Devriez-vous consulter un sexologue?

Il y a longtemps que les nuits chaudes sous la couette ont disparu de votre vie, votre partenaire est en panne de désir ou bien votre relation bat de l’aile? Si tel est le cas, aller cogner à la porte d’un sexologue pourrait donner un second souffle à votre vie de couple!

Devriez-vous consulter un sexologue?

Incapacité à atteindre l’orgasme, des problèmes érectiles, douleur lors des relations sexuelles’ Tous ces maux peuvent avoir de graves répercussions sur votre vie à deux. S’asseoir avec un spécialiste peut vous aider à identifier les éléments dysfonctionnels et vous donner des pistes de solution.

L’insatisfaction sexuelle est généralement l’élément déclencheur qui pousse les ménages vers la consultation, mais la manifestation de la sexualité n’est bien souvent que la pointe de l’iceberg. «Il n’est pas rare qu’une femme entre dans mon bureau en avouant avoir une baisse de désir. Elle vit un sentiment de culpabilité et met le blâme sur ses épaules. Quand on creuse, on peut s’apercevoir que monsieur ne l’aide pas du tout dans les tâches ménagères et ne fait pas attention à ses besoins. Les problèmes au lit sont souvent de nature relationnelle», explique la sexologue clinicienne Julie Pelletier.

Les couples qui consultent sont souvent à bout de souffle et au bord de la séparation, mais il ne faut pas attendre d’atteindre le point de rupture pour aller chercher de l’aide. Le temps arrange rarement les choses. Plus vous attendez, plus il devient gênant d’en parler avec votre partenaire.

Le sexothérapie peut aider à surmonter les difficultés au lit, mais n’a rien de magique. «Quand les couples viennent me voir, il y a 5 % du travail de fait, il reste tout de même 95 % du job à accomplir», souligne Julie Pelletier. Il n’y a pas de solution miracle à l’épanouissement sexuel et la thérapie implique beaucoup de changements pour les deux partenaires.

Les mythes

Les hommes, qui autrefois boudaient les bureaux des sexothérapeutes, sont de plus en plus nombreux à les fréquenter. «Avant les femmes traînaient leur chum par le collet jusque dans mon bureau. Maintenant, c’est très rare qu’un patient entre à reculons», souligne Julie Pelletier. Certaines personnes sont réticentes à la consultation parce qu’elles voient cet appel à l’aide comme un signe de faiblesse. Mais pour Julie Pelletier il est plus que temps de déboulonner cette fausse croyance. «C’est tout le contraire de la faiblesse, il faut beaucoup de courage et d’investissement pour aller en thérapie», insiste-t-elle.

Pour trouver un sexologue dans votre région, consultez le site de l’Association des sexologues du Québec (ASQ).

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