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13 faits captivants (et rassurants) sur les requins

Les requins blessent rarement les humains et ne sont pas ces champions d’attaques sauvages que l’on peut voir au cinéma. Voici la vérité sur la vraie nature des requins.

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Le requin est plus souvent victime de l'humain que l'inverse.Martin Prochazkacz/Shutterstock

Les requins sont plus souvent victimes des humains que le contraire

Les requins tuent environ six personnes par an dans le monde, alors que les humains éliminent entre 75 et 100 millions d’entre eux ! « Les chiffres parlent d’eux-mêmes », dit Nick Whitney, chercheur au Anderson Cabot Center for Ocean Life de l’aquarium de la Nouvelle-Angleterre. Il s’est intéressé aux requins dès son enfance au Michigan, après avoir été terrifié par un film. Il a surmonté sa crainte quand il est devenu un spécialiste des squales, et se baigne désormais sans inquiétude dans la mer. « Je connais maintenant ce qui se trouve dans les profondeurs et cela me rassure. Cela dit, si j’aperçois près du rivage des bancs de poissons-appâts sur lesquels les oiseaux se nourrissent, je suis sûr qu’il y a de gros poissons, et probablement même des requins, tout proches. »

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Requin: seules 3 espèces sont dangereuses.le bouil baptiste/Shutterstock

Seules trois espèces de requins sont dangereuses

Nick Whitney mentionne qu’il y a plus de 400 espèces de requins, et que ce sont le requin-taureau, le requin-tigre et le grand requin blanc qui sont les plus dangereux. Mais même ceux-ci mordraient plus par curiosité que par cruauté. « Si l’un des trois voulait tuer et manger un humain, il le ferait sans difficulté, souligne-t-il. Le fait que la plupart des gens qu’ils mordent en sortent vivants laisse croire qu’ils n’ont simplement que tenté l’expérience. » Il s’est lui-même fait mordre à deux reprises par manque de précaution. « Les blessures que j’ai subies en étudiant les requins résultaient d’erreurs de mes collègues ou de simples glissades à bord du bateau. »

Si vous voulez en savoir plus sur les attaques de requins, retrouvez le témoignage d’un corps à corps avec un requin blanc.

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Les attaques de requin aux Etats-Unis sont rarement mortelle.paul prescott/Shutterstock

Les États-Unis, champions mondiaux d’attaques non mortelles

C’est en Floride que surviennent la plupart des attaques de requin aux États-Unis. En 2017, les requins ont fait 31 attaques sans provocation (sans compter des morsures en tentant de dégager des squales des filets), dont aucune n’a été fatale. La dernière attaque mortelle aux États-Unis a eu lieu en 2015 à Hawaï. En 2017, on a dénombré cinq décès dans le monde, soit un en Australie, deux à l’île de la Réunion (département outre-mer français près de Madagascar, dans l’océan Indien), un au Costa Rica et le dernier à Cuba.

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Des postes observatoires servent à prévenir en cas de présence de requin.trucic/Shutterstock

Les observateurs de requins, anges gardiens des plages

En Australie, on utilise des drones et des hélicoptères pour repérer les requins près des plages très fréquentées. Au Cap, en Afrique du Sud, les observateurs mettent des drapeaux sur les plages pour prévenir les nageurs et les surfeurs de la présence de squales. « L’observation de requins a été très bénéfique », souligne Alison Kock, biologiste marine pour les parcs nationaux sud-africains. « On diminue les risques de morsures tout en amassant des informations essentielles pour la sécurité des océans. »

Attention avant de vous baigner, nager dans l’océan peut rendre malade.

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Requin: des protections à double tranchant.Andreas Tychon/Shutterstock

Des moyens de protection à double tranchant

Des lignes de pêche appâtées servent à capturer et tuer les requins près des plages fréquentées. Cette méthode n’a cependant pas démontré son efficacité dans la diminution des pertes humaines. On trouve ailleurs des filets géants autour des lieux de natation et de surf pour garder les requins à distance. Mais la plupart des animaux qui s’y font prendre en meurent, et avec les requins, cela veut dire les dauphins, les tortues de mer et autres espèces menacées ou protégées.

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La chasse au requin est une pratique répandue.Lano Lan/Shutterstock

Autres mobiles de la chasse au requin

Alison Kock explique que les humains sont bien plus menaçants pour les requins que l’inverse. « On les tue en plus grand nombre qu’ils ne se reproduisent. » Les raisons majeures en sont la surpêche, et encore plus la pratique cruelle de leur découper les ailerons avant de les rejeter à l’eau. Les requins se prennent accidentellement dans les filets et les lignes de pêche à la palangre, selon le Fonds mondial pour la nature. Le requin-baleine est l’un des plus inoffensifs de tous, car il se nourrit de plancton. En 2016, il était sur la liste des espèces menacées, avec la perte de la moitié de sa population dans les 75 dernières années.

