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Famille: comment Obama élève ses enfants

À la Maison-Blanche, on ne plaisante pas avec l’éducation des enfants!

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Règles d’or de « superparents »

À voir leurs fillettes si heureuses et équilibrées, on ne peut que combler d’éloges le « superpapa » et la « première maman » des États-Unis. Comment diriger la première puissance mondiale et rester un parent attentif… Voici les règles d’or de la famille Obama.

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1. Souper en famille

Les soupers en famille demeurent un moment privilégié chez les Obama. Ils sont même l’occasion de pratiquer leur jeu préféré : « les roses et les épines ». Chaque membre de la famille – le président, son épouse, Michelle, et leurs deux filles, Malia Ann et Natasha, alias Sasha (11 et 8 ans cette année) – raconte ce que sa journée a eu de bon et… de quelque peu « épineux ». Cette habitude familiale a repris de plus belle depuis janvier dernier, papa travaillant maintenant juste en dessous de leurs appartements privés, dans le Bureau ovale. Malia a d’ailleurs vite compris cette nouvelle réalité : « Papa, tu as un travail vraiment épineux », a-t-elle observé. Se retrouver pour partager les joies et les inquiétudes quotidiennes aide chacun à se concentrer sur ce qui compte vraiment dans la vie.A cet égard, la tradition du dîner chez les Obama témoigne d’une éducation prodiguée avec amour et attention.

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2. Donner de l’amour

« Les enfants ont besoin de savoir qu’ils sont importants dans la vie de leurs parents et que ceux-ci les aiment profondément », estime le psychologue David Elkind. L’amour se manifeste de mille manières. Chez les Obama, on roule en patins à roulettes main dans la main. Sasha se blottit sur les genoux de son père pour regarder sa sœur jouer au football. Et l’on ne manque jamais de s’embrasser le jour de la rentrée scolaire, même devant tout un convoi de voitures officielles. D’autre part, Barack et Michelle Obama s’intéressent aux activités de leurs enfants.

« Je crois que, si elles se débrouillent bien, c’est parce que je suis parvenue à un équilibre, dit-elle. J’ai un emploi du temps chargé, mais je rentre toujours à temps pour les devoirs. » Le président est fier de ne pas avoir manqué une réunion avec les enseignants, même pendant la campagne électorale. Et, quand la famille ne peut être réunie, ils se téléphonent le soir. Les enfants savent que leurs parents pensent à eux et les suivent.

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3. Ne pas les faire grandir trop vite

« La période qui sépare la petite enfance de la préadolescence constitue pour les parents la dernière grande occasion d’influencer les valeurs de leurs enfants, estime le pédiatre David Tayloe. Les enfants de cet âge apprécient le temps qu’ils passent avec leurs parents. Ils aiment parler en voiture, à table… Dans quelques années, avec l’adolescence, ces fillettes deviendront de plus en plus silencieuses. »

L’une des plus grandes difficultés rencontrées par le couple présidentiel est de permettre à ses filles de vivre pleinement leur enfance – et leurs rêves d’enfant – sans pour autant les gâter. Ils ont donc fixé des limites : ils ont laissé les fillettes rencontrer leurs idoles pop, par exemple, mais ont refusé qu’elles passent dans une célèbre émission de télé. Elles ont accès à toutes sortes de merveilles technologiques, mais n’ont pas le droit d’emporter des téléphones portables à l’école, où ils sont d’ailleurs interdits. Barack et Michelle Obama font tout pour maintenir une « zone de normalité » autour d’elles.  Et ils refusent systématiquement toute interview avec leurs enfants ou à leur sujet (y compris pour cet article). Lorsque le monde entier a les yeux braqués sur ses enfants, le devoir d’un parent est de protéger le plus possible leur vie privée.

