Share on Facebook

AVC: 14 facteurs de risques que vous pouvez contrôler (et 5 que vous ne pouvez pas)

«Un AVC peut arriver à n’importe qui n’importe quand», avertit la National Stroke Association. C’est pour cette raison que vous devez comprendre quels sont les facteurs de risque à améliorer – et ceux que vous ne pouvez pas contrôler.

1 / 19
Un AVC est un blocage du flux sanguin vers une zone de votre cerveau.toysf400/Shutterstock

Votre cerveau est privé de sang

Un AVC est un blocage du flux sanguin vers une zone de votre cerveau. Privées d’oxygène, les cellules cérébrales de cette zone commencent à mourir, et vous commencez à perdre des capacités comme la maîtrise de vos membres, la vision, la parole ou même la mémoire. N’ignorez jamais ces signes d’un AVC.

Selon la National Stroke Association, les effets varient chez les 800 000 personnes aux États-Unis qui font un AVC pour la première ou la deuxième fois. Un mini AVC peut entraîner des problèmes mineurs, telle une faiblesse temporaire d’un bras ou d’une jambe, alors qu’un AVC majeur peut causer des dommages permanents ou même la mort.

Une personne meurt toutes les quatre minutes d’un AVC aux États-Unis. Cette statistique est d’autant plus tragique que 80% sont évitables. Au Québec, c’est environ 20 000 personnes qui subissent un AVC chaque année, selon le ministère de la santé et des services sociaux. En 2013, on comptait 741 800 survivants d’un AVC au Canada. Lisez la suite pour apprendre comment réduire vos facteurs de risque.

2 / 19
AVC : l'’hypertension est un facteur de risque.Rawpixel.com/Shutterstock

L’hypertension

Selon le Dr Shazam Hussain, directeur du Cerebrovascular Center à la Cleveland Clinic, l’hypertension représente le facteur de risque évitable le plus significatif. « Si la pression artérielle pouvait être contrôlée aux États-Unis, la moitié des AVC serait éliminée », affirme-t-il. L’hypertension fait des ravages dans vos artères qui, une fois affaiblies ou endommagées, peuvent éclater ou se boucher plus facilement.

C’est pourquoi les médecins incitent leurs patients à atteindre une mesure acceptable de pression. « Les directives les plus récentes recommandent une pression artérielle de moins de 130/80 », confirme le Dr Hussain. Une des façons de réduire votre pression artérielle est de consommer moins de 1500 mg de sel par jour. L’American Heart Association recommande pour sa part d’adopter le régime DASH – une approche diététique pour prévenir l’hypertension. Vous pouvez aussi consommer ces aliments pour réduire votre tension artérielle.

La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada recommande d’être physiquement actif pendant au moins 150 minutes par semaine « en pratiquant une activité physique aérobique d’intensité modérée à vigoureuse en segments de 10 minutes ou plus. »

3 / 19
AVC : l'hypercholestérolémie est un facteur de risque.Alones/Shutterstock

L’hypercholestérolémie

La présence de cholestérol dans les artères peut bloquer l’irrigation sanguine normale du cerveau et causer un AVC. Une raison de plus de surveiller votre cholestérol! Le taux de cholestérol total est idéalement de 200. Lorsque vous atteignez 240, vous êtes plus à risque de faire un AVC. Il est donc particulièrement important de demander à votre médecin vos taux de lipoprotéines de très basse densité (VLDL).

Des taux élevés de cholestérol VLDL sont associés à la formation de dépôts lipidiques sur les parois artérielles, ce qui peut resserrer l’artère et limiter le flux sanguin. « Mangez sainement, conseille le Dr Hussain. Il est très important de limiter la quantité de gras saturés et de gras trans que vous ingérez. En raison des bons gras contenus dans le poisson, il est recommandé d’en manger deux fois par semaine. »

Réduisez également le sucre et les glucides raffinés puisque le fait d’en consommer plus que vous n’en brûlez peut entraîner des quantités excessives de triglycérides et des taux élevés de VLDL. Faire de l’exercice quotidiennement est aussi essentiel. Adoptez quelques-unes de ces habitudes pour diminuer votre taux de cholestérol. Collaborez étroitement avec votre médecin pour la prise de médicaments et faites le nécessaire pour abaisser votre cholestérol, conclut-il.