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Le requin baleine est impressionnant par sa taille.Krzysztof Odziomek/Shutterstock

Les requins-baleines, colosses de la mer

Certains peuvent mesurer jusqu’à 12 mètres de long et peser plus de 20 tonnes, soit le double de la plupart des grands requins blancs. Ils n’utilisent pas leurs dents pour se nourrir, car ils mangent surtout du plancton et du krill, comme les baleines à fanons. Ils ouvrent leur gigantesque gueule de plus d’un mètre de large en nageant et filtrent la nourriture. Ce sont des requins sans animosité envers les humains, et plusieurs organismes d’écotourisme offrent des forfaits de plongée sous-marine pour nager en leur compagnie.

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Un requin peut mesurer différente taille selon l'espèce.Markeliz/Shutterstock

Des requins de toutes les tailles

Le requin lanterne ninja, qui peut tenir dans la paume de la main, a été découvert dans les Caraïbes au large de la Colombie et du Venezuela, où il vivrait à plus de 275 mètres de profondeur, selon la Smithsonian Institution. Il possède des photophores, qui sont de petits organes capables de produire de la lumière chimique, sur ses nageoires et son ventre. La bioluminescence lui permet de se cacher de ses prédateurs en le confondant avec la faible lumière qui pénètre dans l’océan. Elle lui sert également à attirer ses proies des profondeurs.

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Le requin blanc est rusé.Alessandro De Maddalena/Shutterstock

Le grand requin blanc, un prédateur rusé

« Les requins sont intelligents », souligne Alison Kock. Elle signale que les grands requins blancs reviennent chaque année à l’île Seal, au large du Cap en Afrique du Sud, pour chasser les bébés otaries à fourrure. « Les otaries du Cap sont rapides et rusées, et attraper un adulte est tout un défi. Les grands requins blancs se concentrent donc sur les plus jeunes. »

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Le requin aide au maintient l'équilibre écologique.Janos Rautonen/Shutterstock

Les requins, facteurs d’équilibre écologique

L’attaque des bébés otaries peut sembler cruelle, mais elle va dans le sens de l’équilibre naturel avec l’élimination des plus faibles. « Les requins tiennent un rôle clé dans l’écosystème des océans, selon Nick Whitney. Leur élimination peut avoir un effet domino sur les autres espèces, jusqu’aux coraux et aux algues. » Sans les requins qui clairsèment leurs rangs, le nombre de grands prédateurs marins pourrait augmenter et entraîner la surconsommation de poissons algivores. Ceci mènerait à une surcroissance des algues au détriment des coraux alors privés de soleil.

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Le requin blanc est un grand voyageur.Fiona Ayerst/Shutterstock

Le grand requin blanc, voyageur infatigable

Les chercheurs ont tenté au cours des vingt dernières années de connaître les destinations des grands requins blancs et leur logique. Des puces ont permis de démontrer qu’ils se déplacent du nord au sud de la côte Ouest, entre la Californie et le Mexique, et vont passer plusieurs mois au milieu du Pacifique, à mi-chemin des îles d’Hawaï. Les requins de la côte Est nagent de Terre-Neuve jusqu’au golfe du Mexique. En 2005, un grand requin blanc surnommé Nicole a fait l’aller-retour de l’Afrique à l’Australie en neuf mois, soit 21 000 km.

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Le requin nage pour respirer.Lukas Walter/Shutterstock

Des requins qui nagent sans trêve

Il existe certaines espèces, comme le grand requin blanc, le requin-tigre et le requin mako qui n’arrêtent jamais de nager pour pouvoir continuer à respirer. Nick Whitney a utilisé des puces munies d’accéléromètres, comme on en retrouve sur Fitbit ou iPhone, pour suivre les déplacements des requins. À son grand étonnement, il a constaté qu’ils faisaient des allers-retours constants entre la surface et le plancher marin. «On a relevé qu’ils glissaient vers les profondeurs et remontaient en battant vigoureusement de la queue», ajoute-t-il. Cela leur permet peut-être de préserver leur énergie, comme le font les oiseaux en planant. Il se peut même qu’ils dorment durant leur descente. «Étant condamnés à nager depuis le début jusqu’à la fin de leur existence, c’est sans doute leur seul moyen pour prendre une pause.»

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Le requin a une vie très longue.Alexius Sutandio/Shutterstock

La très longue vie des requins

«Les requins vivent en général très vieux, dit Alison Kock. Les grands requins blancs atteignent les 70 ans, et le requin du Groenland les 400 ans !» Dans les faits, celui-ci est le vertébré qui a la plus grande longévité. On a pu établir l’âge de requins du Groenland en étudiant les couches de leurs tissus oculaires; leur maturité sexuelle se produirait autour de 150 ans. Toute mort accidentelle met en danger la pérennité de l’espèce. D’autres requins vivent plus longtemps que l’avaient estimé les chercheurs. Dans les dix dernières années, l’analyse des isotopes de carbone présents dans leurs tissus a confirmé que ces requins étaient vivants dans les années 50 et 60, au moment d’essais nucléaires.

Contenu original Selection du Reader’s Digest