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J’ai mangé du Dollarama pendant 3 ans

Étudiant, Jonathan Lemieux a vécu à Montréal avec un revenu annuel de 8 000 à 10 000 $, pendant trois ans. Pour survivre, il s’est nourri presque exclusivement de produits du magasin à 1 $.

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J'ai mangé du Dollarama pendant 3 ans

Vous ne me connaissez pas ou, plutôt, je ne suis pas connu. Je ne suis ni un chef de grande renommée, ni un restaurateur vedette ayant des décennies d’expérience culinaire derrière la ceinture, ni un modèle-devenu-chanteur-devenu-acteur-réincarné-en-pseudo-chef.

Je suis un être passionné vivant une histoire d’amour avec la nourriture, caressant chaque aliment afin de lui donner une place douillette dans mon estomac. Je suis aussi animé d’une folie qui me permet de prendre plaisir à repousser les limites du monde culinaire ; je n’ai pas froid aux yeux lorsqu’on me demande de manger du kangourou, des intestins de poulet ou des insectes. Je suis en somme un artiste qui approche la nourriture avec créativité, sans préjugé ni attente.

Le foodie qui aime manger des mets raffinés a dû faire confiance à l’artiste fou et s’allier à lui afin de surmonter la plus grande épreuve culinaire de sa vie, celle de la pauvreté étudiante. J’ai ainsi survécu à mes années de vaches maigres en associant, tels des pouvoirs surhumains, ma passion malsaine pour la table, ma créativité naturelle et ma folie, en m’obligeant à manger des plats douteux, à fermer les yeux sur les dates de péremption et, surtout, à me boucher le nez pour atténuer le goût de préparations ratées faites d’aliments bon marché.

Pauvreté étudiante. Vaches maigres. Ce sont là il est vrai des concepts plutôt vagues qui renvoient à des situations bien relatives. L’idée de la pauvreté varie en effet d’une personne à l’autre, j’en conviens.

J’ai vécu trois ans à Montréal avec 8 000 à 10 000 $ par année. Ces sommes peuvent paraître abstraites ; permettez-moi de les remettre en perspective. En 2010, au Québec, le seuil de la pauvreté pour un ménage d’une personne était de 21 772 $, le double donc de ce dont je disposais.

Fermez les yeux et laissez-moi vous transporter en 2008, année de mes 25 ans. À l’époque, je gagnais plus de 50 000 $ par année et j’habitais avec deux colocataires dans un appartement qui nous coûtait moins de 800 $ par mois. J’étais à l’aise sur le plan financier. Toutefois, comme j’étais malheureux sur le plan professionnel, je n’ai pas renouvelé mon contrat et je suis retourné à l’école pour faire un second baccalauréat. Je vous avais prévenu que j’étais fou. Deux bacs.

J’étais donc sans salaire et, à la suite d’un fâcheux concours de circonstances, je me suis retrouvé seul dans un appartement qui me coûtait 475 $ par mois. Aucun revenu, un gros loyer, des droits de scolarité. Je me suis donc inscrit au programme de prêts et bourses. J’ai réussi à me dénicher un boulot dans une galerie à raison de 10 heures par semaine, au salaire de 11 $ l’heure. Je faisais donc tout au plus 110 $ par semaine à la galerie, et je recevais chaque mois 400 $ en prêts et bourses. Grâce à un rapide calcul mental, vous arrivez au grand total de 840 $ par mois. Pas une fortune, mais de quoi survivre. Tout semblait pour le mieux : un emploi tranquille qui rapportait un peu, et un revenu modeste en prêts et bourses. Cependant, la simplicité n’existe pas : le tournant de ma vie de pauvre est arrivé le jour où le gouvernement a soudain réduit mon versement, le temps d’un mois.

En effet, le programme des prêts et bourses se réserve le droit de réviser sans préavis les mensualités versées. Un jour, alors que j’attendais les 400 $ habituels, on m’a informé qu’une erreur s’était produite et qu’on m’avait malencontreusement donné 50 $ de trop les six derniers mois, donc 300 $ en tout. Au lieu de me dire que je devrais rembourser 300 $ de plus que prévu à la fin de mes études, on me les a retranché sur-le-champ. Je suis donc passé de 400 $ à 100 $. Oui, je sais que vous savez compter, je vous décris la situation pour que vous mesuriez l’absurdité de cet arrangement et du bourbier dans lequel je me suis retrouvé.

