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Les médecines douces sont-elles efficaces?

Les médecines douces – remèdes naturels, vitamines et plantes médicinales – existent depuis très longtemps. Mais depuis quand sont-elles si populaires et surtout, pourquoi?

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La popularité de la médecine alternative

La médecine alternative occupe une place importante dans une vie saine – mais c’est relativement nouveau. Comment expliquer le changement d’opinion au sujet des médecines douces et leur popularité subite?

Les vitamines en comprimés se vendent depuis plus de 50 ans. Les plantes médicinales sont des éléments incontournables des chambres de malades et des cuisines depuis des siècles. Il y a 20 ans à peine, la plupart des vitamines étaient à peu près semblables; quant aux remèdes naturels, ils se fabriquaient à la maison ou s’achetaient dans des magasins de produits de santé naturels. Aujourd’hui, cependant, il y a sur le marché une grande diversité de vitamines, de minéraux, d’herbes et d’autres produits de source naturelle. On peut se procurer sans ordonnance des suppléments à la pharmacie, en ligne et parfois à l’épicerie. Les ventes de suppléments ont explosé au fil des ans et devraient continuer leur croissance exponentielle.

Les gens consomment des suppléments pour vivre sainement, mais surtout pour prévenir les maladies comme le rhume et la grippe, soulager la douleur  et guérir  les maux de tête. Le fait que tant de gens soient prêts à essayer un supplément -parfois même en l’absence de toute preuve crédible de son efficacité- montre bien que d’importants changements aux soins de santé ont rapproché les remèdes naturels et les solutions nutritionnelles de la médecine conventionnelle. La communauté médicale regardait autrefois avec scepticisme les éléments de la médecine alternative, mais c’est aussi en train de changer. Bien des médecins et des scientifiques trouvent maintenant que des substances comme l’ail, l’échinacée et l’extrait de noyau de raisin, tout comme les vitamines et les minéraux sont aussi bénéfiques pour la santé que les aliments pauvres en gras, l’exercice et l’aspirine. Voici les principaux facteurs qui ont contribué à ce changement.

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1. Les médias et les médecines douces

Les journaux, la télévision et la radio parlent souvent des preuves des bienfaits de suppléments -que ce soit une analyse de 23 études sur les effets du millepertuis dans la dépression légère, un sondage sur les effets du ginkgo biloba dans la démence, un article soulignant que le traitement habituel de l’hypertrophie de la prostate est à base de palmier nain et non d’un médicament d’ordonnance, ou encore la description d’un traitement des brulures à l’aide de miel. 

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2. Les progrès de la recherche au niveau de la nutrition

Depuis les années 1990, les chercheurs en nutrition ont produit une multitude d’études prouvant de façon convaincante que certains aliments et nutriments peuvent aider à prévenir des maladies graves, ralentir ou même renverser leur évolution. De nombreuses études ont démontré, par exemple, les bienfaits pour le cœur de la consommation de poissons riches en gras.

Ces études ont modifié l’opinion de certains. Auparavant sceptiques, des scientifiques et d’autres experts estiment maintenant que des quantités raisonnables de suppléments vitaminiques et de minéraux peuvent augmenter les chances de prévenir la maladie et de jouir d’une santé optimale. 

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3. Les études faits en Europe sur les plantes médicinales

Même si la recherche sur les plantes médicinales a décliné dans certaines parties du monde, les études sur les remèdes naturels et leur analyse se sont poursuivies en Europe depuis 25 à 30 ans, ce qui a permis d’établir des normes d’efficacité et d’innocuité (absence de danger) de ces produits. 

En Allemagne, un groupe particulier de scientifiques et de professionnels de la santé, connu sous le nom de Commission E, étudie depuis 1978 l’utilité et l’innocuité des remèdes naturels, en collectant les données de revues scientifiques, d’essais cliniques et d’associations médicales, Le groupe a publié des rapports sur plus de 300 plantes et conclu qu’environ les deux tiers étaient sans danger et efficaces.

Ces renseignements précieux sur l’utilisation des plantes ailleurs dans le monde ont persuadés certains médecins et scientifiques d’ici qu’il fallait accorder de l’attention aux plantes médicinales.

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4. L’accent mis sur la prévention

Avec l’appui d’un nombre croissant d’experts en médecine, on insiste de plus en plus sur l’importance des choix de mode de vie dans le maintien d’une bonne santé. En conséquence, de plus en plus de gens se soucient de leur alimentation, font de l’exercice et essaient d’avoir un poids santé, ce qui peut aider à prévenir ou à soulager des problèmes courants, comme les maux de dos et la constipation. Bien des gens ont aussi arrêté de fumer et limitent leur consommation d’alcool. Tous ces changements peuvent diminuer le risque de souffrir de maladie grave, comme le cancer ou une maladie du cœur. 

Vitamines, minéraux et plantes peuvent aussi renforcer les avantages de ces mesures préventives, qui sont aussi essentielles pour profiter d’une santé dite « optimale » – c’est-à-dire qui ne se limite pas à l’absence de maladie, mais permet aussi de mener une vie productive et enrichissante.

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5. L’approche intégrative de la médecine alternative

Depuis quelques années, de nombreux consommateurs et certains médecins  prennent conscience des limites de la médecine conventionnelle. Même si la science médicale a permis de trouver des remèdes à divers problèmes de santé (y compris des maladies infectieuses qui causaient des maladies et des décès prématurés à grande échelle), elle arrive moins à combattre les maladies chroniques, notamment les maladies cardiaques, le cancer et le diabète. En outre, les médicaments puissants qui parviennent à traiter bien des maladies peuvent aussi entraîner des effets indésirables troublants. 

Les gens veulent tenter d’autres approches, et les médecins commencent à réagir à leurs demandes. Au lieu de voir les suppléments et les autres remèdes moins conventionnels comme des solutions qui excluent les traitements conventionnels, certains médecins essaient de les intégrer à leur plan de traitement, pour que les médecines douces et la médecine occidentale se complètent. Dans une approche intégrative, patient, médecin et autres membres de l’équipe de soins travaillent ensemble pour déterminer les suppléments ou autres thérapies à utiliser. 

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6. La sensibilisation populaire aux médecines douces

Après avoir pris conscience des lacunes de la médecine traditionnelle, les gens se sont de plus en plus intéressés aux approches alternatives au traitement de la maladie. En général, ces méthodes – pensons ici à la chiropraxie, à l’acupuncture, à la massothérapie et aux suppléments – sont qualifiées de moins invasives et de plus holistiques (c’est-à-dire qu’elles traitent la personne dans son ensemble plutôt que de simplement soulager les symptômes) que les traitements classiques. 

Bien des suppléments agissent souvent en renforçant le système de défense du corps. Une plante qui aide à traiter une infection, par exemple, ne tue pas directement la bactérie (comme le ferait un antibiotique), mais renforce plutôt le système immunitaire pour que l’organisme se débarrasse de la bactérie. Certains traitements de médecine alternative, comme la naturopathie et l’herboristerie, sont maintenant remboursés par des compagnies d’assurances.

 

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