Bâiller est vraiment contagieux

Impossible de résister à l’envie de bâiller quand on voit une autre personne le faire : c’est scientifiquement prouvé.

La somnolence diurne est un signe d'apnée du sommeil.ISTOCK/STOCK_COLORS

En fait, bâiller est un échophénomène. Un quoi? Un acte que l’on reproduit inconsciemment, sans véritablement s’en rendre compte. C’est ce qu’une équipe de chercheurs de l’université de Nottingham, en Angleterre, a statué. De façon plus pointue, leur recherche explique les bases neuronales du «bâillement contagieux».

Ils sont parvenus à enregistrer l’activité neurologique des neurones miroirs qui s’activent quand on reproduit un geste qu’on voit (se gratter si quelqu’un se gratte, bâiller, etc.). Pour ces chercheurs, si on effectue ce genre de mimétisme, c’est que des zones d’excitabilité du cortex moteur primaire du cerveau.

Dans le magazine Cerveau&Psycho, on rapporte les résultats de cette nouvelle recherche. «Quand on demandait aux participants de ne pas bâiller, ils avaient d’autant plus envie de le faire. Et surtout, le nombre de « vrais » bâillements (bouche grande ouverte) diminuait, mais celui de bâillements « étouffés » augmentait. Donc en moyenne, les sujets n’arrivaient pas à s’empêcher de bâiller quand ils regardaient les vidéos et bâillaient ainsi autant que lorsqu’ils étaient libres de se laisser aller. »

Toutefois, il serait aussi possible de prédire comment chacun allait réagir en observant l’excitabilité du cortex moteur. Plus elle est élevée, plus on a tendance à reproduire ce que l’on voit (bâillement). Ces découvertes pourraient être bénéfiques pour traiter d’autres pathologies qui incluent des échophénomènes (comme l’épilepsie, l’autisme, etc.) en agissant sur les dysfonctionnement d’excitabilité de celles-ci.

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