Ce mois-là, je disposais, en tout et pour tout, de 540 $ pour vivre. Avec cela, je devais arriver à payer mon loyer de 475 $ (qui incluait internet et le chauffage), l’électricité, le téléphone, mes fournitures scolaires et, surtout, ma nourriture. La panique s’est emparée de moi. Je me suis rendu compte que ce genre de situation pourrait se répéter au cours de mes études. Et je venais de comprendre une chose : j’étais pauvre, et j’allais le rester un bon moment. J’ai réussi à découvrir plusieurs trucs pour m’aider à restructurer mon budget. Il n’en reste pas moins que je n’avais que 75 $ ou 100 $ par mois pour manger.

Aller à l’épicerie devenait donc un luxe. J’ai finalement trouvé une solution, une théorie que j’ai décidé d’explorer. Après plusieurs tests sur des amis qui ne savaient pas à quoi ils s’exposaient, j’ai pu conclure avec certitude qu’il était possible de se nourrir sainement avec peu de moyens.

Si je vous disais que vous pourriez cuisiner avec des aliments qui se trouvent tous au même endroit, et qu’ils vous coûteraient en moyenne un ou deux dollars chacun, qu’est-ce que vous me répondriez ?

Je ne vous demande qu’un peu d’ouverture d’esprit. Parce que, parfois, mes mélanges sont étranges. Mais ils sont toujours bons. Et ils ne sont pas mortels. Faites-moi confiance.

 

Crédit photo: Yves Martin Allard

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La Démystification

Ouache ! Arkkkkk ! On me lançait toutes les interjections imaginables à la figure lorsque je révélais que je consommais des boîtes de conserve provenant de Dollarama. Tiens, je viens même de voir la moue de dégoût se dessiner sur votre visage ! Il y en a qui ont des préjugés sur cette chaîne de détaillants. J’étais exactement comme eux avant mon épiphanie culinaire.

Démuni, dans tous les sens du terme, je n’avais en main que des rouleaux de monnaie et un brin de folie. C’est dans cet état d’esprit que, un peu inquiet, j’ai mis le pied dans la fameuse section alimentaire de Dollarama. Après un tour rapide, il m’est apparu que plusieurs options s’offraient à moi dans les rangées débordantes de denrées. Il suffit de s’y aventurer une fois sans préjugé pour constater qu’il existe des solutions de repas hypersimples. On m’a souvent demandé s’il était vrai que Dollarama vendait des aliments périmés. Décidément ! Bien sûr que non. Ce détaillant propose en outre des produits de marques connues telles que Lay’s, Pepsi, Perrier, Gatorade, Grolsch, Quick, Barilla, etc. Nous vivons dans un monde où on accorde une grande importance aux marques. Si ce que je viens de dire convainc au moins une personne d’entrer dans un Dollarama, j’aurai fait mon boulot. Je sais en tout cas que vous avez vu le mot Grolsch. La bière. Ça vous intrigue ? À vous d’aller explorer.

L’intérêt pratique du Dollarama, c’est qu’il y a de tout (ou presque). La plupart des gens y vont pour des éponges ou des accessoires de fête, mais on y trouve plus que cela : de la boulangerie à la boucherie et à la fruiterie, en passant par le dépanneur.

À quelques exceptions près, tout est présenté sous forme non périssable (pots de verre, contenants de plastique hermétiques, conserves), y compris les viandes et les fruits et légumes. Pour moi, c’est le paradis. Quand notre situation financière est précaire, mais qu’on semble voir émerger un petit sommet évoquant un surplus, on peut faire des provisions en prévision de moments plus creux. Et les conserves sont bien pratiques, car elles renferment des viandes déjà cuites. Par conséquent, si vous n’avez pas payé votre compte d’électricité ou si votre four vous a lâchés, vous pouvez faire votre plat en version froide. Personnellement, j’aime bien les choses froides.

Je ne vous le cacherai pas, il y a aussi des trucs répugnants et douteux dans certaines conserves. Les saucisses viennoises, par exemple. Lorsque vous ouvrirez le contenant, vous verrez des boudins roses qui sont censés être cuits, mais qui n’en ont pas l’air. Mais faites-leur faire un petit tour dans la poêle, et vos papilles vous remercieront pour le restant de vos jours. Conclusion : ne jugez pas les aliments selon leur première apparence, car il y a toujours moyen de les modifier.

