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8 anciens alcooliques révèlent comment ils ont vaincu leur dépendance

D’anciens alcooliques nous confient leurs meilleurs conseils. Ils nous disent aussi ce qu’ils auraient aimé savoir avant.

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La levure de bière et le germe de blé : des aliments de prévention.Shutterstock

«J’ai compris que j’avais un problème seulement quand j’ai tenté d’arrêter.»

Joe Schrank a commencé à se battre avec l’alcool à la fin de son adolescence. À 25 ans, il a reçu un diagnostic de dépression. Schrank s’est alors rendu compte qu’il était devenu dépendant: l’alcool lui était interdit pendant son traitement aux antidépresseurs. «J’ai compris que j’avais un problème seulement quand j’ai tenté d’arrêter. L’alcool était important dans ma vie et je ne pouvais plus nier mon accoutumance.»

Schrank est maintenant sobre depuis plus de 20 ans. Il a fondé un centre de réhabilitation pour les alcooliques à Los Angeles: High Sobriety. Pour combattre sa dépendance, Schrank s’est mis à faire de l’exercice et à assister aux réunions des AA. «Surmonter l’alcoolisme, c’est comme le désherbage; il faut tout le temps recommencer pour que les mauvaises herbes n’envahissent pas votre cour, dit-il. M’entraîner est la clé du succès pour moi;  j’adore le gym. Et puis le travail en équipe aux AA m’a vraiment servi. Les hommes de ce programme offrent un soutien constant et fiable.» Ses deux fils sont ce qui le motive le plus. «Enfant, je méprisais l’alcoolisme de mon père et ses habitudes autodestructives. Aucun de mes garçons ne m’a vu boire, et je veux que ça continue.» Découvrez ce qu’est une consommation d’alcool sécuritaire. Voici comment savoir si vous buvez trop d’alcool.

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lipik/shutterstock

«Ma réhabilitation ne pouvait pas se faire en travaillant simplement plus fort.»

Traylor Johnson, 73 ans, vient d’engranger 22 ans et neuf mois de sobriété. Il faut fêter chaque mois de sobriété, mais chaque jour est important. «La sobriété à long terme ne s’obtient qu’un jour après l’autre. Ma réhabilitation ne pouvait pas se faire en travaillant simplement plus fort. Ça m’a pris du temps pour guérir mentalement et émotivement.»

Au cours des années, il a suivi une approche holistique pour remettre sa vie et ses relations dans le droit chemin. «Il m’a fallu une équipe de médecins, conseillers et thérapeutes, en plus d’un programme d’exercices et d’un plan pour passer à travers les jours difficiles. Je n’aurais pu envisager à quoi ressemble physiquement et émotivement la sobriété, jusqu’à ce que ma vie prenne ce chemin.»

Que ce soit dans votre attitude ou dans votre manière de vivre, ces signes ne trompent pas: votre thérapie fonctionne!

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ISTOCK/ROSTISLAV_SEDLACEK

«Si on m’avait appris à accepter mes imperfections et à comprendre l’importance de prendre soin de soi!»

Dès qu’elle a goûté à l’alcool à l’adolescence, Laura Ward s’est rendu compte qu’un verre ne lui suffisait pas. Mais Laura Ward, qui tient aujourd’hui un blogue sur la sobriété, n’a pas affronté sa faiblesse avant que ses enfants ne soient en âge scolaire. «Je ne pouvais pas l’admettre, dit-elle. Je suis devenue si dépendante à l’alcool que j’ai risqué de tout perdre.» En 2013, elle s’est mise à boire tous les jours, dès que ses enfants partaient pour l’école jusqu’à ce qu’elle succombe au sommeil le soir. «Je ne savais pas comment faire sans alcool. Ce n’était plus qu’une question de temps avant que je m’ôte la vie, que j’aie un grave accident d’auto ou que je tue quelqu’un. Boire me terrifiait, ne pas boire aussi. Je ne savais plus comment fonctionner en restant sobre et j’étais persuadée d’en être incapable.»

