Share on Facebook

Les réponses à toutes vos questions sur le cancer du sein

Faire face au cancer du sein est inquiétant. Si tel est votre cas, vous avez sûrement plusieurs questions en tête. Voici les réponses à toutes les questions importantes que vous vous posez.

1 / 7
Red Confidential/Shutterstock

Qu’est-ce qu’un cancer du sein?

Le cancer du sein est la prolifération de cellules anormales qui forment une petite masse, ou tumeur. Environ 90 % des tumeurs malignes se trouvent dans deux endroits précis : dans les canaux galactophores, on parle de carcinome canalaire in situ (CCIS); dans la glande mammaire, il s’agit d’un carcinome lobulaire. Rarement, une tumeur se développe dans le tissu conjonctif.

Lors du diagnostic, le cancer du sein est classifié selon son stade : de 0 (le plus petit) à IV (le plus sévère). Cette classification indique la taille de la tumeur et si des cellules malignes se sont disséminées dans le corps.

Connaître le stade de votre cancer permet de clarifier quelles sont les meilleures options thérapeutiques dans votre cas. Il est également important de déterminer si la tumeur est à récepteurs hormonaux positifs.

Quelles sont les personnes à risque de cancer du sein?
La majorité des cancers du sein touchent les femmes de plus de 50 ans, et l’incidence de ce cancer augmente avec l’âge.

Si vous exercez l’un de ces 13 métiers, vous augmentez vos risques de développer un cancer.

2 / 7
Cancer du sein : Le traitement optimal dépend de la taille de la tumeurThomas Andreas/Shutterstock

Traitements du cancer du sein

Le traitement optimal dépend de la taille de la tumeur, de l’agressivité du cancer et e sa localisation. On pensera à la chirurgie pour enlever une petite tumeur à un stade précoce, avec une guérison possiblement complète. Mais il y a aussi des options lorsque le cancer s’est répandu en dehors du sein.

Le médecin va tenir compte de votre âge et de votre état de santé, de la taille de vos seins, et aussi si vous êtes ménopausée ou pas. Vous aurez sans doute un mélange de chirurgie, de chimiothérapie, d’hormonothérapie et de radio-oncologie.

C’est normal d’être effrayée par toute l’information qu’on vous donne. Le choix d’un traitement plutôt qu’un autre ne fait pas d’énormes différences. Le programme le plus difficile n’est pas nécessairement le meilleur : l’écart peut être de 1 %.

À moins que votre cancer du sein ne soit très avancé, vous avez plusieurs semaines pour faire des recherches sur les diverses options. Vous pouvez demander un deuxième avis médical pour discuter du traitement proposé.

Parlez de vos craintes : l’anesthésie, la perte de féminité, la propagation de cancer ailleurs. Beaucoup de femmes trouvent utile d’écrire un journal et d’en parler avec leurs amis avant de prendre une décision avec laquelle elles sont en paix.

Afin de pouvoir agir rapidement, il est essentiel de savoir reconnaître ces 10 symptômes de cancer du sein à ne jamais ignorer.

3 / 7
Cancer du sein : La chimio et l’hormonothérapie peuvent détruire des cellules cancéreusesAndrei_R/Shutterstock

Médicaments pour traiter le cancer du sein

Après la chirurgie d’un stade I, II ou III, vous verrez avec votre médecin si vous allez prendre des médicaments anticancéreux. La chimio et l’hormonothérapie peuvent détruire des cellules cancéreuses dans tout le corps : c’est ce qu’on appelle la thérapie systémique.

La chimiothérapie est importante pour le cancer du sein. Elle permet de longues rémissions, que vous soyez ménopausée, ou que vos ganglions lymphatiques soient atteints. Elle détruit aussi des cellules normales : votre médecin ne vous la recommandera pas si elle entraîne des risques importants pour votre santé. Il ne le fera pas non plus si votre cancer ne risque pas de se propager ou si vous avez plus de 70 ans.

La chimiothérapie commence généralement après la chirurgie pour environ trois mois. Si la tumeur est grosse (plus de 5 cm), la chirurgie peut être précédée de chimio et suivie de chimio. Une chimiothérapie prolongée donne de bons résultats quand les ganglions lymphatiques sont touchés. Consommez régulièrement de ces 11 aliments durant votre chimio pour en atténuer les effets secondaires.

