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12 choses à dire sur la ménopause

Comment aborder ces changements physiologiques et affectifs avec votre entourage… et avec vous-même! Voici 12 sujets dont vous devez parler.

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La ménopause survient à la fin de la quarantaine. Image Point Fr/Shutterstock

À quel moment?

Aussi naturelle que la puberté, la ménopause se produit toujours, que vous le vouliez ou non. Elle débute en général à la fin de la quarantaine ou au début de la cinquantaine. L’âge qu’avait votre mère quand ce changement a eu lieu est souvent un bon indicateur.

« De toutes les étapes de la vie, il n’y en a peut-être aucune de plus curieusement définie, observe Jennifer Blake, directrice générale de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Elle est diagnostiquée après coup, 12 mois après l’arrêt complet des règles. »

Renseignez-vous sur la préménopause, dont les symptômes peuvent commencer au début de la quarantaine.

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La ménopause est la période durant laquelle les ovaires cessent de fonctionner. Kunlanan Yarist/Shutterstock

Qu’est-ce qui se passe?


Il s’agit tout simplement de la période durant laquelle les ovaires cessent de fonctionner. Ils ne produisent plus d’ovules, et l’estrogène qu’ils sécrétaient abondamment depuis la puberté se tarit peu à peu. Résultat : plus de menstruations. Le processus complet dure environ sept ans, mais se poursuit dans certains cas jusque dans la soixantaine.

La périménopause qui l’annonce commence parfois dès la fin de la trentaine, mais chez la plupart des femmes, les symptômes – fluctuation des sécrétions hormonales, irrégularités menstruelles, diminution de la fécondité, entre autres – n’apparaissent qu’une dizaine d’années plus tard.

Retrouvez d’autres explications possibles à l’absence de menstruation.

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Durant la ménopause, certains changements physiques peuvent apparaitre.mage Point Fr/Shutterstock

Comment y faire face ?


Il y a plusieurs façons d’affronter les effets vasomoteurs gênants de la ménopause comme les bouffées de chaleur et suées nocturnes, les palpitations cardiaques, les troubles du sommeil, les sautes d’humeur, l’anxiété, les pertes de mémoire, la sécheresse vaginale, la prise de poids et les douleurs articulaires. Sachez reconnaitre ces premiers signes annonciateurs de ménopause.

La plus connue est l’hormonothérapie, un traitement pharmaceutique qui atténue les symptômes physiologiques. Mis à l’essai plus récemment, certains antidépresseurs, inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine et médicaments neurologiques semblent donner des résultats prometteurs. Des traitements holistiques tels que l’acupuncture et la méditation ont aussi beaucoup d’adeptes.

Quelle que soit la façon dont vous choisirez de faire face à cette transition, plus vous vous ouvrirez à votre entourage, plus il vous sera facile de préserver votre santé physique et mentale.

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Ménopause : parlez-en à votre médecin.goodluz/Shutterstock

Que dire à votre médecin?


La première question à poser à votre omnipraticien, dit le Dr Blake, est : êtes-vous en mesure de bien me guider? « Certains médecins sont très bien informés et sauront quoi vous dire et prescrire. D’autres vous adresseront à un collègue. »

Elle ajoute que les femmes dont le cas est plus complexe en raison d’autres troubles chroniques (épilepsie et maladie cardiaque ou rénale en plus des manifestations de la ménopause, par exemple) devraient être suivies par un médecin qui comprend bien la ménopause et qui peut les aider à en gérer les symptômes.

N’oubliez pas de ne jamais faire ces choses avant un rendez-vous chez le médecin.

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Ménopause : atténuez les symptômes grâces à l'hormonothérapie.istock/theevening

L’hormonothérapie dans tout ça?


Beaucoup de médecins recommandent d’emblée l’hormonothérapie. Qu’elle prenne la forme d’un comprimé, d’un gel, d’un timbre transdermique ou d’un dispositif intrautérin, elle soulagera les effets secondaires en augmentant les niveaux d’estrogène et, le cas échéant, de progestérone. Une formule nouvelle conjuguant un estrogène et un modulateur sélectif du récepteur des estrogènes est maintenant prescrite pour combattre l’ostéoporose.

