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Avez-vous le mal des transports?

Le mal des transports n’a rien de grave en soi, mais ses symptômes sont assez pénibles pour qu’il vaille la peine de les soulager. Si vous avez la nausée à l’arrière d’un bus ou le vertige en débarquant d’un bateau, vous souffrez du mal des transports.

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Les êtres humains n’ont pas toujours souffert du mal des transports.leungchopan/Shutterstock

L’humain n’a pas toujours souffert du mal des transports

Si vous avez la nausée à l’arrière d’un bus ou le vertige en débarquant d’un bateau, vous souffrez du mal des transports. Les symptômes les plus courants en sont les étourdissements, l’hypersalivation, les maux de tête, les sueurs, les rots et les vomissements.

Les êtres humains n’en ont pas toujours souffert. «C’est apparu avec les moyens de transport auxquels nos corps n’étaient pas préparés», dit Fred Mast, professeur à l’Université de Berne, en Suisse, qui étudie l’intégration multisensorielle. L’accélération entraîne une confusion entre le système vestibulaire, garant de notre équilibre, et la vision, explique-t-il.

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On ne regarde pas toujours le véhicule en mouvement, mais le système vestibulaire en prend acte, ce qui nous donne le mal des transports.fujji/Shutterstock

Le système vestibulaire


Quand on se déplace en bateau ou en voiture, par exemple, on ne regarde pas toujours le véhicule en mouvement, mais le système vestibulaire en prend acte, et comme le cerveau humain n’a pas encore suffisamment évolué pour résoudre ce conflit, on peut éprouver un malaise même à basse vitesse.

Le mal des transports peut survenir même si l’accélération n’est que simulée, par exemple dans un jeu vidéo en 3D ou un film sur grand écran donnant au cerveau l’impression d’être en mouvement.

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Certaines personnes sont plus touchées par le mal des transports.Antonio Guillem/Shutterstock

Certaines personnes sont plus touchées


Un sujet sur trois en est affecté, mais certains sont plus vulnérables: les enfants, les jeunes adultes (selon une enquête allemande, la moitié des moins de 30 ans s’en plaignent), les migraineux, les femmes au milieu de leur cycle menstruel et les individus d’origine chinoise.

Qadeer Arshad, professeur clinicien à la faculté de médecine de l’Imperial College de Londres, se fait rassurant: ce mal n’est pas le symptôme d’une maladie grave. Dès que le mouvement ou l’impression de mouvement s’arrête, il disparaît. En revanche, toute perte d’équilibre qui ne résulte pas du mouvement – ce qu’on appelle vertige – peut être le signe d’une maladie et devrait faire l’objet d’une consultation médicale.

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Atténuer les symptômes du mal des transports.kikpokemon/Shutterstock

Existe-il un traitement?


Ceux qui veulent en atténuer les symptômes disposent de quelques moyens: antihistaminiques en vente libre, antimuscariniques pour décontracter les voies respiratoires, sympathicomimétiques pour combattre la somnolence induite par les autres traitements. Malheureusement, comme ces médicaments risquent d’hypothéquer la concentration, ceux dont le métier est de conduire des machines doivent y renoncer. «Les thérapies actuelles ne sont pas toujours efficaces», avoue Qadeer Arshad.

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Comment éviter les symptômes du mal des transports?Ollyy/Shutterstock

Comment éviter les symptômes?


Pour éviter les nausées, quelques précautions simples: s’asseoir à l’avant d’un bus, dans le sens de la marche, pour voir la direction dans laquelle il avance; se placer au centre d’un paquebot de croisière ou près de l’aile dans un avion pour réduire la sensation de mouvement; s’abstenir de boire de l’alcool (il affecte l’équilibre) et de trop manger avant un voyage en voiture, bateau ou avion.

En voiture, faire entrer de l’air frais peut soulager la nausée et fixer l’horizon à travers la vitre peut réduire la déconnexion entre le système vestibulaire et la vision.

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Un temps d'adaptation nécessaire pour que l'être humain ne souffre plus du mal des transports.santypan/Shutterstock

Un temps d’adaptation nécessaire


Fred Mast pense que le mal des transports deviendra moins courant à mesure que les générations humaines s’adaptent aux moyens de transport modernes, mais reconnaît que cela pourrait prendre des siècles et ne se produira que si nos systèmes de transport demeurent les mêmes. Si leur vitesse continue d’augmenter, dit-il, «tout sera à recommencer».

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Contenu original Selection du Reader’s Digest