Puis, un matin de mars 2014, Laura Ward, qu’une courte abstinence avait rendue si malade qu’elle n’était pas capable de tenir debout dans la douche, a voulu prendre une bière. C’est à cet instant qu’elle a choisi d’arrêter de boire. En travaillant avec une coach de bien-être, elle est finalement venue à bout de sa dépendance. «Cette femme m’a aidée à identifier mes mauvaises habitudes et à les remplacer par de bons comportements. J’ai appris à m’aimer, à me valoriser et à me respecter.» Il ne faut pas avoir honte d’admettre qu’on a besoin d’aide. «Nous, alcooliques, nous ne sommes pas imparfaits, nous sommes malades. Et nous devons prendre soin de nous. Il y a de multiples façons de le faire. Il nous faut trouver individuellement la voie qui nous permet de devenir sobres et de le rester.»

Assurez-vous de connaître les effets de l’alcool sur votre santé.

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Être l'artisan de son propre bonheur est l'une des choses que vous devez savoir pour devenir un adulte.ISTOCK/GOODLIFESTUDIO

«Je n’aurais jamais cru que la sobriété m’apporterait une vie d’une telle richesse.»

Lorsque Joy Clubb a commencé ses premiers pas vers la guérison, elle ne savait pas tous les bienfaits qu’il y aurait à cesser de boire. «Si on m’avait dit que ma vie deviendrait ce qu’elle est aujourd’hui, dans l’abstinence, je ne l’aurais pas cru», nous raconte cette femme de 45 ans. «Toutes les choses matérielles qui viennent avec le rétablissement sont belles, mais les relations que j’ai avec moi-même, ma famille et ma foi sont indescriptibles. Je suis capable de me regarder dans la glace et d’aimer ce que je vois.»

Joy Clubb a non seulement découvert la confiance, mais elle s’est trouvée un métier. «Après avoir cessé de boire, j’ai été femme de ménage dans un centre de traitement, puis j’ai travaillé dans une écurie. Je pensais que c’était le genre d’emploi que j’aurais toute ma vie. Mais j’ai osé déposer ma candidature à la Bluff Plantation, un centre de réhabilitation à Augusta (Georgie). J’ai eu des promotions et je suis devenue responsable de programmes.» C’est sans compter les changements dans sa vie personnelle. «Les rapports que j’ai maintenant avec les gens sont authentiques. Je croyais que mon alcoolisme me ferait perdre les miens pour toujours, mais mon mari, ma mère et ma fille attendaient juste que je leur revienne. Et je suis devenue meilleure.»

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Un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par la maladie mentale au cours de sa vie, selon l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.Shutterstock/Juta

«Ignorez la petite voix qui dit, “Je ne veux pas m’en sortir”; faites-le, c’est tout.»

Avant que Larisa Washington ait cessé de boire, cette femme de 32 ans était sur la pente dangereuse de la dépendance à l’alcool et aux drogues. Ses proches l’encourageaient à devenir sobre, mais ça a pris des années pour qu’elle tire un trait et se concentre sur ce qui comptait: vivre sans prendre de substances nocives. «Si je me retrouvais dans la peau de qui j’avais été, je dirais à cette autre moi qu’il faut accepter d’être vulnérable et vrai avec les autres pour pouvoir s’aimer. Je lui dirais que les choses s’améliorent et deviennent plus faciles avec le temps; que les meilleures années de notre existence sont devant; qu’un jour, elle réalisera que sa nouvelle vie est supérieure à tout ce dont elle avait rêvé et qu’elle mérite cette vie-là. Pourquoi manquer cette chance?»

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Cette technique de méditation peut vous aider à augmenter votre niveau d'énergie et maigrir.Shutterstock

«La vie peut apporter un éveil spirituel. La dépendance est une barrière.»

Il y a plusieurs années, la vie de Scott Kiloby tournait autour de deux choses: le travail et l’alcool. Il était avocat, et après le bureau, il buvait dans la soirée jusqu’à perdre connaissance. «Ma vie était misérable. Je ne pensais qu’à prendre plus d’alcool et j’avais la conviction que tout l’alcool du monde ne pourrait me satisfaire, nous confie Scott Kiloby. Je vis maintenant dans le moment présent. Je n’ai plus de ressentiment et de regret, ni d’inquiétude sur le futur.»

