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5 moyens de passer au bio sans se ruiner

Vous songez à vous convertir au biologique, mais les coûts vous inquiètent? Voici comment procéder, sans y laisser votre chemise!

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Pourquoi se convertir au biologique?

Si vous vous retrouvez avec scepticisme au supermarché, en train d’hésiter entre les pommes biologiques et les autres, pensez à ceci: les pommes régulières peuvent être moins chères, mais elles peuvent présenter un coût social et environnemental élevé.

«L’agriculture laisse une empreinte écologique importante, affirme Laura Telford, directrice nationale du regroupement des producteurs biologiques du Canada. En cherchant à mettre rapidement des produits sur le marché, ou peut ignorer les coûts sociaux et environnementaux que cela comporte. Tous ces éléments s’additionnent et finissent par avoir un impact important sur notre santé.»

Voici comment se convertir au biologique sans faire sauter la banque.

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1. Un jardin dans votre cour

«Ce que vous pouvez faire de mieux est de développer une relation avec la nourriture et le jardinage,» poursuit madame Telford. Peu importe si vous faites pousser des fines herbes sur le rebord de la fenêtre ou des tomates dans votre cour, cultiver ses propres produits vous permet d’acquérir de meilleures habitudes alimentaires et de considérer autrement la nourriture. Il n’est pas très coûteux de se procurer un peu de terre et des semences, et en bout de ligne, vous aurez la satisfaction de préparer des plats avec les produits de votre jardin, cultivés sans pesticides.

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2. Le rythme des saisons

Avez-vous déjà noté que la barquette de fraises du supermarché coûte plus cher en février qu’en juillet dernier. Consommer les produits de saisons peut alléger le total de votre facture d’épicerie. «Les fruits et légumes sont les premiers produits biologiques que l’on commence à acheter, parce qu’ils ne coûtent pas chers et sont souvent produits localement, explique madame Telford. Les marchés publics sont un bon endroit pour trouver des produits frais et de saison. Pour vous assurer que ce que vous achetez est bel et bien bio, n’hésitez pas à demander au producteur une preuve de certification biologique, si elle n’est pas affichée. Aucun producteur de produits biologiques n’hésitera à vous montrer son certificat. Et magasinez pour trouver le meilleur rapport qualité-prix.

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3. Du producteur à la table

Vous ferez vos premiers essais bio généralement avec les fruits et les légumes qui ne sont pas chers; mais pour la viande, c’est autre chose. «La viande est l’élément le plus dispendieux du panier bio, et c’est pourquoi madame Telford recommande de s’approvisionner directement auprès du fermier, un choix plus économique.» Acheter en vrac vous permet de remplir le congélateur de coupes variées, une solution économique et efficace pour planifier le menu hebdomadaire.

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4. Un fermier de famille

La livraison de paniers biologiques est un service qui gagne en popularité: une formule simple à coût abordable. Le programme Fermier de famille du groupe Équiterre permet à 30 000 Québécois de recevoir chaque semaine des fruits et légumes biologiques et d’autres produits, dans un panier dont ils peuvent adapter la taille aux besoins familiaux. Ces services de livraison conviennent bien à une époque où le temps manque à tous et en prime, ils peuvent vous faire découvrir des produits que vous auriez ignorés à votre supermarché. Sur Internet, vous trouverez facilement une ferme pour vous approvisionner et un point de chute pour la livraison.

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5. Un pas à la fois

Si vous décidez de vous convertir au biologique, il n’est pas nécessaire de chambouler l’ensemble de votre garde-manger. Commencez simplement par remplacer les produits traités avec beaucoup de pesticides par leur équivalent bio. Le Groupe de travail américain sur l’environnement a publié sa liste des «douze salopards» sur laquelle viennent en tête le céleri, les pêches, les fraises, les pommes et les bleuets; les avocats, les oignons et le maïs sucré sont dans une catégorie qui comprend un peu moins de pesticides.

Même si le fait d’acheter bio comporte un certain sacrifice financier, madame Telford suggère d’adopter une vue d’ensemble. «La nourriture est à la base de notre santé. Nous ne pouvons pas nous permettre d’économiser sur cet aspect.»

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