Banques alimentaires : de bonnes nouvelles

Notre nation a un grand défi qui se présente à elle pour résoudre le problème d’insécurité alimentaire des ménages, mais l’an dernier, elle nous a fourni quelques bonnes nouvelles concernant les banques alimentaires qui sont dignes d’une étude plus approfondie. Mimi Lowi-Young, directrice générale de Banques alimentaires Canada, partage quelques bonnes nouvelles concernant la lutte contre la faim au Canada.

Certaines épiceries ne nettoient pas les paniers.Shutterstock

Les Canadiens sont engagés

Dans un récent sondage, 87 % des répondants ont déclaré qu’ils croient que la faim n’est pas seulement un problème dans les pays en développement, mais ici aussi, au Canada. Notre compréhension peut s’expliquer par le fait que plus de la moitié des Canadiens interrogés connaissent une personne qui a rendu visite à une banque alimentaire. « Je pense que dans l’ensemble, nous sommes mieux engagés en ce qui concerne les problèmes liés à la lutte contre la faim », affirme Mme Lowi-Young. Les statistiques confirment que les Canadiens suivent de plus près que jamais le problème avec près de la moitié des Canadiens admettant qu’ils connaissent une personne ayant rendu visite à une banque alimentaire – une hausse de 40 % par rapport à 2012.

Les banques alimentaires s’adaptent

Les banques alimentaires, qui ne distribuaient auparavant que des denrées à ceux dans le besoin, font beaucoup plus depuis la dernière décennie. Beaucoup de banques alimentaires ajoutent de nouveaux outils à leur répertoire, alors qu’elles trouvent de nouveaux moyens pour lutter contre la faim dans leurs collectivités. Ces moyens incluent une capacité accrue de distribution d’une plus grande variété d’aliments, y compris des aliments frais, et le tissage de techniques culinaires de base dans leurs offres. « Il s’agit d’une validation pour les efforts inlassables des banques alimentaires partout au pays, indique Mme Lowi-Young. Nos banques alimentaires placent non seulement des repas nutritifs sur les tables de nos clients, mais elles les soutiennent aussi en leur enseignant les techniques culinaires de base dans les cuisines de leurs collectivités, en travaillant en collaboration avec les organismes de services communautaires ou en fournissant des programmes d’éducation nutritionnelle pour les enfants. »

Il reste encore beaucoup à faire

Encore plus rassurant est le fait que 80 % des gens affirment que les Canadiens comme eux jouent un rôle pour aider ceux dans le besoin. « Avec des partenaires solides comme Real Canadian Superstore et Votre Épicier Indépendant recueillant des dons à travers le pays et aidant à financer l’augmentation de la capacité des banques alimentaires à accepter les dons d’aliments frais, nous avons été en mesure de donner beaucoup de visibilité au problème et à la façon dont les gens peuvent s’impliquer », affirme Mme Lowi-Young.

Bien qu’il y a certainement quelques nouvelles positives, Mme Lowi-Young ne se fait aucune illusion quant à la sécurité alimentaire des ménages au Canada. « Nous avons connu des rebonds de ce type auparavant, mais nous ne sommes pas encore sortis de l’ornière. Mon seul espoir est que c’est le début de quelque chose de plus grand et que plus de Canadiens que jamais prêteront attention et agiront, qu’il s’agisse de faire des dons à leur épicerie locale, de faire du bénévolat à leur banque alimentaire ou cuisine communautaire locale ou de fournir des commentaires sur la politique alimentaire nationale à venir du Canada. »

Source : www.leditionnouvelles.com

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