Au fil du temps, et en profitant de certains de mes conseils, vous aurez assez confiance en vous pour mener vos propres tests. Vous ne pourrez faire autrement que de tenter des expériences, car certains aliments ne sont pas proposés toute l’année, et d’autres apparaissent sur les tablettes ou en disparaissent. Tout dépend de l’offre et de la demande, ou des ententes avec les distributeurs. Vous pouvez bien sûr toujours demander au gérant de votre Dollarama de commander un produit que vous aimez, mais rien ne garantit que cela le fera réapparaître sur les rayons.

La cuisine, c’est comme un sport extrême : le pire qui puisse arriver, c’est que vous tombiez malade ou que vous mouriez. Vous ne voulez sûrement pas entendre parler de pareille éventualité en lisant un livre de recettes. Je comprends. Toutefois, sachez que les réactions de l’organisme, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ne sont pas toujours directement reliées au prix des aliments que vous consommez. Ai-je été malade au cours de mes trois ans de consommation de produits du Dollarama ? Non, jamais.

Je parie que, si votre vie en dépendait, ni vous ni vos proches ne pourriez faire la différence entre des repas préparés à partir d’ingrédients d’épicerie et des plats concoctés avec des aliments achetés au Dollarama. Sortez votre tablier de grand-môman et faites-moi confiance.
Crédit photo: Yves Martin Allard

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Sans beurre, sans œuf, sans lait

Vous aurez besoin de :
• 1 four à 350 °F
• 1 moule à muffins (ou autre moule que vous avez sous la main)
• 1 robot culinaire (ou un poignet de célibataire)
• 1 sourire édenté plein d’espoir

Dollarama ne dispose pas de section réfrigérée. Vous n’aurez donc accès ni au beurre, ni aux œufs, ni au lait. Ne roulez pas de gros yeux. Ne haussez pas les épaules en soupirant de votre mauvaise haleine de ventre vide. La solution réside dans quelques changements, soustractions et calculs.

Beurre = huile

Le beurre sert de corps gras dans les recettes. On peut donc facilement le remplacer par un autre corps gras, comme l’huile. Il faut en revanche réduire la mesure d’huile d’un quart de la quantité de beurre demandée (si on demande 1 t de beurre, il faut prendre ¾ t d’huile). Selon les recettes, vous pouvez utiliser soit de l’huile d’olive, soit de l’huile végétale. Cela dépendra de vos goûts, mais aussi de la saveur que vous voulez donner à votre préparation. L’huile d’olive est assez goûteuse et se prête mieux aux recettes salées. Pour les recettes sucrées, je vous suggérerais l’huile végétale, qui coûte au reste trois fois moins cher.

Œufs = mayonnaise

Je me souviens d’un gâteau que ma mère faisait, et qu’elle fait toujours d’ailleurs. Il s’agit de son gâteau à la mayonnaise, nom qui faisait grimacer mes amis, mais qui réjouissait leurs papilles gustatives. Comme je l’ai mentionné, on peut remplacer les œufs par de la mayonnaise. La conversion est simple : 1 c. à soupe de mayonnaise pour 1 œuf.

Le parfait exemple est celui des mélanges à gâteau. Remplacez les 3 œufs requis par 3 c. à soupe de mayonnaise, et le lait par de l’eau. Vous épaterez vos collègues, qui penseront que vous avez découvert la recette du siècle. J’ai justement servi ce gâteau à des gens au travail, et ils n’y ont vu que du feu.

Lait = bouillon de poulet (ou eau, ou café)

J’ai plusieurs recettes qui requièrent normalement du lait. Vous pouvez toujours utiliser du lait de soja, qu’on trouve dans certains Dollarama. C’est une question de goût. De l’eau, nous en avons toujours à la portée de la main.

Dans les recettes sucrées, vous pouvez remplacer le lait par du café. Je vous expliquerai plus loin comment utiliser les fonds de café au lieu de les jeter dans votre évier. Finalement, pour les mets salés, il faut remplacer le lait par la même quantité de bouillon de poulet. Ce truc est parfait pour les potages et les crêpes coréennes. Vous pouvez acheter le bouillon en carton ou en cubes. Le prix est sensiblement le même. Vous pouvez faire vous-mêmes vos bouillons avec des restes d’os et des tiges de légumes, comme les côtes de céleri, et les faire bouillir ensemble. Si vous ne faites vos courses qu’au Dollarama, ce choix n’est pas envisageable.

