9 récits de bonté, de compassion et de bravoure

Voici 9 récits extraordinaires de bonté, de compassion et de véritable bravoure qui vous donneront foi en l’humanité.

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Le récit de bravoure de Cynthia Rennie-Faubert.
Photo: Richmond Lam
Cynthia Rennie-Faubert dépiste chaque jour des patients pour la COVID-19.

Elle aide à soigner les patients de la COVID-19

CYNTHIA RENNIE-FAUBERT, 48 ANS, CORNWALL, ONTARIO

La vitesse de propagation de l’épidémie de coronavirus à Wuhan inquiétait Cynthia Rennie-Faubert. Infirmière urgentiste à Cornwall, elle a vu passer son lot d’épidémies, y compris le SRAS et la grippe H1N1. Mais rien qui ressemblait à celle-ci. Elle savait que ce nouveau virus finirait bien par toucher la population locale.

Cela se produit un mois plus tard. Le 21 février, le gouvernement fédéral envoie 129 ressortissants canadiens présents sur le Diamond Princess, un navire de croisière infecté, passer 14 jours de quarantaine dans un hôtel de Cornwall souvent utilisé dans les situations d’urgence. Cynthia, qui travaille à l’hôpital de la ville, va devoir aider à soigner tout passager qui se sentira malade. Certains sont âgés, souffrant donc plus vraisemblablement de troubles cardiaques, d’hypertension et de diabète, ce qui augmente les risques de complications médicales.

Le personnel de l’hôpital se met alors en branle, renforçant les mesures d’isolement et réapprovisionnant les réserves de matériel pour les maladies infectieuses. Heureusement, tous les passagers en quarantaine reçoivent bientôt un bilan de santé rassurant. Pourtant, en mars, la COVID-19 se déclare dans la région de Cornwall où on confirme un premier cas.

Le dépistage se révèle compliqué, car les sujets asymptomatiques peuvent transmettre le virus. «Nous ne pouvons pas nous permettre de nous tromper, affirme Cynthia. Nous devons partir du principe que tout le monde peut avoir le virus.» Chaque jour, les urgences de son hôpital traitent une grande variété de cas, des victimes d’accident de voiture aux crises cardiaques, et si un patient est inconscient, par exemple, elle ne peut connaître ses antécédents. Impossible alors de savoir s’il est infecté.

À la mi-mars, l’Ontario a testé plus de 23 000 personnes pour ce virus, et les travailleurs de la santé de première ligne courent le plus grand risque d’exposition. Rien qu’à Toronto, des dizaines d’infirmières et de médecins ont été déclarés positifs pour la COVID-19. La pression est forte. Mais Cynthia a con­fiance en son hôpital pour gérer correctement l’épidémie. Après tout, ils sont une équipe. Tout le monde se relaie pour faire des gardes supplémentaires et s’assurer que personne ne se surmène. L’astuce est de rester calme. Elle rappelle aux autres et à elle-même que, par bien des aspects, il ne s’agit que d’une journée de travail ordinaire: «Nous nous occupons de patients malades et en détresse.»

Renseignez-vous sur les nouveaux symptômes de la COVID-19 et leurs complications.

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Le récit de bravoure de Jessica et Roy.
Aleksandra Suzi/Shutterstock

Ils sauvent une vie au club de curling

JESSICA HOEKSTRA, 29 ANS, ET ROY PENNER, 53 ANS, ST. ALBERT, ALBERTA

Comme tous les mardis, Neil McKay était en plein match de curling à St. Albert, en décembre 2019, lorsqu’il s’est soudain senti étourdi. En quittant la glace, cet ingénieur à la retraite de 70 ans apparemment en bonne santé s’est effondré. Jessica Hoekstra se trouvait à l’étage, affairée à sa première journée de travail au bar du club de curling, lorsqu’elle l’a vu tomber. Infirmière auxiliaire, elle s’est précipitée au rez-de-chaussée et a bien vite compris que l’homme était victime d’un arrêt cardiaque. Jessica a aussitôt pratiqué la réanimation cardiopulmonaire. «Plus on commence tôt, plus les chances de survie sont bonnes, explique-t-elle. Chaque seconde compte.»

Le pompier Roy Penner, qui devait jouer le match suivant, est accouru pour aider à faire les compressions, pendant qu’un autre client, Dale Throndson, courait chercher le défibrillateur de l’immeuble. Lorsque les sauveteurs ont administré une décharge électrique à Neil McKay, l’homme a repris connaissance. On l’a transporté à l’hôpital, où il s’est vite rétabli. Il est désormais l’ami des personnes qui lui ont sauvé la vie, et il s’assure de s’arrêter pour discuter avec elles lorsqu’il les croise au club. Il s’estime chanceux de la présence sur les lieux de tant de gens compétents en secourisme. «Ils diraient sûrement “Je ne faisais que mon travail”, déclare-t-il, mais quel bon travail ils ont fait!»

