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12 souvenirs d’école à travers le Canada

Les souvenirs d’école sont parfois gênants, parfois drôles ou émouvants. Mais, ils ne sont jamais ennuyants! 12 Canadiens, des quatre coins du pays, vous livrent leurs plus belles histoires.

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Souvenir d'école lors des cours de cuisine.Shutterstock

Souvenir d’école : Ma déconfiture culinaire

Ayant grandi à Toronto dans les années 1970, ma réalité était enracinée dans les rôles de genre strictement définis de la famille nucléaire. Vous pouvez donc imaginer à quel point nous avons trouvé original que mon école publique ait proposé des cours de cuisine aux garçons de 2e année du secondaire. Je me suis rapidement inscrit.

Lors du premier cours, j’ai regardé autour de moi la dizaine de pionniers qui m’entouraient. Notre expertise culinaire variait de «zéro expérience» à «presque aucune expérience». J’étais en pleine croissance et étais affamé du matin au soir. La bonne nouvelle, c’est que nous devions manger ce que nous cuisinions.

La mauvaise nouvelle, c’est aussi que nous devions manger ce que nous cuisinions.

Nous avons commencé tout doucement, avec un classique : l’œuf dur. Je ne savais pas qu’il y avait tant de façons de bousiller ce plat. Ensuite, nous nous sommes attaqués aux rôties, aux sandwiches au fromage grillé, aux pâtes en conserve, au pain doré – pour une touche de fantaisie européenne – et aux biscuits aux pépites de chocolat. Vers la fin de la session, nous nous sentions parfaitement à l’aise dans une cuisine. À limite de l’arrogance.

Notre dernière réalisation nous a ramené sur terre : le hot-dog farci. Ils constituaient le point culminant de notre session – l’équivalent en secondaire 2 d’une thèse de doctorat. La classe a été divisée en équipes pour la confection de ce plat complexe et stimulant. Il fallait pour le faire farcir des saucisses de fromage cheddar, les envelopper dans des tranches de bacon, fixer le tout à l’aide de cure-dents avant de le cuire et de la griller au four. Pour un adolescent, cette association de hot-dogs, de fromage et de bacon constituait une sorte de nirvana.

La préparation s’est déroulée de manière satisfaisante. Et l’étape de la cuisson était prometteuse : le fromage fondait et le bacon grésillait. Mon équipe a toutefois commencé à éprouver des ennuis quand nous avons allumé le gril pour faire dorer nos chefs-d’œuvre. Ce n’était vraiment pas notre faute ; nous avons été distraits par les membres d’un autre groupe, occupés à extraire leurs saucisses farcies du four et à les placer sur le comptoir pour qu’elles y refroidissent. L’arôme était envoûtant. Nous nous sommes regroupés autour de ces hot-dogs paradisiaques qui nous ont littéralement hypnotisés, paralysés… jusqu’à ce que des panaches de fumée noire s’échappent de notre four négligé, mettant fin abruptement à notre rêverie.

Ce n’était qu’un tout petit incendie, mais il dégageait bien plus de fumée que quatre pauvres saucisses auraient dû normalement produire. Nous avons tout de même été salués comme des héros ce jour-là, le déclenchement de l’alarme incendie ayant entraîné l’évacuation et le renvoi anticipé de l’ensemble des étudiants. – Terry Fallis

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Le souvenir d’école d'une nouvelle tête.Shutterstock

Souvenir d’école : Tête haute


J’ai porté une longue queue de cheval tout l’hiver, mais quand le printemps est arrivé, j’ai décidé qu’il était temps de changer et j’ai décidé de porter les cheveux courts et colorés. Peu de temps après, quand je suis arrivé dans la classe de première année où j’enseignais, un élève m’a dit : «Madame, vous avez une nouvelle tête !» – Margaret Peterson

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Souvenir d’école : Mission impossibleShutterstock

Souvenir d’école : Mission impossible


C’est amusant d’être enseignant parce que, lorsque vous êtes assis à votre bureau, les étudiants agissent comme si un champ de force à l’épreuve du son vous entourait. Ils sont persuadés qu’on ne les entend pas et cela donne lieu à des moments divertissants, comme cet échange entre deux garçons de 5e année du secondaire discutant de leur avenir pendant un cours de sciences.

