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Une intervention médicale qui tourne au cauchemar

Ce qui ne devait être qu’une intervention médicale banale a mené Verna Marzo au seuil de la mort. Elle avait 44 ans. Avec moins de 10% de chances de s’en sortir, elle a accepté des mesures extrêmes. C’était son seul espoir de déjouer les pronostics.

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L'intervention médicale était finalement nécessaire pour Verna.Avec la permission de Verna Marzo
Verna Marzo à l’hôpital Foothills, le 20 mars 2017.

L’intervention médicale était finalement nécessaire

Le 18 mars 2017, Verna Marzo se réveille en pleine nuit chez elle, à Calgary, avec une douleur vive au ventre. L’analgésique qu’elle a pris n’ayant pas calmé sa souffrance, ses colocataires la con­duisent aux urgences les plus proches.

L’année précédente, les médecins lui ont découvert un kyste à l’ovaire. Sûrement bénin, l’a-t-on rassurée, il se résorberait naturellement. À l’hôpital, les examens révèlent que le kyste a atteint la taille d’un pamplemousse. Pis, la douleur et la fièvre laissent entendre qu’il a pu éclater. Comme il faut l’opérer d’urgence, on transfère Verna Marzo par ambulance à l’hôpital Foothills. Là, le chef de service de garde préconise une hystérectomie complète. Verna, qui veut qu’on mette un terme à son calvaire, consent avec énergie: «Sortez-le!» Elle est aussitôt transportée en salle d’opération.

Après l’intervention, Verna est conduite aux soins intensifs, mais dès le matin il est clair que quelque chose ne tourne pas rond. Son abdomen est distendu et elle fait une forte fièvre. En prenant son service à 8h, le Dr Paul McBeth étudie son dossier. L’ablation d’un kyste est relativement simple, mais la patiente est en choc. «Quelque chose nous échappe», confie-t-il à ses assistants.

Debie, la sœur de Verna, sursaute en la voyant le matin. Le liquide qui suinte de ses vaisseaux sanguins l’a fait enfler pendant la nuit. Pour Debie, elle a «triplé de volume».

Sa tension artérielle a chuté, ses tissus sont privés d’oxygène et elle respire à l’aide d’un ventilateur. Les médecins la plongent alors dans le coma pour éviter que son corps ne s’épuise et administrent de fortes doses d’antibiotique à large spectre pour combattre l’infection.

Son organisme est en état de choc, mais pourquoi? Le Dr McBeth interroge Debie. Sa sœur a-t-elle voyagé? A-t-elle des allergies? Peut-il s’agir d’une overdose? Quels sont les antécédents familiaux?

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L'intervention médicale de Verna Marzo, cette femme pleine de vie.Avec la permission de Verna Marzo
Verna Marzo à vélo sur le Legacy Trail, en Alberta, en juillet 2016.

Une femme pleine de vie

Verna a toujours eu de l’énergie à revendre. Enfant, dans le village de La Union, aux Philippines, elle adorait le sport – particulièrement la course à pied et le surf – et ses frasques étaient contagieuses. Elle est la deuxième d’une joyeuse famille de quatre enfants pour qui, comme elle se plaisait à le dire, «chaque jour est un 1er avril».

Verna avait six ans quand son père est parti travailler dans une usine en Arabie saoudite pour subvenir aux besoins de la famille et permettre à ses enfants d’étudier. À 28 ans, c’est elle qui a quitté son poste en marketing en quête d’un travail à l’étranger. En 2001, elle a d’abord travaillé comme nounou à Calgary, avant de lancer sa propre entreprise de nettoyage et de décoration d’intérieur.

Ses parents sont restés en étroite relation avec leur fille grâce à Skype, le temps qu’elle s’adapte à la culture, qu’elle surmonte sa timidité et qu’elle se familiarise avec la langue. L’Église évangélique lui a offert la chaleur d’une communauté que ses sœurs Debie et Luela ont adoptée quand elles sont venues rejoindre Verna à Calgary, quelques années plus tard. Tout lui souriait dans sa nouvelle vie.

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Une insuffisance cardiaque congestive peut être la cause de votre perte de poids inattendue.TULALUCK/SHUTTERSTOCK

Un combat pour la survie

Quelque 18 heures après l’arrivée de Verna à Foothills, les craintes du Dr McBeth se confirment. Elle fait une septicémie, une inflammation systémique grave déclenchée par la présence de E.coli dans le sang. Le choc septique est une invasion brutale qui peut submerger l’organisme en 12 heures. Le taux de survie est de seulement 50%. Comment la bactérie a pu entrer dans son système – à l’hôpital ou ailleurs – restera à jamais un mystère.