Sachez reconnaître les signes indiquant que vous risquez de faire une crise cardiaque.

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Le récit de bravoure de Kate, qui a donné un rein à son planificateur financier.
Photo: Sandra Giles
Lorsque Scott Giles est tombé malade, Kate Kirkpatrick n’a pas hésité à l’aider.

Elle donne un rein à son planificateur financier

KATE KIRKPATRICK, 45 ANS, SHUBENACADIE, NOUVELLE-ÉCOSSE

Lorsque Scott Giles a eu besoin d’un rein, Kate Kirkpatrick, une cliente de sa banque, a su qu’elle voulait lui donner le sien.
Kate et Scott se sont rencontrés en 2005. Elle avait quitté l’Écosse pour s’installer à Shubenacadie après avoir épousé un Canadien. Lorsqu’elle a franchi les portes du bureau de planification financière de Scott Giles, son mariage battait déjà de l’aile, elle avait la garde de ses jumeaux de cinq ans et elle était à bout. Ils se sont spontanément bien entendus, se souvient-elle. En plus d’aider Kate à retrouver une stabilité financière, Scott lui a offert son soutien et des conseils. «Je n’avais pas de famille ici, je lui posais donc des questions sur tout, raconte-t-elle. Si je voulais prendre des vacances, je lui demandais où aller.» Lorsque son divorce a finalement été prononcé, Kate a fondu en larmes dans le bureau de Scott; et quand ses enfants ont eu besoin de cartes bancaires, ils ont tout de suite su à qui s’adresser.

Puis Scott a dû prendre un congé pour s’occuper de sa santé, et lorsqu’il est devenu clair qu’il aurait besoin d’une transplantation rénale pour survivre, Kate a proposé de se faire tester. En janvier 2018, ils ont découvert qu’ils étaient compatibles.

Le processus de don d’organe s’est étalé sur deux ans, au cours desquels ils ont tous deux passé une batterie de tests. Aujourd’hui, Scott n’a enfin plus besoin de dialyse. Kate n’a pas pris conscience de l’ampleur de ce qu’elle avait fait avant que ce ne soit terminé. «Ça ne me semblait pas différent de payer un café au suivant au service au volant du Tim Hortons, raconte-t-elle. J’essaie de vivre pleinement, et c’était un privilège que d’aider quelqu’un à faire de même.»

Lisez le récit de Franck, sauvé grâce à la greffe de peau de son frère jumeau.

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Le récit de bravoure d'Erick Marciano.
Photo: Cindy Boyce
Erick Marciano a utilisé son 4×4 pour bloquer la voie à un chauffard.

Il empêche un chauffard de foncer sur des piétons

ERICK MARCIANO, 49 ANS, MONTRÉAL

En novembre 2019, arrêté à une intersection encombrée du centre-ville dans son 4×4, l’entrepreneur montréalais Erick Marciano allait s’acheter un sandwich lorsqu’une Honda roulant à grande vitesse a franchi un feu rouge, la police à ses trousses dans un mugissement de sirènes. «Voilà quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours», a-t-il songé.

Alors que le chauffard ralentissait dans un tourbillon de neige, la police l’a coincé. Les agents sont sortis de leur véhicule, leur arme dégainée, mais le conducteur de la Honda a alors enclenché la marche arrière, fait un demi-tour rapide et accéléré en direction d’Erick et d’un passage piéton bondé. Ce dernier a aussitôt pensé aux récentes attaques terroristes sur des piétons dans d’autres villes et a réagi en une fraction de seconde. «Je ne voulais pas que ça arrive ici, raconte-t-il. Je devais l’arrêter.»

Dérapant pour se déplacer dans la voie opposée, Erick a enfoncé son klaxon afin d’avertir les piétons. Puis il a placé son 4×4 dans la trajectoire de la Honda, qui fonçait dans sa direction. Erick Marciano s’est alors expulsé de sa voiture par la portière, évitant de justesse le choc. Les deux véhicules ont traversé l’intersection dans un crissement de pneus, mais sa manœuvre héroïque a permis à une dizaine de passants de fuir. Le chauffeur de la Honda a été appréhendé et, par miracle, il n’y a eu aucun blessé grave. «J’ai fait ce que j’avais à faire», affirme Erick, et il le referait – même s’il n’a jamais pu acheter son sandwich.

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Le récit de bonté et de bravoure d'Ajaypal Singh.
Photo: Rolfe Johannson
Ajaypal Singh, exploitant de taxis, propose un service de livraison gratuit à ses clients âgés.

