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Kilos tenaces

Huit causes fréquentes de l’échec des régimes et ce que vous pouvez faire pour y remédier.

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Saboteurs clandestins

On le sait, le grignotage impulsif et le sédentarisme favorisent le gain de poids et font obstacle à la perte des kilos superflus. Cependant, d’autres coupables, plus insidieux, pourraient aussi saboter vos efforts. Voici ce qu’ont découvert des chercheurs à ce sujet.

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1. Excès alimentaires durant les week-ends

La fin de semaine, vous devriez être particulièrement attentive à vos portions. En outre, pesez-vous tous les jours ou, sinon, uniquement le vendredi ou le lundi, et surveillez votre consommation d’alcool: il en faut relativement peu pour faire grimper l’apport calorique, sans compter que, en supprimant les inhibitions alimentaires, il encourage les excès de nourriture. Selon les observations des chercheurs, le gens ne se rendent habituellement pas compte qu’ils mangent nettement plus durant le week-end que sur semaine, tout particulièrement le samedi, où leur consommation de gras augmente. D’où l’échec du régime.

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2. Pénurie de bons gras

Les aliments riches en gras mono-insaturés, comme les fruits à coque (noix, noisette, etc.), l’avocat et l’huile d’olive, contribuent au sentiment de satiété; par conséquent, leur consommation régulière pourrait vous aider à manger moins. De plus, il semble qu’ils déclenchent la production, dans l’intestin grêle, d’oléoyléthanolamide, composé qui renforce le signal de satiété, agissant alors comme coupe-faim. Il faut toutefois éviter d’en prendre trop, les gras, quelle que soit leur nature, étant très caloriques. Limitez votre consommation quotidienne à 2 ou 3 cuillerées à soupe (30 à 45 ml) d’huile, une poignée de fruits à coque ou un sixième d’avocat.

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3. Déficit en calcium

Vous devriez prendre au moins 1000 mg de calcium par jour, soit en consommant des aliments qui en sont riches, par exemple, une tasse (250 ml) de lait, une tasse (250 ml) de yogourt et un morceau de fromage de 42 g, soit en prenant des suppléments. Selon les résultats d’une étude publiée en 2009 dans le British Journal of Nutrition, cette mesure pourrait aider les femmes en surpoids qui sont carencées en calcium à perdre du poids. Des chercheurs de l’université Laval ont suivi 63 femmes en surpoids ou obèses qui prenaient 600 mg ou moins de calcium par jour, c’est-à-dire la moitié de l’apport recommandé. Pendant 15 semaines, on a administré à un groupe 1200 mg de calcium élémentaire par jour ainsi que de la vitamine D, tandis que l’autre prenait un placébo. Les femmes du premier groupe ont perdu six fois plus de poids que les autres, soit près de 6 kg, contre moins de 1 kg. Selon les chercheurs, ce résultat pourrait s’expliquer par le fait que le cerveau détecterait la carence en calcium et essaierait de la compenser en stimulant l’appétit.

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4. Petites collations trompeuses

Si vous ne pouvez vous restreindre à des minis portions de croustilles ou de biscuits, divisez vos gâteries en petites parts que vous garderez en divers endroits, par exemple dans votre voiture, au bureau ou dans votre sac de gym. Au cours d’une étude menée en Hollande en 2008 auprès de 59 étudiants, on a donné à un groupe neuf petits sachets (45 g) de croustilles et, à l’autre, deux gros sachets (200 g) pendant qu’ils regardaient la télé. Tous avaient reçu la consigne de surveiller leur apport calorique. Les chercheurs ont observé que ceux qui avaient reçu les petits sachets étaient deux fois plus portés à consommer les croustilles et qu’ils en consommaient deux fois plus que ceux qui avaient reçu les gros. «Les petits emballages semblent innocents; les gens sont donc moins portés à faire attention à ce qu’ils mangent et à surveiller leur apport calorique», explique Rik Pieters, chercheur en chef de l’étude et professeur de marketing à l’université Tilburg.

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5. Proportion inadéquate de glucides

Une alimentation comprenant des quantités modérées de glucides pourrait contribuer au maintien d’un poids santé. Lors d’une étude publiée par la American Dietetic Association, des chercheurs ayant analysé l’alimentation de sujets canadiens ont observé que ceux dont les glucides comptaient pour 47 à 64% (290 à 310 g) de leur apport calorique couraient moins de risques d’être obèses que ceux qui en consommaient moins. Il est plus difficile de respecter son régime à long terme quand il est trop pauvre, ou trop riche, en glucides, explique Anwar Merchant, chercheur en chef de l’étude et professeur adjoint en épidémiologie à l’université de la Caroline du sud. A noter que ces résultats correspondent aux recommandations de Santé Canada.

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6. Âge

Le muffin quotidien ne vous a peut-être pas posé de problème dans le passé, mais si vous avez plus de 40 ans, vous devriez peut-être y renoncer. «En vieillissant, on perd de la masse musculaire, si bien que le métabolisme ralentit, particulièrement si on ne fait pas d’exercice tous les jours», explique Larry Tucker, professeur en science de l’exercice à l’université Brigham Young University de l’Utah. Lors d’une étude récente menée auprès de 192 femmes d’âge mûr, il a découvert que celles qui modifiaient leurs habitudes alimentaires pour en exclure certains aliments, couraient 2,4 fois moins de risque de prendre 3 kilo dans les 3 années suivantes que celles qui n’avaient rien changé à leur alimentation. En moyenne, elles consommaient 200 calories de moins que ces dernières.

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7. Privation excessive

La gâterie occasionnelle, par exemple un dessert crémeux ou des frites, peut constituer un antidote contre les excès alimentaires que le sentiment de privation entraîne trop souvent. On résiste mieux à la tentation quand on a la possibilité de se gâter à l’occasion. (Cependant, évitez de garder à la maison les produits alimentaires pour lesquels vous avez un faible un peu trop marqué.) Au cours d’une étude dont les résultats ont été publiés dans le Journal of Consumer Research, les chercheurs ont tenté de savoir ce qui différenciait les tentations réelles des tentations imaginaires. Ils ont découvert que quand on présentait aux femmes des friandises (par exemple des M&M) en leur demandant de ne pas en manger, elles faisaient preuve de plus de retenue quand on les leur présentait une seconde fois. Par contre, celles a qui on avait simplement montré des annonces publicitaires ou des images de friandises, faisaient moins preuve de retenue lorsqu’on leur présentait la friandise elle-même.

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8. Virus adipogène

Voilà une autre bonne raison de bien vous laver les mains : c’est la meilleure mesure préventive que vous puissiez prendre contre l’adénovirus 36, qui cause des infections des voies respiratoires supérieures présentant des symptômes semblables à ceux de la rhume et de la grippe, et qui pourrait vous rendre plus sujette au gain de poids. En effet, chez les adultes, le virus semble convertir les cellules souches en cellules adipeuses; il est d’ailleurs plus fréquent chez les obèses. Aux États-Unis, selon les résultats d’un dépistage, environ 30% des adultes obèses y ont été exposés, contre 11% de la population en général (nous ne disposons d’aucune statistique pour le Canada). Au cours d’une étude effectuée sur des animaux, ceux qui étaient infectés par le virus ont pris quatre fois plus de poids que les autres.