Bonheur: les 6 meilleures façons d’être plus heureux

Plusieurs voies mènent au bonheur, mais vous devez trouver celle qui vous correspond le mieux. Pour vous aider à être plus heureux, nous avons interrogé six femmes qui ont découvert leur propre façon d’être plus joyeuses au quotidien. Voici leurs meilleurs conseils et astuces.

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Comment être plus heureux et augmenter son bonheur au quotidien?

Comment être plus heureux et augmenter son bonheur au quotidien?

Connaissez-vous quelqu’un qui semble constamment enjoué et heureux? Pour une poignée de chanceux, la capacité à mener une vie placée sous le signe de la joie est liée au hasard de la génétique. Mais pour la majorité d’entre nous, cela requiert des efforts conscients. Le bonheur n’arrive pas juste comme ça – comme pour tout ce que nous désirons dans la vie, il faut travailler pour l’obtenir.

La bonne nouvelle ? Nous contrôlons les pensées et les actions susceptibles d’actionner notre bouton « joie » dans la vie quotidienne. Et même si en pousser le volume à fond demande un effort, cela en vaut largement la peine – la joie donne du sens à notre vie, nous aide à traverser les périodes difficiles, nous inspire à accomplir de grandes choses et nous apporte la paix intérieure.

Quand avez-vous sauté de joie pour la dernière fois, littéralement ou au sens figuré ? Peut-être est-il temps de faire le grand saut vers une existence plus riche en plaisir. Vous serez peut-être agréablement surpris de constater qu’en renouant avec une seule qualité perdue, on peut raviver la flamme du bonheur.
Alors, quelles qualités arrivent en tête ? Voici nos six premiers choix, illustrés par les histoires de femmes ordinaires qui ont appris comment passer à l’action du bonheur.

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 Plus de joie grâce à l'authenticité

Plus de joie grâce à l’authenticité

Pourquoi l’authenticité rend-elle les gens plus joyeux: « Le privilège d’une vie est de devenir qui vous êtes vraiment », a écrit Carl Jung. L’authenticité signifie d’avoir la conscience de soi nécessaire pour comprendre ce qui nous rend vraiment heureux – et seulement là, pourrons-nous découvrir le but de notre existence et le poursuivre avec ferveur.

C’est ce qu’a accompli la Dre Cathy Klein lorsqu’elle a abandonné sa prestigieuse et lucrative carrière d’entraîneur en chef de l’équipe de soccer d’une université réputée des États-Unis, et ce afin de donner libre cours à sa passion pour l’enseignement en créant un programme de formation en développement. C’était il y a plus de dix ans, et elle n’a jamais regretté son choix. « J’ai suivi ma passion, j’ai trouvé mon bonheur – qui implique de travailler avec des enfants et des chiens- et j’ai reconstruit ma vie. Je touchais un salaire à six chiffres et mon budget dépenses était gigantesque. Désormais, je vis dans une petite maison à la campagne et mon style de vie est minimaliste », raconte la Dre Klein, 50 ans et originaire de Carlisle en Ontario. « J’ai ôté toutes les couches superficielles pour découvrir qui j’étais vraiment en-dessous, et je n’ai jamais été aussi heureuse. »

Pourquoi nous perdons notre authenticité que nous avions lorsque nous étions enfant: Quand nous nous efforçons de plaire aux autres -ou que nous sommes accaparés par l’idée de la réussite- nous pouvons perdre de vue qui nous sommes réellement. La Dre Klein a passé des décennies à prouver ce dont elle était capable, avant de réaliser que cela ne la rendait pas heureuse. « J’ai atteint le plus haut niveau possible du soccer féminin, et c’était comme courir après du vent : j’avais toujours l’impression de devoir accomplir quelque chose de plus. »

« Mon identité a fini par reposer sur le fait d’appartenir à une équipe nationale, de mener une carrière d’athlète florissante et d’obtenir un doctorat. J’avais adhéré à une idée du succès qui était définie par ce que les autres voulaient pour moi. À présent, je ne laisse pas passer une seule journée sans me demander ce qui me procure réellement de la joie. »

