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Les risques d’interactions de médicaments courants

Afin de remédier à un malaise physique, différentes avenues s’offrent à nous : les herbes médicinales, les suppléments, les médicaments. Il faut toutefois rester prudent dans nos choix. Prendre plusieurs remèdes, toutes catégories confondues, peut provoquer desrisques, parfois graves.Pour éviter que les choses tournent mal, il est pertinent de connaître quels éléments sont à éviter durant la prise d’un médicament et de consulter un médecin.

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Les risques de mélanger des médicaments avec des plantes

Les risques de mélanger des médicaments avec des plantes

Vous souhaitez prendre simultanément des plantes médicinales et des médicaments en vente libre? Ce n’est peut-être pas aussi sécuritaire que vous le pensez – découvrez les risques que cela comporte.

Bien des gens croient que les plantes médicinales et autres suppléments naturels sont inoffensifs en toutes circonstances. En fait, il y a de nombreuses interactions indésirables entre les plantes médicinales et les médicaments sur prescription ou en vente libre, car l’action de ceux-ci peut être potentialisée ou diminuée avec parfois des effets secondaires dangereux pour votre santé.

Bien que l’interaction entre les plantes médicinales et les médicaments ait fait l’objet de recherches accrues, il reste à comprendre les problèmes potentiels. Certaines interactions sont déjà connues grâce aux études cliniques sur l’humain; d’autres ont été mises en évidence par des études animales et des travaux en laboratoire. Mais notre compréhension des interactions possiblement dangereuses demeure souvent théorique, et exige des recherches plus poussées. 

Plaisirs Santé vous partage quelques conseils santé sur les interactions possibles entre certains médicaments courants et des suppléments ou des produits naturels. Il demeure pertinent toutefois de consulter également un médecin avant de prendre simultanéments des médicaments avec d’autres substances.

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Interactions possibles avec des suppléments

Interactions possibles avec des suppléments

Quelles autres interactions peut-il y avoir avec les suppléments?
Certains suppléments interagissent avec l’alcool, c’est notamment le cas de l’échinacée, dela lavande, de la mélatonine, de la valériane, de l’écorce de saule ou de la niacine (vitamine B3). D’autres comme le guarana et la mélatonine sont à éviter avec le café. Enfin, certains suppléments doivent être pris à des moments distincts des autres médicaments, car ils modifient leur absorption. C’est le cas des graines de lin, du psyllium et de l’orme rouge.

Et que dire du mélange des plantes médicinales et des suppléments?
Lorsqu’on les prend en concomitance, les plantes médicinales et les suppléments qui ont des propriétés ou des effets indésirables semblables peuvent avoir un effet multiplié. Il arrive aux thérapeutes d’y avoir recours afin de traiter une maladie ou un symptôme, ce qui cependant n’écarte pas des effets non désirés. Ainsi, la valériane et le gotu kola ont-ils tous deux des effets sédatifs. Bref, dans le doute, il vaut toujours mieux consulter un pharmacien ou un autre spécialiste de la santé.

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Prendre des précautions Shutterstock

Prendre des précautions

Alors, comment jouer d’assurance en associant des médications conventionnelles et alternatives?
Que vous preniez de façon régulière un médicament sur prescription ou en vente libre, ou simplement un supplément nutritionnel, il est prudent de consulter votre médecin avant de prendre aussi un remède à base de plantes. En effet, la raison première de consommer des plantes médicinales est qu’elles contiennent des ingrédients actifs (donc susceptibles d’entrer en interactions).

De la même façon, il est essentiel de consulter votre médecin ou votre pharmacien si votre état physique ou psychique le requiert, ou plus encore si vous êtes sur le point de subir une chirurgie élective. Votre chirurgien pourrait en effet vous indiquer de cesser un supplément afin d’éviter tout risque d’hémorragie. Ce serait le cas des produits qui contiennent de la chondroïtine, des huiles de poisson, de l’ail, du ginseng, du guarana, de la myrrhe, du marron, de la réglisse, du trèfle rouge, du palmier, du cartilage de requin et de la vitamine E. Votre anesthésiste doit aussi, de son côté, être au fait de tous les médicaments et des suppléments que vous absorbez.

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1. Les médicaments antiacides

1. Les médicaments antiacides

Les médications antiacides perdent de leur efficacité et de leur innocuité lorsqu’on les prend en même temps que des suppléments alimentaires. Ainsi, si vous prenez du fer, assurez-vous de le faire au moins deux heures avant de prendre un médicament antiacide ou deux heures après. Il vous faudra également éviter d’absorber des suppléments de vitamine D : ce mélange n’est clairement pas recommandé.

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2. Les antihistaminiques

2. Les antihistaminiques

Certains remèdes à base de plantes peuvent causer de la somnolence si on les prend en même temps que des antihistaminiques sédatifs. Cela survient communément avec le kava et la valériane.

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3. Les remèdes contre le rhume

3. Les remèdes contre le rhume

Les médicaments contre le rhume qui contiennent de l’éphédrine ou de la pseudoéphrédine ne doivent en aucun cas être pris en même temps que du ginseng (panax), de l’aubépine et du millepertuis.

 

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4. Les médicaments qui favorisent le sommeil

4. Les médicaments qui favorisent le sommeil

Une somnolence extrême et des effets secondaires sur la vigilance et la concentration surviennent lorsque des médicaments sédatifs ou tranquillisants sont pris en même temps que certains suppléments. Ainsi, vaut-il mieux ne pas mélanger ces médicaments qui favorisent le sommeil avec la cimicaire (actée à grappe noire), l’hydraste, le kava, la lavande, la mélatonine et la valériane.

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5. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

5. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Certains suppléments peuvent entraîner un risque d’hyperkaliémie, c’est-à-dire une concentration excessive de potassium dans le sang. Cela survient lorsque l’on prend simultanément des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène. Il ne faut donc pas prendre alors de suppléments de potassium.

Une mise en garde s’impose également lorsque l’on prend au cours d’une longue période de l’aspirine dans le but de fluidifier le sang. Cet effet peut être exagéré, et entraîner des saignements en concomitance avec des suppléments comme la grande camomille, les huiles de poisson, l’ail, le ginkgo biloba, et l’écorce de saule.

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6. Les contraceptifs oraux

6. Les contraceptifs oraux

Les contraceptifs oraux ne sont pas, à vrai dire, des médicaments en vente libre, mais ils sont à ce point répandus que nous les avons inclus sur cette liste. Bon nombre de suppléments agissent sur l’état hormonal, et exigent par conséquent une consultation préalable auprès d’un médecin. C’est le cas aussi pour l’HTS (hormothérapie de substitution et d’autres médicaments gynécologiques). L’interaction entre contraceptifs et suppléments peut diminuer l’efficacité du médicament, et même être nocive. C’est notamment le cas de la cimicaire (actée à grappe noire), du gattilier, de l’échinacée, du ginseng, de l’hydraste, de la réglisse, du chardon-Marie, des isoflavones du soja et du millepertuis.