Les médecins sont placés devant une situation complexe. La cascade de la coagulation étant l’un des symptômes de choc septique, ils administrent des anticoagulants à la patiente. Or, cela peut induire une hémorragie interne et faire chuter la tension artérielle. Pour parer à cet effet on administre des médicaments qui privent les tissus d’oxygène. Pendant tout ce temps, il faut maintenir Verna dans le coma, au risque d’accentuer la baisse de la tension avec la sédation. L’arrêt cardiaque menace.

D’ailleurs, deux fois en quelques heures, Verna présente un électrocardiogramme plat. Le Dr McBeth et son collègue, le Dr Jason Waechter, la raniment à tour de rôle en lui administrant de l’épinéphrine.

«C’est un combat de chaque instant pour sa survie, dit Paul McBeth à Debie et quelques proches réunis dans la salle d’attente ce soir-là. Il faut se préparer au pire.» Il y a d’abord une défaillance rénale, puis des caillots sanguins aux poumons et aux capillaires. Le médecin reste presque toute la nuit au chevet de la malade.

Le matin, il rencontre de nouveau les amis de Verna. «Elle a très peu de chances de passer la prochaine heure», leur explique-t-il. Même s’il n’aime pas quantifier ces choses-là, il évoque moins d’une chance sur dix.

L’état de la femme s’aggrave et ses chances de s’en sortir fondent. Par messages, Debie demande aux pro­ches qui ne peuvent être présents de prier. Aux Philippines, la mère de Verna fait une demande de visa d’urgence pour voyager.

Si les chances de survie d’une personne se mesurent à la passion qu’elle éprouve pour ce monde, les médecins ont sous-estimé celles de Verna.

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Alberta.Shutterstock

Amatrice de sensations fortes

Son premier grand frisson, elle l’a connu à six ans quand elle s’est élancée d’un pont dans la rivière près de chez elle. Treize ans après son arrivée au Canada, elle a sauté d’encore plus haut, cette fois attachée à un instructeur de parachutisme, en Alberta.

Puis un jour, il y a six ans, Verna a rencontré une compagne pour ses exploits: Leah Escabillas, une jeune femme nouvellement intégrée à son église. Leah avait immigré d’Arabie saoudite, où les femmes sont bâillonnées. Elle semblait animée par la même soif d’aventures que Verna, qui a vite vu en elle une partenaire de voyage idéale.

Elles ont commencé à planifier leurs voyages qui se sont peu à peu transformés en autant d’épreuves d’endurance et d’adrénaline. Il y a eu des expéditions de randonnée pédestre et de raquette, des plongées en cage au milieu de grands requins blancs au large du Cap, en Afrique du Sud. En 2016, elles ont essayé le saut à l’élastique depuis le pont qui domine les chutes Victoria à la frontière du Zimbabwe et de la Gambie. À 100 mètres au-dessus du fleuve Zambèze, avec Leah tout près derrière, Verna mesurait sa chance d’avoir rencontré une personne qui partageait son désir de vivre des expériences limites. Pour éprouver la peur, convenaient-elles. Pren­dre des risques parce que c’est là que se trouve l’ivresse.

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Endométriose: il est difficile d'établir un diagnostic de la maladie.Syda Productions/Shutterstock

Le choix difficile, mais déterminant

Verna ne meurt pas le lendemain. Mais le cinquième jour, sa famille reçoit une autre mauvaise nouvelle: l’infortunée présente une ischémie des jambes et des bras, qui ont manqué d’oxygène. La nécrose des tissus risque de libérer dans l’organisme des toxines mortelles. À moins d’une intervention radicale.

La patiente émerge de son coma une fois supprimés les sédatifs, hypnotiques et anxiolytiques. Le lendemain, le Dr McBeth lui explique, ainsi qu’à la demi-douzaine de personnes présentes à son chevet – notamment Debie, Luela, l’aumônier de l’hôpital et un ami proche, le psychologue Charles Coleman – les différentes interventions possibles.

«L’amputation donne la meilleure chance de survie.»
La décision revient à Verna, insiste-t-il, et, si elle accepte, il n’y a pas une minute à perdre. L’ischémie progresse rapidement, gagne les articulations, et le moindre retard réduit ses chances de pouvoir bénéficier de prothèses.

Il ne peut y avoir de moment plus décisif dans une vie. Verna est sous respirateur artificiel, intubée, mais elle arrive encore à acquiescer ou refuser d’un signe de tête.
Cinq, quatre, trois, deux, un…

Elle donne son accord.

