Share on Facebook

8 habitudes susceptibles de déclencher une crise de panique

Une crise de panique (on parle aussi d’attaque de panique) peut paraître spontanée, mais elle découle souvent de pensées négatives persistantes et de réflexes émotionnels toxiques. Prenez conscience de ces déclencheurs courants de crises de panique.

1 / 10
Qu’est-ce qu’une crise de panique ?vmaslova/Shutterstock

Qu’est-ce qu’une crise de panique ?

Il y a une importante différence entre la nervosité et la véritable crise de panique. «Une crise de panique est une manifestation aiguë de peur intense ou d’anxiété qui apparaît soudainement», explique la thérapeute Thai-An Truong, LPC, LACD. Elle explique que les symptômes peuvent culminer en quelques minutes et durer une demi-heure, mais laisser un sentiment d’épuisement pendant des heures.

Selon la thérapeute, les signes les plus fréquents sont les suivants : augmentation du rythme cardiaque, palpitations, douleurs thoraciques, transpiration, tremblements, difficulté à respirer et hyperventilation.

La cause varie selon les individus, et il importe que vous identifiiez ce qui les déclenche chez vous. Ce peut être des habitudes ou des comportements émotifs que vous pourriez diminuer – avec l’aide d’un thérapeute si nécessaire – ce qui serait bénéfique sur votre niveau d’anxiété.

Découvrez 8 symptômes bizarres dont vous ignorez qu’ils sont liés au stress.

2 / 10
Une crise de panique peut être due à l’amplification.nd3000/Shutterstock

Amplification

L’amplification, c’est transformer un événement quelconque en quelque chose de grave ou en catastrophe. « Cette tendance peut vous faire croire que c’est la fin du monde et que vous ne vous en sortirez pas. » « On peut même, à un moment de stress, avoir l’impression qu’on va devenir fou, » explique Truong.

Les phobiques peuvent croire que ce qui alimente leurs peurs va les tuer ou les affecter sérieusement (ex. : l’ascenseur va s’écraser à tout moment; les microbes vont contaminer et tuer mes enfants).

Le stress vous rend-il malade ? Ces 8 signes sont à prendre au sérieux.

3 / 10
Une crise de panique peut être due à la dramatisation.YAKOBCHUK VIACHESLAV/Shutterstock

Dramatisation

« L’interprétation dramatisante de sensations physiques mène souvent à une crise de panique », explique Thai-An Truong. Vous ressentez, par exemple, une palpitation cardiaque et pensez que vous faites un infarctus, ou que votre mal au cou est un caillot sanguin qui signale le début d’un AVC.

Apprenez à gérer votre stress pour en réduire les effets négatifs.

4 / 10
Sauter aux conclusions peut créer une crise de panique.Branislav Nenin/Shutterstock

Sauter aux conclusions

Sauter aux conclusions peut aggraver votre anxiété de plusieurs façons, explique Truong. Vous pourriez vous aventurer dans des prédictions hasardeuses, ou imaginer des pensées négatives chez les autres à votre sujet.

Vous pouvez, par exemple, alors que vous vous rendez à une entrevue, vous convaincre que vous allez échouer et que tout le monde va vous en vouloir. Ou que votre mari est en train de mourir d’un accident d’auto parce qu’il ne vous a pas appelée.

5 / 10
Une crise de panique peut être due à un raisonnement émotionnel.Rawpixel.com/Shutterstock

Raisonnement émotionnel

Le raisonnement émotionnel consiste à conclure que votre réponse émotive est la bonne, quels que soient les faits et les preuves qui la contredisent. «Puisque vous le ressentez ainsi, ce doit être vrai», explique Truong. Par exemple, vous vous sentez responsable de quelque chose et vous en concluez que c’est de votre faute, alors que rien ne l’indique.

6 / 10
Trop de temps sur les réseaux sociaux peut causer une crise de panique.YAKOBCHUK VIACHESLAV/Shutterstock

Trop de temps sur les réseaux sociaux

Passer du temps sur les réseaux sociaux est certainement agréable, mais peut vous mener à faire des comparaisons négatives. Si vous vous mettez à être obsédée par les messages sur ces réseaux, vous pourriez cultiver le genre de pensées suivantes : « je ne jamais aussi bien qu’eux » ou «ma situation n’a pas bougé en un an » ou « je ne trouverai jamais de conjoint et vais mourir triste et seule » – une véritable porte ouverte à la crise de panique.

7 / 10
Une crise de panique peut être due à une suranalyse.Viktor Gladkov/Shutterstock

La suranalyse

Suranalyser peut mener à l’angoisse, surtout si cela vous fait entrevoir un avenir négatif pour vous-même ou vous fait croire que les autres vous perçoivent de façon défavorable. Par exemple, « mon patron ne m’a pas rappelée… il est peut-être fâché… et veut me renvoyer… et je vais me retrouver à la rue ».

8 / 10
Procrastiner peut causer une crise de panique.Yulia Grigoryeva/Shutterstock

Procrastiner

Remettre au lendemain permet de soulager l’anxiété à court terme, mais peut créer une dépendance et paver le chemin à une crise de panique. Par exemple, si vous mettez un travail de côté pour faire quelque chose d’agréable, vous vous sentirez mieux sur le coup. Les conséquences à long terme peuvent cependant vous mener à la panique, si cela engendre un processus de réflexion catastrophique comme « je vais certainement rater mon année scolaire » ou encore « je vais échouer et perdre mon emploi », etc.

9 / 10
Trop de solitude peut causer une crise de panique.KieferPix/Shutterstock

Trop de solitude

Un peu d’isolement peut faire du bien aux anxieux, mais dépend de leur mode de réflexion. S’ils pensent « j’adore être seul », ils éprouveront du bien-être. Mais s’ils pensent « je suis seul et personne ne voudra jamais de moi et je vais mourir seul », cela pourrait être un déclencheur parmi d’autres d’une crise de panique.

10 / 10
En cas de crise de panique, trouvez de l’aide.Pressmaster/Shutterstock

Trouvez de l’aide

Une thérapie peut aider à identifier les causes de vos crises d’angoisse. La méthode de thérapie cognitive comportementale du Dr David Burns comprend quatre types de traitements pour l’anxiété et la panique :

  • le modèle cognitif;
  • le modèle motivationnel;
  • le modèle d’exposition;
  • le modèle des émotions cachées.

Cela prend souvent une combinaison de ces quatre approches pour que la personne surmonte son anxiété. Comme tous les cas sont uniques, le thérapeute peut avoir à essayer chaque modèle pour éliminer les moins performants. Le modèle cognitif implique l’examen des pensées négatives pendant une crise de panique, et l’expérimentation de diverses techniques cognitives pour arriver à changer ses modèles de réflexion. Il permet de mettre en évidence le processus de pensées qui amplifie les symptômes physiques en créant une spirale d’anxiété et de mieux les gérer.

Contenu original Reader's Digest