Il protège des personnes âgées pendant une vague de froid

AJAYPAL SINGH, 41 ANS, STRATHMORE, ALBERTA

Lorsque la température a chuté à – 35 °C dans la petite ville de Strathmore en janvier 2020, l’exploitant de taxis Ajaypal Singh a vu là une occasion d’aider ses concitoyens. Il s’est dit qu’il devait y avoir des personnes âgées inquiètes ou incapables de quitter leur foyer pour aller se procurer les produits de première nécessité en raison de ce froid extrême. Comme ses activités tournaient de toute façon au ralenti, il a pensé qu’il pourrait faire les courses pour elles. Ajaypal Singh et ses cinq chauffeurs ont donc encouragé leurs clients à leur transmettre la liste d’articles essentiels qui leur manquaient, du pain et du lait par exemple.

Très motivée, l’équipe a ainsi livré à 25 habitants ce dont ils avaient besoin – gratuitement, à l’exception des achats eux-mêmes. «Une dame m’a même donné l’accolade quand je lui ai apporté ses médicaments», témoigne Ajaypal Singh.

Ce n’est pas la première fois qu’Ajaypal aide son prochain. Depuis l’été 2019, il a également offert des voyages gratuits aux personnes qui allaient à la banque alimentaire de Strathmore. «Le monde est plein de gens qui font de bonnes actions comme moi, assure-t-il. C’est ma façon de faire ma part.»

Plongez dans le récit palpitant de George Westcott: parti chasser, il s’est perdu dans la tempête de neige.

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Le récit de bravoure de Sara Picard.
Photo: Nik West
Sara Picard, une adolescente courageuse, a sauvé une femme d’une agression.

Elle sauve une inconnue d’une attaque au couteau

SARA PICARD, 17 ANS, QUALICUM BEACH, COLOMBIE-BRITANNIQUE

Sara Picard est une de ces adolescentes animées du désir de bien faire. Cette élève du secondaire de Qualicum Beach, qui est bénévole à la soupe populaire, a organisé avec succès une collecte de manteaux et prévoit d’étudier en travail social à l’université de l’île de Vancouver. Aussi, quand elle a aperçu un homme tenter de faire monter de force une femme dans une camionnette dans un stationnement du centre-ville en novembre 2019, elle n’a pas hésité à intervenir.

D’instinct, elle s’est jetée entre eux et a repoussé l’homme – l’ex-mari de la femme. Mais ce dernier a sorti un couteau de chasse et l’a agité frénétiquement dans leur direction. Puis il a empoigné la femme, tout en menaçant Sara de son arme. C’est alors que celle-ci a appelé les secours.
Pendant que Sara était au téléphone, l’homme a totalement paniqué et retourné le couteau contre lui, plongeant la lame dans sa poitrine. Sans laisser paraître sa peur, Sara a ordonné à la femme de courir se mettre à l’abri pendant qu’elle restait sur les lieux. Les ambulanciers qui sont arrivés quelques minutes plus tard n’ont pas réussi à ranimer l’agresseur.

Dans les semaines qui ont suivi le drame, Sara Picard a livré des courses à la femme et dîné avec elle et ses trois enfants. L’adolescente demeure impassible. «Si je veux être travailleuse sociale, je vais devoir assister à de tels événements, explique-t-elle. C’était une chance malgré tout que j’aie été là et capable d’aider. »

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Le récit de bravoure de Chili.
Photo: Jared Palfrey
Chili a aidé à retrouver un chien perdu pour le ramener enfin à la maison.

Elle porte secours à son meilleur ami perdu

CHILI, 3 ANS, ABBOTSFORD, COLOMBIE-BRITANNIQUE

Mordy, un labradoodle blanc, était autrefois effrayé chaque fois qu’on frappait à la porte, raconte Jared Palfrey, consultant en informatique vivant avec sa femme Angie et leurs six enfants à Abbotsford. Quand on leur rendait visite, Mordy se cachait sous le piano. La seule créature avec laquelle il n’avait jamais été timide était Chili, une femelle cane corso baveuse appartenant au frère de Jared. Les deux chiens s’entendaient très bien.

Mais les Palfrey ont été pris de panique en août 2019 quand Mordy s’est enfui au cours d’un voyage en voiture à près de trois heures de route de l’endroit où ils vivent – faisant la sourde oreille à leurs appels désespérés. Refusant d’abandonner la recherche de leur chien, ils sont retournés camper plusieurs fois près de la forêt où Mordy s’était échappé. Ils ont même déboursé 5000 $ pour un détective spécialisé dans les animaux perdus. En vain. Jusqu’à ce que Chili ne prenne en main l’opération «Sauvons Mordy».