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La chirurgie esthétique du nombril est très en demande.NIMON/SHUTTERSTOCK

L’amputation

Le 4 avril, le lendemain des deux séances d’amputation, Verna reprend lentement connaissance. Elle est seule dans sa chambre d’hôpital. En baissant les yeux, elle voit les bandages et son bras droit plus court. Il n’y a plus de bras gauche. Le contour déconcertant de ses jambes réduites se dessine plus loin sous la couverture.

Pour la première fois, elle se sent engloutie par les ténèbres. Et en bonne pratiquante, elle s’adresse à son Dieu: «Il y a sûrement quelqu’un dans cet hôpital à qui il reste peu de temps à vivre et qui s’accroche désespérément. Je te demande de laisser vivre cette personne et de me prendre à sa place.»

Les jours passent et son vœu n’est toujours pas exaucé. Puis son discours change: «Il faut croire que je suis là pour de bon, du moins pour le moment. Je me demande pourquoi.»

Tandis que les assistantes sociales et les psychologues la préparent à l’inévitable effondrement psychique, Verna se demande si elle n’a pas trouvé un nouveau sens à sa vie: être celle qui ne renonce pas.

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Verna Marzo était bien entourée à la suite de son intervention médicale.Avec la permission de Verna Marzo

Bien entourée et fidèle à elle-même

Le groupe de soutien de première ligne qui n’a jamais cessé de l’entourer s’est donné un nom: Team Verna. Au-delà des amis proches et de la famille, elle peut compter sur une physiothérapeute et une assistante sociale. Il y a toujours quelqu’un pour chanter, raconter une blague ou poser doucement la main sur elle lorsqu’elle est en prière. Pour animer Team Verna, tous peuvent compter sur sa mère, arrivée au chevet de sa fille le 1er avril, avant les amputations. «Son père, qui se remet d’une crise cardiaque, était resté aux Philippines.»

Aux murs de sa chambre, on la voit sur des photos suspendue au-dessus d’un précipice, en chute libre. Ces images ne sont pas là pour elle, mais pour ses soignants. Une idée de Charles Coleman. «Ceux qui viendront prendre soin de cette personne la verront comme une survivante, une battante – pas comme quelqu’un qui inspire la pitié», dit-il.

Lentement, le corps de Verna commence à se réparer. Les cheveux et les cils qu’elle avait perdus repoussent. Les caillots sanguins qui ont envahi son organisme et son cerveau se résorbent. «Il existe sans doute des lésions permanentes aux reins, mais ils fonctionnent, tout comme son foie», assure le Dr McBeth.

Puis, fin mai, une infirmière passe un matin saluer la patiente:
«Ça va?»
Pas de réponse. Penchée sur le lit, l’infirmière murmure: «Verna?» Rien. Inquiète, elle fait venir un médecin et, ensemble, ils vérifient les signes vitaux, à la recherche d’indices.

Soudain, Verna ouvre les yeux et affiche un large sourire. La tension retombe, tout le monde éclate de rire.

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Il faut tout réapprendre à la suite d'une intervention médicale avec amputation.SeventyFour/Shutterstock

Tout réapprendre

Quand on procède à une amputation, on fait tout pour préserver le maximum du membre. On laisse parfois plus de longueur puis, si cela s’avère nécessaire, on ampute de nouveau. «Il faut préserver assez de tissus afin de pouvoir refermer la plaie et pour que le membre soit fonctionnel», explique le Dr McBeth.

Rick Buckley, le chirurgien orthopédiste qui a pratiqué les amputations de Verna, a malheureusement dû réopérer quatre fois la deuxième semaine de mai – pour ne conserver de son bras gauche qu’un moignon et couper sa jambe droite au-dessus du genou.

Pour vivre dans ce nouveau corps et maîtriser le quotidien, Verna doit apprendre de nouveau à manger, à aller aux toilettes, même à dormir. «Je suis redevenue un bébé», dit-elle.

Ses prothèses de jambe arrivent à l’hôpital à peu près à cette époque. Il faut énormément de concentration – et d’entraînement – pour apprendre à marcher avec. «Il faut mobiliser toute son attention, même pour se tenir debout», avoue-t-elle.

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L'importance de l'amitié dans des moments de vulnérabilité.Sasirin Pamai/Shutterstock

Début de la rééducation

C’est la patiente la plus motivée dont Erin McDiarmid, la physiothérapeute responsable de sa rééducation, a eu à s’occuper. «Verna battait tout le monde aux exercices de force, se souvient Erin. Elle était plus forte aux abdominaux que ses entraîneurs.» Déterminée à reprendre ses randonnées l’été suivant, elle tient à faire ses exercices sur des surfaces inégales.

