Trucs des lecteurs : économiser quand on fait l’épicerie

Le nutritionniste Bernard Lavallée a demandé aux lecteurs abonnés à la page Facebook du Nutritionniste urbain quels étaient leurs trucs pour économiser quand ils faisaient l’épicerie. Il nous offre un résumé des réponses obtenues.

Couple qui s'amuse en faisant l'épicerie Dean Drobot

1. Manger avant de faire l’épicerie
Probablement un des trucs les plus souvent énoncés. Quand on fait l’épicerie et qu’on a faim, on a beaucoup plus de risques d’acheter des aliments sous l’impulsion du moment. Mangez avant de partir de la maison et vous serez plus forts pour résister aux nombreuses tentations.

2. Connaître son «stock»
Avant même de décider ce qu’on veut cuisiner pendant la semaine, il faut savoir ce qu’on a déjà à la maison. Pour certains, un coup d’œil rapide est suffisant pour savoir ce qui se trouve dans le réfrigérateur, le congélateur ou le garde-manger.
Le mieux, c’est de garder une liste de ce qu’on possède déjà à la maison. Par exemple, une lectrice a dit garder un crayon et une feuille de papier sur le congélateur pour se rappeler de ce qu’il contient. En plus, cela permet d’éviter de l’ouvrir inutilement!

3. Dresser une liste des aliments à acheter
La planification des repas est un truc très important si vous ne voulez qu’acheter ce qui est essentiel. Avant de partir, réfléchissez aux repas que vous allez devoir préparer pendant la semaine. De quels ingrédients aurez-vous besoin? En quelle quantité?
Lorsque vous aurez bien planifié vos besoins pour la semaine, vous pourrez en dresser la liste et vous fier à celle-ci pour vos achats. Et surtout, le plus important, c’est de ne s’en tenir qu’à la liste!

4. Profiter des rabais
Cela va de soi: si on achète des aliments en rabais, on économise. Plusieurs lecteurs ont dit ne pas faire de liste et plutôt y aller avec les rabais du moment. C’est une stratégie qui peut marcher lorsqu’on connaît beaucoup de recettes et qu’on a des compétences culinaires suffisantes pour savoir quels ingrédients se substituent entre eux.
Un autre lecteur proposait un truc que j’aime bien. Si on tombe sur un rabais très important, on peut tenter de trouver une recette rapidement sur son cellulaire. Ceci peut aider les gens qui pratiquent «l’épicerie intuitive».
Par contre, je recommande plutôt de planifier en ayant en tête les rabais du moment. Pour se faire, on peut écouter les conseils hebdomadaires de l’émission l’Épicerie (qui sont disponible sur leur page Facebook) ou consulter les circulaires en ligne des supermarchés.

5. Acheter des aliments de saison
Manger selon les saisons fait du sens pour le portefeuille et pour l’environnement. Au Québec, il est difficile de faire des choix locaux pendant toute l’année. Ma collègue nutritionniste Geneviève O’Gleman donne toutefois plusieurs trucs pour manger local pendant l’hiver.
Pendant le printemps et l’été, n’hésitez pas à visiter les marchés pour profiter des fruits et légumes de saison qui sont beaucoup moins dispendieux.

6. Acheter en grande quantité
Plusieurs lecteurs m’ont dit que d’acheter des aliments en grande quantité, quand ils sont en rabais ou qu’ils sont vendus en gros format, était une bonne façon d’économiser. Effectivement, cela peut être une bonne stratégie. Par contre, quand on sait que 50% des aliments produits se retrouvent à la poubelle, il faut simplement s’assurer que la grande quantité d’aliments que l’on achète ne sera pas perdue. Ce ne serait pas une stratégie très très gagnante’Utilisez votre congélateur sans hésiter. Vous pouvez également séparer les aliments avec des amis ou des voisins. De cette façon, tout le monde économise!

7. Éviter les aliments transformés
Quand on laisse d’autres personnes préparer des aliments pour nous, c’est certain qu’on doit s’attendre à payer plus cher. Les plats prêts-à-manger, qu’ils soient frais ou congelés, coûtent plus cher que les mets qu’on cuisine à la maison.Plus vous vous éloignez des aliments transformés, plus votre panier d’épicerie sera nutritif et abordable. Dans le même sens, j’ai préparé cette infographie sur les 5 règles de Marion Nestle au supermarché.

8. Cuisiner végé
Comparativement à la viande et au poisson, les légumineuses et le tofu sont très peu dispendieux. Cuisiner des mets végétariens, c’est donc une bonne façon de diminuer notre facture d’épicerie. Vous voulez économiser davantage? Achetez des légumineuses sèches au lieu des légumineuses en conserve. Elles demandent un peu plus de temps à cause du trempage, mais pas vraiment plus d’effort.
Pour ceux qui désirent essayer la cuisine végétarienne, procurez-vous le livre Les carnivores infidèles de ma collègue nutritionniste Catherine Lefebvre. Il est rempli de bonnes idées pour tromper son boucher!

9. Se tourner vers les marques maison
Souvent, les marques maison coûtent beaucoup moins cher que les produits qu’elles imitent et sont tout aussi bonnes au goût. Évidemment, ce n’est pas le cas pour tous les produits. N’hésitez pas à les tester lorsqu’ils sont moins chers, vous en ressortirez probablement gagnants au bout du compte!

10. Visiter les épiceries ethniques
Pour les urbains parmi vous, les épiceries ethniques sont abondantes dans l’environnement rapproché. N’hésitez pas à aller faire un tour du côté de ces épiceries. Souvent, on trouve des différences de prix incroyables, surtout pour tous les produits ethniques. Le blogue Shut up and eat a publié récemment une liste de toutes les épiceries asiatiques de Montréal pour ceux qui seraient tentés par l’expérience.
Et vous? Quels sont vos trucs pour économiser? Est-ce que j’en ai oublié?
J’aimerais remercier tous les lecteurs qui ont répondu à ma question:
Amélie Pruvot, Carolyne Hepworth, Céline Poissant, Chantal Poirier, Chevalier de l’Obscur, Cora Loomis, Diego de la Vega, Eric Archambault, Geneviève Nadeau, Hélène Laurendeau, Laetitia Lélé, Luc Durocher, Marika Beaulé, Michele Michele, Remy De, Vanessa Martin
Vous aimeriez faire comme eux? Suivez la page Facebook du Nutritionniste urbain. Je poserai une question prochainement en lien avec la rédaction d’un autre billet!

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