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Allergies : les causes et les moyens de prévention

Un système immunitaire en bonne santé réserve normalement ses munitions pour combattre de dangereux envahisseurs, virus ou bactéries. Mais il arrive à ses agents de défense de prendre d’inoffensifs passants pour des attaquants. Lorsque des allergies surgissent, les questions suivantes se posent : Qu’est-ce qui les provoquent ? Comment aurait-on pu les éviter ? Comment réduire notre exposition aux allergènes environnants ?

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Les réactions allergiques communes

Une réaction allergique, c’est un peu la crise de panique du système immunitaire : une réaction tout à fait exagérée à quelque chose de parfaitement normal. Si la personne allergique aux pollens hume la mauvaise fleur, son système réagit en injectant des anticorps pour capturer les innocentes protéines du pollen. L’organisme emboîte le pas avec de puissants agents chimiques qui gonflent les voies nasales pour leur bloquer le passage et tenter de protéger la santé de l’individu concerné. 

Quel qu’en soit le site – les voies respiratoires, le tractus gastro-intestinal ou la peau -, l’allergie fonctionne toujours selon le même mode. Les réactions les plus communes sont les suivantes :

Rhume des foins. Ce qui s’appelle aussi la rhinite allergique se produit surtout quand les plantes relâchent leur pollen. Les réactions prennent place dans le nez où des cellules spécialisées (les mastocytes) émettent des histamines en réponse au pollen. La paroi du nez et des paupières s’enfle : on éternue, on se mouche et on se gratte.
Urticaire. Cette réaction allergique de la peau se manifeste par une série de renflements rouges et prurigineux (qui démangent) pouvant avoir plusieurs centimètres et se répartir sur tout le corps. Une allergie alimentaire en est souvent la cause.
Asthme. Les substances allergènes peuvent causer des spasmes dans les muscles lisses entourant les petits tubes qui acheminent l’air aux poumons et en extraient le gaz carbonique. La respiration devient ardue, surtout à l’expiration.
Anaphylaxie. C’est la réponse allergique la plus dangereuse, car la gorge enfle et l’air ne passe plus. Piqûre d’insecte, aliment, latex ou médicament en sont les déclencheurs habituels. On administre immédiatement de l’adrénaline (épinéphrine). 

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Une hausse exponentielle des allergies

On renifle de plus en plus. Il n’y a pas de doute que les allergies deviennent plus fréquentes. Le rhume des foins touche maintenant 30% des adultes et 40% des enfants. C’est presque deux fois plus qu’il y a 20 ans. Les experts ne savent pas trop pourquoi. Ils ne savent pas non plus pourquoi certaines personnes sont allergiques à de nombreuses substances dès leur jeune âge, tandis que d’autres ne le seront jamais. L’hérédité y est sans doute pour quelque chose, mais elle n’explique pas la montée en flèche des allergies, en Amérique du Nord en particulier. 

Les soupçons s’étendent dans toutes les directions, de la pollution aux additifs alimentaires, mais l’hypothèse la plus troublante est celle d’une hygiène trop poussée. Notre style de vie aseptisé ne permettrait pas au système immunitaire de se développer convenablement, si bien qu’il finirait par traiter tous les intrus, neutres ou nocifs, avec les mêmes armes chimiques. 

Bien qu’il n’y ait pas de véritable remède aux allergies, elles font partie des 10 principaux motifs de visite au médecin. Il existe en tout cas des médicaments pour réduire les symptômes. Les plus récents, des antileucotriènes, servaient à l’origine à traiter l’asthme. Ce sont entre autres le zafirlukast (Accolate) et le montélukast (Singulair). Ils ont pour mission de combattre les leucotriènes, ces agents inflammatoires, produits par les leucocytes, qui sont la cause des symptômes d’allergie. De nouveaux médicaments à l’étude traiteront un éventail plus large encore de leucotriènes, en même temps que les immunoglobines E (IgE), qu’on surnomme les anticorps allergiques. 