Extrait d’une vraie conversation entre ma mère et moi :
-MOI : Maman, je vais faire une recette de crêpes, mais je vais remplacer le lait par du bouillon de poulet.
-MAMAN : Ouach, c’est dégueulasse !
-MOI : Ce sont des crêpes salées.
-MAMAN : Mmm… Ajoute du thon !
v Ma propre mère a eu un haut-le-coeur en entendant que je troquais le lait contre du bouillon de poulet dans une recette de crêpes. Cependant, après y avoir pensé, elle s’est dit que le goût serait similaire à celui des crêpes coréennes que j’aime tant. Et c’est le cas : la saveur du bouillon est peu prononcée, et on a l’impression de manger dans un des bons restaurants coréens de Montréal. Je vous le dis : les gens penseront que vous cuisinez comme un dieu.

 

Crédit photo: Yves Martin Allard

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Crêpes salées

Ingrédients
2 t de farine
2 c. à soupe de mayonnaise
2 t de bouillon de poulet
2 c. à soupe de sucre
1 c. à thé d’huile

Préparation
1. Mettez tout dans un bol, puis mélangez à la main ou au mixeur.
2. Lorsque le mélange est onctueux, déposez, à l’aide d’une louche, une petite quantité de ce liquide dans un poêlon à feu moyen. Ainsi, vos crêpes ne brûleront pas. De toute façon, on dit qu’il ne faut pas faire cuire des aliments dans du téflon trop chaud. Ce n’est pas bon.
3. Ajoutez une boîte de thon, comme le dit si bien ma mère, ou du poulet, des crevettes, quelques légumes. Versez une petite sauce rapide sur l’ensemble, et le tour est joué. Vous mangerez comme le roi du frigo vide au ventre plein.

Gardez les liquides

On en arrive maintenant au moment écolo de ce livre, car je vais vous enseigner comment utiliser certains des liquides que vous jetez normalement à la poubelle ou dans l’évier. Les liquides que vous qualifiez de déchets sont à la fois une source d’économie et des ingrédients qui peuvent vous sauver la mise.

La plupart des aliments en conserve baignent dans du vinaigre, de l’eau ou de l’huile. Je vous conseille de garder ces liquides afin de les transformer en sauces ou en vinaigrettes qui rehausseront le goût des salades improvisées ou des pâtes tristes. Par exemple, je garde toujours au frigo le vinaigre des cornichons à l’aneth et l’huile des artichauts en conserve. Toutefois, si j’étais vous, je ne garderais pas l’eau des haricots ou de tout autre légume. Je suis contre le gaspillage, mais il faut être capable de mettre ses limites. De l’eau de légumes, c’est douteux.

La prochaine recette est le parfait exemple de l’utilisation des liquides recyclés. Je fais cuire le poulet dans l’huile des artichauts pour qu’il ait un goût plus intéressant. Je conserve aussi l’huile des tomates séchées. Finalement, je peux employer le vinaigre dans lequel baignaient mes cornichons à l’aneth.

Pâtes au poulet et aux artichauts

Ingrédients
Pâtes
1 conserve de poulet
1 conserve d’artichauts
L’huile des artichauts
1 conserve de tomates séchées (facultatif)
1 c. à soupe de vinaigre
1 c. à soupe d’eau
½ c. à thé de sirop d’érable (ou de sucre)

Préparation
1. Faites cuire les pâtes. Réservez.
2. Cuisez le poulet dans 1 c. à soupe de l’huile des artichauts pendant 2 minutes, ou jusqu’à ce qu’il commence à dorer.
3. Coupez les artichauts et les tomates séchées en dés. Ajoutez aux pâtes.
4. Battez le quart de l’huile des artichauts (ou des tomates séchées) avec le vinaigre, l’eau et le sirop d’érable (ou le sucre).
5. Versez la vinaigrette sur les pâtes chaudes, recouvertes de garniture.

Comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas de section réfrigérée au Dollarama. Les seuls aliments qui se rapprochent des produits laitiers sont donc le lait de soja et, surtout, le parmesan en poudre, que j’appelle le miracle en poudre !

