Cancer

Le cancer consiste en une croissance aberrante et désordonnée des cellules du corps. On en connaît quelque 200 types, dont un grand nombre peut être traité. Les chercheurs médicaux sont constamment en quête de traitements apportant une guérison complète.

Cancer

Ce qu’est le cancer

Le cancer commence lorsqu’une simple cellule échappe au contrôle génétique normal qui régule la croissance cellulaire. L’exposition à certains produits chimiques, l’irradiation ou une simple erreur du processus normal de division cellulaire peut déclencher la production d’un nombre plus élevé de cellules anormales qui finiront par former une tumeur; ou alors, le nombre de cellules d’un seul type augmente considérablement, comme c’est le cas dans le cancer du sang. Cette croissance anormale est le résultat de  dommages génétiques connus sous le nom de mutations. Le taux de croissance est parfois lent. On estime par exemple que, dans le cas du cancer du sein, il faut en moyenne sept ans entre l’apparition de la première cellule cancéreuse et la découverte d’une tumeur.
Le cancer est une maladie maligne qui altère progressivement l’organisme. Son développement se produit de deux manières différentes : soit il se propage dans les tissus voisins (propagation localisée) soit il se propage par le sang et le système lymphatique au reste de l’organisme, où d’autres tumeurs se forment.

Personnes à risque de cancer

Le cancer peut être d’origine génétique, résulter d’un mode de vie déficient ou être causé par des facteurs environnementaux. Environ 70% des nouveaux cas sont diagnostiqués chez les personnes de 60 ans ou plus. S’il y a des antécédents de cancer dans votre famille, vous pourriez être porteur d’un gène défectueux qui se transmet de génération en génération et qui augmente votre risque de souffrir d’un type de cancer en particulier. Cependant, les cancers d’origine génétique ne représentent que 5 à 10% de tous les cas déclarés. Dans la très grande majorité des cas (environ 75%), il est causé par des facteurs que l’on peut facilement maîtriser, par exemple le tabagisme, une mauvaise alimentation, un important surpoids, l’abus d’alcool et l’exposition à divers carcinogènes, ou substances cancérigènes, tels que pesticides, amiante et radon. Selon certains experts, les mauvaises habitudes alimentaires seraient la cause de près du tiers des décès par cancer en Amérique du Nord.

Traitement du cancer

Le traitement dépend du type de cancer dont on souffre, de son degré de propagation et de la rapidité à laquelle il progresse. La recherche médicale et pharmacologique, de même que la technologie, avance à une telle rapidité que de plus en plus de personnes survivent au cancer grâce à des interventions ciblées. On recommande généralement d’obtenir une deuxième opinion médicale avant d’entreprendre un traitement, mais il est important de ne pas retarder ce dernier. Voici en quoi consistent les divers traitements offerts:

  • L’intervention chirurgicale, qu’environ 60 pour cent des personnes souffrant de cancer subiront, souvent jumelée à d’autres traitements;
  • La radiothérapie, qui détruit ou endommage les cellules cancéreuses par une exposition aux rayons X ou aux rayons gamma;
  • La chimiothérapie, qui a recours à des médicaments pour empoisonner les cellules cancéreuses et les empêcher de se multiplier;
  • L’hormonothérapie, qui a pour effet de perturber l’action des hormones, messagers chimiques qui favorisent la multiplication de certains types de cellules cancéreuses. Ce traitement nécessite parfois qu’on pratique l’ablation des glandes hormonales afin de détruire les cellules cancéreuses ou de freiner leur croissance.
  • L’immunothérapie, qui soutient le système immunitaire dans son combat contre le cancer.

 

Médicaments contre le cancer

La douleur peut résulter du cancer lui-même, des tumeurs secondaires ou des traitements anticancéreux. La fatigue, l’insomnie et la dépression peuvent contribuer à la douleur. Dans ce cas, le médecin pourra prescrire un calmant. Il en existe de nombreuses formes, du simple analgésique à la morphine, beaucoup plus puissante.

Si l’on vous a prescrit de la morphine, cela ne signifie pas nécessairement que votre cancer s’est aggravé, simplement qu’il vous fait plus souffrir.

Approches complémentaires pour le traitement du cancer

D’autres traitements, en dehors des médicaments, pourraient contribuer à soulager votre douleur, notamment la radiothérapie, les blocs nerveux, l’acupuncture,  la neurostimulation transcutanée (TENS), la relaxation et l’hypnothérapie.

