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Envie de rester chez soi sans sortir? Voici pourquoi il faut absolument mettre le nez dehors!

Si on a envie de rester chez soi sans avoir à sortir avec des amis, annuler peut être la bonne décision. Toutefois, un psychiatre prodigue ici ses conseils pour vous aider à surmonter l’anxiété sociale.

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Femme Agée qui Se MaquilleHALFPOINT IMAGES/GETTY IMAGES

Surmonter l’anxiété sociale

Passer du temps seul peut être bon pour l’âme. Que ce soit pour recharger votre batterie avec des soins personnels pour le corps ou pour passer une nuit tranquille après une semaine stressante. Par contre, de nombreux experts s’entendent pour dire que de plus en plus de personnes ont envie de rester chez soi sans sortir.

Le simple fait de s’asseoir et de laisser notre esprit vagabonder suscite un sentiment de joie, améliorant ainsi une gamme de mesures de santé mentale, conclut une étude menée en juillet 2022 et publiée dans le Journal of Experimental Psychology.

Le Los Angeles Times rapporte que plus des trois quarts des jeunes adultes californiens ressentent de l’anxiété. De son côté, l’American Psychological Association note que la plupart des Américains connaissent des niveaux de stress sans précédent.

Entre cette surcharge collective, cet épuisement professionnel et cette anxiété sociale, il est logique que nous ayons besoin d’un peu plus de temps pour soi. L’important reste néanmoins de ne pas franchir le point où cela peut devenir contre-productif. Il est parfois important de sortir de la maison et de surmonter l’anxiété sociale.

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Une femme se prend la tête sur le divan et regarde au loinFIZKES/GETTY IMAGES

Envie de rester chez soi sans sortir. Pourquoi?

L’anxiété est une expérience normale. C’est la façon dont le cerveau humain nous prépare à faire face à une situation difficile ou exigeante.

Mais dans de nombreux troubles anxieux – tels que l’anxiété généralisée, l’anxiété sociale, l’anxiété situationnelle ou l’agoraphobie – le cerveau surestime le potentiel de risque ou de menace, explique le psychiatre Scott Gspandl.

Cette prédiction exagérée peut inciter le cerveau à agir par excès de sécurité, conduisant à des comportements de plus en plus misanthropes et isolants, dit-il. Ce qui incite à rester chez soi sans sortir.

Voici 15 choses que les psychologues aimeraient que vous sachiez sur le trouble de l’anxiété sociale (TAS).

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Une homme traverse la rue à New York avec un café à la mainWESTEND61/GETTY IMAGES

Est-ce que sortir aide à surmonter l’anxiété sociale?

En règle générale, plus nous évitons la chose qui nous inquiète, plus la situation s’aggrave explique Carrie Torn, une psychothérapeute basée en Caroline du Nord. «Si nous choisissons de rester chez soi sans sortir en raison de notre anxiété sociale, nous renforçons le message selon lequel ce n’est pas sécuritaire de le faire. Et l’anxiété peut en fait augmenter la prochaine fois que nous ferons ces mêmes sorties ou plans de sorties», dit-elle.

En revanche, si vous vous forcez à sortir et à surmonter cette anxiété sociale, cette pratique «entraîne le cerveau à se sentir en sécurité, que la situation est surmontable et gérable», dit-elle. Au fil du temps, cette approche permet de réduire la réponse induite par l’anxiété et d’éloigner cette envie de rester chez soi sans sortir.

La période des Fêtes et les rencontres en groupe peuvent être très anxiogènes quand on souffre de phobie sociale. Ces conseils vous aideront probablement à traverser cette période difficile.

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Jeune Femme Quitte La MaisonMELANIE ACEVEDO/GETTY IMAGES

Comment se motiver à sortir de la maison?

Il est important d’avoir conscience de ses propres schémas et tendances, dit Carrie Torn. «Non seulement aucune solution unique n’existe, mais une seule et même personne aura besoin de choses différentes à des moments différents. Parfois, avoir de la compassion pour nous-mêmes signifie nous pousser à faire la chose la plus difficile», note-t-elle. Cela pourrait signifier sortir quand une partie de nous veut rester à la maison, peu importe la raison, parce que nous savons que la socialisation sera bonne pour nous ou que l’activité nous apportera de la joie.

«D’un autre côté, si vous êtes quelqu’un qui a tendance à être go-go-go et qu’il vous est difficile de dire « non », le défi pour vous est peut-être, justement, de vous donner la permission de rester chez soi sans sortir», précise Carrie Torn.

Si vous hésitez entre rester chez soi sans sortir et voir des amis, réfléchissez à la raison pour laquelle vous avez prévu cette sortie.

  • Cet engagement ou ce plan correspond-il à vos valeurs?
  • Avez-vous peur que quelque chose se produise ou ne se produise pas?
  • Lorsque vous êtes dans un bon état d’esprit, cette activité est-elle quelque chose que vous apprécieriez normalement?
  • Dans un mois, allez-vous être reconnaissant envers vous-même d’avoir pris soin de vous, ou bien d’avoir profité de ce temps de qualité avec ces personnes?

La façon dont vous répondez à ces questions vous aidera certainement à déterminer l’option la plus saine pour vous. Ensuite, dit Carrie Torn, une fois que vous avez pris une décision, respectez-la.

Si vous décidez de rester à la maison, ne vous en faites pas pour ce que vous manquez! Trouvez plutôt des moyens de rendre votre nuit à la maison plus réparatrice et agréable. Si vous vous aventurez dehors pour réaliser que la nuit a été ratée, ignorez-le et rentrez simplement plus tôt chez vous.

Ces 10 façons simples mais efficaces pourraient vous aider à vaincre l’anxiété sociale.

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Un homme couché sur son divan navigue sur internet, les écouteurs aux oreilles.F.J. JIMENEZ/GETTY IMAGES

Distinguer les peurs des réels besoins

L’évitement alimente l’anxiété sociale, explique Peggy Loo, psychologue et directrice du Manhattan Therapy Collective. Se donner un coup de pouce pour sortir peut aider à briser ce cycle, mais inutile de se faire du mal et de se placer dans des contextes qui déclencheraient des crises d’anxiété.

«Apprendre quand c’est votre anxiété qui parle, par rapport à ce dont votre corps a réellement besoin, peut être difficile et prend du temps», déclare Carrie Torn. «Plus vous pouvez être patient et apprendre à écouter les signaux de votre corps, plus vous pouvez apprendre à faire la différence entre vos peurs et vos besoins.»

Pourtant, de nombreuses personnes sont simplement plus à l’aise et en paix mentalement avec une interaction sociale minimale, explique Scott Gspandl.

«Pour certaines personnes, rester encabané n’est pas un comportement inadapté, mais plutôt un état d’être normal», dit-il. C’est la raison pour laquelle il est important de se comprendre et d’identifier les écarts par rapport à notre comportement régulier lorsqu’ils se produisent.

Il peut être utile de travailler avec un thérapeute qui peut utiliser une approche comme la thérapie cognitivo-comportementale pour vous aider à mieux comprendre vos besoins personnels et vos limites.

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