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Les allergènes potentiels

Certaines substances sont particulièrement allergènes. Si vous avez des crises, cherchez-en la cause parmi les allergènes suivants :

Pellicules animales. Une substance collante, présente dans la salive, les squames et l’urine
des chats, chiens et autres petites bêtes à fourrure et à plumes, cause 15% des allergies chez l’homme. Les pellicules persistent après le départ de l’animal. Une étude a démontré qu’il fallait six mois de lavages quotidiens pour s’en débarrasser.
Quoi faire ? Si vous souffrez de fortes allergies, votre unique compagnon animal devrait être le poisson dans le bocal. Pour éliminer les pellicules animales de la maison, remplacez les tapis et les rideaux, faites nettoyer les housses à la vapeur, passez l’aspirateur sous chaque meuble. Ne négligez pas le moindre recoin. 

Acariens. D’après une étude menée aux États-Unis dans 50 millions de foyers américains, la literie abrite suffisamment d’acariens pour produire une véritable crise d’allergie chez une personne le moindrement susceptible. Ces bestioles invisibles, semblables à des araignées microscopiques, en même temps que leurs déjections, présentent un danger majeur en cas d’allergie et d’asthme.
Quoi faire ? Suivre les conseils sous la rubrique « Adieu aux acariens » pour les chasser de votre literie. Le même procédé s’applique aux rideaux et aux draperies. Accumulez le moins d’objets possible dans la maison, surtout les peluches et les livres, où se réfugie la poussière.

Moisissures. N’importe quel endroit humide, appareil de chauffage ou de climatisation, mur ou plancher autour d’un tuyau qui fuit, peut abriter des moisissures qui, en hiver comme en été, disséminent leurs spores dans l’air ambiant.
Quoi faire ? Au premier signe d’humidité, réparez le tuyau, la fenêtre ou le toit qui semble en être la cause. La chaleur sèche est préférable à la vapeur. Si le sous-sol est humide, mettez un déshumidificateur et nettoyez-le régulièrement.

Pollen. Cette substance poudreuse constituée des cellules reproductrices de la végétation n’est pas un phénomène réservé au printemps ou à l’automne. Toute plante produit une abondance de pollen (un million de grains par jour pour l’herbe à poux), lequel, plus léger qu’une plume, se retrouve même sur l’océan à 600 km de la côte.
Quoi faire ? Les mêmes conseils sur la façon de prévenir les allergies au pollen chez les enfants (page ci-contre) peuvent vous aider à diminuer vos risques si vous avez déjà le rhume des foins. 

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L’asthme, une nouvelle épidémie

Depuis 1980, la prévalence de cette affection pulmonaire chronique aurait augmenté de 75%. Lors de l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) de 1998-1999, 2,5 millions de personnes, soit 8% des adultes et 12% des enfants, souffraient d’asthme. La pollution de l’air et une résistance affaiblie aux bactéries sont mises en cause : comme l’enfant moderne en rencontre moins souvent, il réagit plus violemment. 

La connexion allergique. Bien que cette augmentation de l’asthme touche davantage les enfants, tout le monde peut un jour en souffrir, surtout les personnes qui ont des allergies. Asthme et allergies sont intimement liés aux réactions immunitaires, surtout celles qui sont déclenchées par la protéine IgE, qu’on appelle l’anticorps des allergies. Ce sont ces réactions immunitaires qui déclenchent les crises d’asthme chez environ 90% des enfants et la moitié des adultes souffrant d’asthme. 

Le système immunitaire détermine en grande partie le degré d’inflammation qui accompagne la réaction allergique. C’est ainsi qu’il contrôle la durée et la gravité de la crise d’asthme. Plusieurs facteurs influencent votre risque de souffrir d’asthme, notamment votre tendance génétique aux allergies en général. Il semblerait aussi que le fait de vivre dans un milieu urbain, en particulier dans un vieil immeuble, augmente vos risques. 

Symptômes de l’asthme

Une réaction allergique, une infection, une séance d’exercice, même une crise de larmes ou de fou rire sont susceptibles de déclencher une crise d’asthme. Si vous éprouvez de manière habituelle les symptômes suivants, consultez un médecin. 

  • Une petite toux sèche très tenace 
  • Une respiration sifflante 
  • De fréquents épisodes de respiration haletante ou coupée 
  • Des contractions dans la poitrine 
  • Symptômes accrus durant la nuit ou pendant un exercice vigoureux. 

