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Ne mourez pas d’embarras

Il est primordial d’être honnête avec votre médecin au sujet de votre mode de vie. Voici pourquoi.

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L'honnêteté est la meilleure politique

L’honnêteté est la meilleure politique

Lors d’un examen de routine, votre médecin vous posera des questions sur votre santé qui pourraient vous rendre mal à l’aise ou même vous pousser à répondre de façon malhonnête. Mais taire les symptômes ou rester discret sur certaines habitudes de vie peut avoir des répercussions dangereuses. Votre médecin a besoin de savoir tout ce qui se passe avec votre santé et s’il ou elle ne soulève pas ces sujets, vous devriez le faire. « Les gens ont souvent peur de parler de certaines choses, mais le médecin a déjà entendu tout cela », affirme le Dr Jonathan Kerr, médecin de famille à Belleville, en Ontario, et président de l’Ontario College of Family Physicians. « Vous serez peut-être gêné, mais le médecin ne l’est pas. » Êtes-vous prêt à entamer la conversation? Voici cinq facteurs courants de la santé que vous ne devriez jamais cacher à votre médecin.

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Quelle quantité d'alcool buvez-vous?

Quelle quantité d’alcool buvez-vous?

Les médecins disent que beaucoup de patients sous-estiment la quantité d’alcool qu’ils absorbent. « Il n’est pas rare pour nous de recevoir une confidence du patient et de la doubler, juste pour être certain », note le Dr Kerr. Mais ici, l’honnêteté est la meilleure politique, parce que votre consommation d’alcool pourrait affecter votre santé. « Il est important pour nous de connaître vos habitudes de consommation afin de pouvoir vous conseiller adéquatement », explique le Dr Scott MacLean, un médecin de famille d’Edmonton. Les personnes qui adhèrent aux directives canadiennes concernant la consommation d’alcool n’auront probablement pas à s’inquiéter de problèmes liés à l’alcool, mais si votre consommation est excessive, cela « peut avoir des conséquences graves pour le foie », précise le Dr Kerr. La cirrhose, le gain de poids, l’apparition de démence précoce et l’hypertension artérielle peuvent être entraînés par de forte consommation d’alcool.

Pour réduire les risques de santé liés à l’alcool, les directives du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies concernant la consommation d’alcool à faible risque recommandent une limite de 10 verres par semaine pour les femmes et pas plus de 15 pour les hommes. « Toute consommation au-delà de cette limite est considérée comme excessive », spécifie le Dr Kerr. Il est également important d’avoir des jours de non-consommation d’alcool dans la semaine, afin d’éviter de développer une habitude.

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Vous avez plus d'un ou d'une partenaire sexuel

Vous avez plus d’un ou d’une partenaire sexuel

« Soyez ouvert et honnête », conseille le Dr Kerr. « Il est très important de tout mentionner : le nombre de partenaires, le sexe de vos partenaires, si vous avez des rapports non protégés et si vous avez des symptômes de maladies sexuellement transmissibles [pertes vaginales, douleurs, irritations] il est très important de tout mentionner. » Certaines maladies sexuellement transmissibles comme la chlamydia et le virus du papillome humain (VPH) peuvent présenter peu de symptômes au début : vous pourriez être infecté sans le savoir et transmettre la maladie à un partenaire sans méfiance. Sans traitement, certaines maladies comme la chlamydia et la gonorrhée peuvent entraîner une inflammation pelvienne et l’infertilité, ou, dans le cas de l’herpès, un inconfort pour le reste de votre vie.

Il ne faut pas se sentir gêné de cette conversation souligne-t-il. « C’est peut-être la première fois que vous parlez de vos habitudes sexuelles avec un médecin, mais il ou elle parle de ces sujets pendant toute la semaine avec d’autres patients », assure le docteur. Il est également utile de savoir que votre discussion avec votre médecin est confidentielle et sans jugement. Même si votre médecin traite aussi votre partenaire, le contenu de votre discussion ne sera pas partagé. « C’est mon devoir de protéger vos renseignements », garantie le Dr MacLean. « Je ne suis pas là pour vous juger ni vous gronder, mais pour travailler avec vous pour atteindre des objectifs communs de santé. » Il est également important pour les femmes de plus de 50 ans qui sont post-ménopausées de mentionner tout saignement vaginal. « Cela pourrait être lié au cancer et doit être discuté », poursuit-il.

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Vous avez plus d'un ou d'une partenaire sexuel

Vous avez plus d’un ou d’une partenaire sexuel

« Soyez ouvert et honnête », conseille le Dr Kerr. « Il est très important de tout mentionner : le nombre de partenaires, le sexe de vos partenaires, si vous avez des rapports non protégés et si vous avez des symptômes de maladies sexuellement transmissibles [pertes vaginales, douleurs, irritations] il est très important de tout mentionner. » Certaines maladies sexuellement transmissibles comme la chlamydia et le virus du papillome humain (VPH) peuvent présenter peu de symptômes au début : vous pourriez être infecté sans le savoir et transmettre la maladie à un partenaire sans méfiance. Sans traitement, certaines maladies comme la chlamydia et la gonorrhée peuvent entraîner une inflammation pelvienne et l’infertilité, ou, dans le cas de l’herpès, un inconfort pour le reste de votre vie.

