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5 soins et tests médicaux inefficaces?

En matière de santé, tous les soins et tests médicaux sont-ils tous forcément efficaces? De récentes études démontrent que les opérations inutiles coûtent cher au système et peuvent même représenter un risque pour la santé. La campagne « Choisir avec soin » de l’Association médicale canadienne (AMC), lancée en avril 2014, vise à sensibiliser les prestataires de soins de santé et le public aux procédures trop souvent prescrites ou pratiquées. Voici cinq tests des plus courants à considérer avec prudence :

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Antibiotiques inutiles contre le rhume

Antibiotiques inutiles contre le rhume

Les patients enrhumés insistent parfois auprès de leur médecin pour avoir des antibiotiques. Mais selon Lisa Bonang, médecin de famille et présidente du Forum sur les enjeux de la pratique générale et familiale de l’AMC, c’est inutile : « Le rhume est viral. » Les antibiotiques n’agissent pas sur les virus et peuvent même contribuer à renforcer la résistance de la bactérie, entraînant une infection intestinale par le Clostridium difficile.

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Le tomodensitogramme ou l'IRM pour les céphaléesShutterstock

Le tomodensitogramme ou l’IRM pour les céphalées

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) n’utilise pas les radiations, mais comme la TDM s’obtient plus facilement, elle est souvent prescrite pour les patients souffrant de céphalées chroniques. L’imagerie par tomodensitométrie (TDM) utilise des rayons X qui augmentent les risques de cancer. (La prévalence de cancer des suites d’une TDM serait de 1 sur 1 400, le risque tient donc à la fréquence des tests.) Ces deux types d’imagerie présentent parfois des résultats inhabituels, conséquences de variations normales de la densité cérébrale pouvant être considérées commedes anomalies par le radiologue, quiprescrira une nouvelle batterie detests et vous inquiétera pour rien. Sur623 Ontariens souffrant de céphaléesayant passé une TDM, à peine plus de 2 % ont montré des résultats anormauxpotentiellement responsables desmigraines, et il n’y a eu qu’un seuldiagnostic de tumeur maligne. « Lepatient, lui, s’inquiète en attendant les résultats », souligne le Dr Martin Reed, radiologue à Winnipeg. On devrait réserver les tomodensitogrammes aux maux de tête particulièrement graves ou accompagnés d’autres symptômes, comme des problèmes d’élocution ou de coordination.

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Les frottis ou tests de Papanicolaou

Les frottis ou tests de Papanicolaou

Un frottis annuel était autrefois conseillé aux adolescentes sexuellement actives, mais on sait aujour­d’hui que les anomalies du col de l’utérus des jeunes femmes disparaissent d’elles-mêmes. Les femmes dépistées deux fois avant 25 ans ont une chance sur trois d’obtenir un résultat anormal. Les frottis devraient être réservés aux femmes de plus de 21 ans. Les femmes de plus de 70 ans ayant des résultats normaux trois fois de suite ne présentent plus de risque de cancer du col de l’utérus.

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Les tests de densité osseuse pour l'ostéoporose

Les tests de densité osseuse pour l’ostéoporose

Les tests de densité osseuse sont conseillés aux femmes de plus de 65 ans et aux hommes de plus de 70 ans, ils sont souvent réalisés inutilement sur des patients plus jeunes redoutant l’ostéoporose. C’est une perte de temps, sauf si vous présentez certains facteurs de risque, comme le tabagisme, ou si vous avez eu une fracture à la suite d’un choc minime. Votre médecin saura si vous avez besoin ou non d’un test de densité osseuse en raison d’un risque accru d’ostéoporose. Écoutez-le.

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Les IRM pour les maux de dos

Les IRM pour les maux de dos

Le processus normal de vieillissement cause, chez au moins 20 % des Canadiens de plus de 30 ans, une dégénérescence discale visible à l’IRM. Comme il est souvent impossible de déterminer si l’âge est seul en cause, d’autres tests, dont la chirurgie, sont parfois prescrits. Souvent, c’est inutile. L’IRM peut toutefois être nécessaire si les maux de dos s’accompagnent de symptômes inexpliqués : perte de poids, perte musculaire dans les jambes ou perte de contrôle de la vessie, ou de risques héréditaires (antécédents de cancer, par exemple).