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Plus mince, plus vite, plus d’excuse

Fini les régimes classiques! Voici, preuves à l’appui, cinq méthodes scientifiques révolutionnaires pour retrouver la ligne.

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La perte de poids est un phénomène plus complexe qu’on ne le croit. On pensait autrefois qu’il suffisait de brûler plus de calories qu’on en consommait pour mincir. Logique? Oui, mais simpliste.
Rêvant d’inventer une très lucrative pilule miracle, les laboratoires scrutent les rouages de nos métabolismes sous tous leurs angles. Certaines de leurs découvertes ont de quoi surprendre…

Une leptine efficace: indispensable au maintien d’un poids santé, cette hormone envoie les messages de satiété des cellules adipeuses jusqu’au cerveau, en particulier les centres du plaisir – ceux-là mêmes qui réagissent aux stimulations sexuelles et aux drogues telles que la cocaïne. Les obèses en sécrètent des quantités suffisantes. Le problème, c’est que leur cerveau n’y réagit pas de manière optimale. L’an dernier, une équipe de l’Institut de recherche de l’Oregon a constaté par imagerie médicale que leur système cérébral de récompense est moins actif que la normale. Les sensations de plaisir se déclenchant plus difficilement chez eux, les obèses doivent augmenter les portions pour atteindre le même niveau de satisfaction.

Chacun de nous a un «poids naturel» dont il peut difficilement s’écarter de plus de 7 à 10 kg, dans un sens comme dans l’autre. Au-delà de ce seuil, prise et perte de poids deviennent plus ardues – d’autant que le corps n’en fait parfois qu’à sa tête! Comme l’a montré l’exemple de la leptine, nos mécanismes de régulation pondérale et les centres du plaisir de notre cerveau travaillent main dans la main. Votre organisme sabote les efforts que vous déployez pour maigrir? L’heure est venue de faire appel à la science pour le convaincre de coopérer.

Un jour sur deux

La bonne vieille restriction calorique fonctionne. En vous contentant de 1500 calories par jour, vous perdrez quelques kilos sans les reprendre et ferez baisser votre risque de souffrir d’une maladie coronarienne, du cancer, du diabète, d’allergies, d’asthme et de maladies infectieuses. Mais vous aurez constamment l’estomac dans les talons et traînerez une existence misérable!

Pour profiter des bienfaits de cette méthode éprouvée sans perdre le sourire, il suffit de se serrer la ceinture un jour sur deux. Des scientifiques de l’Institut national de recherche sur le vieillissement de Baltimore l’ont constaté il y a plusieurs années: les rats qui mangeaient très peu une journée, mais à volonté le lendemain, bénéficiaient d’avantages similaires à ceux à qui l’on imposait une restriction calorique quotidienne. Selon le Dr James Johnson, ce principe s’appliquerait également aux êtres humains (pour en savoir plus: johnsonupdaydowndaydiet.com – en anglais).

Le secret de cette stratégie? En plus d’obliger le corps à brûler ses graisses excédentaires, elle provoquerait divers changements hormonaux. En particulier, elle stimulerait l’activité de deux gènes antivieillissement: SIRT3 et SIRT4. Les personnes qui l’ont essayée conviennent qu’il faut un certain temps pour s’y habituer, mais la trouvent moins pénible que la restriction calorique permanente.

Des chercheurs de l’université de l’Illinois à Chicago ont récemment observé ses effets sur des patients obèses. Alors qu’ils prévoyaient une perte de poids moyenne de deux ou trois kilos, leurs sujets ont maigri de 4,5 à 13 kg en 10 semaines. En prime, leur pression artérielle, leur fréquence cardiaque et leur taux de cholestérol ont baissé!

Sang froid

Vous rappelez-vous la «graisse brune», cette ancienne star des régimes minceur? Contrairement à l’indésirable graisse blanche, qui stocke les calories excédentaires sous forme de tissus adipeux, cette merveille de la nature les flambe pour tenir le corps au chaud. Bonne nouvelle pour les souris! Mais l’engouement a vite refroidi quand les scientifiques ont constaté que le corps humain contient très peu de cette précieuse arme contre l’embonpoint.

Aujourd’hui, un article du New England Journal of Medicine lui redonne ses lettres de noblesse: en stimulant la production de tissu adipeux brun, le froid ferait fondre les bourrelets. De fait, les femmes brûlent quotidiennement 27 grammes de graisse corporelle de plus à 22 °C qu’à 27 °C. Baissez le thermostat!