«Tu sais ce que je veux être quand je serai grand ? a demandé le premier. Astronaute.»
L’autre lui a jeté un regard perplexe, comme s’il avait vu les notes en sciences de son camarade de classe et douté de ses chances de décrocher un emploi à la NASA. Mais le premier élève a poursuivi : «Je veux être astronaute pour être le premier à atterrir sur le soleil.»

Son ami l’a regardé d’un air encore plus incrédule et lui a dit : «Tu ne peux pas atterrir sur le soleil. Il y fait beaucoup trop chaud. Ça n’arrivera jamais.» Mais le premier élève n’en démordait pas. «Oui, je sais que c’est trop chaud, a-t-il rétorqué avec conviction. C’est pour ça que je vais atterrir de nuit.» – John Cullen

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Souvenir d’école : Imaginez çaShutterstock

Souvenir d’école : Imaginez ça


En tant que directrice d’école primaire, j’invitais souvent des enfants à venir discuter dans mon bureau lorsqu’ils faisaient l’objet de mesures disciplinaires. Je consignais ces conversations dans un carnet, et les élèves savaient que je prenais des notes durant nos rencontres.

Suite à une de ces discussions avec un garçon de 4e année, mon carnet a mystérieusement disparu. Le conseiller de l’école et moi avons fait quelques recherches et découvert que l’élève en question l’avait pris et qu’il s’en vantait auprès d’un camarade. J’ai conduit le jeune cambrioleur dans mon bureau pour une nouvelle conversation.

«Mon carnet a disparu, lui ai-je dit. As-tu une idée de ce qui s’est passé ?»
Quand il a répondu non, j’ai continué : «Tu étais le dernier dans mon bureau avant sa disparition. Je crois que tu l’as pris. Qu’en penses-tu ?
— Je pense que c’est le bruit de votre imagination», a-t-il répondu sans hésiter. – Vi Hughes

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Souvenir d’école d'une erreur mortifiante.Shutterstock

Souvenir d’école : Erreur mortifiante


C’était à Montréal, dans les années 1980. J’enseignais l’anglais à l’Université Concordia et j’étais tout à fait consciente de mon incapacité à converser en français aussi couramment que je l’aurais voulu. Pour y remédier, je m’étais inscrite à un cours intensif d’immersion française de deux mois. Notre classe formait une équipe hétéroclite : des grands-mères qui avaient du temps libre, des professionnels de partout sauf du Québec qui devaient réussir des tests de français, des adolescents qui satisfaisaient aux exigences du cours, et moi, jeune femme de 29 ans, idéaliste, enthousiaste, et bien déterminée à devenir bilingue.

On nous demandait souvent de nous lever et de parler. Nos sujets étaient assignés au hasard, car notre professeur voulait s’assurer que nous ne nous étions pas préparés à l’avance. Un jour, mon tour est venu. «S’il vous plaît, racontez à la classe ce que vous avez fait hier», a demandé en français la prof.

J’avais fait de la confiture la veille au soir. Mais quel était le mot français ? En anglais, nous disons «preserves», alors j’ai essayé d’en faire quelque chose qui sonne français.

«Hier j’ai fait des préservatifs», ai-je lancé, persuadée que je venais de dire : «J’ai fait des confitures».

La classe a gloussé. L’homme d’affaires coréen en costume vert s’est couvert la bouche de ses deux mains. Me croyant sur la bonne voie, j’ai poursuivi : «J’ai fait des préservatifs aux fraises, aux framboises et aux bleuets. J’en ai fait goûter à ma mère et à ma belle-mère.»

Maintenant, la prof rigolait. Pas un petit rire, un gros fou rire. «Vous savez qu’un préservatif est un condom ?» a-t-elle dit.