Le parmesan vous sera utile pour faire du pesto, des sablés et des pâtes carbonara. Vos sourcils se froncent probablement à ce point, ce qui trahit votre manque de confiance en moi et en mes techniques. Pourtant, j’ai trouvé le moyen de « faire fondre » le parmesan en poudre pour en concocter une sauce au fromage. Il suffit de faire cuire à feu moyen 1 t de parmesan dans 1 t d’eau, en remuant constamment. Cette sauce pourra aussi vous servir pour des gratins.

 

Crédit photo: Yves Martin Allard

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Pâtes à la marinara

Ingrédients
Pâtes
1 conserve de tomates en dés
2 c. à soupe de concentré de tomate
2/3 t de vinaigre
3 c. à soupe de sucre
1 t d’eau
2 c. à thé de jus de citron
1 c. à soupe d’origan
1 conserve de crevettes
1 conserve de moules
1 conserve de calmars

Préparation
1. Mélangez la conserve de tomates en dés, le concentré de tomate, le vinaigre, le sucre, l’eau (ou l’eau et le jus de raisin), le jus de citron et l’origan.
2. Faites chauffer jusqu’à ce que la sauce épaississe.
3. Après ½ heure, ou lorsque la sauce a l’épaisseur désirée, ajoutez les conserves de crevettes, de moules et de calmars, préalablement égouttées. (Faites l’exercice de garder l’huile pour usage futur.)
4. Faites cuire les pâtes.
5. Versez la sauce sur les pâtes.

J’ai fait cette recette avec des sardines et j’ai bien aimé, mais la recette originale est la meilleure. Vous pouvez aussi remplacer le vinaigre, l’eau et le sucre par de la bière sans alcool. Oui, vous avez bien compris. Il existe de la Grolsch sans alcool au Dollarama, au prix de 1,50 $ pour 500 ml.

Pâtes carbonara

Ingrédients
Pâtes
1 boîte de parmesan
1 boîte de bacon séché

Préparation

1. Faites cuire les pâtes. Réservez.
2. Cuisez à feu moyen 1 t de parmesan dans 1 t d’eau, en remuant constamment.
3. Ajoutez le bacon aux pâtes chaudes, puis la sauce au fromage.
4. Vous pouvez ajouter des légumes, si vous le voulez. Faites-vous confiance.

Sans alcool

Plusieurs recettes de certains livres demandent d’utiliser du vin ou du vinaigre de vin. Contrairement au 99 Cents Store des États-Unis, le Dollarama ne vendra jamais d’alcool à 1 $. Mais il existe une façon simple de remplacer le vin par des produits de base que vous avez dans votre garde-manger.

Pour obtenir 1/2 t de vin, on combine 1/4 t de vinaigre, 1/4 t d’eau et 1 c. à soupe de sucre. Cela ne remplace pas le goût du bon vin rouge dans une recette, mais cela atténue le goût de vinaigre. Si on veut se rapprocher du goût du vin rouge, on peut remplacer la portion d’eau par une portion de jus de raisin rouge. J’ai justement fait l’exercice lorsque je me suis concocté des pâtes à la marinara.

Conclusion

(Qui vaut plus qu’une poignée de dollars)
J’ai tiré une leçon de mes années de vaches maigres, à part bien sûr que la nourriture de Dollarama était bonne : au fond, on n’a pas besoin de grand-chose pour vivre. Après avoir coupé le gras, je parle ici de celui de mon ventre, mais aussi de l’excédent dans ma vie, je me suis rendu compte qu’en dépensant de manière intelligente, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’argent. Et surtout, en affrontant le vide, le fond du baril, soit un compte en banque de 5 dollars et pas de paye avant 5 jours, le seul choix qui reste consiste à trouver des solutions rapidement.

Je sais que peu d’entre vous tenteront la diète Dollarama pendant trois ans, ni même pendant trois jours. Peu importe, l’important n’est pas la provenance de votre nourriture, mais le développement de votre imagination, indispensable quand vient le temps de créer des merveilles avec un paquet de cornichons, des patates en poudre et du parmesan. Allez, mettez votre chapeau de créateur, et rendez-vous dans un Dollarama !

 

Crédit photo: Yves Martin Allard