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L’amitié, c’est important pour la santé

Quand vous donnez rendez-vous à des amis, ce n’est pas tant le fait d’échanger les plus récents potins qui compte, ni même l’occasion de livrer le fond de votre pensée. Avoir quelqu’un avec qui échanger est un excellent tonique pour la santé.

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L’importance de l’amitié pour la santé

On le sait d’instinct : les amis, c’est bon pour la santé. Ce qu’on ne sait pas, c’est que les chercheurs se penchent sur la question depuis plusieurs décennies. Les gens qui socialisent beaucoup, en tête-à-tête, au téléphone, par la poste ou le courriel, ont un taux de mortalité plus bas dans une période de temps donnée que ceux qui vivent en isolation. Une personne sociable est moins souvent malade, et se remet plus vite le cas échéant. 

En quoi le contact avec des amis (ou, dans le jargon des chercheurs, le soutien social) est-il une force positive et thérapeutique ? Pour commencer, les amis influencent nos perceptions et nos comportements. Un véritable ami pourra signaler un problème de santé qu’on n’avait pas soi-même décelé. Il ou elle nous dira que nous avons maigri, que nous paraissons fatigués, ou que nous entendons moins bien. Cet ami (ou cette amie) insistera peut-être pour que nous allions voir le médecin. 

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Avantages mesurables de l’importance de l’amitié

Il demeure, néanmoins, que le simple fait de socialiser renforce le système immunitaire, surtout chez les personnes âgées. Comment expliquer la protection qu’offre le soutien social ? Du fait qu’il est un antidote à la solitude et à l’isolement. Une personne isolée pourra se sentir seule, même au milieu d’un groupe sympathique. Cela peut être dû au fait qu’elle interprète mal les actions et les intentions des autres. Elle ne se détend pas au contact des autres et plus elle se sent différente, plus elle évite de les côtoyer. À la longue, elle devient anxieuse et fuit la compagnie des gens. 

Les personnes âgées, surtout celles qui ont perdu leur conjoint ou des amis proches, ou qui les ont vus dépérir, ont tendance à s’isoler. Très souvent forcées de déménager à cause d’un changement de vie, elles ont perdu leurs habitudes et leurs repères familiers et n’ont plus l’énergie ni le désir de se faire de nouveaux amis. La solitude est un facteur de risque significatif en termes de maladie. Elle augmente les risques de mourir prématurément, au même degré que l’hypertension, le manque d’exercice et l’obésité. Les chercheurs estiment, sur une période de temps donnée, que les personnes qui n’ont pas de réseau social sont deux à trois fois plus susceptibles de mourir de diverses causes que celles qui sont bien entourées. 

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BLURRYME

L’impact du chagrin sur la santé

Comment la solitude peut-elle avoir un effet physique à ce point important qu’elle augmente les risques de maladie et de mort ? Une personne qui s’ennuie sécrète énormément de cortisol, et cette hormone nuit au système immunitaire. Si les tracas quotidiens se conjuguent à la solitude, le taux de cortisol atteint de tels sommets qu’une maladie de stress comme l’hypertension devient imminente. Le deuil, souvent associé à la solitude, a des effets semblables. Dans les deux années qui suivent le décès de leur partenaire de vie, les hommes – plus encore que les femmes – affichent un taux d’activité immunitaire inférieur à la normale. La solitude augmente aussi la durée de la convalescence après une maladie bénigne ou une chirurgie et multiplie les risques de complications. 

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S’ouvrir aux autres renforce sa santé

À l’inverse, le soutien social armerait le système immunitaire contre le stress,ld’après une étude effectuée sur des étudiants en médecine. Au moment de leurs examens de passage, les cellules immunitaires de ces étudiants sont devenues inefficaces, sauf chez ceux qui se savaient appuyés par leur famille et leurs amis. 

Pensez à des gens avec qui vous aimeriez renouer après bien des années : un cousin, une amitié de jeunesse. Renouer avec le passé renforce l’identité. Un passe-temps comme la lecture ou le golf est une bonne façon de tisser de nouvelles connaissances. Renseignez-vous à la bibliothèque sur les cercles de lecture, ou joignez-vous à un groupe de golfeurs de votre calibre. 

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Le saviez-vous ?

Imaginez-vous autour d’une table avec trois amis, vous bavardez de tout et de rien pendant qu’au fond de votre tête se trame une redoutable stratégie pour faire échec à votre adversaire. Tout ça n’est qu’un jeu de cartes, mais, aussi étonnant que cela paraisse, c’est aussi bénéfique pour la santé. 

En fait, vous stimulez votre système immunitaire, comme nous l’apprend Marian Cleeves Diamond, biologiste à l’Université de Californie, à Berkeley. Son étude démontre que jouer au bridge augmente les lymphocytes T et d’autres cellules immunitaires. Elle en déduit, comme d’autres chercheurs avant elle, que la partie du cerveau qui s’active au jeu est celle qui stimule le thymus, la glande à l’origine des lymphocytes T. Si d’autres études viennent confirmer ce point de vue, on pourra conclure pour la première fois que la partie « pensante » du cerveau est liée au système immunitaire. 

Par ailleurs, des études ont conclu qu’il est possible de renforcer sa résistance aux virus du rhume en diversifiant ses fréquentations. Il est prouvé que si on entretient six types de relations différentes (intimes, collègues de travail, camarades de sport), on a 25% moins de risque d’être malade que si l’on en entretient trois ou moins.