Apprenez-en plus au sujet de l’hormonothérapie et de ses risques.

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Ménopause : atténuez les symptômes grâce à l'acupuncture.ISTOCK/ANDREYPOPOV

L’option sans médication


Si vous voulez éviter les médicaments ou désirez des traitements non médicamenteux complémentaires, demandez l’avis de votre médecin sur l’efficacité de l’acupuncture contre les bouffées de chaleur et du millepertuis contre l’insomnie. N’oubliez pas de lui remettre une liste complète de ce que vous prenez, car certaines plantes médicinales peuvent avoir des interactions dangereuses avec les médicaments.

« Aucune thérapie douce n’a donné de résultats probants dans le cadre d’essais cliniques, indique Jennifer Blake, mais s’il n’y a pas de contre-indication et que vous vous sentez mieux, ne vous en privez pas. »

Profitez de l’occasion pour faire un bilan de santé avec votre médecin. Les besoins nutritionnels changent à la ménopause : votre alimentation doit être non seulement équilibrée, peu sucrée et bien pourvue en légumes, mais aussi plus riche en calcium, en vitamines D et B12 et en protéines.

Vous doutez de l’efficacité de ce traitement? Découvrez 5 situations où l’acupuncture peut être vraiment bénéfique.

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Ménopause : parlez-en à votre entraîneur.Gpointstudio/Shutterstock

Que dire à votre entraîneur?


Vous n’avez pas d’entraîneur? Bonne occasion d’en dénicher un! L’inactivité tend à aggraver les problèmes physiques de la ménopause tels que la prise de poids et le risque d’ostéoporose et de fracture.
À Vancouver, Kim Vopni a beaucoup de clientes ménopausées. Elle offre aux entraîneurs personnels un cours sur la santé des femmes axé sur la musculature des abdominaux. « Ce qui motive la plupart des femmes qui me consultent, c’est la prise de poids – surtout autour de la taille –, l’incontinence et le sentiment que l’entraînement n’est plus efficace. »

Sa première intervention vise souvent le périnée. « Elles veulent s’entraîner, mais elles ont des fuites urinaires ou une descente d’organes. L’élasticité du tissu vaginal et vésical est altérée par la réduction des sécrétions hormonales, et cela implique un autre genre d’entraînement, explique-t-elle. On doit continuer à bouger, mais différemment. »

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Ménopause : certains exercices physiques sont recommandés. Photographee.eu/Shutterstock

Les recommandations de l’entraîneuse


L’entraîneuse leur recommande de consulter un physiothérapeute spécialiste du périnée et leur vante les mouvements hypopressifs renforçant les muscles involontaires profonds plutôt que les abdominaux.

Il s’agit d’une série de positions simples, associées à une retenue de la respiration, qui dure de 10 à 20 minutes en tout. « Vous n’obtiendrez pas un ventre en tablette de chocolat, dit-elle, mais c’est ce qu’il y a de plus efficace pour corriger la posture, réduire le tour de taille, tonifier le ventre et prévenir la descente d’organes et l’incontinence. »

Kim Vopni encourage souvent ses clientes à intégrer parallèlement des activités relaxantes, comme le yoga et la méditation, afin de combattre l’accumulation de graisse abdominale, facteur qui semble aggraver le risque de maladie cardiaque et de démence. Intégrez le yoga à votre quotidien avec ces 9 postures faciles.

« L’un des meilleurs moyens de perdre cette graisse est d’atténuer le stress, précise-t-elle. Beaucoup de femmes en ont plein les bras quand arrive la ménopause : leurs enfants sont peut-être encore à la maison, leurs parents vieillissent, elles travaillent souvent à plein temps. Elles n’arrêtent pas de courir, donc leur taux de cortisol est élevé, leur glycémie également ; d’où les fringales de sucre qu’elles calment en grignotant de la nourriture pas très santé. »

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Ménopause : certains exercices physiques sont recommandés. Lordn/Shutterstock

