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8 aventures excitantes au Nouveau-Mexique

Où d’autre qu’au Nouveau-Mexique peut-on trouver des OVNI, des puits à glace souterrains et un aven de profondeur abyssale en plein cœur du désert?  Formations rocheuses hors de l’ordinaire, histoire fascinante, faune et flore diversifiées, voilà ce qu’un séjour dans cet État vous fera découvrir.

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1. International UFO Museum and Research Center

En 1947, un écrasement mystérieux près de Roswell donnait lieu à une multitude de théories voulant qu’on cherche à étouffer l’affaire et, depuis, la fascination qu’exerce cette petite ville du Nouveau-Mexique ne s’est pas démentie. Les autorités ont d’abord affirmé que l’objet qui s’était écrasé dans le champ d’un propriétaire de ranch était une soucoupe volante mais, dans leur second communiqué de presse, elles se sont ravisées, déclarant qu’il s’agissait plutôt d’un ballon-sonde. Débris en provenance d’un autre univers, autopsies d’extra-terrestres, ceux qui se souviennent de l’événement n’ont par manqué de l’enrichir de leurs propres spéculations.

Le musée a été créé dans le but d’informer le public sur ce qui s’est passé dans cette ville de même que sur d’autres phénomènes semblables à travers le monde. Il perpétue la fascination des gens du coin pour tout ce qui est extra-terrestre et entretient la légende en informant les visiteurs sur l’incident de Roswell. Agroglyphes (cercles dans les blés), enlèvements par des extra-terrestres, Zone 51 et anciens visiteurs de l’espace font également partie des sujets qu’on y présente. Qu’on croit à l’existence des extra-terrestres ou qu’on soit simplement curieux, la visite est indéniablement amusante et éducative.

(Photo : avec l’aimable autorisation de Sam_Wise/Flickr : Creative Commons)

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2. El Malpais National Monument

Le cratère et les puits à glace du volcan Bandera forment un décor extrême qui constitue le principal attrait d’El Malpais (mot espagnol signifiant «mauvaises terres»).

Pendant plus de cent ans, la famille Candelaria s’est attachée à faire connaître ce phénomène naturel, soit jusqu’à ce que, en 1987, le nouvel El Malpais National Monument, qui est géré par le service des parcs des États-Unis et le Bureau of Land Management, n’absorbe le site. Toutefois, la famille Candelaria organise toujours ses célèbres excursions depuis son ranch privé.

D’une longueur de 0,8 km et d’une hauteur de 46 mètres, le cratère du volcan assoupi vaut le détour. Un sentier le parcourt jusqu’au sommet. (Mise en garde: l’altitude au pied du volcan étant déjà de 2460 mètres, ralentissez le pas.) Au sommet, on se trouve directement sur la ligne de partage des eaux du continent.

Il y a 10 000 ans, quand le volcan est entré en éruption, la roche fondue s’est déversée sur ses flancs, formant en refroidissant de nombreux tunnels de lave. En conséquence d’un tremblement de terre, des sections de tunnels se sont effondrées, entraînant la formation de petites grottes; la température n’y excédant jamais -0,5° C, la glace s’y est graduellement accumulée. On peut se rendre à l’un de ces puits à glace en empruntant un court sentier sur terrain plat qui traverse un champ de lave.

Chose étonnante, cet endroit qui évoque le sol lunaire attire une multitude de colibris, particulièrement en juillet, quand les plantes sont en fleurs.

(Photo : avec l’aimable autorisation de sevfitzgerald/Flickr : Creative Commons)

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3. Blue Hole

La ville de Santa Rosa, que traverse la vieille route 66, attire les visiteurs à des kilomètres à la ronde. C’est que la «cité des lacs naturels», comme on appelle ce petit bourg par ailleurs sans prétentions, abrite le Blue Hole, une source artésienne aux eaux cristallines qui font le plus grand bonheur des amateurs de plongée sous-marine. 

Cette ancienne écloserie est bordée d’arbres, de gros rochers et d’une paroi de pierre basse. Son eau se maintient à une température de 17° C, sans compter que, avec un débit de 22 680 litres à la minute, elle reste toujours fraîche. De plus, dans des conditions optimales, la visibilité y est de 24 mètres. On ne s’étonne donc pas que ce soit un endroit très recherché des plongeurs. Sous la surface de la source en forme de cloche, ils peuvent étudier les parois de calcaire recouvertes d’algues, nager en compagnie des poissons rouges qui habitent l’endroit et s’étonner de la présence de balles de golf et de jouets en plastique laissés par d’autres. 

Au centre de plongée tout près, les visiteurs peuvent remplir leur réservoir, louer de l’équipement et se procurer le permis de plongée ad hoc. Sur semaine, on peut également se procurer ce dernier à l’hôtel de ville de Santa Rosa. Comme la ville est à 1415 mètres d’altitude, les plongeurs doivent veiller à prendre les mesures nécessaires pour éviter le mal de décompression. À noter que le Blue Hole est plus fréquenté les fins de semaine, particulièrement en hiver.

(Photo : avec l’aimable autorisation de Michael Kesler/Flickr : Creative Commons)

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4. National Museum of Nuclear Science & History

La visite de ce musée de la science et de l’histoire du nucléaire est à la fois fascinante, terrifiante et inoubliable, le visiteur se trouvant confronté à l’arme définitive. 

Energy Encounters, l’exposition interactive du musée, permet aux visiteurs d’en apprendre plus sur la conception d’un réacteur et sur l’incidence de l’énergie nucléaire sur les enjeux énergétiques mondiaux. On y présente également deux documentaires de 50 minutes. Le premier porte sur les sciences nucléaires, le second, sur le Projet Manhattan; lancé dans le plus grand secret, ce dernier a mené à la fabrication de la première bombe atomique.