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Principes de prévention

Si l’asthme vous guette, voici quelques moyens pratiques pour tâcher de vous y soustraire :

Bannir la fumée secondaire. La fumée de cigarette est un puissant déclencheur. Ne laissez personne fumer dans votre maison ou votre voiture, et fuyez les fumeurs au restaurant, au bureau et en visite. Les toxines que renferme la fumée de cigarette collent aux meubles, aux tapis et aux vêtements longtemps après le départ du fumeur. 

Détoxiquer les meubles. Le formaldéhyde est source de vapeurs irritantes. On conseille de recouvrir avec un scellant acrylique la surface non finie des armoires et meubles neufs. La même chose vaut pour les panneaux de particules et les boiseries en fibres de densité moyenne, comme le dessous des comptoirs et l’intérieur des tiroirs qui ne sont pas déjà scellés. On peut aussi choisir des matériaux écologiques qui n’émettent pas de vapeurs de formaldéhyde, comme certains panneaux de fibre de paille ou de fibre de pin.

Avoir une stratégie. Si vous croyez faire de l’asthme, commencez par obtenir un diagnostic en décrivant vos symptômes au médecin, qui vous fera passer quelques tests. Laissez-le ensuite vous recommander les mesures à prendre dès que vous sentez l’imminence d’une crise. Il vous prescrira des médicaments préventifs et d’autres pour court- circuiter la crise une fois enclenchée. Vous pouvez aussi vous procurer un appareil vous permettant de mesurer vous-même la quantité d’air que vos poumons sont capables d’expulser. Si vous employez cet appareil de manière constante, vous serez en mesure de voir arriver la crise et d’y remédier sans perdre de temps. 

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Comment prévenir les allergies?

Mesures préventives :

  1. Fermer les fenêtres. Il est bon d’en laisser une ou deux entrouvertes pour que les gaz sortent et que l’air frais pénètre. Mais autrement, l’air climatisé, frais et sec, est préférable. L’humidité décuple les moisissures et attire les blattes. 
  2. Éviter les promenades quand le taux de pollen est élevé. Le pire moment du jour est entre 14 h et 16 h. Les jours venteux présentent également des risques, car le pollen, les moisissures et la poussière se déplacent partout dans l’air. Portez des lunettes à côtés pleins pour protéger vos yeux. 
  3. Passer ses vacances dans des lieux propices. La mer est un bon choix. Même si la brise y est humide, les taux de pollen sont généralement faibles. 
  4. Après une sortie, prendre une douche et changer de vêtements et de chaussures. De cette façon, vous êtes sûr de vous débarrasser des antigènes qui, en collant à la peau, aux cheveux et aux vêtements, se transmettent au visage, aux mains et à l’oreiller. 
  5. Confier à des tiers le soin de la pelouse. Évitez de vous exposer inutilement aux pollens et aux moisissures. Faites tailler les arbres et arbustes souvent pour que la maison ne soit pas cernée par la végétation. Bannissez l’utilisation du chasse-feuilles. Ce bruyant appareil soulève les antigènes. 
  6. Garder les plantes intérieures sèches. Le terreau humide favorise les moisissures. Couvrez la surface de cailloux. 
  7. Donner à votre enfant un animal de compagnie. C’est une excellente façon de bâtir son immunité. Des études en Europe ont révélé que chez les enfants de la campagne, qui côtoient chaque jour des animaux, l’incidence de rhume des foins et d’asthme est quatre fois moins élevée que chez leurs petits camarades de la ville. 
  8. Envelopper le lit. Recouvrir le matelas, le sommier et les oreillers avec des housses protectrices pour écarter les acariens. 
  9. Opter pour les plumes. Une étude à l’Université de Manchester, en Grande-Bretagne, nous apprend que les oreillers en fibre synthétique et en polyuréthane retiennent beaucoup plus les acariens et les squames que les oreillers de plume dont, en plus, l’enveloppe est en général plus robuste. 
  10. Épousseter moins souvent. Pour la santé de votre enfant, laissez quelques petits moutons sous le lit. Les médecins du National Jewish Medical and Research Center à Denver prétendent qu’une molécule appelée endotoxine, présente dans la poussière de maison, protégerait les enfants contre les allergies et l’asthme. 
  11. Éliminer le tapis. Les acariens ne survivent pas sur le bois nu. À la rigueur, passez souvent l’aspirateur. 
  12. Emballer les peluches. Gardez-les au congélateur pendant le jour pour tuer les acariens. 