Trois semaines plus tard, Mordy ayant été aperçu par des témoins, la famille Palfrey est retournée dans les bois en compagnie de Chili. Une fois détachée de sa laisse, Chili a filé comme un boulet de canon dans la forêt. Quelques secondes plus tard, elle revenait en trottinant, Mordy sur ses talons. «Nous avons serré Chili dans nos bras à l’en étouffer», raconte Jared. Ils l’ont aussi couverte de présents, dont ses os préférés. Quant à Mordy, «il fait désormais preuve de plus de courage».

Vous serez agréablement surpris par ces histoires de voisinage!

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Le récit de bravoure de Russ Fee.
Holly Kuchera/Shutterstock

Il défend une famille contre l’attaque d’un loup

RUSS FEE, 37 ANS, CALGARY

En plus de 30 ans de camping, Russ Fee n’avait jamais vu ou entendu parler d’une attaque de loup. Tout cela a changé en août 2019 alors qu’il était avec sa femme et ses deux fils dans le parc national de Banff. Vers minuit, Russ s’est réveillé en entendant des voix terrifiées appeler à l’aide. Une autre famille avec deux fils âgés de cinq et sept ans se trouvait dans l’emplacement voisin, il est donc allé voir ce qui se passait.

En s’approchant, il a aperçu les pattes arrière d’un animal dépassant d’une tente – trop grosses pour être celles d’un chien. Russ s’est précipité et a donné un coup de pied à la bête qui, surprise, a reculé pour sortir de la tente. Un loup! «C’était terrifiant», se sou­vient-il. Matt Rispoli, le père de la famille voisine, a bondi hors de la tente, couvert de sang. Quelques instants plus tôt, l’animal l’avait mordu à travers la toile. Les deux hommes ont crié et jeté des pierres pour le faire fuir.

Le loup s’est éloigné assez longtemps pour laisser le temps aux Rispoli de s’entasser dans la camionnette des Fee. Comme il n’y avait pas de réseau, Russ a conduit la famille jusqu’à un hôtel proche, où on a appelé les secours. Matt Rispoli, qui n’a eu besoin que de quelques points, était heureux que Russ Fee soit venu secourir sa famille. Des employés du parc ont abattu le loup plus tard cette nuit-là – ce genre d’attaque, très rare, a probablement été le fait d’une bête affamée.

Les Fee sont restés en contact avec les Rispoli. Ils ont même échangé des cadeaux de Noël l’an dernier. «Le loup aurait tout aussi bien pu s’en prendre à nous», déclare Russ.

Amateur de belles histoires, ces récits sur la force de l’entraide vont vous plaire.

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Le récit de bravoure de Jonny Meikle et Matthew Shorting.
ZiggySmallz / Shutterstock.com

Ils aident à la réinsertion de leur agresseur

JONNY MEIKLE, 30 ANS, ET MATTHEW SHORTING, 29 ANS, WINNIPEG

Jonny Meikle et Matthew Shorting, deux grands amis, étaient d’excellente humeur en montant dans un autobus de Winnipeg en novembre 2018. Jonny, vétéran de l’armée qui avait servi en Afghanistan, était sobre depuis presque un an; les deux compagnons venaient de célébrer cela en mangeant ensemble.

Mais quelques arrêts plus loin, deux hommes ivres sont montés dans le bus. L’un d’eux s’est assis en face de Jonny et a tenté de le provoquer. Jonny a refusé de mordre à l’hameçon, mais a remarqué que l’homme avait un couteau. Ce dernier a commencé à proférer des menaces racistes à un autre homme, qui s’est alors levé dans l’intention de descendre. L’agresseur s’est levé à son tour.

Craignant que ce dernier n’utilise son couteau, Jonny l’a frappé au plexus solaire. Dans l’échauffourée qui a suivi, Jonny et Matthew sont parvenus à entraîner l’attaquant hors du véhicule. Dehors, Jonny a été poignardé à la jambe. La police est arrivée quelques minutes plus tard, mais l’arrestation musclée de leur agresseur a choqué Jonny et Matthew. L’homme était autochtone, tout comme eux, et ils ne pouvaient ignorer la brutalité policière récurrente envers leur communauté.

«Peu de temps après, raconte Jonny, j’ai commencé à me demander quelle était son histoire», et une fois au tribunal, il a demandé un processus de justice réparatrice qui favorise la réconciliation et la guérison. L’homme a été condamné à une peine de prison, mais la cour a accepté une sentence réparatrice. Jon­ny Meikle a ensuite aidé l’homme à trouver un logement.

«Pas besoin d’un drame pour être un héros, dit Jonny. Il suffit d’aider son prochain quand il en a besoin.»

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Contenu original Selection du Reader’s Digest

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