Humiliée, je me suis assise. Après toutes ces années, je n’ai toujours pas oublié comment on disait «condom» en français. – Virginia Fisher Yaffe

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Certains souvenirs d'école sont parfois gênants.Shutterstock

Souvenir d’école : Déshabillée


J’ai enseigné à l’école primaire pendant 35 ans. Dans les années 80, je portais un slip sous mes jupes et mes robes. Un jour, pendant un cours de grammaire, j’ai senti quelque chose glisser le long de mes jambes, sous ma jupe. Soudain, ma culotte noire s’est retrouvée sur mes chevilles. J’ai essayé de l’envoyer dans un coin de la pièce sans me faire remarquer, mais il était trop tard – tous les élèves fixaient mes pieds.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai décidé de faire face à ce dysfonctionnement vestimentaire. J’ai pris le vêtement rebelle et je l’ai agité au-dessus de ma tête jusqu’à ce que toute la classe éclate de rire. L’incident fait maintenant partie de mon héritage: quand je rencontre d’anciens élèves, ils me parlent encore de cette histoire, mais ce n’est pas de l’excellente leçon de grammaire que j’ai donnée ce matin fatidique de février dont ils se souviennent. – Carole Touchette

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Souvenir d’école d'un élève collant.Shutterstock

Souvenir d’école : Fidèle suiveur


Dans ma classe de 2e année, les élèves sont encouragés à travailler de façon autonome et à utiliser leurs compétences pour résoudre des problèmes. Un jour, un élève a commencé à me suivre dans toute la classe. Chaque fois que je me retournais, il se tenait là. J’ai fini par dire, en plaisantant : «Tu n’as pas besoin de me suivre partout, tu sais? Tu me suivrais si je sautais d’une falaise?»

Il m’a regardé très sérieusement avant de répondre : «Bien sûr, pour voir si vous allez bien!» – J. Russell

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Souvenir d’école : Prenez-en de la graineShutterstock

Souvenir d’école : Prenez-en de la graine


En mai dernier, l’enseignante de ma fille de sept ans a donné un devoir à ses élèves : adressez des conseils aux personnages d’histoires bien connues que vous avez lues. Quand on lui a demandé quel conseil elle donnerait au premier des Trois boucs bourrus, ma petite rabat-joie de deuxième année a répondu : «À ta place, je trouverais un autre pont à proximité. Tu peux aussi chercher un autre endroit où il y a de l’herbe au lieu de traverser le pont que surveille le troll. Ou tu peux aussi attendre qu’il soit parti.» – Stephany Aulenback

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Souvenir d'école embarrassant. sedat seven/Shutterstock

Souvenir d’école : Profil bas, vraiment ?


En 2007, je suis entrée au CÉGEP. Après avoir passé tout mon primaire et mon secondaire à refuser résolument d’être cool, j’étais déterminé à faire profil bas et à me rendre jusqu’en juin. Quand la cloche a sonné à la fin de la première journée, j’avais un besoin d’aller aux toilettes. Le seul problème? Je ne savais pas où elles se trouvaient. Je me suis très vite perdue et me suis retrouvée à faire frénétiquement le tour du bâtiment alors que des foules d’adolescents passaient devant moi. J’ai essayé d’avoir l’air sûre de moi – après tout, je ne m’étais pas levée à 7 heures du matin pour me maquiller pour rien ! –, mais au fond de moi, je me disais : «Ça y est ma vieille, c’est comme ça que ça se termine pour toi!»

Finalement, bingo! J’aperçois le symbole universel des «toilettes pour femmes», et je me rue à l’intérieur. Ce n’est qu’en sortant de ma cabine pour me laver les mains que j’ai vu que toutes les autres personnes dans la pièce semblaient plus âgées que moi. Bizarre, me suis-je dit. Est-ce que les élèves et les enseignants partagent les mêmes toilettes au CÉGEP ?