Filtres naturels de l’air

Les plantes protègent de la pollution intérieure. C’est du moins ce qu’affirment des experts de la NASA qui en ont fait la preuve en enfermant des plantes avec des substances toxiques dans des pièces étanches. Ils ont vérifié ensuite, toutes les 12 heures, combien il restait de chaque substance toxique. Les plantes les plus performantes : aréquier, raphis élevé, palmier cespiteux et caoutchouc. 

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La qualité de l’air aujourd’hui

Les experts sont unanimes à dire que la pollution de l’air est un facteur majeur dans la prévalence croissante de l’asthme. L’air vicié favorise aussi la bronchite chronique, le cancer du poumon et d’autres maladies respiratoires. Même s’il y a eu des progrès pour éliminer le smog et la suie de nos villes, la pollution demeure une menace importante pour la santé. 

Une étude américaine a démontré la gravité de la situation. Elle a découvert que les enfants qui souffraient d’asthme étaient 40% plus exposés à une crise les jours d’été où la pollution est élevée. Environnement Canada attribue 5 000 décès prématurés chaque année aux effets de la pollution de l’air. Selon le ministère de l’Environnement de l’Ontario, les dommages causés à la santé et à l’environnement attribuables à la pollution de l’air s’élèvent à 9, 6 milliards de dollars par année en Ontario. De ce total, environ 55% (5,2 milliards de dollars) sont imputables à la pollution atmosphérique en provenance des États-Unis. 

Les paragraphes qui suivent décrivent trois polluants de l’air qui affectent le plus grand nombre de personnes en Amérique du Nord, et suggèrent certains moyens à prendre pour s’en prémunir. Néanmoins, aussi prudent qu’on puisse être, on ne peut pas empêcher les polluants et les irritants de faire des ravages sur le système respiratoire. Si vous éprouvez des difficultés d’ordre respiratoire, consultez votre médecin. Il sera mieux à même de vous conseiller.  

La guérison est une question de temps, mais c’est aussi parfois une question d’occasion à saisir. » – HIPPOCRATE / MÉDECIN GREC, PÈRE DE LA MÉDECINE MODERNE (460-375 AV. J.-C.) 

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Le monoxyde de carbone

Les véhicules automobiles sont la principale source d’émissions de monoxyde de carbone. Ce gaz invisible et inodore envahit vos globules rouges et y occupe la place réservée à l’oxygène, source de vie. Il y a donc moins d’oxygène dans votre circulation sanguine. Aux États-Unis, environ 10 millions de personnes vivent dans des endroits où la pollution de l’air dépasse systématiquement les limites prévues par la loi fédérale américaine. On sait aussi que 3 millions de personnes (350 000 au Canada) souffrent d’insuffisance cardiaque congestive, et que ce chiffre est à la hausse. Ces gens dont le cœur ne suffit pas à la tâche sont extrêmement vulnérables aux effets du monoxyde de carbone, même à des concentrations autorisées. Lorsqu’il y a concentration excessive, l’effort supplémentaire que doit fournir le cœur est la cause des douleurs à la poitrine (angine) chez ceux qui souffrent d’insuffisance coronarienne.

Quoi faire ? Pour commencer, il faut garder sa voiture en bon état. Le monoxyde de carbone s’échappe par des joints, des fissures ou des trous dans les tuyaux d’échappement et dans le silencieux ; soyez aux aguets. Les émissions de monoxyde de carbone peuvent vous rendre malade si le moteur tourne alors que la voiture est à l’arrêt et qu’il n’y a pas de vent. 

Quand vous travaillez dans le garage, gardez la porte ouverte et assurez-vous qu’il n’entre pas de vapeurs dans la maison. Gardez les vitres fermées à l’intérieur des tunnels ou des garages souterrains. Mise en garde aux fumeurs : la fumée de cigarette renferme des concentrations élevées de monoxyde de carbone. 

