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6 « mauvaises habitudes » bonnes pour la santé

Ne culpabilisez pas la prochaine fois que vous sauterez votre séance d’entraînement ou que vous laisserez échapper un gros mot. Vous seriez surprise des bienfaits qu’on peut associer à certaines « mauvaises habitudes ».

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1. Sauter son entraînement quotidien

Les entraîneurs personnels soulignent l’importance de s’accorder occasionnellement un jour de relâche pour donner la chance aux muscles de récupérer et de se renforcer.

En fait, pour les personnes âgées, quatre entraînements par semaine sont préférables à six, selon une étude publiée dans la revue Medical and Science in Sports and Exercise. Dans le cadre de cette étude, on a fourni au hasard des programmes d’aérobie et de musculation de deux, quatre ou six jours à un groupe de femmes âgées de 60 à 74 ans. Quatre mois plus tard, on n’a constaté aucune différence dans la condition physique de ces femmes : toutes avaient augmenté leur masse musculaire et diminué leur masse graisseuse dans les mêmes proportions. Toutefois, celles qui s’entraînaient quatre fois par semaine ont brûlé beaucoup plus de calories dans leurs activités quotidiennes que celles qui s’entraînaient deux ou six fois. En fait, on a remarqué que celles qui s’entraînaient le plus n’avaient plus beaucoup d’énergie à dépenser, tandis que celles qui s’entraînaient quatre fois par semaine étaient au contraire revigorées. En conclusion : si votre programme d’entraînement vous vide et vous condamne au sofa pour le reste de la journée, il est temps de lever le pied afin de préserver votre bien-être !

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2. Boire trop de café

Les personnes qui boivent beaucoup de café – on parle d’au moins trois tasses par jour – présentent des risques réduits pour certains types de cancers, dont ceux de la prostate, de la peau et de la bouche. Le café, après tout, est riche en antioxydants et en polyphénols qui s’attaquent aux radicaux libres provoquant le cancer. Rappelons ici que les fruits rouges et pourpres sont également remplis d’antioxydants. Une consommation modérée de café semble aussi diminuer les risques de diabète de type II, de maladie d’Alzheimer et de maladie cardiaque.

Pourquoi, dès lors, tant de médecins et naturopathes encouragent-ils les gens à diminuer leur consommation de café? D’une part, certaines personnes présentent une mutation génétique qui ralentit leur absorption des composantes du café et augmente leur risque de maladie cardiovasculaire, si elles sirotent plus de deux tasses de java par jour. D’autre part, trop de café peut signifier que vous ne buvez pas assez d’eau, en plus de provoquer des insomnies et de l’anxiété. Alors quel est le chiffre magique? Trouvez vous-même ce qui convient le mieux à vos saines habitudes d’alimentation, de mise en forme et de sommeil.

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3. Ne pas choisir les produits « faibles en gras » est bon pour la santé

 

Non, ne croyez pas que nous allons claironner que les fritures et le maïs soufflé au beurre fondu sont bons pour la santé. Mais le fait de se priver systématiquement d’aliments gras peut être nocif. Le gras est indispensable à l’absorption de certaines vitamines et à la production de certaines hormones par notre organisme. En outre, les gras non saturés, incluant les huiles végétales et les noix, réduisent l’inflammation, stabilisent la pression artérielle et peuvent améliorer le taux de cholestérol sanguin selon l’École de Santé publique de l’Université Harvard. Par ailleurs, plusieurs études parues ces dernières années démontrent que les gras non saturés qu’on trouve dans l’huile d’olive, les avocats et les poissons peuvent réduire les risques de dépression et de perte de mémoire.

4. Avoir la bougeotte

Vous n’avez toujours pas appris à rester en place sur un fauteuil, même après des années de remontrances? Cela implique que vous présentez sans doute un indice de masse corporelle (IMC) plus sain, selon le Dr James Levine de la Clinique Mayo, qui effectue des recherches sur la relation entre les mouvements non planifiés et le poids. Une étude de la Clinique Mayo a enregistré les mouvements de 10 sujets en surpoids et de 10 sujets minces. Les chercheurs ont réalisé que les personnes plus minces bougeaient en moyenne 150 minutes de plus par jour et brûlaient 350 calories additionnelles. Mais il ne s’agissait pas de séances d’exercice. Ces gens étaient tout simplement portés à se lever plus fréquemment, à croiser et décroiser les jambes sans arrêt ou à bouger sur leur chaise.

 

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5. Échapper des gros mots est bon pour la santé

En 2011, à l’Université Keele du Staffordshire au Royaume-Uni, on a mesuré la résistance au stress en demandant à des gens de plonger leurs mains dans de l’eau glacée et en mesurant le temps pendant lequel ils pouvaient l’endurer. Les participants qui ont été invités à proférer des jurons pendant l’exercice ont tenu le coup deux fois plus longtemps que ceux qui devaient se défouler avec des mots neutres. Cela dit, ceux qui avaient l’habitude de blasphémer une douzaine de fois par jour n’ont pas mieux réussi que les membres du groupe des mots neutres. La théorie des chercheurs est que lancer des jurons peut stimuler la production d’adrénaline, permettant au corps de mieux résister au stress tout en calmant la douleur. Toutefois, ceux qui abusent des jurons émoussent cet effet bénéfique. Dès lors, laissez-vous aller quand la situation le commande, mais ne jurez pas comme un charretier dans la vie courante (c’est une simple question de bon sens).

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6. Manger du chocolat

Au cours des dernières années, le chocolat noir (avec au moins 60 % de cacao) a été reconnu pour ses vertus anticancéreuses et la capacité de ses flavonoïdes à faire baisser la tension artérielle. De plus, les personnes qui savourent pleinement le chocolat à petites doses, c’est-à-dire celles qui en mangent en « pleine conscience », sont moins portées à se gaver de sucres et de glucides pendant la journée. Ainsi, une étude réalisée en 2012 à l’université d’État de l’Ohio a révélé que les patients diabétiques qui ont suivi un cours de « nutrition consciente » ont réussi à perdre du poids aussi bien que ceux qui suivaient un régime classique élaboré par des nutritionnistes. Selon cette étude, le fait d’apprendre à être attentif aux signaux de faim et de satiété de l’organisme et de manger au moment opportun se révèle tout aussi utile que d’apprendre à lire les étiquettes et de s’en tenir à des repas nutritifs.