4 / 19
AVC : les maladies du coeur sont un facteur de risque.devonx/Shutterstock

Les maladies du cœur

« Beaucoup de problèmes cardiaques augmentent le risque de faire un AVC, et plus particulièrement un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation auriculaire qui peut l’augmenter considérablement », déclare le Dr Hussain. Vous souffrez de palpitations cardiaques? Voici dans quels cas elles peuvent signaler un problème grave.

Vous pouvez contrôler ce facteur de risque en vous informant auprès de votre médecin de l’usage d’anticoagulants. D’autres problèmes cardiaques associés à la formation de plaques dans les artères peuvent aussi accroître le risque de faire un AVC.

Améliorez vos chances en mangeant sainement, en faisant de l’exercice et en considérant la prise de médicaments. Assurez-vous de suivre les recommandations de votre médecin et les soins prescrits.

5 / 19
AVC : le diabète est un facteur de risque.Jean Andrian/Shutterstock

Le diabète

Le diabète s’accompagne d’un risque accru de complications pour la santé, notamment les maladies du cœur, les affections rénales ou les lésions nerveuses – et les AVC. Le risque de faire un AVC pour une personne avec un diagnostic de diabète est 1,5 fois plus élevé que pour celles qui ne sont pas diabétiques.

Vous pouvez réduire votre risque en contrôlant votre taux de sucre dans le sang, votre pression artérielle et votre cholestérol. Adoptez une alimentation saine limitant au maximum le sucre et les glucides raffinés, faites de l’exercice tous les jours, réduisez votre stress et respectez la prise de vos médicaments ou de votre insuline. Et si vous fumez, trouvez un programme pour vous aider à arrêter. Surtout, n’essayez pas de gérer votre diabète seul, conseille le Dr Hussain. « Une étroite collaboration avec des médecins expérimentés dans le domaine est importante. »

Vous pensez que le diabète est asymptomatique? Ces 8 mythes sur le diabète pourraient ruiner votre santé.

6 / 19
AVC : l'anémie falciforme est un facteur de risque.faustasyan/Shutterstock

L’anémie falciforme

Cette maladie héréditaire rend les globules rouges difformes et défectueux, de sorte qu’ils ne peuvent fournir suffisamment d’oxygène au reste du corps. Les globules rouges peuvent aussi s’unir et boucher les vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui peut causer un AVC, même chez un enfant. On peut surveiller l’anémie falciforme en utilisant un test spécial par ultrasons appelé examen Doppler transcrânien, explique le Dr Hussain. « Les patients peuvent aussi avoir besoin de transfusions prophylactiques », conclut-il.

7 / 19
AVC : une grande consommation d'alcool est un facteur de risque.Mariusz Szczygiel/Shutterstock

Une forte consommation d’alcool

Si certaines études suggèrent qu’un peu d’alcool peut être bon pour la santé, il en va autrement lorsqu’il s’agit d’AVC. « Bien qu’il existe une controverse entourant une faible consommation d’alcool – de nouvelles études suggèrent que même de petites quantités peuvent augmenter le risque d’infarctus ou d’AVC –, il est prouvé qu’une forte consommation d’alcool peut augmenter considérablement le risque de faire un AVC », avertit le Dr Hussain.

Pour les femmes, boire plus d’un verre par jour commencera à faire augmenter le risque; pour les hommes, c’est plus de deux verres. (Un verre représente un shooter d’alcool fort, 150 ml de vin ou 350 ml de bière.) Si vous avez des facteurs de risque connus d’AVC, c’est une bonne idée de réduire votre consommation d’alcool ou d’arrêter. Utilisez ces astuces faciles pour diminuer votre consommation d’alcool.

8 / 19
AVC : la consommation de boissons diète est un facteur de risque.Tom Eversley/Shutterstock

Les boissons diète

Une toute nouvelle étude publiée dans Stroke suggère qu’une seule boisson avec édulcorant artificiel prise chaque jour triple pratiquement le risque de faire un AVC. Méfiez-vous particulièrement de ces 5 édulcorants. Les chercheurs ont suivi des femmes postménopausées, dont certaines buvaient des boissons diète.