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L’ozone

L’accumulation d’ozone au sol (le smog) se produit quand les rayons solaires réagissent au contact des substances chimiques provenant de la circulation automobile et d’autres sources commerciales et industrielles. L’ozone est très irritant pour les voies respiratoires. À fortes concentrations, il provoque toux, maux de gorge et difficultés respiratoires. On a maintenant la preuve que l’ozone diminue la résistance aux maladies respiratoires comme la pneumonie, accentue les maladies chroniques comme l’asthme et la bronchite, et endommage les tissus. Les dangers sont proportionnels à la concentration d’ozone dans l’air, la durée de l’exposition et la quantité inhalée. 

L’exercice physique accélère la respiration. Si la quantité ambiante d’ozone est élevée, il en pénètre davantage dans les poumons. Dans ces conditions, les personnes même en bonne santé peuvent éprouver des malaises. L’ozone est à redouter en particulier dans les zones très passantes, l’après-midi en été quand il fait chaud et qu’il n’y a pas de brise. Les citadins sont régulièrement soumis à des concentrations d’ozone supérieures aux limites tolérables. Il ne faut pas confondre entre les concentrations nocives d’ozone dans l’atmosphère immédiate (la troposphère) et la couche protectrice d’ozone dans l’atmosphère élevée (la stratosphère), qui forme un écran contre les rayons ultraviolets.

Quoi faire ? Dans la mesure du possible, éviter de sortir les jours où l’air est insalubre (voir tableau ci-contre). Les enfants, parce qu’ils respirent plus vite que les adultes, doivent évoluer dans des endroits frais et bien ventilés. Durant les mois d’été où le smog est fréquent, les activités extérieures devraient se faire en matinée. 

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Les particules

Une multitude de polluants naturels et synthétiques – pollen, poussière d’asphalte, résidus de carburant diesel (ou gazole) et fumée du bois, pour n’en nommer que quelques-uns – restent en suspens dans l’air. Ces particules sont un mélange d’éléments solides et liquides, certains visibles, d’autres pas, facilement inhalés. 

Le danger est énorme, signale une étude effectuée par la Harvard School of Public Health. Après avoir suivi pendant sept ans 552 138 sujets répartis dans 151 villes américaines, on a trouvé que dans les villes à fortes concentrations de particules, les résidents avaient 16% plus de risques de mourir, toutes causes confondues, que ceux des zones moins polluées. Les décès attribuables à des maladies cardiaques et respiratoires étaient notoires dans les locaux pollués. L’étude conclut que même les fumeurs sont moins à risque dans un milieu non pollué. 

Quoi faire ? On ne choisit pas l’air qu’on respire mais on est libre de choisir les appareils et les sources énergétiques pour chauffer ou refroidir sa maison et pour se déplacer. En plus d’entretenir la voiture et d’opter si possible pour le covoiturage, il faut se servir d’un poêle à bois réglementaire, s’en tenir au bois sec pour le poêle et la cheminée et ne jamais y faire brûler autre chose que du bois. 

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Chasser les acariens

Voulez-vous chasser de votre literie tous les acariens, ces vilains allergènes qui prolifèrent par milliers dans chaque grain de poussière ? Les experts vous diront qu’en lavant vos draps, oreillers et housses chaque semaine, et vos couettes chaque mois à l’eau très chaude (54’C), vous les éliminerez à peu près tous. Mais c’est dur pour la literie ! 

On connaît maintenant un moyen beaucoup plus pratique, grâce à une étude effectuée par l’Université de Sydney, en Australie : de l’huile d’eucalyptus dans l’eau de lavage, chaude, froide ou tiède. Mélangez une part de savon à vaisselle liquide à quatre parts d’huile d’eucalyptus. Lorsque vous l’agitez, la solution doit rester opaque au moins 10 minutes. Si elle se sépare, changez de marque de savon. Remplissez la laveuse, versez la solution, et faites-y tremper la literie pendant 30 minutes avant de la laver comme à l’habitude. Faites cela une fois par semaine pour les draps et taies d’oreillers, une fois par mois pour le reste de la literie. Mettez un déshumidificateur dans la chambre à coucher et videz-en le réservoir chaque jour.