 

 

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Testostérone/œstrogène (réservé aux messieurs)

Vous êtes un homme dans la quarantaine ou la cinquantaine, et vous prenez du ventre? Pourtant, vous mangez correctement et faites de l’exercice. Et si votre taux d’œstrogène était en cause?

L’œstrogène, hormone «féminine»; la testostérone, hormone «masculine»… En fait, hommes et femmes sécrètent les deux. La testostérone intervient d’ailleurs dans la fabrication de l’œstrogène. Ceci intéresse particulièrement les hommes d’âge mûr, car, en plus de produire moins de testostérone que dans leurs jeunes années, ils en transforment une proportion plus importante en œstrogène. Ce surcroît œstrogénique favorise l’accumulation de tissus adipeux dans l’abdomen – la région du corps où ils se révèlent les plus néfastes pour le risque diabétique et coronarien. Une fois installée, cette graisse abdominale stocke massivement les enzymes qui transforment la testostérone en œstrogène. La boucle est bouclée! Inéluctablement, le tour de taille s’empâte.

Le sport est tout indiqué pour briser ce cercle vicieux: il élève le niveau d’énergie et augmente la masse musculaire. Malheureusement, la baisse du taux de testostérone rend l’activité physique moins tentante au fil des ans. En cas de carence grave, les suppléments de testostérone (sur ordonnance seulement) peuvent aussi atténuer le problème.

Mais surtout, messieurs, modérez vos apéros: s’il doit traiter d’importants volumes d’alcool, le foie perd de son efficacité pour éliminer le surplus d’œstrogène.

En pilule ou en rayons: soleil, soleil!

Qu’elle provienne de l’exposition solaire ou d’un supplément, la vitamine D est utile contre les maladies cardiaques, le diabète, la sclérose en plaques, les rhumatismes… Elle pourrait aussi faire fondre les kilos en trop!

Au cours de l’été 2008, un chercheur de l’université du Minnesota a établi une corrélation entre la perte pondérale et le taux sanguin de vitamine D de 38 sujets: ils ont perdu environ 225 grammes de plus pour chaque nanogramme par millilitre (ng/ml) de vitamine D sanguine additionnel.

Bien que d’autres recherches confirment le phénomène, les scientifiques ne le comprennent pas encore tout à fait. L’Imperial College de Londres avance une théorie intéressante: le soleil constituant notre principale source de vitamine D, toute carence, même relative, convaincrait l’organisme que l’hiver approche et qu’il doit accumuler les graisses pour se protéger du froid.

Quelle quantité prendre? Selon les instances officielles, environ 200 UI (unités internationales) par jour. Mais de nombreux spécialistes penchent plutôt pour 1000 à 2000 UI. Un apport de 1000 UI par jour sur plusieurs mois fait augmenter le taux sanguin de 10 ng/ml – et induirait donc un amincissement supplémentaire de 25 kg par rapport aux résultats escomptés du régime.

 

En pleine(s) forme(s)

 

Les poignées d’amour sont-elles mauvaises pour la santé? Un article publié dans la revue The Lancet en 2007 constate que près de 30 pour 100 des obèses (indice de masse corporelle supérieur à 30) ont un métabolisme impeccable: cholestérolémie, pression artérielle et glycémie sont parfaitement normales. Leur forme éblouissante prouve en outre que, contrairement à ce que l’on a longtemps cru, la surcharge pondérale ne perturbe pas forcément la réceptivité de l’organisme à l’insuline.

Au total, une personne ronde sur trois n’aurait nullement besoin de maigrir pour améliorer son état de santé! Au contraire… Des chercheurs de l’Université de Montréal ont comparé les incidences d’un régime hypocalorique sur deux groupes de sujets obèses: les uns, en parfaite santé; les autres, plutôt à risque. L’insulinorésistance (l’un des marqueurs du diabète) s’est améliorée de 26 pour 100 dans le groupe à risque – mais détériorée de 13 pour 100 chez les obèses en santé!

Votre IMC est très supérieur aux normes officielles, mais vous mangez bien, bougez régulièrement et arborez une mine radieuse? Faites vérifier vos marqueurs métaboliques. S’ils sont normaux, cessez de vous inquiéter – et profitez pleinement de vos belles rondeurs!