Comment retrouver notre « vrai soi »: Parfois, c’est un événement majeur qui nous pousse à réaliser que nous ne menons pas notre « vraie » vie. Pour la Dre Klein, lorsque l’on a diagnostiqué à son père un cancer du cerveau en phase terminale, cela a eu l’effet d’un électrochoc. Elle est retournée dans sa ville natale pour s’occuper de lui, et a commencé à reconsidérer son existence. « Cela a été le point de départ de ma véritable transformation. »

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L'audace, un ingrédient clé du bien-être

L’audace, un ingrédient clé du bien-être

Pourquoi l’audace est liée au bien-être: « Seule une poignée de personnes en ce monde sont capables de surmonter complètement leurs peurs – et elles vivent toutes au Tibet », écrit Susan Cain dans son ouvrage La force des discrets : Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard. Bien que seuls les moines bouddhistes les plus éveillés puissent s’affranchir totalement de la peur, le reste d’entre nous doit apprendre à y faire face.

Mais lorsque nous nous décidons à franchir le pas, les répercussions peuvent être fantastiques, soutient Janet Webber, 57 ans, originaire d’Halifax en Nouvelle-Écosse. Elle a décidé d’inviter le courage dans sa propre vie en mettant fin à un mariage malheureux il y a plus de dix ans, et en créant sa propre entreprise en tant que coach en relation amoureuses et interpersonnelles, en 2009.

« Il faut beaucoup de courage pour divorcer, et il faut aussi beaucoup de courage pour se lancer dans l’auto-entreprenariat », souligne-t-elle. « Mais aujourd’hui, je vis la vie dont j’ai toujours rêvé. J’adore mon travail -je suis convaincue d’être née pour faire ça. »

Pourquoi nous perdons notre audace avec les années: Beaucoup d’entre nous sont poussés par des émotions négatives qui nous privent de notre potentiel de joie. « Dans mon activité, je rencontre un nombre écrasant de personnes qui font des choses ou qui restent dans des relations car leur motivation sous-jacente est la peur, l’obligation ou la culpabilité », observe Webber. « Si nous sacrifions en permanence nos propres besoins pour ceux des autres, nous nous abandonnons nous-mêmes. Il faut beaucoup de courage pour remettre en question nos actions. »

Comment retrouver notre audace: Fixez des limites saines et faites-vous passer au premier plan, pour changer. « Nous devons être capables de considérer notre vie d’un point de vue plus objectif afin de remettre en question ce qui nous motive réellement », déclare Webber. « Le monde a besoin de davantage de personnes qui sont en phase avec leur joie intérieure. Et non pas de gens qui se traînent à travers l’existence, chargés de listes de corvées sans fin et sans plus une once d’énergie à dépenser pour eux-mêmes. »

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Pour être plus heureux, prenez soin de vous

Pour être plus heureux, prenez soin de vous

Pourquoi la santé et le fait de prendre soin de soi sont liés au fait d’être heureux: « La santé est la première des richesses », a écrit Ralph Waldo Emerson. De ce point de vue, Janet Lansigan, une fervente adepte de la « vie saine », est effectivement une femme riche. Tout ce qu’elle achète est biologique, de la nourriture au maquillage en passant par les produits d’entretien ménager. Elle est si investie dans sa démarche d’adopter une alimentation saine qu’elle est retournée sur les bancs de l’école durant deux ans à l’âge de 47 ans, afin d’obtenir son diplôme de nutrition holistique à Vancouver. Elle suite actuellement des cours afin de devenir une chef certifiée en alimentation crue et vivante.

« Pour moi, le sentiment de joie est lié au fait de nourrir mon corps de façon saine », affirme Lansigan, qui suit aussi un cours de yoga chaud Moksha et pratique la méditation guidée 2 heures ½ par semaine.

