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Trêve dans la chasse à la baleine et autres bonnes nouvelles autour du monde

Les bonnes nouvelles autour du monde passent souvent inaperçues, alors il est temps que cela change: voici des histoires qui font du bien.

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Bonnes nouvelles: la chasse à la baleine est-elle enfin terminée en Islande?Remizov/Shutterstock.com
L’observation des baleines est devenue très populaire en Islande.

Chasse à la baleine: enfin la trêve en Islande?

En 2020, pour la deuxième année d’affilée, les deux dernières sociétés baleinières d’Islande ont renoncé à leur chasse estivale. L’une d’elles, IP-Utgerd, a même annoncé qu’elle abandonnait définitivement la pratique. Depuis des milliers d’années, les hommes chassent les baleines pour se nourrir, s’éclairer et fabriquer divers produits. En 1986, certaines espèces étant en voie d’extinction, un moratoire international sur cette chasse est entré en vigueur. Seuls trois pays l’ont violé depuis: le Japon, la Norvège et l’Islande.

Les baleiniers islandais ont jeté l’éponge d’abord pour des raisons économiques. En 2017, le gouvernement islandais a élargi un sanctuaire marin et en a créé un autre, les obligeant à s’éloigner encore plus des côtes pour chasser. Et puis la consommation de viande de baleine ne cesse de diminuer au pays.

Applaudie par des écologistes comme Árni Finnsson de l’Association islandaise pour la conservation de la nature, cette décision est en phase avec le fait que le gouvernement islandais établit un lien entre changements climatiques et faune marine. «Nous l’attendions depuis des années, dit Árni Finnsson. En Islande, l’océan passe pour sombre et dangereux, mais je crois qu’on commence à comprendre qu’il faut le protéger mieux que nous ne l’avons fait.»

Vous serez touché par l’histoire de Joe Howlett, qui a perdu la vie en voulant sauver les baleines.

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Bonnes nouvelles: un obstacle de moins à la fréquentation des bibliothèques aux États-Unis.Nejdet Duzen/Shutterstock.com

États-unis: un obstacle de moins à la fréquentation des bibliothèques

Les amendes pour retour d’un livre en retard à une bibliothèque sont légères, mais finissent par peser lourd. Le réseau des bibliothèques publiques de Chicago recueille de 800 000 à 900 000$ à ce titre chaque année. En 2019, la mairesse de la ville a pris l’étonnante initiative d’abolir ces amendes. Le résultat a été surprenant: le retour massif au bercail de livres et d’abonnés depuis longtemps perdus de vue. Libérées de leur dette, environ 11 000 personnes ont renouvelé ou remplacé leur carte, et les prêts de livres ont augmenté de 7% par rapport à l’année précédente. La vague abolitionniste a fait son chemin vers le nord. En octobre dernier, certaines bibliothèques publiques au Canada ont autorisé leur élimination. Un mouvement qui fait de plus en plus d’adeptes au Québec.

Vous avez peut-être manqué ces bonnes nouvelles qui sont passées totalement inaperçues en 2020!

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Bonnes nouvelles: des musulmans à la défense d’une cathédrale en France.goumi/Shutterstock

France: des musulmans à la défense d’une cathédrale

En novembre 2020, 50 musulmans ont monté la garde devant la cathédrale de Lodève, dans le sud de la France. Ils avaient été mobilisés par Elyazid Benferhat, un homme de 36 ans employé par la pétrolière française Total et entraîneur d’une équipe de soccer locale, qui avait été cons­terné par les récents attentats terroristes islamiques et la vague d’islamophobie qu’ils avaient déclenchée. Le 16 octobre, un enseignant avait été décapité à Paris et le 29, trois personnes avaient été poignardées à mort à la basilique Notre-Dame de Nice. La protection de la cathédrale locale, même symbolique, a été chaleureusement accueillie par les paroissiens. «Notre mouvement est le fruit d’une initiative citoyenne spontanée, a déclaré Elyazid Benferhat. Il vise à changer la situation en France et dans le monde, à stopper la persécution constante des musulmans.»

Ces témoignages de bonté, de compassion et de bravoure vous redonneront foi en l’humanité!

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Bonnes nouvelles: réduire les émissions de CO2 ne coûterait pas cher au Royaume-Uni.NicoElNino/Shutterstock

Royaume-Uni: réduire les émissions de CO2 ne coûterait pas cher

À en juger par les incendies de forêt qui ont dévasté l’Australie, le Brésil et l’Indonésie récemment et par l’effondrement de la dernière barrière de glace intacte de l’Arctique canadien en juillet 2020, la crise climatique se développe plus vite que les spécialistes ne s’y attendaient. Mais réduire les émissions de carbone, facteur premier des changements climatiques, pourrait se révéler plus facile et moins coûteux que prévu grâce à la chute du prix de l’énergie renouvelable. Arriver à la neutralité carbone serait même bon pour l’économie: les véhicules électriques coûteront moins cher que ceux qui carburent à l’essence, par exemple, et l’argent investi par l’État dans des infrastructures propres crée deux fois plus d’emplois qu’un soutien équivalent aux énergies fossiles. La baisse du prix de l’énergie renouvelable résulte de divers facteurs, dont le progrès technologique, la plus grande compétitivité des chaînes d’approvisionnement et la meilleure expérience des promoteurs de ces projets. Vous serez surpris d’apprendre qu’il est possible de sauver la planète en mangeant différemment!

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Bonnes nouvelles: une réfugiée fait échec à la COVID.Avec la permission de Salam Al-Hariri

Une réfugiée fait échec à la COVID

En 2012, Salam Al-Hariri, une Syrienne de 18 ans qui étudiait la chimie à l’université de Damas, a dû fuir la guerre civile et se réfugier en Jordanie avec sa mère et ses deux cadets. Déterminée à poursuivre ses études, elle a obtenu une bourse prestigieuse et entrepris des études en pharmacie à l’université.

Quatre ans plus tard, elle terminait parmi les premiers de sa classe. Mais la loi jordanienne interdit aux réfugiés de travailler dans le domaine médical. En 2018, Salam a fait du bénévolat dans une petite pharmacie de quartier d’Amman. Son rôle est devenu critique quand, en mars 2020, les premiers cas de COVID-19 ont été diagnostiqués en Jordanie.

Craignant que l’information diffusée sur la pandémie ne soit trop compliquée pour ses clients peu instruits et désireuse de rendre service à ceux qui lui ont donné asile, la jeune femme est devenue l’experte-­conseil locale sur la pandémie, fournissant des explications à ses clients, aux autres réfugiés et aux membres de sa famille en Syrie.

Son public a vite dépassé les allées de la pharmacie et a fait d’elle une improbable star des médias sociaux. Elle a publié sur Facebook une vidéo sur la façon de porter un masque qui a été vue 300 000 fois en une semaine; elle a son propre canal sur YouTube (Rose Santé, du nom de sa fille d’un an); et elle répond souvent aux questions qui lui sont adressées sur Instagram. «En me réveillant, je me dis toujours que c’est une belle journée pour sauver des vies», confie-t-elle, citant une phrase de Grey’s Anatomy.

Cela peut paraître étonnant pour le moment, mais la Covid-19 pourrait devenir un simple rhume.

Contenu original Selection du Reader’s Digest