4 traitements médicaux qui impliquent des bestioles repoussantes

Parfois des créatures repoussantes sont à l’origine des traitements les plus innovateurs. 

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Mites: un vaccin contre la grippe sans réactions allergiques

Généralement, on obtient les vaccins contre la grippe en cultivant le virus de l'influenza dans des œufs de poule; les gens allergiques aux œufs peuvent donc réagir très mal. Un nouveau vaccin, le Flublok, homologué par les autorités américaines (Food and Drug Administration), contourne le problème. On cultive le virus dans des cellules tirées de la légionnaire d'automne. On avait déjà procédé ainsi pour créer d'autres vaccins, mais pas encore celui contre la grippe. On peut en outre le fabriquer plus vite. En cas d'épidémie, on disposera donc de plus de doses en moins de temps. Ce vaccin sera disponible l'automne prochain.

Source: Manon Cox, médecin et pdg de la Protein Sciences Corp. à Meriden, Connecticut.

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Grenouilles: contre les infections

Des chercheurs espèrent tirer de nouveaux médicaments de la matière visqueuse produite par l'épiderme de grenouilles russes. En raison de leur habitat frais, humide, infesté de germes, les grenouilles doivent bien s'armer naturellement contre les microbes néfastes. Quand des scientifiques de l'université de Moscou ont réussi à extraire cette substance de grenouilles vivantes, ils lui ont trouvé 76 composants chimiques. Ces derniers ont des propriétés antibactériennes et antifongiques, et certains sont aussi efficaces que nos antibiotiques. En collaboration avec des compagnies pharmaceutiques, les chercheurs entendent fabriquer ces substances de manière synthétique.

Selon une curieuse coutume russe, avant de réfrigérer leur pot de lait, certains y plongeaient une grenouille pour éviter qu'il ne se gâte.

Source: Albert T. Lebedev, médecin, département de chimie organique, université d'État de Moscou.

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Scorpions: cibler le cancer

Le venin de scorpion pourrait aider les chirurgiens du cerveau à extraire les tumeurs malignes avec précision. Des scientifiques du centre de recherche Fred Hutchison sur le cancer, de l'institut de recherche de l'hôpital pour enfants de Seattle et de l'université de Washington ont incorporé un échantillon de ce venin qui détecte naturellement (et sans danger) les seules cellules cancéreuses, à une molécule qui brille sous un certain éclairage. Ainsi, les chirurgiens pourront injecter cette substance au patient, repérer immédiatement les tissus cancéreux luminescents et les extraire au millimètre près sans toucher aux tissus sains. Selon les études préliminaires, cette substance chimique pourrait détecter les cancers de la prostate, du sein, du côlon et certains cancers de la peau. Les premiers essais sur l'homme commenceront à la fin de l'année.

Source: Jim Olson, médecin au centre de recherche Fred Hutchison sur le cancer, Seattle, Washington.

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Moules: contre les maux de dents

Certains maux de dents surviennent quand l'émail dur en surface s'érodeet expose l'ivoire tendre du dessous, plus sensible au froid et au chaud.Des chercheurs chinois ont étudié les moules qui sécrètent une substanceadhésive pour s'accrocher sous l'eau à des rochers. Ils ont ensuite fabriqué un produit ayant les mêmes propriétés. Ils en ont enduit des dents usées, qu'ils ont ensuite plongées dans une solution minérale; elles développent une couche protectrice qui aide l'émail à se régénérer. La découverte permettra de mettre au point des produits plus efficaces pour protéger les dents sensibles.

Source: ACS Applied Materials & Interfaces; Chun Hung Chu, professeur à l'université de Hong Kong; et Quan-Li Li, université médicale d'Anhui, Chine.

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