En août, son bras en fibre de verre est prêt; il s’ajuste au moignon par succion. Les impulsions générées par les contractions du muscle de l’avant-bras sont transmises au système hydraulique de la main à cinq doigts de manière qu’elle puisse envoyer le signal d’ouverture ou de fermeture en se contentant de penser le mot associé au geste. «Je peux manger! s’exclame-t-elle la première fois qu’elle s’y est mise. Je peux me brosser les dents!»

Puis: «Je peux voler une banque! Il n’y a plus d’empreintes digitales!»

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À propos des lits d’hôpital par personne. Shutterstock

Ne pas se laisser abattre

Enfant, Verna n’a jamais croisé d’amputés. «Il n’y en avait pas au village, assure-t-elle. C’est la mort pour quelqu’un qui perd son bras ou sa jambe dans un accident de ferme, parce que ça le prive de son outil de travail et de la possibilité de gagner sa vie.» Après son arrivée au Canada, elle se souvient de n’avoir rencontré qu’un amputé, une fois, à l’église.

Le 7 décembre 2017, soit 263 jours après son arrivée à l’hôpital, Verna est envoyée au Carewest Vernon Fanning Centre, un établissement de soins de longue durée au nord-est de Calgary. Les voilà, les amputés, comprend-elle.

Verna trouve l’ambiance des lieux sinistre. Les ambitions sont mises au rancart et il lui semble que la plupart des patients comptent sur les soignants pour tout. «Ils deviennent dépendants d’eux, mais je sais qu’ils peuvent faire mieux», dit-elle.

Il y a au centre une salle de remise en forme qui n’est guère fréquentée. Mais la concentration et l’ardeur qu’elle met à ses exercices sont rapidement devenues source d’inspiration. Des résidents se joignent à elle qui ne tarit pas d’éloges devant leurs efforts. La salle de sport ne tarde pas à se remplir, et les participants qualifient les séances d’exercice de Happy Hour.

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Après son intervention médicale et beaucoup de rééducation, Verna Marzo a pu participer à une course de 5 kilomètres.Avec la permission de Verna Marzo
Verna célèbre la fin de sa première course de 5 kilomètres après ses amputations, aux côtés de sa sœur Debie et de son filleul Maximus Macatula.

Le défi

À la fin mars 2018, Verna s’est inscrite à une course de 5 kilomètres devant avoir lieu à Calgary pendant l’été. Mais la veille de l’événement, la nouvelle emboîture qu’elle a reçue pour sa prothèse de jambe droite lui cause une douleur insupportable, quelle que soit la manière dont Debie la fixe. Verna bouillonne de rage. «Je n’y arriverai jamais», dit-elle à Debie. Elle est résolue à se retirer de la course.

«D’accord, répond Debie. Mais vas-y quand même. On prendra le fauteuil roulant. Je te pousserai.» Il y a un long silence, puis Verna demande: «Tu as des projets pour après la course?»

Elle n’a finalement pas besoin de son fauteuil le 21 juillet: elle marche les cinq kilomètres et, près de la fin, elle est soutenue par les encouragements et la promesse du hamburger et du lait frappé de la victoire aux frais de Debie. Leah vient la serrer dans ses bras au fil d’arrivée – et lance une proposition alléchante. Honolulu organise un marathon tous les ans le deuxième dimanche de décembre. «Nous le ferons ensemble», promet-elle.

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Regardez pour une assurance vie.Serdjophoto

Le sort s’acharne

Les mois suivants, Verna passe beaucoup de temps sur le tapis pour renforcer ses capacités aérobies. Elle retourne régulièrement à l’hôpital pour des occlusions intestinales – à cause de tissus cicatriciels –, mais se concentre à nouveau sur son objectif après chaque séjour.

Le sort va de nouveau la frapper: le 18 août 2018, sa complice, Leah Escabillas, se tue en chutant d’une arête élevée lors d’une randonnée sur le mont Rundle, à Banff, en Alberta.

C’est une nouvelle désastreuse. Leah n’a jamais renoncé à leurs aventures après la tragédie qui a touché son amie. Elle s’est même pointée un jour avec le projet de faire de la raquette en la tirant à l’aide d’un traîneau. Et maintenant, elle n’est plus là.

Les jours qui suivent, Verna décide de ne pas renoncer à leur rêve de Honolulu. Elle ne pourra pas le courir comme prévu ce prochain décembre, mais visera 2020. Si courir un marathon est un exploit qui relève davantage du cœur que de la tête, de l’âme que du corps, alors ce ne sera pas un problème. Et Leah sera toujours là avec elle. Elles y arriveront ensemble.

«Team Leah», dit Verna, soulevant le bras droit en son hommage.

Ces écrivains ont souhaité rendre hommage à leur proche en évoquant leurs derniers instants ensemble.

Contenu original Selection du Reader’s Digest