Les 5 cancers les plus mortels

Nous menons un combat quotidien contre le cancer et réussissons tant bien que mal. Cependant, les choses s’améliorent et nous gagnons des batailles sur plusieurs fronts. Il est essentiel cependant d’être bien informé, en sachant quels cancers frappent le plus durement les femmes et les moyens auxquels on a recours pour les combattre.

Les 5 cancers les plus mortels

Au Canada, les cinq cancers qui tuent le plus de femmes chaque année sont ceux du poumon (9200 décès), du sein (5300), du côlon (4100), du pancréas (1950) et de l’ovaire (1700). En termes d’incidence, deux autres cancers, ceux de l’utérus et de la thyroïde, se retrouvent dans les cinq premiers mais ils se traitent beaucoup plus facilement que le cancer du pancréas et de l’ovaire et, par conséquent, sont moins mortels.

«Aujourd’hui, nous pouvons voir le code génomique beaucoup plus clairement», souligne David Huntsman, pathologiste et généticien pour le Hereditary Cancer Program de l’Agence du cancer de la Colombie-Britannique de Vancouver. «Cela n’était pas possible auparavant. Nous ne disposons de ce savoir que depuis quelques mois.» Cet outil permettra de diagnostiquer plus tôt les cancers et de mettre au point des thérapies ciblant des anomalies cancéreuses spécifiques.

Chaque personne est unique et il en va de même pour le cancer. Chacun d’eux présente différentes catégories de cellules, à l’image des divers groupes d’abeilles d’une ruche. «Si nous détruisons les ouvrières sans tuer la reine, le cancer réapparaîtra», explique David Huntsman, qui ajoute qu’on consacre présentement beaucoup d’énergie à identifier et éradiquer les cellules «de la reine», c’est-à-dire les cellules souches, ce qui pourrait mener à des thérapies d’une grande efficacité. Entre-temps, le traitement du cancer est de plus en plus personnalisé, souligne-t-il.

La plus grande percée des dernières années, c’est le traitement ciblé, qui restreint l’action des enzymes ou des vaisseaux sanguins favorisant la multiplication des cellules cancéreuses. (Nous disposons de deux médicaments à cet effet pour le cancer du sein : le tamoxifène et le trastuzumab [Herceptine]. D’autres sont en développement.) Cependant, d’autres outils encore plus prometteurs pour la prévention et le traitement des cancers qui touchent les femmes sont présentement à l’étude. Voici ce qu’on en sait à ce jour.

Cancer du poumon: le dépistage précoce semble l’élément clé dans la lutte contre ce cancer. Des chercheurs de la clinique universitaire de Cologne ont récemment annoncé qu’ils avaient mis au point une nouvelle analyse sanguine permettant de le dépister. En outre, les médecins sont à la recherche d’outils de diagnostic plus efficaces afin de déterminer le meilleur traitement pour un patient donné. Reportez-vous à notre article sur le nouveau traitement qui a sauvé la vie de Gail Pffaf.

Cancer du sein: de nouvelles découvertes et les traitements auxquels on a aujourd’hui recours permettent de faire baisser le nombre de cas de ce cancer, le plus fréquent chez les femmes. Les inhibiteurs de l’aromatase (IA), qui ciblent les cancers œstrogénodépendants, soit environ 60% de tous les cancers du sein, ont fait grandement évoluer le traitement. Autres molécules prometteuses : les inhibiteurs de la PARP1.

Cancer du pancréas: c’est l’un des plus mortels car il est habituellement dépisté trop tard pour être traité. Les chirurgiens effectuent des interventions chirurgicales de plus en plus poussées afin d’exciser un maximum de cellules cancéreuses et augmenter le taux de survie. De son côté, une équipe de chercheurs allemands travaille sur une étude expérimentale audacieuse.

Cancer colorectal: ce cancer qu’on peut facilement prévenir tue pourtant autant de femmes que celui du sein. Nous disposons de nouveaux traitements comprenant des agents chimiothérapeutiques et une thérapie sélective à base de bevacizumab (Avastin), médicament qui interfère avec le processus de croissance des tumeurs. Mais la meilleure défense reste l’analyse sanguine, que de nombreuses femmes continuent malheureusement d’éviter.

Cancer de l’ovaire: souvent mortel, ce cancer se détecte difficilement du fait que ses symptômes se confondent facilement avec ceux d’autres maladies. Il n’y a présentement aucun test permettant de le dépister tôt et le taux de rechute est élevé. Cependant, nous avons de bonnes raisons d’espérer.

Pour en savoir plus sur les découvertes, les nouveaux traitements, les études en cours et les outils de diagnostic pour chacun de ces cinq cancers, consultez leur article respectif:

Cancer du poumon
Cancer du sein
Cancer du pancréas
Cancer colorectal
Cancer de l’ovaire

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