Dans une autre partie du musée, on peut voir les containeurs aérodynamiques dans lesquels les ogives atomiques et nucléaires sont expédiées par voie de terre, de mer et d’air. Une présentation des applications les plus récentes de la médecine nucléaire et des technologies de pointe associées à la radiologie complète la visite.

À l’extérieur, le musée expose des roquettes et des missiles ainsi que l’avion B-52 qui a servi dans le passé à faire des essais d’armes nucléaires.

(Photo : avec l’aimable autorisation de Marshall Astor/Flickr : Creative Commons)

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5. Chaco Culture National Historical Park

Le canyon de Chaco stimulera l’imagination de quiconque s’intéresse à l’histoire ou à l’architecture amérindienne. À visiter le parc, on découvre qu’une culture très évoluée s’y est développée entre les années 800 et 1100.

Sur une douzaine de sites importants du parc, on peut voir les ruines des structures à plusieurs étages que les anciens Pueblos auraient construites autour de 850 pour les abandonner ensuite vers 1300. Le plus remarquable est le Pueblo Bonito («le beau village»), un complexe de bâtiments en pierre s’étendant sur presque trois acres. Les quelque 660 pièces qu’il comprend s’élèvent en gradins et comportent quatre ou cinq étages.

Sur la route de 14,4 km qui serpente à travers le canyon, on a ménagé un arrêt aux cinq principaux sites de l’endroit, chacun possédant son propre sentier d’exploration. Les sites de Casa Rinconada et de Tsin Kletsin offrent une vue magnifique sur la vallée. 

(Photo : avec l’aimable autorisation de vjmurphy/Flickr : Creative Commons)

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6. Aztec Ruins National Monument

Les premiers explorateurs et savants ont cru, à tort, que ces ruines étaient le fait des Aztèques plutôt que des anciens Pueblos qui y avaient vécu, d’où leur nom. Le principal point d’intérêt du site consiste en une structure de 450 pièces érigée au début des années 1100 et qui est aujourd’hui désignée sous le nom de West Ruin. Sur la place centrale, on a reconstruit une grande kiva, pièce circulaire et semi-enterrée jadis utilisée pour les rituels religieux. Dans les champs à proximité, on aperçoit un réseau complexe de routes et de bâtiments, dont d’autres kivas.

Les premiers bâtisseurs du site ont reproduit les techniques de construction et les traditions artistiques qui avaient cours dans le sud du canyon de Chaco. Les différences qu’on peut observer dans les styles de maçonnerie et d’architecture permettent de distinguer les constructions plus anciennes des nouvelles, ces dernières étant empruntées aux peuplades Pueblo du Mesa Verde.

Un sentier auto-guidé de 0,8 km mène à une partie des ruines. On peut y étudier les techniques de maçonnerie de l’époque et voir l’intérieur des pièces, dont on a conservé les plafonds originaux. La grande bande de grès vert qui longe le mur ouest est unique à cette structure. Le centre d’interprétation présente une exposition de pièces tissées, de vannerie et de poterie fine; une vidéo de 25 minutes permet d’approfondir ses connaissances historiques. Le site a été classé Patrimoine mondial en 1987.

(Photo : avec l’aimable autorisation de MyEyeSees/Flickr : Creative Commons)

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7. Valley of Fires

Cette vallée se caractérise par son Carrizozo Malpais, l’un des lits de lave les plus jeunes des États-Unis.

Il y a environ 5500 ans, le mont Little Black Peak laissait échapper une lave rouge qui s’est étendue sur une distance de 70 km. Visible du nord-est, elle recouvrait 324 kilomètres carrés de terres dans la vallée et, à certains endroits, atteignait une hauteur de 46 mètres. En se répandant, elle s’est refroidie et s’est solidifiée.

Le Malpais Trail mène au parc de la vallée, un champ de 43 acres au terrain accidenté et composé de lave noire lézardée. (Le port de chaussures à semelle épaisse est recommandé.) À l’entrée du sentier, on peut généralement se procurer un dépliant qui en indique les principaux points d’intérêt. Facile et agréable, la randonnée permet de découvrir la remarquable diversité des formes et textures créées par la lave alors qu’elle se refroidissait. 

Malgré ce paysage ingrat, de nombreuses plantes se sont établies dans la croûte de la lave et un certain nombre d’animaux – souris, serpents, lézards – y ont élu domicile.

Au sud et à l’est, les monts Sierra Blanca forment une splendide toile de fond. Des sentiers de randonnée, des panneaux d’interprétation et des sites de camping sont mis à la disposition des visiteurs. Pour profiter des températures plus clémentes, il vaut mieux s’y rendre au printemps ou à l’été, mais, quelque soit le moment de l’année, il y a rarement foule dans la vallée.

(Photo : avec l’aimable autorisation de Ken Lund/Flickr : Creative Commons)

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8. Living Desert Zoo and Gardens State Park

Situé sur les hauteurs de la ville, ce parc constitue une véritable vitrine de la flore et de la faune indigènes du désert Chihuahuan.

Des sentiers bordés de centaines de plantes désertiques mènent à divers bâtiments et enclos, dont une grande serre qui héberge une variété invraisemblable de cactus.

De gros animaux vivent dans les enclos du parc. On y trouve également une cité de chiens de prairie, une tanière habitée par des ours, un serpentarium et un bâtiment abritant des animaux nocturnes. Une volière permet d’observer de près des autours, des hiboux, des grands géocoucous et d’autres oiseaux du désert. Sur les sentiers, il est conseillé de garder l’œil ouvert, particulièrement vers le haut; en effet le parc constitue l’habitat naturel du lynx roux et du couguar. 

(Photo : avec l’aimable autorisation de Dolor Ipsum/Flickr : Creative Commons)