Conseils du psychiatre : 4 étapes simples pour ne pas nourrir la rancune

Que vous soyez la personne qui cherche à se faire pardonner ou celle qui doit oublier, voici quatre étapes qui vous aideront, c’est garanti.

La rancune empoisonne la vie.Estrada Anton / Shutterstock

Trop souvent, nous nourrissons notre rancune, ce qui empoisonne nos vies et non pas la personne qui nous a causé du tort. Pourtant, le pardon est bon pour la santé. Consultez ces 10 raisons de pardonner votre pire ennemi. Quel est donc le facteur qui nous pousse à transformer une petite échauffourée en une rancune tenace? Le manque de remords.

« La source la plus courante de rancune vient de gens qui mentent ou vous heurtent sans montrer la moindre trace de remords et sans reconnaître leur responsabilité », dit Mark Goulston, psychiatre de Los Angeles et auteur de Just Listen (en anglais), un livre sur l’empathie et le pardon. Vous pourriez aimer lire cet autre ouvrage de l’auteur (en français).

Parfois notre rancune vient du fait qu’on a été profondément blessé ou qu’on a été victime d’un acte qui semble impardonnable. Le pardon prendra alors beaucoup de temps. Mais pour les petites rancœurs, Goulston a une recette simple en quatre étapes pour pardonner ou se faire pardonner. Elle s’appuie sur quatre mots qui commencent par H et quatre autres qui commencent par R.

Les causes de la rancune commencent par H. On nous a heurtés. On hait cette personne parce qu’elle nous a fait mal. On hésite à lui faire confiance parce qu’elle pourrait nous heurter de nouveau. Et on cultive (hold en anglais) notre rancune.

Les quatre R permettent de désamorcer les H.

Goulston explique que faire preuve de remords est essentiel pour permettre à quelqu’un que vous avez heurté de passer outre. « Le remords est différent du regret, spécifie-t-il. En éprouvant du remords, vous montrez que vous souffrez d’avoir heurté l’autre. »

Pour combattre la haine qui accompagne la rancune, l’offenseur doit offrir réparation. Pour Goulston, une forme facile de réparation consiste à permettre à l’autre de vous parler de ce qu’il a ressenti.

La réhabilitation doit être sincère. « La personne doit constater que vous vous comportez différemment avec elle, que vous ne lui avez pas présenté des excuses simplement pour en avoir fini. » Dites quelque chose comme « Je ne savais pas que je vous avais fait si mal. Je ferai attention à l’avenir ». C’est un bon commencement.

Finalement, vous pouvez demander (request en anglais) qu’on vous pardonne, conclut Goulston.

Suivez nos conseils pour maîtriser l’art du mea culpa.

Contenu original Reader's Digest

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