Tout en travaillant sur sa dépendance à l’alcool, il a dû surmonter ses autres obsessions: le jeu, la porno, la caféine et le sucre, entre autres.

«Pendant que je laissais tomber l’alcool, puis chacune de mes autres dépendances, une à la fois, je me suis mis à pratiquer la méditation de pleine conscience, pour mieux vivre dans le moment présent. J’ai appris à vivre l’esprit tranquille. Peu à peu, mes peurs, ma culpabilité, ma colère et ma tristesse sont tombées. Aujourd’hui, je m’émerveille de la vie. Je trouve de la joie dans les choses les plus simples: un arbre, un enfant qui rit, les nuages qui passent, une conversation avec quelqu’un que j’aime. Je ne savais pas alors que la paix et la liberté véritables se trouvaient là où je refusais de les voir: dans l’ici et le maintenant.»

Scott Kiloby vient d’ouvrir un centre de réhabilitation fondé sur la pleine conscience: le Kiloby Center for Recovery.

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Même si vous avez fait une sorte de plongée virtuelle dans l’univers numérique de vos nouveaux amis, ne soyez pas étonné du léger malaise lors de votre première rencontre.ISTOCK/MIHAILOMILOVANOVIC

«On ne peut y arriver seul.»

L’auteure Heidi Heath Garwood s’est mise à boire au début de la vingtaine sans discontinuer jusqu’à ce qu’elle soit à trois jours de ses 50 ans. «Je savais que je buvais plus et de façon plus compulsive que les autres. Puis mon alcoolisme s’est mis à interférer avec mon travail et ma vie quotidienne. La dernière fois que je me suis enivrée, je me suis réveillée à 15h30 en n’ayant aucune idée de ce que j’avais fait du reste de ma journée.» Heidi Garwood s’est tournée vers la foi pour l’aider à surmonter ce qui lui arrivait. «J’ai prié et j’ai demandé à Dieu d’éloigner ce calice de moi. L’obsession de boire a diminué dès que je la lui ai confiée. Pendant des années, j’avais essayé de le faire seule, mais à la minute où j’ai demandé l’aide de Dieu, j’ai cessé de boire.»

Heidi Garwook assiste aux réunions des AA, a pris un parrain, est elle-même marraine et elle continue d’avancer. Elle prie et médite tous les jours pour rester dans le moment présent.

Renseignez-vous sur le puissant pouvoir de la méditation sur votre cerveau!

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La fatigue peut avoir une incidence sur l'intérêt et la fréquence des relations sexuelles.Rostislav_Sedlacek/Shutterstock

«On ne sait jamais quand l’abus d’alcool ou de drogues va devenir une maladie.»

Alan Charles ne combattait pas son alcoolisme avant de devenir cocaïnomane à 24 ans. Il passait d’une substance à l’autre pour des périodes de temps prolongées. C’est devenu rapidement incontrôlable. Quand sa vie s’est effondrée – il a perdu son travail, sa femme a demandé le divorce, il s’est vu refuser le droit de visite de ses enfants –, Alan Charles a su qu’il devait s’en occuper. Il a mis tout en œuvre: détermination, thérapie, AA et CA (Cocaïnomanes anonymes). Alan Charles est sobre depuis le 8 décembre 2007. L’expérience lui a enseigné comment boire ou sniffer peut être dangereux.

«On joue à la roulette russe quand on essaie l’alcool ou la drogue, nous dit-il. Malheureusement pour moi, je fais partie du petit pourcentage de gens qui deviennent dépendants au premier essai. On ne sait jamais quand l’abus d’alcool ou de drogues va devenir une maladie. Quand cela arrive, on perd la capacité de prendre la décision d’arrêter. Ma faiblesse m’a laissé dans la dépendance pendant 24 ans. Je suis incroyablement chanceux d’être en vie.»

Vous affirmez n’avoir jamais touché à de la drogue? C’est l’un des mensonges fréquents que vous dîtes à votre médecin et voici pourquoi vous devez arrêter.

Contenu original Reader's Digest