«Vous n’êtes pas censé être ici», m’a dit un membre du personnel enseignant. Je suis sortie en bafouillant des excuses et en me séchant les mains sur mes jeans. À l’extérieur, une inscription portant de grosses lettres barrait la porte : «RÉSERVÉ AUX ENSEIGNANTS». Mes espoirs de passer inaperçue ont été anéantis instantanément : les couloirs étaient encore bondés et tout le monde m’a vu sortir. Leurs regards semblaient dire : «Ça, c’est une vraie chouchoute de prof! Elle va même aux toilettes avec eux!» – Anna Fitzpatrick

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Souvenir d’école: trouver une bonne excuse pour ne pas rendre un devoir.Sundays Photography/Shutterstock

Souvenir d’école : Mauvais chien


Mes élèves de 4e année savaient que la seule excuse acceptable lorsqu’ils n’avaient pas fait leurs devoirs était un billet de leurs parents. Un matin, tout le monde avait rendu ses devoirs, sauf Robbie. Quand il m’a dit que son chien l’avait mangé, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. «Bien essayé, ai-je dit. Mais c’est la plus vieille excuse du monde!» Comme il était habituellement très sérieux, je lui ai donné une autre copie du travail à faire et lui ai demandé de le rendre le lendemain.

Plus tard, alors que je me rendais à ma voiture après l’école, j’ai vu Robie promener son chien avec son père. «C’est le chien qui a mangé tes devoirs, Robbie?» ai-je dit en le taquinant. Quelle n’a pas été ma surprise d’entendre son père me répondre très sérieusement : «Oh oui, Mme Jones. Robbie était terriblement inquiet à l’idée d’avoir des ennuis!» – Eva Jones

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Souvenir d’école : Bilingue et demiwavebreakmedia/Shutterstock

Souvenir d’école : Bilingue et demi


Nous avions une discussion dans notre classe de maternelle sur les langues parlées par les élèves. J’enseigne dans une école multiculturelle, de sorte que la plupart des enfants répondaient qu’ils parlaient deux langues : le français et leur langue maternelle. Mais un petit garçon a levé la main et déclaré fièrement qu’il en parlait trois. Lorsqu’on lui a demandé lesquelles, il a répondu avec aplomb : «Français, Urdu et Hello!» – Karen Melvin

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Souvenir d’école d'un ourson tellement mignon.Shutterstock

Souvenir d’école : Tout ça grâce à un ours bougon


Au plus fort de l’engouement pour les sacs à dos en peluche, à la fin des années 1990, j’enseignais dans une école primaire d’Ottawa. Deux filles de ma classe de 5e année étaient folles de leurs sacs Winnie l’ourson et ne les quittaient jamais des yeux. Un jour, je les ai taquinées à propos de leurs sacs à l’effigie d’un des héros les plus pleurnichards de la littérature pour enfants. «Il se plaint sans arrêt et ne veut pas faire l’effort de changer sa situation», leur ai-je dit à propos de ce personnage qui avait déjà dit : «Je suis un ours un peu écervelé et les mots trop longs m’ennuient.» La réaction de mes élèves ne m’a pas vraiment remonté le moral: «Mais Madame! Il est tellement mignon!»

Le lendemain matin, bien déterminée à faire triompher mon point de vue, j’ai apporté un exemplaire de Winnie l’ourson en classe. En lisant le livre, j’ai adopté différentes voix et attitudes pour Winnie, Bourriquet, Porcinet et compagnie. Je m’amusais tellement que j’ai commencé à rire, ce qui a fait rire la classe, ce qui a décuplé mon hilarité au point de me faire rire aux larmes. Il nous a fallu un moment aux enfants et à moi pour retrouver notre calme, et à la fin de l’histoire, tout le monde avait un grand sourire sur le visage.

Quand ces mêmes élèves ont obtenu leur diplôme, quelques années plus tard, l’un des enfants m’a écrit cette note : «Je me souviendrai toujours de la fois où vous avez ri si fort que vous en avez pleuré.» Et c’est ce que je retiens de tout ça: quand les enfants voient un adulte s’amuser à ce point, ça signifie quelque chose pour eux. Cette histoire a été l’un des moments les plus agréables de ma carrière. Tout ça grâce à un ours bougon. – Alana Forrester

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Tiré de RD.ca : 12 Hilarious School Stories From Across Canada

Contenu original Reader's Digest Canada