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4 découvertes surprenantes sur le bonheur universel

Le tout premier rapport mondial sur le bonheur fait état de statistiques surprenantes sur les éléments qui contribuent véritablement au bonheur.

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Qu’est-ce que le bonheur?

Beaucoup d’éléments contribuent au bonheur, notamment la saine alimentation et le niveau d’activité physique. Le tout premier rapport mondial sur le bonheur, publié cette année, indique que l’endroit où nous habitons joue également un rôle en matière de bien-être. Le rapport des Nations Unies, qui mesure le bien-être économique et social à l’échelle mondiale, classe le Canada au cinquième rang des nations les plus heureuses, après le Danemark, la Norvège, la Finlande et les Pays-Bas. Voici un aperçu des conclusions surprenantes du rapport:

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L’argent ne peut acheter le bonheur.

Malgré la prospérité des cinq nations les plus heureuses (Danemark, Norvège, Finlande, Pays-Bas et Canada), il est prouvé que l’économie ne joue pas un rôle crucial pour le niveau de bien-être collectif d’un pays donné. Selon Karim Kassam, spécialisé dans l’étude du bonheur et professeur adjoint au laboratoire de recherche sur les émotions de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, les recherches sur le sujet (y compris le rapport mondial sur le bonheur) confirment plutôt qu’en moyenne, le niveau de bonheur n’augmente pas lorsque les sociétés s’enrichissent, mais demeure constant. «On s’attendrait à ce que le niveau de bonheur augmente en proportion des richesses d’un pays, mais cela ne semble pas être le cas».

La consommation et le besoin de gratification immédiate de la société actuelle peuvent-ils être liés avec cette contradiction? Certainement, indique le rapport mondial, qui précise qu’une fois les besoins essentiels satisfaits, le bonheur dépend plus de la qualité de nos relations humaines et de divers autres facteurs, comme la satisfaction professionnelle et la santé, que de la richesse. «Depuis 150 ans, on nous a induits en erreur en nous faisant croire que le bonheur et l’accumulation de richesses étaient liés, affirme John Hallward, auteur de l’ouvrage intitulé The Happiness Equation et président du développement international de produits pour l’entreprise de recherches Ipsos Reid, à Montréal. «Nos recherches indiquent que si la richesse contribue effectivement au bonheur, avec le temps, les effets positifs s’atténuent. En ce qui concerne le bonheur, il va falloir définir un nouveau système qui dépasse le cadre de la richesse.»

Le rapport mondial sur le bonheur précise également qu’en moyenne, au cours des 30 dernières années, les individus sont devenus à peine plus heureux qu’auparavant, et ce, malgré l’amélioration du niveau de vie.

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La santé et les relations contribuent davantage au bonheur.

Les cinq nations classées en tête du rapport mondial affichaient les scores les plus élevés concernant l’évaluation de la qualité de vie, selon des facteurs externes au revenu, notamment la santé, la famille et la sécurité professionnelle et des éléments de nature sociale comme la liberté politique et l’intégrité gouvernementale.

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Les soucis d’ordre monétaire peuvent nuire au bonheur.

«Si des revenus supérieurs peuvent, dans une certaine mesure, faire augmenter le niveau de bien-être, la recherche pour les obtenir est susceptible, dans les faits, de produire l’effet inverse», écrivent les auteurs. En d’autres termes, il peut être bénéfique d’avoir plus d’argent, mais non pas d’en éprouver un besoin impérieux. Ce postulat est également corroboré dans les conclusions du rapport sur l’équilibre travail-vie personnelle des sociétés occidentales. «Bon nombre de personnes sacrifient leur vie de famille dans le but d’augmenter leurs revenus ou de réussir sur le plan personnel.» Les auteurs affirment également que le déséquilibre entre le travail et la vie personnelle engendre du stress et pourrait expliquer une autre constatation importante observée chez les personnes de toutes les nations: le niveau de bonheur tend à chuter entre 40 et 50 ans (pas d’explication sur les raisons).

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Nous avons un niveau de bonheur prédéfini.

Selon les chercheurs, nous avons tous un niveau de bonheur inné. Existe-t-il vraiment un niveau de «bonheur prédéfini» et dans quelle mesure pouvons-nous influencer celui-ci? Les experts en psychologie positive, selon laquelle il faut encourager les émotions positives plutôt que corriger les émotions négatives, sont loin de s’entendre sur le sujet. Selon Karim Kassam et d’autres experts, quels que soient les hauts et les bas de l’existence, tôt ou tard, notre niveau personnel de bonheur prédéfini refait surface. Ceci explique pourquoi des facteurs externes, comme la hausse du revenu, ne nous rend pas plus heureux. D’autres spécialistes, notamment Randy Paterson, psychologue et directeur du centre d’orientation Changeways Clinic, à Vancouver, croient qu’il est possible, en dépit de nos expériences de vie, d’influer sur notre niveau de bonheur en opérant, au quotidien, des changements d’attitude intentionnels et en développant certaines habiletés.

 

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