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8 traitements plus profitables que les antidépresseurs

Avant de vous en remettre aux médicaments et antidépresseurs, faites de l’exercice, surveillez votre régime alimentaire ou offrez-vous une séance de luminothérapie.

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Interrogez-vousRoman-Kosolapov / Shutterstock

Interrogez-vous

Parfois, on est triste et abattu sans trop savoir pourquoi. Il ne faut alors pas oublier que l’humeur dépressive peut aussi avoir des causes physiques. «Contrairement à d’autres diagnostics médicaux, la dépression ne se détecte pas à l’aide de tests matériels, comme une prise de sang. Elle peut être le résultat de bien des facteurs», rappelle la psychiatre Kelly Brogan. Il arrive, par exemple, de confondre une insuffisance de la fonction thyroïdienne (hypothyroïdie) — qui ne se traite évidemment pas avec des antidépresseurs — avec la dépression ou la psychose. Exposer au médecin les différents symptômes qu’on éprouve (physiques et mentaux) aidera à bien déterminer si la cause d’une humeur dépressive est de nature physique et si d’autres examens sont nécessaires (comme un test de la thyroïde).

Vérifiez si vous présentez ces principaux symptômes de dépression.

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Surveillez votre régime alimentaireAntonina-Vlasova / Shutterstock

Surveillez votre régime alimentaire

L’humeur changeante s’explique parfois par un taux de glycémie qui joue au yoyo. «On vous diagnostiquera peut-être dépressif, alors que vous souffrez simplement d’une instabilité du taux de glycémie», explique Mme Brogan. Cela peut être le résultat de la consommation d’aliments (comme les produits raffinés ou transformés) qui font fluctuer considérablement le taux de sucre dans votre sang. Un taux glycémique qui chute provoque une réaction de lutte ou de fuite dans votre système. Les personnes plus sensibles peuvent alors se sentir furieuses, irritables, nauséeuses et éprouvant constamment le besoin de manger. «L’alimentation peut donc influer sur l’humeur. Aussi, avant de vous dire dépressif, vérifiez si le problème ne viendrait pas de votre régime alimentaire», conclut la psychiatre.

Méfiez-vous de ces habitudes qui augmentent votre risque de souffrir de dépression.

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Essayez la vitamine B12sonia62 / Shutterstock

Essayez la vitamine B12

Si la vitamine B12 est un nutriment clé pour la production d’énergie, elle a aussi une fonction de régulateur de l’humeur. «C’est une vitamine de grande importance pour le bon fonctionnement du corps, notamment pour la production de neurotransmetteurs et pour la régulation de l’inflammation», explique Mme Brogan. Il est possible qu’une carence en vitamine B12 (ou un taux faible) soit à l’origine de vos symptômes — et que vous ne souffriez pas du tout de dépression. Demandez à votre médecin de mesurer votre niveau d’homocystéine, un marqueur de l’inflammation qui augmente lorsque vous manquez de vitamine B12. Si vous êtes carencé, on vous donnera le nutriment par injection ou par voie orale. «Certains patients m’ont dit se sentir comme une nouvelle personne dès la première injection de vitamine B12», ajoute la psychiatre.

Consultez les signes d’une carence en vitamine B12

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N’ayez pas peur de suernd3000 / Shutterstock

N’ayez pas peur de suer

Selon une étude menée en 2017, 12% des cas de dépression peuvent être évités grâce à une heure d’activité physique par semaine. Mais l’exercice n’aide pas seulement à prévenir la dépression, c’est également un antidépresseur naturel. D’après le Journal of Clinical Psychiatry, parmi les personnes chez qui on a diagnostiqué un trouble dépressif majeur et n’ayant pas bien répondu aux traitements médicamenteux, 30% de celles qui ont fait de l’exercice physique ont été en rémission après douze semaines. D’ailleurs, la clinique Mayo souligne qu’une séance de transpiration, en plus de libérer des endorphines, est également un bon moyen de chasser les pensées négatives et améliorer les relations interpersonnelles.

