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Les bonnes nouvelles de Movember

Quoi de neuf dans la prévention et le traitement du cancer de la prostate?

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L’événement Movember soulignera encore cette année le mois du cancer de la prostate

Movember approche, avec sa campagne annuelle pendant laquelle les hommes se font pousser la moustache pour faire parler de cette maladie qui touche beaucoup d’entre eux. Ils désirent ainsi recueillir des fonds pour la recherche et soutenir des programmes pour les hommes qui souffrent du cancer et de problèmes de santé mentale. Zoom sur les découvertes récentes faites sur le cancer de la prostate.

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Le cancer de la prostate en chiffres

Alors que 26 500 Canadiens recevront pour la première fois un diagnostic de cancer de la prostate cette année et que 4 000 en mourront, les taux de mortalité de ce cancer ont diminué de 50 % en 15 ans. « Les hommes parlent plus de leur prostate qu’ils ne le faisaient auparavant », dit le Dr Neil Fleshner, professeur et chef du département d’urologie à l’université de Toronto. Une plus grande sensibilisation, des tests de détection plus efficaces, de meilleurs traitements ont tous contribué à réduire le taux de mortalité.

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La question des tests de dépistage

En réponse à la position prise en 2011 par le groupe de travail américain sur les services de prévention, qui a conclu que la recherche de l’antigène prostatique spécifique (PSA) dans le sang pour dépister le cancer de la prostate causait plus de mal que de bien – effets de la chirurgie et de l’irradiation, qui peuvent provoquer l’incontinence, la dysfonction érectile et la mort de cinq hommes sur 1 000 -, Cancer de la Prostate Canada a émis des recommandations plus tôt cet automne pour clore le débat. Il est suggéré de faire passer aux hommes un test sanguin de référence quand ils atteignent la quarantaine, puis des analyses de sang à intervalles réguliers, basés sur les facteurs de risque que vous présentez quand vous atteignez la cinquantaine. « J’aime ces recommandations », dit le Dr Fleshner. En effet, il explique qu’il est courant aux États-Unis de traiter les cancers de la prostate de façon agressive, alors que les médecins canadiens ont une approche plus attentiste : ils surveillent les premiers signes de cancer et ne traitent que si la maladie progresse. Tous les hommes devraient évaluer leurs facteurs de risque avec leur médecin de famille et combiner les analyses sanguines avec un toucher rectal annuel à partir de l’âge de 40 ans, selon lui. Le toucher rectal permet d’écarter aussi d’autres problèmes médicaux.

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Les nouveaux médicaments

Non seulement nous disposons de cinq nouveaux médicaments – deux d’entre eux ayant été approuvés ou sanctionnés pour de nouvelles catégories de patients cette année – qui permettent aux hommes qui ont un cancer avancé de la prostate de vivre plus longtemps, mais les chercheurs travaillent à identifier des médicaments existants qui servent à traiter d’autres maladies et qui pourraient être utilisés dans le cas de cancers de la prostate récidivants ou dans la prévention de ce cancer. Des études sur un médicament qui est utilisé pour traiter le diabète de type 2, la metformine, et d’autres sur les statines, des médicaments utilisés dans les maladies cardiaques, sont très prometteuses : ces deux types de médicaments ralentiraient la progression du cancer de la prostate ou diminueraient le risque d’en mourir. « Ces médicaments ne coûtent pas cher, on les trouve facilement et nous avons des années d’expertise sur leur innocuité », dit le Dr Fleshner.

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Données nutritionnelles

L’an dernier, des études ont mis en évidence que la caféine, les fibres, les graines de lin et les algues diminuaient les risques de cancer de la prostate ou sa récurrence. Ces études sont prometteuses, mais les experts voudraient avoir plus de données sur les nutriments spécifiques avant d’en être convaincus. « Il est vraiment important de ne pas perdre de vue notre alimentation générale au lieu de se concentrer sur un seul aliment », dit Andrea Holmes, nutritionniste agréée au HealthLink, en Colombie-Britannique, qui se spécialise en oncologie. Des études de grande envergure ont établi un lien entre des régimes basés sur les végétaux qui sont riches en fibre et un risque moindre de faire un cancer de la prostate ou un pronostic meilleur pour les hommes qui en sont déjà atteints.

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Ce qui nous attend

Ce cancer qui ne touche que les hommes offre maintenant un taux de survie de 5 ans pour au moins 96 % des hommes atteints, et ces chiffres ne vont que s’améliorer au fur et à mesure que la communauté médicale comprend mieux comment prévenir, diagnostiquer et traiter le cancer de la prostate. « Nous sommes à un moment clé pour le cancer de la prostate et c’est formidable pour les médecins qui doivent en faire le traitement, dit le Dr Flesher, car la recherche commence à porter ses fruits! »

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