Il ne faut pas se sentir gêné de cette conversation souligne-t-il. « C’est peut-être la première fois que vous parlez de vos habitudes sexuelles avec un médecin, mais il ou elle parle de ces sujets pendant toute la semaine avec d’autres patients », assure le docteur. Il est également utile de savoir que votre discussion avec votre médecin est confidentielle et sans jugement. Même si votre médecin traite aussi votre partenaire, le contenu de votre discussion ne sera pas partagé. « C’est mon devoir de protéger vos renseignements », garantie le Dr MacLean. « Je ne suis pas là pour vous juger ni vous gronder, mais pour travailler avec vous pour atteindre des objectifs communs de santé. » Il est également important pour les femmes de plus de 50 ans qui sont post-ménopausées de mentionner tout saignement vaginal. « Cela pourrait être lié au cancer et doit être discuté », poursuit-il.

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Vous avez des problèmes à la salle de bain

Vous avez des problèmes à la salle de bain

Dans certains cas, des problèmes de miction (uriner peu ou trop ou avoir des traces de sang dans l’urine) peuvent être des signes avant-coureurs d’infections des voies urinaires ou du cancer de la vessie chez les hommes et les femmes ou du cancer de la prostate chez les hommes.

Quant à la normalité concernant la fréquence des selles, cela dépend de chacun. Certaines personnes y vont deux fois par jour tandis que d’autres y vont aux quelques jours. Dites à votre médecin ce qui est normal pour vous et parlez de tous changements. Des selles anormales (un changement de couleur, la taille, la quantité, la fréquence ou du sang visible dans les selles) pourraient signaler la maladie de Crohn, la colite, ou le cancer du côlon, du pancréas ou du foie.

Dans de nombreux cas, les problèmes urinaires et intestinaux ne sont pas graves et peuvent être facilement réglés. « Beaucoup de ces choses sont communes et après quelques recherches, nous pouvons vous assurer que ce n’est rien de significatif », certifie le Dr MacLean.

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Vous prenez des drogues récréatives ou des médicaments sur ordonnance dont vous n'avez pas besoin

Vous prenez des drogues récréatives ou des médicaments sur ordonnance dont vous n’avez pas besoin

« En tant que médecin, de mon point de vue, il est vraiment important pour moi de questionner les patients sur leurs comportements à risque, comme l’abus de drogues, et de normaliser la discussion », avance le Dr MacLean. « Pour le patient, il est essentiel de se rappeler que le médecin n’est pas un policier. Il ou elle n’est pas là pour vous mettre en prison et vos discussions vont rester confidentielles. »

Votre médecin a besoin de connaître votre consommation de drogues, qu’elles soient illicites ou prescrites, afin d’évaluer correctement votre état de santé lors d’un examen régulier. Même si vous vous sentez bien et que vous ne présentez pas de symptômes inquiétants causés par la prise de ces drogues, vous devriez toujours être honnête avec votre médecin et divulguer votre utilisation. Ensemble, vous pouvez tous deux travailler à la réduction des risques ou des problèmes de santé spécifiques comme l’insuffisance hépatique ou rénale, la toxicomanie et une possible surdose de drogue.

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Vous avez des problèmes financiers, relationnels ou professionnels

Vous avez des problèmes financiers, relationnels ou professionnels

Vous pourriez penser que votre solde bancaire, vos problèmes conjugaux ou vos difficultés professionnelles ne regardent pas votre médecin, mais ces soucis produisent du stress, une cause majeure d’insomnie, d’anxiété, de problèmes digestifs, de dépression et peuvent mener à l’abus de substances.

« Tous les patients devraient être ouverts au sujet de ces préoccupations parce que le stress peut avoir de nombreux effets sur le corps et l’esprit », confirme le Dr Kerr. Parler avec votre médecin de ces questions ne résoudra probablement pas vos problèmes, mais cela peut aider à réduire l’anxiété que vous pourriez ressentir, à commencer par une discussion sur des solutions pour composer avec le stress et ses symptômes physiques. « Si votre médecin n’est pas au courant de ce qui se passe dans votre vie, il ou elle ne peut rien faire pour vous aider », ajoute le Dr MacLean. « Le médecin est là pour s’occuper de vous. »

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Encore mal à l'aise?

Encore mal à l’aise?

Si vous avez tenté de parler de ces sujets avec votre médecin, mais que vous êtes encore mal à l’aise, le Dr Kerr souligne que c’est une bonne idée de lui envoyer un courriel à votre médecin avant votre prochain rendez-vous afin d’expliquer votre situation et de fournir les détails de l’un de vos problèmes, comme indiqué ci-dessus. Ou, si vous êtes trop timide pour discuter d’un sujet face à face, écrivez l’information et apportez le papier au rendez-vous. En dernier recours, rechercher un nouveau médecin de famille pourrait être la prochaine étape. « Il est important que vous trouviez un médecin avec qui vous vous sentiez à l’aise », atteste le Dr MacLean. « Celui que vous avez est souvent le même qui a soigné le père, la mère et la famille pendant de nombreuses années. Mais cela pourrait ne pas être le bon médecin pour vous si vous ne vous sentez pas à l’aise de discuter de ces questions avec lui. Une relation détendue médecin-patient de pair avec une communication honnête est vraiment la meilleure médecine.

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