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Les facteurs canadiens en état de siège

Au Canada, les facteurs traversent l’une des périodes les plus sombres de leur histoire. D’ici les 5 prochaines années, de 6000 à 8000 emplois de facteurs disparaîtront à la suite des transformations annoncées par Postes Canada. Et comme si ce n’était pas assez, ces histoires démontrent que le métier de facteur n’est pas sans risque. 

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Des citoyens se mobilisent pour leur facteur

En cherchant à satisfaire les résidents de sa tournée montréalaise, le facteur Sylvain Carbonneau a accepté, sur demande écrite, de signer pour des colis en l’absence de leurs destinataires, et de les laisser à leur porte. Lorsqu’un supérieur a eu vent de ce manquement au protocole en novembre 2012, M. Carbonneau a été licencié. Les résidents – forts d’une pétition de plus de 12 000 signatures – ont demandé sa réintégration, mais le cas de ce facteur est toujours en cours d’arbitrage avec Postes Canada.

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Casse-tête

En décembre dernier, l’annonce de Postes Canada de cesser le service de porte en porte, ainsi que certains services de livraison, a été le coup fatal porté aux facteurs du pays. Le même mois, à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, un postier a été laissé pour mort après avoir été frappé à l’arrière du crâne par deux assaillants, qui se sont ensuite enfuis avec un sac rempli de courrier. Bien que la victime – un homme de plus de 60 ans – se soit rétablie, les voleurs sont toujours en fuite.

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Faucons libres

Plus tôt en 2013, un facteur de Lake Bonavista, en Alberta, a fait face à une autre sorte d’attaque lorsqu’un faucon a foncé sur lui et l’a entaillé pour s’être approché trop près d’une aire de nidification. À la suite de l’annonce des agents de la faune aquatique et terrestre de l’Alberta d’accepter la requête d’abattre l’oiseau et son compagnon si leur violence escaladait, Rick Tobin, le directeur de la poste locale, a choisi une autre voie. Il a garanti la sécurité de ses salariés ainsi que de la famille ailée en suspendant la livraison du courrier pendant une période de trois semaines, jusqu’à ce que les oisillons sachent voler pour leur migration vers l’Argentine.