Premiers suspects: les proches

En cas de disparition, les premiers suspects sont… les parents! Puis tous ceux qui les entourent: famille, amis, voisins… «Dans

En cas de disparition, les premiers suspects sont… les parents! Puis tous ceux qui les entourent: famille, amis, voisins… «Dans la moitié des cas, l’enfant kidnappé connaît son agresseur», constate l’agente spéciale Stephanie Benitez, du FBI.

C’est probablement ce qui est arrivé à Jolène et à Cédrika, croit Pina Arcamone, directrice d’Enfant-Retour Québec, un organisme qui vient en aide aux parents. «Les prédateurs n’ont pas utilisé la force pour les convaincre de les suivre, dit-elle. Les fillettes n’ont pas crié pour attirer l’attention, ce qui explique que personne n’a porté attention à ce qui se passait.»

L’enlèvement de la petite Victoria Stafford, en avril 2009, en Ontario, illustre parfaitement cette réalité. Personne n’a remarqué l’enfant de huit ans qui, à la sortie des classes, marchait à côté d’une femme qu’elle semblait connaître. En visionnant cette image captée par une caméra de surveillance, les enquêteurs n’ont pas voulu croire à un acte criminel et ont perdu un temps précieux. Le corps de la fillette a été retrouvé trois mois plus tard, dans un champ, à 130 kilomètres de chez elle.

Dolorès Soucy, mère de Jolène, a d’abord été suspectée. Tout comme le père de Cédrika. «Les enquêteurs m’ont confié que plus du tiers des appels qu’ils recevaient du public me concernaient, explique Martin Provencher. Alors, j’ai décidé de passer le détecteur de mensonges pour qu’on cesse de m’accuser.»

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