Quand l’excès d’exercice physique nous rend malade

Alors qu’on ne cesse de vanter les vertus de l’activité physique, de récentes études scientifiques avancent qu’un excès d’exercice pourrait affaiblir le système immunitaire et rendre vulnérable à la maladie. Voici comment vous assurer de pratiquer une activité physique en en tirant un maximum de bénéfices, mais sans pour autant compromettre votre santé.

Un excès d'activité physique minerait le système immunitaire et présenterait des risques pour votre santé.Shutterstock

Un excès d’activité physique minerait le système immunitaire

En matière d’activité physique, la modération est de mise. Dans le cadre d’une recherche scientifique, des chercheurs de Toronto ont comparé deux groupes de jeunes sédentaires, mais en bonne santé. Tous ont été soumis à 40 minutes d’exercices aérobiques. Un groupe faisait ces exercices à raison de trois jours par semaine, et l’autre, à raison de cinq jours par semaine.

Les deux programmes ont favorisé une certaine immunité, mais le programme léger a mieux fortifié le système immunitaire. Des analyses du sang ont démontré que le deuxième groupe avait moins de cellules productrices d’anticorps.

D’autres études ont par ailleurs établi les marathoniens étaient, une semaine après la course, cinq fois plus susceptibles de contracter une infection que ceux qui s’étaient entraînés sans participer à l’événement.

Pire encore, courir trois heures au rythme du marathon affecterait pendant plusieurs heures le système immunitaire d’un athlète – d’après le taux de ses lymphocytes NK. Si ce marathonien est exposé au virus du rhume, son organisme sera moins en mesure de lutter contre ce dernier avant que les symptômes ne se développent.

Comment pratiquer votre activité physique préférée sans compromettre votre santé

Vous êtes-vous fait mal ?
Enflure, rougeur, endolorissement ou douleur musculaire : autant de signes qu’une articulation ou un muscle ont été blessés. L’immobilité, la faiblesse, des sons d’éclatement ou de claquement dans les articulations sont autant d’autres signes.

Repos, glace, compression et élévation
Chute, entorse à la cheville ou coincement du doigt : mettez de la glace sur le membre blessé, entourez-le d’une bande élastique et élevez-le au-dessus du niveau du cœur. Des compresses froides, voilà la première mesure à prendre après de telles blessures. La constriction des vaisseaux sanguins diminue le flux du sang vers le site blessé et réduit l’enflure. Or, la réduction de l’enflure signifie que l’inflammation est maîtrisée : la guérison sera plus rapide. Ne mettez pas de glace si vous souffrez d’athérosclérose (durcissement des artères) ou de mauvaise circulation.

Y a-t-il lieu de consulter le médecin ?
Si 
vous éprouvez une douleur marquée dans une articulation ou un os ou si la douleur persiste après deux semaines, voyez le médecin. Demandez de l’assistance médicale si une blessure semble en voie de s’infecter – suintement, pus, marbrures rouges, ganglions enflés ou fièvre.

Évitez la chaleur en cas d’enflure
Un bain chaud peut faire du bien sur le moment, mais ce n’est pas la bonne solution. La chaleur, en détendant les vaisseaux sanguins, accroît le flux de sang vers la région blessée et aggrave l’inflammation.

Aspirine, ibuprofène ou naproxen diminuent l’inflammation et la douleur
Ces AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) sont indiqués dans les cas de blessures du sport. Suivez à la lettre la posologie inscrite sur le conditionnement, à moins d’avis contraire du médecin. Mais l’aspirine et les médicaments apparentés bloquent la libération des prostaglandines. Il y a 25 ans, des scientifiques découvraient qu’en entravant les prostaglandines, on soulageait la douleur reliée à des blessures et à l’arthrite et aussi les douleurs menstruelles. Il semble que les prostaglandines jouent un rôle dans la guérison des blessures : des études indiquent qu’en inhibant avec excès leur libération, on pourrait retarder la guérison.

Limitez votre exposition aux germes et protégez-vous
Quand vous voyagez pour aller à une compétition ou quand vous participez à un cyclothon, vous rencontrez des gens susceptibles d’avoir des virus auxquels votre organisme n’est pas habitué. Si l’un de ces virus vous infecte, vous courez le risque de tomber malade. Autant que possible, tenez-vous loin des foules et des personnes malades. Prenez votre injection annuelle contre la grippe et pensez aux vaccins ciblés contre les virus rencontrés en voyage.

Une alimentation équilibrée
Les gens pour lesquels l’exercice est une sorte
de religion sont portés à essayer des régimes qui n’ont pas fait leurs preuves et qui peuvent provoquer des carences dommageables, comme en acides gras essentiels ou en vitamine E. Or, on sait que de telles carences sont susceptibles de nuire à la fonction immunitaire. Ayez une alimentation riche et variée pour équilibrer vos nutriments.

Dommages musculaires
Des déchirures musculaires répétées peuvent déclencher des réactions immunes aiguës dans les régions blessées et dans tout l’organisme. Dans l’immédiat, cette réaction immune sert à réparer les tissus lésés. Mais lorsqu’une telle réaction se répète, elle peut atténuer la résistance à l’infection en mobilisant les défenses de l’organisme en un seul point plutôt qu’en les gardant en état d’alerte.

Les aléas de l’environnement
La course, le cyclisme et même la marche sur de longues distances quand il fait très chaud ou très froid mettent le système immunitaire à rude épreuve. Si vous pratiquez ces activités physiques de façon intensive, limitez autant que possible vos entraînements lorsque la température n’est pas clémente.

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