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Les aliments sauvages que vous pouvez trouver en ville

On estime qu’un milliard de personnes à travers le monde grignotent des produits qui n’ont jamais été plantés. Voici comment ajouter des aliments sauvages de votre ville à votre alimentation.

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Des plantes sauvages qui se mangent

Fraises, sucrées, maïs frais et pêches juteuses… ou serait-ce plutôt de l’épilobe cuit à la vapeur, des vesses-de-loup poêlées et une cuillérée de crème glacée à la shepherdie argentée?

Il n’est pas nécessaire que tous les ingrédients de vos plats préférés proviennent de l’épicerie. Votre environnement naturel peut regorger de baies, de feuilles et de racines qui sont non seulement comestibles, mais délicieuses. Plusieurs de ces plantes poussent près des rivières, dans les prairies et les forêts partout au Canada.

Les citadins pourraient aussi trouver une ou deux savoureuses fougères sauvages dans leur propre plate-bande. Certaines plantes que nous considérons comme nuisibles – comme le chou gras, la bardane et le chardon du Canada – peuvent en fait être consommées. Même le pissenlit, bête noire de nombreux propriétaires, peut être dévoré de la fleur à la racine. (Vous détestez désherber? Commencez à manger!)

On estime qu’un milliard de personnes à travers le monde grignotent des produits qui n’ont jamais été plantés. Voulez-vous vous joindre à eux? Que vous ayez envie de quenouilles ou d’airelles noires, voici cinq points à ne pas oublier.

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La teneur en éléments nutritifs varie

On entend souvent dire que les aliments sauvages sont plus riches en nutriments que les plantes cultivées. Mais ce n’est pas une règle universelle, affirme Pearle Nerenberg, une diététicienne de Montréal. «Tout dépend de la façon dont les fruits ou les légumes poussent et de ce qui les compose.»

Mais en apprendre davantage sur le contenu nutritionnel des plantes sauvages autour de vous vaut la peine. Une fois blanchies, les feuilles d’orties contiennent plus de trois fois le calcium des épinards cuits. La racine de l’apios d’Amérique, qui appartient à la famille des pois, a le goût d’une patate douce, mais est remplie d’un cocktail de protéines.

Et que dire de l’affirmation selon laquelle manger des aliments sauvages signifie avoir un régime faible en gras? «Même les aliments sauvages peuvent être riches en matières grasses, comme une noix ou une graine», précise madame Nerenberg.

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Les plantes sauvages ne sont pas toutes exemptes de pesticides

De nombreux Canadiens choisissent des produits biologiques parce qu’ils veulent réduire leur exposition aux contaminants. Mais si vous optez pour les plantes sauvages parce que vous pensez qu’elles sont pures, détrompez-vous. Même une plante qui n’a pas été directement pulvérisée avec des pesticides et des herbicides peut avoir été exposée à des produits chimiques utilisés sur une ferme, une pelouse ou un terrain de golf avoisinants, ou encore, vaporisée par les gaz d’échappement produits par le trafic d’une route locale.

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Testez avant de déguster

Si vous essayez une plante sauvage pour la première fois, ne rejetez pas la possibilité d’une réaction allergique. Cassez un morceau de la plante et frottez-la sur la peau de votre bras ou autour de votre bouche. Attendez quelques heures. S’il n’y a aucune réaction, prenez-en une petite bouchée et attendez quelques heures avant d’en manger tout un plat.

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Méfiez-vous des jumeaux toxiques

Fiez-vous à un expert quand vous trouvez des aliments qui sont nouveaux pour vous. Plusieurs plantes parfaitement inoffensives, comme les champignons comestibles et le Thé du Labrador ont des sosies vénéneux. D’autres plantes ne sont sans danger que si vous vous limitez à certaines parties ou à une petite quantité. «Je pense que c’est très important de savoir ce que vous mangez,» ajoute Pearle Nerenberg. Les risques de la cueillette comprennent les égratignures causées par les épines des framboisiers ou des mûriers. Le gingembre sauvage, bien qu’il soit délicieux en sirop sur une coupe de crème glacée, provoque une éruption cutanée chez certaines personnes.

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Dégustez-les, mais ne les éradiquez pas

Assurez-vous que la plante que vous ramassez continuera de produire. Dépouillée de toutes ses graines ou de ses feuilles, elle ne pourra pas survivre. Une fougère plume d’autruche, par exemple, dépend de ses palmes pour fournir des éléments nutritifs à ses racines. Donc, peu importe que les crosses de fougères, une fois bouillies, soient délicieuses, si vous en ramassez une trop grande quantité, la talle de fougères mourra. Tâchez de limiter votre récolte à environ un tiers de ce que produit la plante.

Pearle Nerenberg note que manger des aliments sauvages peut être une expérience révélatrice et agréable. «Tant que vous ne cueillez pas de champignons vénéneux, vous découvrez la variété et communiez avec la nature.»

 

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