Les cytotoxiques (agents chimiothérapeutiques) peuvent être donnés oralement, en intraveineuse ou en intramusculaire. Les effets secondaires varient : s’ils sont difficiles à supporter, demandez à votre médecin de changer de médicament. Les cocktails médicamenteux classiques sont cyclophosphamide, méthotrexate et 5-fluorouracil (CMF), ou Adriamycine et cyclophosphamide (AC). L’ajout de paclitaxel (Taxol) après AC diminue le risque de récurrence d’une tumeur à récepteurs hormonaux négatifs.

Si votre cancer est à récepteurs hormonaux positifs, vous recevrez une hormonothérapie (anti-estrogène) après la chirurgie, quels que soient votre âge et la taille de votre tumeur, que vous soyez ménopausée ou pas, que vos ganglions lymphatiques soient touchés ou non. Le traitement anti-estrogène peut empêcher votre estrogène naturel de stimuler les cellules cancéreuses à développer de nouvelles tumeurs.

Les médicaments utilisés alors sont des modulateurs sélectifs des récepteurs des estrogènes (SERM) : le tamoxifène (Nolvadex) empêche vos estrogènes de se fixer sur les récepteurs des cellules du sein et de stimuler la croissance du cancer. Il favorise la mort des cellules cancéreuses et diminue de 50 % le risque d’un nouveau cancer dans l’autre sein, et dans le reste du corps. Les études prouvent qu’il vaut la peine d’en prendre pendant cinq ans. Effets secondaires : bouffées de chaleur et pertes vaginales. Le tamoxifène est également utilisé contre les mutations génétiques BRCA1 et BRCA2.

Les inhibiteurs de l’aromatase (IA) sont une nouvelle chimiothérapie qui bloque l’action d’une enzyme (aromatase) essentielle à la production d’estrogènes. Ces nouveaux médicaments, dont l’anastrazole (Arimidex), sont efficaces chez les femmes ménopausées dont le cancer du sein est à un stade avancé.

L’ablation médicale ou chirurgicale des ovaires est un autre choix pour les femmes ménopausées porteuses de tumeurs à récepteurs hormonaux positifs. Elle arrête la production d’estrogènes, mais rend stérile. Dans le cas d’un cancer du sein agressif qui s’est propagé, on peut recommander le trastuzumab (Herceptin), un anticorps monoclonal. Il bloque la croissance des cellules cancéreuses dans 30 % des cas en ciblant la protéine HER2, abondante dans certaines tumeurs.

Si vous souffrez de douleurs aux seins, ne pensez pas immédiatement au cancer. Voici 10 raisons pour expliquer ces maux.

4 / 7
Rawpixel.com/Shutterstock

Changements de style de vie suggérés


  • Joignez-vous à un groupe de soutien. Cela vous aidera à gérer la peur, la colère, la solitude, la trahison de votre corps, etc.
  • Faire de l’exercice aide certaines femmes à mieux tolérer les traitements. Faites des exercices qui ciblent les bras et les épaules si vous avez subi l’ablation des ganglions lymphatiques.
  • Faites attention à votre poids : le surpoids peut diminuer vos chances de guérison et augmenter le risque de récidive du cancer.
  • Cherchez à vous déstresser et reposez-vous. Puis explorez le biofeedback, les massages et la méditation.
  • La mammographie peut détecter un cancer du sein deux à cinq ans avant qu’apparaisse une bosse. Entre 50 et 69 ans, passez-en tous les deux ans.
  • Pratiquez l’auto-examen des seins.

Ne vous fiez pas aux croyances les plus répandues : voici 50 mythes sur le cancer qui ont la vie dure.

5 / 7
Serhii Bobyk/Shutterstock

Étapes du diagnostic et du traitement


La première étape est une biopsie (un prélèvement chirurgical) qui déterminera le type de tumeur, et la présence ou non de récepteurs hormonaux. L’étape suivante est souvent l’ablation de la tumeur. C’est une décision sage pour stopper le cancer et l’empêcher de se répandre. Discutez des différentes possibilités de reconstruction mammaire avec un chirurgien esthétique.