Les types d’entraînement à privilégier


Kim Vopni prône des entraînements courts, mais intenses, d’environ 30 minutes, car ce type d’effort provoque une post-combustion, si bien que l’organisme brûle plus de calories longtemps après la fin de la séance. « Je conseille fortement d’employer des poids pour compléter l’exercice cardiovasculaire. La musculation renforce l’ossature, donc contribue à prévenir l’ostéoporose. »

Toutefois, les méthodes d’entraînement extrême exigeant beaucoup de sauts et de course, comme le Boot Camp et le CrossFit, sont problématiques pour les femmes ménopausées à cause des risques d’incontinence, de descente d’organes et de douleurs dorsales. Il y a beaucoup de façons plus douces d’accélérer le rythme cardiaque au moyen de poids, d’extenseurs et de mouvements mobilisant tout le corps, par exemple les flexions sur jambes.

Consultez ces mythes et vérités sur l’incontinence urinaire.

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Durant la ménopause, il est important de communiquer avec votre partenaire.ISTOCK/KUPICOO

Que dire à votre partenaire?


« La ménopause passe les hormones de la femme au hachoir, dit Andrew Sofin, thérapeute conjugal de Mont-réal. Bien souvent, son partenaire est dérouté par ce qu’il voit. »

Il organise des retraites de thérapie conjugale, essentiellement pour des couples hétérosexuels sur le point de divorcer. Selon lui, lorsqu’on traite un couple dont la femme est à l’âge critique, il faut d’abord et avant tout faire reconnaître aux deux conjoints l’existence de la ménopause.

« Le problème principal, c’est la communication. La peur de vieillir empêche les couples de parler de la ménopause, dit le thérapeute. Tous les phénomènes associés à cette phase, qu’il s’agisse des sautes d’humeur, des bouffées de chaleur, des pannes de désir, de la sécheresse vaginale qui rend la pénétration douloureuse, ont un effet dévastateur sur la relation si les conjoints n’en parlent pas. Souvent, le mari est aux abonnés absents parce qu’il est convaincu que sa femme ne l’aime plus. »

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Durant la ménopause, les sautes d'humeur sont courantes.Monkeybusiness Images/IStock

Humeurs changeantes


Si certaines difficultés tiennent aux effets de la ménopause sur l’humeur de la femme, la plupart des couples traités par Andrew Sofin ont surtout des problèmes d’ordre sexuel. Et, précise-t-il, ce n’est pas toujours l’homme qui se voit répondre : « Pas ce soir. »  Chez certaines femmes, la ménopause survolte la libido et le mari ne peut pas ou ne veut pas suivre.

Après avoir pris conscience que « ce n’est pas la faute de la femme, mais celle de la ménopause », le couple doit encore chercher des solutions aux problèmes que cela suscite dans ses rapports amoureux.

« Au fond, il s’agit de comprendre qu’on peut faire l’amour autrement, conclut-il. Je connais des couples qui ont une vie sexuelle plus épanouie depuis la ménopause parce qu’ils sont plus ouverts. Mais il faut commencer par en parler. »

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La ménopause permet de faire le point sur sa vie.Rido/Shutterstock

Que vous dire à vous-même?


La ménopause est une transformation majeure qui affecte chaque femme différemment. Si vous comprenez ce qui vous arrive, que vous ne vous jugez pas trop sévèrement et que vous continuez à manger sainement, à faire de l’exercice et à dormir suffisamment, vous maximiserez vos chances de bien gérer ses effets. Votre attitude en cette période de votre vie peut être déterminante. Au lieu d’y voir la fin d’une époque, essayez de la considérer comme le début d’un temps nouveau.

« Les femmes commencent à réfléchir à ce qu’elles ont vécu et sont devenues, à ce qu’elles font et veulent faire du temps qui leur reste, souligne Andrew Sofin. Cela entraîne un profond retour sur soi-même. »

« C’est une chance que les hommes n’ont pas, déclare Jennifer Blake, un repère, une balise qui nous invite à faire le point. Selon moi, c’est une occasion en or. »

Cessez de croire à ces mythes sur le vieillissement.

Contenu original Selection du Reader’s Digest