Retour de deux espèces que l’on croyait disparues et autres bonnes nouvelles du monde entier

Certains événements offrent une bouffée d’optimisme, comme ces bonnes nouvelles des quatre coins de la planète.

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Bonnes nouvelles: Samantha Holdsworth redonne le sourire aux gens.
Edward Morgan, avec la permission de Clowns Without Borders
Jeunes Rohingyas dans un camp de réfugiés au Bangladesh en 2018.

Zones de conflit

Dans sa résidence londonienne, Samantha Holdsworth, une clown professionnelle de 44 ans, chante et danse pour des travailleurs sociaux du Bangladesh, à 8000 kilomètres de là.

Ils sourient, puis éclatent de rire. Cette séance sur Zoom est une formation qui doit leur apprendre à égayer de jeunes réfugiés Rohingyas.
Samantha Holdsworth est la fondatrice de Clowns Without Borders U.K., une ONG qui réconforte par le rire les enfants piégés en zone de conflit ou de catastrophe naturelle.

C’est en 2014 qu’elle a créé la section britannique de cette association d’origine espagnole. «Ce travail s’associe à une forme de résistance, dit-elle. On n’accepte pas que les crises, conflits ou menaces de violence privent les enfants de la chance de rire.»

Des ONG locales invitent Samantha Holdsworth et ses 17 clowns bénévoles à se produire devant des groupes menacés du monde entier. L’équipe a ainsi touché plus de 50000 enfants dans 14 pays, et, avant la pandémie, faisait au moins six voyages à l’étranger par an. Les spectacles se déroulent normalement dans des espaces ouverts, faciles d’accès. L’ONG a ainsi organisé des représentations dans des camps de réfugiés syriens en Grèce, en Turquie et en Jordanie.

Depuis un an et demi, Samantha Holdsworth s’occupe plutôt de former des clowns et artistes locaux pour assurer la relève. Au fond, la crise sanitaire mondiale a encore accru le besoin de rire. «Nous aimerions réinventer la façon dont on vient en aide aux populations, dit-elle, pour que la joie et le jeu y figurent au même titre que la nourriture et l’hébergement.»

Voici de bonnes nouvelles autour du monde qui font chaud au coeur!

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Bonnes nouvelles: le triomphe du solaire.
King Ropes Access/shutterstock.com

Énergie renouvelable: le triomphe du solaire

L’État d’Australie du Sud, où l’électricité était parmi les plus chères du pays, jouit à présent du tarif le plus bas grâce à la décision, prise il y a moins de 20 ans, de tirer un trait sur l’énergie fossile et de miser sur le vent et le soleil, très généreux dans la région.

Pourtant, les défenseurs de l’énergie fossile prétendaient depuis longtemps que la transition du gaz et du charbon à l’énergie renouvelable perturberait l’économie et ferait flamber les tarifs d’électricité. Quand les prix ont commencé à baisser, l’Australie du Sud a saisi l’occasion pour mettre en œuvre des politiques favorables aux énergies renouvelables.

Son gouvernement veut à présent atteindre 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2030.

Malheureusement, ces bonnes nouvelles sont passées totalement inaperçues en 2020!

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Bonnes nouvelles: le retour d’un oiseau qu’on croyait disparu.
Araleboy/Shutterstock

Faune: le retour d’un oiseau qu’on croyait disparu…

En octobre 2020, deux randonneurs de la forêt tropicale du Kalimantan méridional ont remarqué un passereau noir et marron qui voletait entre les arbres. Intrigués, ils l’ont photographié et ont envoyé les clichés à un groupe local d’observateurs d’oiseaux.

Surprise! Le plumage de l’oiseau correspondait à celui de l’akalat à sourcils noirs, espèce indigène de Bornéo qu’on n’avait pas vue depuis 170 ans et qu’on croyait éteinte.

«C’est important pour l’ornithologie indonésienne», dit Ding Li Yong, conservationniste singapourien qui travaille pour BirdLife International. Dès que les restrictions imposées aux voyageurs par la COVID-19 seront levées, des conservationnistes locaux monteront une expédition pour en apprendre davantage sur ce passereau.

Autre bonne nouvelle: la renaissance des récifs coralliens est en cours! Voici d’autres informations positives à connaître.

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Bonnes nouvelles: le retour du guépard de l’Inde.
Bhanu Tej Prakash/Shutterstock

… et du guépard de l’Inde

Près de 70 ans après que les guépards de l’Inde ont été chassés jusqu’à l’extinction, les grands félins sont enfin prêts à revenir. Une quarantaine de guépards africains vont en effet y être transférés. Les premiers doivent arriver au parc national de Kuno, une zone de 74 800 hectares avec une population saine de cochons sauvages et de bétail, d’ici la fin de 2021.

Les écologistes espèrent que les guépards joueront un rôle dans la préservation des prairies indiennes qui s’amenuisent – des régions qui, si elles sont préservées, pourraient aider le pays à atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone fixés dans l’Accord de Paris de 2015.

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Bonnes nouvelles: ce proprio a renoncé à ses loyers.
Avec la permission de Koduri Bala Lingam

Héros: le proprio qui a renoncé à ses loyers

Quand les lieux de travail ont fermé à cause du confinement national, les habitants de trois immeubles appartenant à l’homme d’affaires Koduri Bala Lingam à Hyderabad, en Inde, se sont trouvés en difficulté. Ouvriers pour la plupart, ils savaient que, très vite, ils seraient incapables de payer leur loyer ou de nourrir leur famille.

Koduri craignait que ses locataires originaires du Bihar, à quelque 1500kilomètres de là, ne décident d’y retourner, comme ont dû le faire des milliers d’autres travailleurs migrants en Inde, avec des conséquences souvent tragiques en chemin. «J’ai dit à 70d’entre eux qu’ils ne seraient pas obligés de payer leur loyer ce mois-là ni le suivant», raconte-t-il.

Âgé de 41 ans, Koduri Bala Lingam était lui-même venu à Hyderabad en 1995, à l’âge de 16 ans, pour trouver du travail et échapper à la pauvreté. Aujourd’hui, il dirige un atelier de soudure qui emploie des dizaines de personnes. «J’ai garanti à mes locataires qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter ni du loyer ni de la nourriture à la seule condition qu’ils restent à l’intérieur et gardent leurs distances pour venir à bout du virus.»

Tous ses locataires ont respecté les règles, et leur propriétaire a veillé à leurs besoins. Ils ont recommencé à payer leur loyer quand ils ont repris le travail.

—V. Kumara Swamy

Les petits gestes peuvent parfois tout changer. La preuve avec ces héros de la COVID-19.

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