Celles qui consommaient quotidiennement au moins une boisson diète couraient presque trois fois plus de risques de faire un AVC ou d’être atteintes de démence que les femmes qui en consommaient moins d’une fois par semaine. « Les résultats de cette étude s’ajoutent au fait que limiter sa consommation de boissons diète est la chose la plus raisonnable à faire pour votre santé », a déclaré dans un communiqué de presse Rachel K. Johnson, Ph. D., diététiste et membre du comité consultatif scientifique sur les boissons diète de l’American Heart Association.

9 / 19
AVC : fumer est un facteur de risque.Purple Anvil/Shutterstock

Fumer

Vous savez que fumer n’est pas bon pour la santé, mais réalisez-vous à quel point cela augmente vos risques de faire un AVC? Fumer diminue le taux de bon cholestérol (HDL) et fait augmenter le taux de mauvais cholestérol (LDL) qui, lorsqu’il est trop élevé, peut endommager les cellules qui tapissent les parois des vaisseaux sanguins en les rendant collantes et plus susceptibles de coaguler et de bloquer l’irrigation du cœur et du cerveau. C’est une combinaison mortelle, selon le Dr Hussain. « Arrêter de fumer est primordial pour prévenir les AVC », dit-il.

Vous souhaitez arrêter? Ces 20 trucs efficaces peuvent vous aider.

10 / 19
AVC : l'obésité est un facteur de risque.Evgenia Terekhova/Shutterstock

L’obésité

« L’obésité augmente plusieurs facteurs de risque, notamment l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète », explique le Dr Hussain. Mais à quel poids est-on considéré obèse?

Selon les Centres pour le contrôle des maladies, un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus fait partie de cette catégorie. Vous pouvez déterminer facilement votre IMC en utilisant un calculateur. La bonne nouvelle est que chaque kilo perdu fera diminuer vos risques de faire un AVC, conclut-il.

Vous souffrez d’obésité? Apprenez-en plus sur cette maladie pour mieux la guérir.

11 / 19
AVC : hormonothérapie de remplacement est un facteur de risque.Aquarius Studio/Shutterstock

L’hormonothérapie de remplacement

Les experts ont débattu pendant des années de l’innocuité de l’hormonothérapie de remplacement (HTR). Une étude de la Women’s Health Initiative suggère que les femmes qui suivent un traitement hormonal substitutif avec de l’œstrogène et de la progestérone ont un risque accru de faire un AVC. Les femmes qui sont ménopausées tôt (avant 45 ans) ont aussi un risque plus élevé.

L’HTR peut soulager les symptômes de la ménopause – les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, par exemple – mais la 2017 Hormone Therapy Position Statement de la Société nord-américaine de la ménopause recommande que les médecins adoptent une approche spécifique à la patiente et invite les neurologues à évaluer les risques d’AVC lorsqu’une patiente envisage une hormonothérapie de remplacement.

Au moment de la ménopause, assurez-vous d’aborder ces 12 sujets avec votre entourage.

12 / 19
AVC : le stress est un facteur de risque.UfaBizPhoto/Shutterstock

Le stress

Tout le monde sait que le stress a des effets néfastes sur vous et qu’il augmente vos risques de faire un AVC. « Certains de ces effets peuvent être attribuables à l’augmentation de la pression artérielle en situation de stress », déclare le Dr Hussain.

Il recommande d’essayer des techniques de gestion du stress comme la méditation en pleine conscience, le yoga et les massages afin de trouver ce qui fonctionne pour vous. Adoptez quelques-unes de nos meilleures techniques anti-stress. Même marcher tous les jours peut faire des merveilles pour abaisser le niveau de stress et la pression artérielle.

13 / 19
AVC : la consommation de drogues illicites est un facteur de risque.photopixel/Shutterstock

La consommation de drogues illicites

« Plusieurs types de drogues illicites peuvent accroître les risques de faire un AVC, particulièrement la cocaïne et les amphétamines », déclare le Dr Hussain. Les amphétamines (un stimulant) sont prescrites légalement pour traiter des problèmes comme le TDAH, l’obésité et la narcolepsie.

Des études démontrent un risque accru d’AVC chez les jeunes adultes qui abusent de la cocaïne et des amphétamines. « Arrêter de consommer de la drogue est absolument essentiel », recommande-t-il.

14 / 19
AVC : la prise de pilule contraceptive est un facteur de risque.NUM LPPHOTO/Shutterstock

La pilule contraceptive

Parlez à votre médecin des effets secondaires et des risques de votre pilule contraceptive. En tenant compte de vos habitudes de vie, vous pourriez peut-être opter pour une pilule plus sûre pour vous. Voici ce que les médecins aimeraient que vous sachiez sur la pilule contraceptive.