Pourquoi nous cessons de prendre soin de nous: Lorsque le père de Lansigan est mort d’un cancer du foie en 1996, cela a été une sonnette d’alarme pour elle et l’a incitée à mieux prendre soin de sa santé. Sa mère s’est suicidée trois ans plus tard, incapable de surmonter le décès de son mari. Quelques mois après la perte de ses parents, Lansigan s’est engagée à nouveau dans un mode de vie sain. « Les gens se déconnectent d’eux-mêmes et focalisent sur leurs souffrances émotionnelles ou le stress lié à leur travail. Ils mangent distraitement sur le pouce et ne pensent pas à prendre soin d’eux. »

Comment retrouver la santé et recommencer à prendre soin de soi: La recette de Lansigan est simple: « Tout d’abord, mangez de vrais aliments. Ensuite, bougez. Enfin, regardez en vous-même afin de vous demander ce qui vous procure réellement de la joie – et faites-le. »

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S'accepter, condition essentielle au bien-être

S’accepter, condition essentielle au bien-être

Pourquoi l’acceptation de soi est liée au bien-être et au bonheur: C’est Lucille Ball qui l’a formulé le plus simplement et le mieux: « Aimez-vous vous-même et tout le reste suivra. » Pourtant, de nombreuses femmes s’infligent à elles-mêmes une vie malheureuse car la petite voix critique dans leur tête leur souffle qu’elles ne sont pas à la hauteur, comme le constate Christine Ciona, 43 ans, « gourou du bonheur et guide en vie épanouie » résidant à Swift Current, en Saskatchewan. Elle encourage ses clients à cesser de se juger et de s’accabler de culpabilité. « Tant de gens prétendent qu’ils vont très bien, mais tout au fond d’eux-mêmes ils sont malheureux comme les pierres et ne savent pas pourquoi. C’est parce qu’ils ne sont pas en harmonie avec leur moi véritable. »

Pourquoi nous perdons l’acceptation de soi: L’acceptation de soi est entravée « lorsque nous prêtons voix à nos doutes et nous livrons à l’autodépréciation », affirme Ciona. Elle ajoute que s’imposer un emploi du temps surchargé avec peu ou pas de plages de repos constitue une autre façon d’éviter de s’accepter soi-même. « Se jeter à corps perdu dans une multitude d’activités peut être une façon de s’engourdir et de ne pas écouter son vrai soi intérieur. »

Comment retrouver cette capacité de s’accepter (enfin!): Prenez le temps de rester tranquille, conseille Ciona. Elle dirige un studio qui permet exactement cela à ses clients, à travers des cours de méditation et de tai chi, et également en offrant une retraite estivale de yoga doux et reiki d’une durée de 10 jours, en Espagne. Pour Ciona, trouver des « champions du bonheur », un cercle intime d’ « âmes sœurs », a joué un rôle clef dans son progrès vers une vie meilleure.

« Pensez aux gens autour de vous qui vous inspirent, et demandez-vous ce que vous pouvez apprendre d’eux -ils peuvent vous aider à élever votre niveau de joie », dit-elle. « J’ai récemment rencontré une femme et, même si je ne la connaissais pas très bien, j’ai adoré ce qu’elle dégageait et je lui ai proposé de prendre un café ensemble une fois par mois. Prenez votre courage à deux mains et allez vers les autres. »

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La générosité peut contribuer à la bonne humeur
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La générosité peut contribuer à la bonne humeur

Pourquoi la générosité engendre est liée à la bonne humeur: « Le meilleur moyen de se trouver est de se perdre au service des autres », a dit un jour Gandhi. Et de nombreuses études semblent lui donner raison, parmi lesquelles le sondage de 2010 Do Good Live Well (« Bonnes actions pour une vie meilleure ») organisé par l’organisme caritatif United Healthcare and Volunteer Match auprès de 4500 adultes. Cette enquête a montré que, parmi ceux qui faisaient du bénévolat, 89 pour cent ont déclaré que cela améliorait leur sentiment de bien-être, 73 pour cent ont affirmé que cela réduisait leur niveau de stress et 68 pour cent ont remarqué qu’ils se sentaient plus en santé physiquement.

