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Pollution: Palmarès des villes canadiennes les plus polluées

La pollution atmosphérique augmente constamment et devient de plus en plus menaçante pour la santé. Nous dressons ici le palmarès des villes canadiennes qui présentent les chiffres les plus alarmants à ce chapitre, parmi lesquels on retrouve également des villes québécoises.

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Pollution: les villes canadiennes les plus polluées.Shutterstock

La pollution atmosphérique au Canada: l’état des lieux

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 80 % des populations vivant dans des agglomérations urbaines partout à travers la planète sont exposées à des niveaux de pollution atmosphérique supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS. La pollution de l’air entraîne des risques accrus de maladies cardiaques, d’AVC, de cancer du poumon et de maladies respiratoires comme l’asthme.

Si le Canada se retrouve très loin dans la liste des contrevenants de l’OMS (il se classe 3e au monde en termes de qualité de l’air), plusieurs villes canadiennes se démarquent par la piètre qualité de leur air et le danger que cela représente pour la santé. L’Association médicale canadienne rend la mauvaise qualité de l’air responsable de 21 000 décès en 2008. Trois villes canadiennes ont dépassé le niveau tolérable de particules en suspension par mètre cube.

Découvrez maintenant les villes canadiennes les plus polluées.

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Montréal, ville canadienne polluée.Shutterstock

10. Montréal (Québec)

Ayant obtenu un niveau de 16, Montréal se situe à la limite inférieure établie par l’OMS qui est de 20 à 16 microgrammes de PM10 (particules de 10 micromètres ou moins dans l’air) par mètre cube.

Montréal partage ce même nombre de particules en suspension avec les villes de Hamilton, Houston, Saskatoon, Burlington, Gatineau, Kamloops, Laval, London, Saint-Simon et Varennes. Les villes de London, Houston, Saskatoon et Kamloops connaissent une hausse dans leurs rapports de pollution en comparaison des mesures antérieures. Vous pouvez diminuer l’exposition aux matières polluantes en limitant vos activités physiques et en restant à l’intérieur durant les périodes de pic de pollution.

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Winnipeg, une ville canadienne polluée.Shutterstock

9. Winnipeg (Manitoba)

Winnipeg, la capitale du Manitoba, affiche 17 microgrammes de PM10 par mètre cube selon le rapport de 2016 de l’OMS. En 2008, ce niveau se chiffrait à 9, ce qui représente une hausse de 88 %. Afin d’améliorer la qualité de l’air à l’intérieur de la maison, Santé Canada recommande d’utiliser un filtre HEPA ou avec précipitateurs électrostatiques pour limiter la présence de certains contaminants atmosphériques. Assurez-vous de ne pas installer de filtre qui produit de l’ozone, un irritant pulmonaire.

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Windsor, une ville canadienne polluée.Shutterstock

8. Windsor (Ontario)

Windsor, sur la rivière Détroit, compte 17 microgrammes de PM10 par mètre cube. Les villes ontariennes font souvent face à d’importants niveaux de smog pendant l’été. Le smog est un mélange de polluants atmosphériques qui peut être irritant pour l’appareil respiratoire et compliquer la vie des personnes qui souffrent de maladies comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Si vous ne vous sentez pas bien lors des épisodes de smog ou des journées où l’humidex est élevé, veillez à contrôler le taux d’humidité de votre maison pour soulager vos symptômes, recommande l’Association pulmonaire de l’Ontario.

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Bruderheim, ville canadienne polluée.Shutterstock

7. Bruderheim (Alberta)

Bruderheim est une municipalité au nord-est d’Edmonton. Elle accumule 17 microgrammes de PM10 par mètre cube, ce qui n’est pas loin de la limite supérieure de l’OMS. On apprend dans les médias que l’Alberta pourrait bientôt atteindre le niveau de pollution atmosphérique le plus élevé au Canada, car la région de la Red Deer est en train de dépasser les normes nationales. Par ailleurs, le bas et le haut Athabasca ainsi que la Saskatchewan du Nord et du Sud sont à la limite du dépassement des normes nationales.