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4. Maintenir de petits rituels

Avant l’élection présidentielle, quand les Obama habitaient Chicago, le samedi était réservé aux cours de danse et à un diner-pizza avec maman, ses amies et leurs enfants. Les traditions familiales de ce genre aident les enfants à percevoir la valeur du temps. Les rituels sécurisent les enfants, surtout lors de bouleversements majeurs, tel celui que les petites Obama ont vécu en traversant la moitié du pays pour déménager de Chicago à Washington. Elles ont dû s’habituer à une nouvelle ville, à de nouvelles écoles et à de nouveaux amis. A Chicago, leur grand-mère maternelle, Marian Robinson (71 ans), les conduisait chaque jour à l’école. Aujourd’hui, elle s’est installée avec toute la famille à la Maison-Blanche, où elle fait office de « troisième parent » : elle gère le programme des jeux après la classe, les devoirs, les cours de piano et autres activités extrascolaires. La « première grand-mère » a ainsi, selon Michelle, facilité le passage de la famille à sa nouvelle vie.

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5. Fixer des règles claires

Malia et Sasha savent que leur avis compte, sans que cela signifie qu’elles aient leur mot à dire sur tout.

« Les parents doivent agir selon ce qu’ils estiment juste, dit Alvin Poussaint, psychologue. Même à la Maison-Blanche, les petites filles doivent faire leur lit. Leur inculquer l’autonomie contribue à ce qu’elles ne grandissent pas avec le sentiment que tout leur est dû. » Fixer des règles claires et cohérentes aide les enfants à se structurer, à devenir responsables et à mieux distinguer ce qui est juste.Sasha et Malia ont bien compris que toute la Maison-Blanche leur est ouverte, mais seulement à condition de dire d’abord où elles veulent aller. Et pour leur inculquer la souplesse, il est bon de laisser les enfants prendre des libertés avec le règlement, du moins dans des limites raisonnables.

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6. Savoir se débrancher…

Une étude réalisée cette année dans 16 pays a démontré à quel point télévision et jeux vidéo occupaient le temps de loisirs des enfants de moins de 12 ans. Quant aux parents, ils sont eux aussi rivés sur leur ordinateur portable ou autres téléphones et BlackBerry. Barack Obama avait d’ailleurs déclaré pendant sa campagne : « Il ne suffit pas de dire à votre enfant : « Travaille bien à l’école. » Et quand il rentre à la maison, vous allumez la télévision ou la radio ; vous ne vérifiez pas les devoirs ; il n’y a pas un livre à la maison et la console de jeux fonctionne tout le temps. »

Le président Obama a pris le temps de lire Harry Potter – les sept volumes – à haute voix à sa fille Malia. Celle-ci et sa sœur sont maintenant des lectrices assidues, ce qui remplace avantageusement des heures entières passées devant les écrans. On peut en dire autant du nouveau portique de jeux de plein air que les Obama ont fait installer devant le Bureau ovale. Et Michelle Obama entend bien redécorer la Maison-Blanche pour en faire aussi la maison de ses enfants.

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7. Les enfants restent la priorité

Comme beaucoup de couples, les Obama élèvent leurs enfants tout en travaillant. Michelle Obama admet que concilier profession et famille la préoccupe, mais la culpabilité peut avoir du bon. Le premier pas – et il est énorme – est de reconnaître qu’il est difficile de consacrer suffisamment de temps à la fois à nos enfants et à notre travail. Les enfants s’accommodent relativement bien de la charge de travail de leurs parents, pourvu que ceux-ci n’apportent pas leur stress à la maison, et surtout qu’il soit bien entendu que les enfants demeurent leur priorité. Même des bourreaux de travail peuvent être de bons parents s’ils offrent une vie familiale épanouissante, et s’ils font comprendre à leurs enfants que ceux-ci passent avant tout.
« Quelles que soient les circonstances de la vie, considère le psychologue David Elkind, être un bon parent implique avant tout de donner deux choses à un enfant : des racines (la protection et les conseils propres à lui procurer un sentiment de sécurité et de solidité) et des ailes (la liberté et l’occasion de s’accomplir au mieux) ».