L’altruisme a toujours occupé une grande place dans la vie de Patricia Gagic. Âgée de 61 ans, cette écrivaine et artiste de Halmiton, en Ontario, a été bénévole durant de nombreuses années pour des organismes tels que la Société John Howard et Enfants Entraide. Mais le déclic est survenu lorsqu’une amie de Gagic a effectué un voyage au Cambodge en 2006 et est tombée sur un orphelinat délabré qui abritait de 30 à 40 enfants en tout temps. Gagic et son époux chirurgien, Ned, se sont rendus dans la région de Siem Reap pour la première fois en 2007.

Les époux ont fourni les fonds nécessaires pour construire une nouvelle bibliothèque et une école pour les enfants et les moines qui prenaient soin d’eux, et ils continuent à financer ce projet aujourd’hui. « Cela a changé considérablement non seulement leurs vies mais aussi la nôtre », dit Gagic. « Les gens veulent éprouver de la joie, et pour cela il faut savoir ce qui vous procure un sentiment d’accomplissement -pour moi, c’est de trouver une façon de me rendre utile. »

Pourquoi nous la perdons: Parfois, nous sommes si absorbés par nos propres soucis que nous oublions tous ceux qui pourraient avoir besoin de notre aide. « Pensez à ce qui vous empêche de donner aux autres. Si vous n’en avez pas les moyens financiers, peut-être pouvez-vous vous permettre de donner un peu de temps », suggère Gagic. « Nous pouvons oublier à quel point tendre la main à quelqu’un d’autre peut nous procurer un sentiment d’épanouissement. »

Comment la retrouver: Gagic reconnaît que ses moyens financiers lui ont permis de donner des sommes conséquentes à l’orphelinat, mais elle souligne qu’une contribution n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être significative. « Même un acte aussi simple que de tricoter des gants pour des enfants dans le besoin peut faire une différence », affirme-t-elle. « Aider les autres est notre raison d’être en ce monde. »

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Pour accéder au bonheur, pratiquez la gratitude

Pour accéder au bonheur, pratiquez la gratitude

Pourquoi la gratitude est liée à la joie et au bonheur: La pratique de la gratitude invite davantage de joie dans nos vies. « Lorsque nous décidons de cesser de nous concentrer sur ce qui manque à nos vies et d’être plutôt reconnaissants pour tout ce que nous avons en abondance, nous faisons l’expérience du paradis sur terre », affirme l’auteur d’ouvrages inspirants Sarah Ban Breathnach. Pour Karen Graham, 56 ans, coach de vie et thérapeute vivant à Barrie, en Ontario, pratiquer consciemment la gratitude l’aide à gérer ses épisodes de trouble affectif saisonnier. « Je m’aperçois que je suis plus encline à éprouver de la joie si je suis satisfaite de ce que j’ai déjà », dit-elle.

Pourquoi nous perdons la capacité de pratiquer la gratitude: Souvent, nous comparons notre vie à celle des autres, en imaginant  que la leur est tellement mieux, et nous éprouvons de l’insatisfaction, observe Graham. Pour se rappeler de ne pas se livrer à ces comparaisons néfastes, elle pense à sa citation préférée de Theodore Roosevelt : « La comparaison est une voleuse de joie. »

Comment retrouver la gratitude: Pratiquer la gratitude de façon concrète -en tenant un journal de gratitude par exemple, ou en incluant toutes les choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants lors du bénédicité- peut alléger notre humeur et nous faire passer du blues à la béatitude. Chaque nuit, avant de tomber dans les bras de Morphée, Graham s’efforcer de penser à trois choses de sa journée pour lesquelles elle peut être reconnaissante. « Certaines sont importantes,  comme ma santé ou ma maison, d’autres plus petites, comme un bon riz basmati que j’ai mangé ce jour-là. » Et comme elle se sent plus incline à la gratitude lorsqu’elle profite du plein air, elle met un point d’honneur à emmener son labrador Hailey se promener dans les bois tous les jours. « La nature est un lieu de spiritualité par excellence, et la forêt est ma cathédrale. Lorsque je me sens connectée à l’univers, je suis toujours pleine de reconnaissance. »

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