Selon la National Stroke Association, « la plus grande préoccupation face à l’utilisation des contraceptifs oraux est liée aux femmes qui présentent des facteurs de risque additionnels tels que l’âge, la cigarette, l’hypertension ou le diabète ». Des changements dans les habitudes de vie comme arrêter de fumer peuvent aider à réduire les risques. Mais si vous souffrez d’hypertension ou de diabète, une autre sorte de pilule ou une méthode différente de contraception peut s’avérer nécessaire.

15 / 19
AVC : les migraines avec aura sont un facteur de risque.Syda Productions/Shutterstock

Les migraines avec aura

Selon la National Stroke Association, les femmes américaines souffrent plus de migraines que les hommes, et les migraines avec aura sont les pires, faisant grimper de deux fois et demie les risques d’AVC.

Pouvant être un signe précurseur d’une migraine, une aura s’accompagne de certains symptômes angoissants : corps flottants et éclairs lumineux, engourdissements dans le visage, le corps ou les mains, et même difficultés d’élocution. Collaborez étroitement avec votre médecin pour traiter ou modifier tout facteur de risque existant d’AVC.

Consultez cette liste de remèdes contre les migraines qui ont fait leurs preuves.

16 / 19
AVC : certains facteurs de risque sont incontrôlable.Halfpoint/Shutterstock

Les risques que vous ne pouvez pas contrôler

Si un membre de votre famille immédiate – père ou mère, frère ou sœur, ou enfant – a déjà fait un AVC, vous êtes plus à risque d’en faire un également. Ce risque grimpe encore plus si le parent en question avait moins de 65 ans au moment de l’AVC, indique le Dr Hussain. Aussi, avoir déjà fait un AVC augmente votre risque d’en faire un autre. « Les patients sont plus à risque dans les trois premiers mois suivant un AVC; le risque diminue avec le temps, mais quelqu’un qui a déjà fait un AVC court un risque plus élevé que la population générale », ajoute-t-il.

17 / 19
AVC : l'âge est un facteur de risque.MILA Zed/Shutterstock

L’âge

« L’âge est en somme le facteur de risque d’AVC le plus déterminant », affirme le Dr Hussain. Selon l’American Stroke Association, le risque double pour chaque décennie suivant votre 55e anniversaire. Vous ne pouvez rien faire contre le vieillissement, mais garder de bonnes habitudes de vie vous aidera à réduire votre risque.

18 / 19
AVC : le sexe est un facteur de risque.Pormezz/Shutterstock

Le sexe

Les statistiques ne sont pas très encourageantes pour les femmes. Sur 405 000 personnes qui vivent avec les conséquences d’un AVC au Canada, 214 000 sont des femmes, apprend-on dans le Bulletin sur l’AVC 2018.

Chaque année, elles sont 55 000 de plus que les hommes à faire un AVC, rapporte la National Stroke Association. « Comme les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles ont donc plus d’années devant elles pour faire un AVC », explique le Dr Hussain. Les conséquences ne sont pas très réjouissantes non plus. « Et comme les femmes sont en général plus susceptibles de vivre seules au moment de l’AVC, elles ne reçoivent pas les soins médicaux nécessaires aussi rapidement », conclut-il.

19 / 19
AVC : la race est un facteur de risque.pixelheadphoto digitalskillet/Shutterstock

La race

Le risque de faire un AVC est plus élevé si vous êtes un Afro-Américain, un Hispano-Américain ou un Américain d’origine asiatique, selon la National Stroke Association. Les Afro-Américains sont deux fois plus susceptibles de mourir d’un AVC que les Caucasiens.

Si les Américains d’origine asiatique ont en général moins de facteurs de risque, ils sont 20% plus susceptibles de faire un AVC, mais moins susceptibles d’en mourir. Les études suggèrent aussi que les Hispano-Américains sont plus sujets aux AVC plus jeunes – autour de 67 ans en moyenne – comparativement à 80 ans chez les Caucasiens. L’hypertension, le diabète et l’obésité en sont les principales causes.

Lisez le récit de cette femme qui a fait un AVC dans la vingtaine.

Contenu original Reader's Digest