHD) présentent un risque plus élevé de cancer du rein. Les médecins peuvent alors recommander à ces patients de passer régulièrement des tests d’imagerie – tomodensitométrie (CT) ou imagerie par résonnance magnétique (IRM) – pour détecter les tumeurs du rein.

Pour mieux le prévenir, évitez ces 7 erreurs qui mettent vos reins en péril.

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Le cancer des poumons est difficile à diagnostiquer. Elle Aon / Shutterstock

Cancer du poumon non à petites cellules

Les trois quarts des cancers du poumon ne sont diagnostiqués qu’après avoir métastasés. Et souvent, les patients ne deviennent symptomatiques que lorsque le cancer a atteint une taille telle qu’il provoque des symptômes du cancer du poumon – toux, pneumonie, essoufflement – et qu’il s’est répandu dans la circulation sanguine et le système lymphatique. Le cancer du poumon non à petites cellules est le type le plus courant des cancers pulmonaires. Il est pourtant difficile à détecter précocement parce que, à ses débuts, il ne présente pas de symptômes et qu’il ne se verra pas à la radio des poumons.

La tomographie par émission de positrons (TEP) et la tomodensitométrie (CT) peuvent être utiles pour le diagnostic. Le médecin peut aussi prélever des cellules cancéreuses dans les sécrétions pulmonaires, les liquides qui entourent les poumons ou une biopsie pour confirmer son diagnostic, qu’il fera généralement à un stade avancé », dit le Dr Fikry. Le taux de survie est très faible quand ce cancer est diagnostiqué à une étape tardive. C’est pourquoi les fumeurs devraient demander à leur médecin de passer une tomodensitométrie de dépistage à un stade précoce, quand on peut encore traiter ce type de cancer.

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Le cancer des ovaires est difficile à diagnostiquer.Shutterstock

Cancer des ovaires

Bien que le cancer des ovaires ne représente que 3 % des cancers chez la femme, il occupe le cinquième rang des décès par cancer et tue plus que tout autre cancer de l’appareil reproducteur féminin. Selon cancer.org, 22 280 femmes recevront un diagnostic de cancer des ovaires aux États-Unis cette année et 14 240 d’entre elles en mourront : c’est plus de la moitié. Au Canada, en 2016, la Société canadienne du cancer estimait à 2 800 le nombre de nouveaux cas et à 1 750 le nombre de décès. Comme pour les autres cancers, un diagnostic précoce s’accompagne d’un pronostic plus favorable. Mais seulement 20 % des cancers ovariens sont détectés à leur début.  « La difficulté à identifier ce cancer tient à la taille de la cavité abdominale et à l’élasticité de celle-ci. Et puis, c’est un cancer de petite taille et il n’y a pas de symptômes pendant les premiers stades », dit le Dr Joe O’Connell, hémato-oncologue chez inVentiv Health. « La plupart du temps, on le diagnostique aux stades trois ou quatre. »

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Cancer : un sarcome est une tumeur maligne des os ou du cartilage et des tissus mous. New Africa/Shutterstock

Sarcome

Il s’agit de tumeurs malignes des os ou du cartilage et des tissus mous : tissu conjonctif, gras, muscle. C’est un cancer très rare chez les adultes, où il ne représente que 1 % de tous les cancers. Mais il est très courant chez les enfants où il compte pour 15 % à 20 % de tous les cancers. « Comme les sarcomes ne sont pas souvent reliés à la surface de la peau, ils peuvent beaucoup grossir avant de devenir symptomatiques, explique le Dr Faries. Par ailleurs, ils ne produisent pas de marqueurs sanguins, et sont rares chez les populations qui ne présentent pas de risque élevé. Le dépistage n’est pas envisageable. » La biopsie est le seul outil diagnostique de ce cancer. Le traitement passe par la chirurgie, quand c’est encore possible, car les chimiothérapies qui existent aujourd’hui ne sont pas très efficaces pour cette catégorie de cancer.

Adoptez quelques-unes de ces bonnes habitudes pour éloigner le cancer.

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Le cancer du cerveau est difficile à diagnostiquer. WAYHOME studio / Shutterstock

Cancer du cerveau

On découvre la plupart du temps les cancers du cerveau et de la moelle épinière à cause de leurs symptômes, mais ceux-ci ne se manifestent souvent que dans les stades tardifs de la maladie. « Une tumeur du cortex moteur (région du cerveau qui contrôle les mouvements volontaires), par exemple, va provoquer un déficit évident, tel qu’une faiblesse dans un bras ou une jambe », explique le Dr David Poulad, neurochirurgien à Union (New Jersey). « Mais souvent, les tumeurs naissent dans des régions voisines où elles provoquent des symptômes vagues, comme une maladresse de la main à exécuter des tâches motrices fines, au lieu de symptômes clairs, comme une faiblesse marquée ou des difficultés d’élocution. » Les patients font parfois montre de changements subtils de personnalité qui ne sont identifiables que par leurs proches.

Il y a un autre obstacle au dépistage : le symptôme le plus fréquent d’une tumeur cérébrale est les céphalées. C’est si courant d’avoir mal à la tête que le patient et même les soignants de première ligne peuvent passer à côté. Toutefois, méfiez-vous de ces signes que votre mal de tête pourrait cacher quelque chose de plus grave. Il n’existe pas actuellement de dépistage, à part l’imagerie – IRM ou tomodensitométrie – et le pronostic est très mauvais. « Comme il n’y a pas de traitement, l’objectif de l’équipe de neurooncologie consiste à préserver les fonctions neurologiques le plus longtemps possible et à contrôler la croissance de la tumeur », conclut le Dr Poulad.

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Le cancer du foie est difficile à diagnostiquer.baytunc/ISTOCK

Cancer du foie

Comme il n’y a pas de symptômes avant un stade avancé, ce cancer est lui aussi difficile à détecter. « Si la tumeur est de petite taille, elle n’est pas décelable à l’examen physique parce que presque toute la masse du foie se trouve protégée par le côté droit de la cage thoracique, explique le Dr Fikry. Lorsque le foie devient gros, les tumeurs sont déjà répandues dans tout l’organe. L’ablation chirurgicale n’est pas faisable à moins que l’on puisse laisser assez de foie sain intact. » On ne fait pas de test de dépistage du cancer du foie dans la population normale. Mais votre médecin pourra en demander un si vous avez des antécédents familiaux de la maladie ou avez reçu auparavant un diagnostic lié au virus du papillome humain (HPV). Nombreux sont les alcooliques qui font un cancer du foie après une longue cirrhose ou une maladie hépatique.

Abandonnez ces mauvaises habitudes pour la santé de votre foie.

Contenu original Reader's Digest