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Lemieux, une ville canadienne polluée.Shutterstock

6. Lemieux (Québec)

Lemieux est une petite municipalité québécoise de 340 âmes qui affiche 18 microgrammes de PM10 par mètre cube. Selon la Fondation David Suzuki, c’est le Québec qui émet le plus de fines particules résultant de l’activité humaine dans tout le Canada, et ce en grande partie à cause du chauffage au bois qui fait l’objet d’une règlementation de plus en plus plus stricte dans plusieurs villes de la province. À titre d’exemple, la Ville de Montréal souhaite que son règlement portant sur le chauffage au bois et adopté en août 2015 puisse aider à améliorer la qualité de l’air dans le cadre de son prochain bilan annuel de 2016.

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Fort St.-John, ville polluée au Canada.Shutterstock

5. Fort St. John (Colombie-Britannique)

Fort St. John est une municipalité au nord-est de la Colombie-Britannique qui atteint aussi 18 microgrammes de PM10 par mètre cube. Selon le site B.C. Air Quality, la pollution d’origine industrielle et domestique, comme la fumée de bois, contribue aux problèmes de pollution de l’air dans le nord et le centre de cette province. Le chauffage résidentiel au bois représente environ 15 % des émissions de PM en Colombie-Britannique, selon la Fondation David Suzuki. Pour diminuer l’exposition aux polluants, il faut éviter de faire brûler les déchets, les bois traités ou les panneaux de particules qui peuvent émettre de fines particules de produits chimiques nocifs.

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Trois-Rivières, une ville canadienne très polluée.Shutterstock

4. Trois-Rivières (Québec)

Trois-Rivières, à mi-chemin entre Montréal et Québec, dénombre 19 microgrammes de PM10, tout juste au-dessous du maximum recommandé par l’OMS. En attendant une politique nationale d’initiatives environnementales qui serait implantée dans tout le Canada pour réduire le niveau de pollution atmosphérique, Santé Canada fait les recommandations suivantes. Pour améliorer la qualité de l’air chez vous, éliminez toute moisissure ; entretenez bien les appareils de chauffage à mazout et les foyers ; utilisez une hotte pour faire disparaître les émanations et particules liées à la cuisson ; nettoyez et aérez régulièrement votre maison. Enfin, ne fumez pas à l’intérieur.

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Les villes canadiennes les plus polluées.Shutterstock

3. Vanderhoof (Colombie-Britannique)

Vanderhoof, dans le centre de la Colombie-Britannique, présente 21 microgrammes de PM10, soit un peu au-dessus du maximum de 20 recommandé par l’OMS. Tout le monde peut être affecté par la pollution. Mais le risque augmente chez les personnes qui souffrent de maladies cardiaques ou respiratoires, les diabétiques, les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes, selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Consultez votre médecin pour savoir comment atténuer ces risques quotidiens.

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Regina, une ville polluée au Canada.Shutterstock

2. Regina (Saskatchewan)

Regina, la capitale de la Saskatchewan, se situe dans les Prairies au cœur de l’Amérique du Nord. La pollution atmosphérique de cette ville s’établit à 25 microgrammes de PM10 par mètre cube, ce qui dépasse le maximum de l’OMS, établi à 20. En 2008, on y mesurait 9 microgrammes de PM10 par mètre cube, ce qui équivaut à une augmentation de 177 %. En outre, dans la foulée des feux de forêt de Fort McMurray, des secteurs de l’ouest de la Saskatchewan font désormais face à des bilans négatifs en termes de la qualité de l’air.

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Courtenay, ville canadienne polluée.Shutterstock

1. Courtenay (Colombie-Britannique)

Courtenay est une municipalité d’environ 24 000 âmes, située sur la côte est de l’île de Vancouver. La pollution de l’air s’y chiffre à 30 microgrammes de PM10 par mètre cube, ce qui excède le taux maximum de 20 recommandé par l’OMS. On recommande aux personnes atteintes de problèmes cardiaques ou respiratoires de toujours consulter l’indice de qualité de l’air d’Environnement Canada avant de pratiquer des activités physiques durant les pics de pollution atmosphérique.

 

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