  •  Si votre tumeur est au stade I ou II, le chirurgien devrait pouvoir l’enlever complètement en laissant intacte une bonne partie de vos seins. Il pratiquera une tumorectomie ou une mastectomie partielle, qui sera suivie de six à sept semaines de radiothérapie pour détruire toute cellule cancéreuse. Cette approche permet de conserver vos seins. Les dernières recherches indiquent que la survie à long terme est la même pour la tumorectomie que pour la mastectomie complète.
  • Si la tumeur est au stade III ou si vous avez de petits seins, il vaut mieux une mastectomie. La mastectomie radicale modifiée enlève le tissu mammaire, l’enveloppe du muscle thoracique et les ganglions axillaires. Si le cancer s’est étendu aux muscles, la mastectomie sera radicale : ablation du sein, des ganglions et des muscles sous le sein. La chimiothérapie ou la radiothérapie préchirurgicale peuvent réduire la tumeur suffisamment pour qu’on envisage une tumorectomie. La mastectomie totale sera considérée pour un CCIS.

La radiothérapie post-chirurgicale permet d’éliminer toute cellule cancéreuse restante. La radiothérapie augmente la survie et vaut donc la peine, malgré l’inconfort, la fatigue, les brûlures de la peau, la décoloration cutanée. Mais les innovations techniques ont diminué le risque de ces effets secondaires.

La radiothérapie transcutanée (par faisceau externe), qui est hautement recommandée, n’affecte pas les organes vitaux. Il faut en faire cinq séances par semaine pendant environ cinq semaines.

Après une tumorectomie, si vous êtes ménopausée, on vous proposera une curiethérapie, qui consiste à implanter des grains radio-actifs (de la taille de grains de riz) là où se trouvait votre tumeur et où le cancer est plus susceptible de repartir. Vous aurez deux traitements par jour pendant quatre ou cinq jours. Cette nouvelle technique préviendrait la récurrence du cancer du sein.

La radiothérapie post-chirurgicale diminue le risque de récurrence du cancer du sein, que vous ayez eu une tumorectomie ou une mastectomie. C’est pourquoi le chirurgien vous la recommandera, surtout si la tumeur est importante et que les ganglions lymphatiques (au moins quatre d’entre eux) sont touchés.

Questions pour votre médecin

  •  Quelles sont mes chances de survivre à ce cancer du sein?
  •  Quels vont être les effets secondaires du traitement?
  • Puis-je envisager une reconstruction?
  • Suis-je désormais à risque de faire d’autres cancers?
  •  Quel est le taux de survie de vos patientes?

Jetez un oeil à ces 29 choses que vous croyez cancérigènes, mais qui ne le sont pas.

6 / 7
Chinnapong/Shutterstock

Vivre avec un cancer du sein


  •  À vos rendez-vous, faites-vous accompagner par un ou une amie. Dans les discussions de traitement, prenez des notes, laissez l’autre personne poser les questions qui vous intimident. Si c’est possible, enregistrez le rendez-vous pour pouvoir y revenir.
  • Réfléchissez aux conséquences pour vous-même. Qu’est-ce qui vous semble le mieux? Serez-vous capable de supporter les effets secondaires? Pourrez-vous compter sur votre famille et vos amis?
  •  Demandez à faire partie d’un essai clinique. Vous serez encadrée d’experts.
  • Planifiez une perruque, faites-le avant de perdre vos cheveux en chimio pour trouver le bon style et la bonne couleur.

Lorsque le diagnostic tombe, la vie change. Lisez ces 10 vérités que seuls les gens qui souffrent d’un cancer comprennent.

7 / 7
Cancer du sein : manger sainement Syda Productions/Shutterstock

Prévention du cancer du sein par l’alimentation

  •  Certaines matières grasses augmentent les niveaux d’estrogènes (qui augmentent les risques de cancer). Choisissez des gras mono-insaturés : olive et canola. Mangez des poissons riches en acides gras oméga-3 : saumon, sardines, hareng.
  •  Augmentez les fibres. Elles élimineront les estrogènes par voie intestinale. Sources de fibres : légumineuses, riz brun, céréales et pains entiers.
  • Mangez des fruits et des légumes, en particulier des crucifères (brocoli, choux) qui renferment des enzymes anti-cancer.
  • Les isoflavones du soya bloquent l’action des estrogènes qui peuvent favoriser un cancer du sein. Mettez toutes les formes du soya dans vos recettes.
  • Évitez les additifs alimentaires.
  • Limitez l’alcool à deux ou trois verres par semaine.

Certaines activités ou habitudes peuvent aussi avoir un impact. Adoptez dans votre quotidien ces 30 façons toutes simples de mieux prévenir le cancer.

Contenu original Best Health Canada