Questions à poser à votre médecin

  • De quelle sorte de cancer est-ce que je souffre?
  • S’est-il beaucoup propagé?
  • Quelles sont mes chances de survie?
  • Quels sont les traitements offerts?
  • Quels sont leurs taux de succès escomptés?
  • Quels sont leurs effets indésirables?
  • Que puis-je faire pour augmenter mes chances de guérison?
  • Quels sont mes risques de rechute?
  • Y a-t-il un risque que des membres de ma famille souffrent de ce cancer (du fait de l’hérédité, par exemple)?

 

Prévention du cancer

 

  • Limitez votre consommation de gras. Veillez à ce qu’ils ne représentent pas plus de 20% de votre alimentation. Évitez les gras saturés (qui sont solides à la température de la pièce) et les gras trans (présents dans la margarine et de nombreux produits transformés, particulièrement les collations, les produits de boulangerie ou de pâtisserie et tout produit sur l’étiquette duquel figure la mention «partiellement hydrogénés»). Consommez des huiles mono-insaturées, comme l’huile d’olive ou de canola (idéalement de l’huile de canola biologique) plutôt que des huiles renfermant des gras polyinsaturés.
  • Consommez du poisson. Remplacez la viande rouge par de la viande blanche ou du poisson, particulièrement le saumon, la sardine, le hareng ou l’anchois, qui sont riches en acides gras oméga-3. Une seule portion par semaine peut contribuer à diminuer votre risque de souffrir du cancer du côlon, de l’oesophage et de l’estomac.
  • Consommez des fruits et des légumes. Prenez-en au moins cinq portions par jour afin de  profiter de leurs substances anticancéreuses. Les légumes crucifères (notamment le brocoli, le chou frisé, les choux de Bruxelles et le chou-fleur) en sont particulièrement riches. La tomate en contient également de bonnes quantités; consommez-la de préférence cuite, dans les sauces et les soupes, voire même sous forme de ketchup. Enfin, l’ail et l’oignon sont également réputés posséder des propriétés anticancéreuses.
  • Mangez plus de fibres. Vous consommerez ainsi moins de gras, ce qui est une bonne chose pour la prévention de certains cancers. Les céréales de grains entiers, le haricot et les autres légumineuses sont riches en fibres.
  • Consommez du soya. Cette plante renferme des substances dont on pense qu’elles contribuent à diminuer le risque de souffrir du cancer. Prenez du lait de soya, du miso et des grains de soya vert (edamame, généralement surgelés), ajoutez de la farine de soya à vos préparations de crêpes et des morceaux de tofou dans vos plats sautés ou vos soupes.
  • Renoncez au barbecue. Les aliments grillés sur du charbon de bois pourraient être carcinogènes; autant que possible, ayez recours à un autre mode de cuisson. Ou faites mariner la viande avant de la mettre sur le gril; on pense que cela contribue à limiter les carcinogènes. Ou encore, faites cuire partiellement vos aliments au micro-ondes avant de les mettre à griller.
  • Éliminez les nitrites. Ces additifs alimentaires, que les chercheurs associent au cancer,  se retrouvent dans la viande et le poisson fumés, le bacon, le jambon, les hot dogs, les saucisses et les charcuteries.
  • Retrouvez votre forme physique. Même l’exercice modéré peut contribuer à protéger contre le cancer du côlon, du poumon, du sein, de la prostate et de l’utérus. En prime: l’exercice aide à éliminer les kilos en trop, diminuant ainsi votre risque.
  • Passez des tests de dépistage. Apprenez à reconnaître les symptômes des divers cancers et parlez avec votre médecin de vos facteurs de risque. Passez des tests de dépistage, par exemple la mammographie (cancer du sein) et la coloscopie (cancer du côlon). Demandez à votre médecin ou votre dermatologue d’examiner votre peau annuellement pour détecter les tumeurs suspectes.
  • Protégez-vous en prenant des antioxydants.
  • Prenez du thé vert. Il contient de l’EGCG (épigallocatéchine-gallate), un puissant antioxydant qui, selon les scientifiques, contribuerait à combattre le cancer. Les résultats d’autres études indiquent que le thé vert pourrait également contribuer à diminuer le risque de souffrir du cancer du côlon, du sein, de l’estomac et de la peau.
  • Limitez votre consommation d’alcool. Une consommation excessive d’alcool augmente le risque de souffrir de certains cancers. Les femmes ne devraient pas prendre plus d’un verre par jour, les hommes, deux.
  • Écrasez. Les résultats d’innombrables études ont confirmé les effets nocifs du tabac. En plus du cancer du poumon, il peut causer le cancer de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, de la vessie et du pancréas.

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