Éliminez ces attitudes négatives de votre vie pour vous sentir plus épanoui.

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Faites-vous dorer au soleilImage-Point-Fr / Shutterstock

Faites-vous dorer au soleil

Manque de sommeil, sentiment de confusion, fatigue et rage de sucre : voilà quelques signes du trouble affectif saisonnier (TAS), ou dépression hivernale, qui sévit lorsque les journées s’écourtent (et s’assombrissent). Apprenez-en plus sur ce «blues de l’hiver» et les moyens de le surmonter.

Selon un rapport de 2012 publié dans l’American Family Physician, les antidépresseurs et la luminothérapie constituent alors des solutions possibles. Si vous craignez les effets secondaires des premiers, adoptez plutôt une approche plus naturelle. La luminothérapie consiste à s’exposer, trente minutes chaque matin, à l’intérieur d’un caisson, à une lumière fluorescente blanche située entre 30 et 45 cm de distance. En l’espace d’une semaine ou deux, on devrait commencer à se sentir mieux, mais l’exercice devrait se prolonger tout l’hiver.

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Restructurer votre penséeDean-Drobot / Shutterstock

Restructurez votre pensée

Au cours de la saison froide et sombre, on reste volontiers chez soi, on réduit les contacts sociaux et les activités qu’on faisait pourtant avec plaisir. Tout, en somme, pour aggraver les symptômes du TAS! Essayez plutôt de suivre une thérapie cognitivocomportementale (TCC). Suivez ces conseils de psy sur la dépression saisonnière.

Ces sessions de thérapie visent à changer vos pensées négatives et à encourager l’adoption de comportements qui vous permettront d’améliorer votre humeur. Selon une étude publiée dans le American Journal of Psychiatry en 2016, suivie pendant six semaines, cette thérapie aide à prévenir les rechutes annuelles. Comparativement à la luminothérapie, elle serait donc plus efficace contre le TAS. Il ne faut pourtant pas oublier que la luminothérapie est facile à intégrer dans sa vie quotidienne (il ne manque que le caisson lumineux), alors qu’on ne trouve pas toujours facilement un thérapeute cognitivocomportemental dans son quartier.

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Réexaminez vos médicaments9dream-studio / Shutterstock

Réexaminez vos médicaments

Plusieurs médicaments sous prescription provoquent des effets secondaires de nature psychiatrique comme la dépression, souligne Kelly Brogan. Ainsi, les antisécrétoires gastriques peuvent épuiser les réserves physiologiques de vitamine B12, ce qui peut engendrer des troubles cognitifs ainsi que la dépression. Les antibiotiques et les médicaments contre le cholestérol comportent également des risques. Parcourez avec votre médecin les médicaments que vous prenez et faites état de tout nouveau symptôme qui pourrait leur être attribué.

Sachez reconnaitre ces signes que vos médicaments vous rendent malade.

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Prenez du temps pour vousUfaBizPhoto / Shutterstock

Nous sommes sollicités de partout et souhaitons être performants au travail comme à la maison. Le stress peut alors prendre l’ampleur d’une dépression. «Nous vivons aujourd’hui en contradiction avec des millions d’années d’évolution humaine», indique Mme Brogan. Manque de soutien de la communauté, exposition constante aux technologies, éclairage artificiel : ce mode de vie peut ouvrir la porte aux symptômes de la dépression. Il est important de penser aux changements nécessaires pour se sentir mieux, explique la psychiatre.

Une saine alimentation et l’exercice physique sont certainement de bons moyens pour y arriver, mais la méditation l’est aussi. Seulement trois minutes de méditation par jour suffisent. «Le simple fait de faire une pause envoie un signal à votre système nerveux, le rassurant que vous n’êtes pas en danger,» ajoute Mme Brogan.

Mettez en place ces 25 façons de vous détendre.

Contenu original Reader's Digest